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Série : The L Word
Création : 05.05.2008 à 22h27
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Suite de Daily Planet
Cette fanfic compte déjà 53 paragraphes
Toute la vie de Super-woman défile devant ses yeux, des milliers de flashs, mais certains plus intenses que d’autres.
Ses parents biologiques sur sa planète d’origine : Princesse Ti, que la lumière illumine à jamais ta vie et que l’amour habite toujours ton cœur. Nous t’offrons à la planète que ses habitants nomment tout simplement « terre ». N’oublie pas, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Or, tu leur seras supérieure en tout, si ce n’est leur sens profond du partage et de la générosité, qu’ils appellent tout simplement « amitié ». C’est parce que cette valeur n’a pas été suffisamment cultivée au milieu de nous, que notre monde disparaît aujourd’hui. Nous t’aimerons éternellement et nous sommes fières de ce que tu es, ainsi que de ce que tu vas devenir, toi notre fille bien-aimée.
Martha en la trouvant : Les cieux ont répondu à nos prières Jonathan, je te présente Tina notre fille.
Jonathan le jour de ses seize ans : Que tu saches voler ou non ne change rien au fait que tu es ma fille chérie. Tu sais, je n’aurais jamais cru que ça me rendrait aussi heureux d’être ton père.
Bette souriant, les cartons d’invitation pour la soirée de Jodie Lerner à la main : Viens, je te fais visiter ma galerie.
Angelica au fond du cratère : Bats-toi, pas pour moi, mais pour Bette. Vous êtes le couple le plus génial que je connaisse. J’aurais voulu avoir des parents tels que vous. Votre amour transcende tous ceux qui vous approchent.
Bette à chaque instant de la journée : Je t’aime.
Et encore et toujours la voix de Bette, le sourire de Bette, les larmes de Bette, les baisers de Bette, chaque parcelle du corps de Bette…
Tina se réveillant dans un grand cri : Bette !
Bette avait fini par s’endormir dans les bras d’Angelica, mais le cri de Super-woman l’avait fait se lever d’un bond et d’accourir à son chevet telle une tornade. Super-woman attrape le pendentif autour de son cou, celui même que son père lui a offert, lors de sa première grave dispute avec Bette. Un sourire passe sur son visage.
Bette déstabilisée par ce sourire mystérieux : Quoi, quoi mon amour, quoi ?
Martha, Angelica et la doctoresse accourent à leur tour dans la chambre.
Super-woman : Je ne veux plus jamais être séparée de toi, Bette. Tu veux bien qu’on vive sous le même toit au quotidien mon amour ?
Bette solennellement : Aussi longtemps que Dieu me prêtera vie.
Elles se tombent dans les bras.
Angelica euphorique : Longue vie à votre amour !
Super-woman se remettait lentement et la tribu ouvre d’autant plus l’oeil, qu’elle sait que la cité des anges est actuellement très vulnérable. Dana reconduit la doctoresse chez elle et passe la soirée à taper quelques balles avec la fille de celle-ci, qui rayonne de bonheur de jouer au tennis avec son idole. Shane et Alice apportent toutes les preuves qu’elles ont au commissariat de police et Tom Mater est arrêté à son domicile deux heures plus tard. Après toutes ses émotions, tout le monde tente de retrouver son sommeil. Seule Angelica semble ne pas trouver le sommeil. A deux heures du matin, elle se relève, sort, et arpente les rues de Los Angeles.
Pensées d’Angelica : La Madone, ça ne peut être que Jodie Lerner, elle est la seule à pouvoir manipuler son monde de la sorte.
Le lendemain matin, Martha et Jonathan, qui ont dormi sur le canapé double du salon, se lèvent les premiers pour préparer le petit déjeuner. Bette est réveillée par l’odeur du café chaud qui se fraie un chemin juste à ses narines. Elle regarde Tina dormir et s’en émerveille encore davantage.
Pensées de Bette : Ta beauté me coupe le souffle à chaque fois que je te regarde. Je suis comme un plongeur en apnée sans tes baisers. Si je suis en vie, ce n’est qu’à ton bon vouloir. T’aimer n’est ni un choix, ni un devoir, mais une nécessité absolue. Oh Tina, que deviendrais-je sans toi au quotidien. Mon cœur est sur le point d’exploser à chaque fois que je pense à toi, à chaque instant, chaque souffle, chaque battement de mon cœur.
Tina l’observant sans bouger : J’ai traversé le néant qui sépare les univers, le chaos interstellaire, la misère de la terre et enfin j’ai rencontré Bette Porter. Le soleil se lève au rythme de ton sourire et le monde continue sa course, grâce à tes lèvres posées sur moi, toi mon inspiration, mon amour, ma source.
Bette plongeant dans le regard de Tina : Poète déjà de bon matin.
Tina l’embrassant avec passion : Ton corps par ton parfum de rose m’invite à la rime et à la prose. J’écris ma vie et mon histoire, de mes mains blanches sur ta peau noire. Une symphonie retentie au son de ta voix et fait vibrer la plus belle musique en moi. Je retiens en moi des chants funéraires lorsqu’en tant que Super-woman mon amour pour toi je dois taire. Ta simple présence transforme mes tragédies en comédies. Mon objectif est de déposer plus de baisers faits de feu et de miel sur tes lèvres qu’il n’y a d’étoiles dans le ciel. Mon amour pour toi est tellement intense, qu’à la simple évocation de ton nom tout mon être danse. J’invente des mots qui n’existent pas, à chaque fois que tu t’endors dans mes bras. A chaque art sa muse comme le chantait déjà Homère, mais pour moi il n’y en qu’une et elle se nomme Bette Porter.
Tina avait composé ce poème tout en faisant l’amour à Bette dont le corps vibrait au son de la voix, des caresses et des baisers brûlants de son amante.
Bette dans un cri de délivrance : Et pour ma part, elle se nomme Tina Kennard.
Elles éclatent de rires, puis se lève pour rejoindre les parents de Tina pour un petit déjeuner en famille.
Au sommet de l’U.S. Bank Tower
Jodie dans son fauteuil tournée vers la fenêtre : Qu’on me laisse seule avec elle !
Professeur : Mais…
Mais le regard que lui jette la milliardaire suffit à l’en dissuader de vouloir continuer sa phrase. Il se retire, laissant Angelica encore sonnée aux pieds de sa maîtresse.
Jodie lui donnant un coup de pied dans les côtes : Qui es-tu ? Comment une enfant telle que toi a pu percer mon secret, parle !
Angelica se relevant avec difficultés : C’est vous-même, lors d’une conférence donnée au Louvre au sujet d’un tableau de Léonard de Vinci intitulée la Vierge, l’enfant Jésus et sainte Anne.
Jodie perdue : Je ne vois pas le rapport.
Angelica : Vous prétendiez qu’il ne s’agissait pas là de deux femmes distinctes, c’est-à-dire de Marie et de sa mère Anne, mais bien de deux façons de représenter la Vierge : son côté mère attendrie et protectrice que vous appeliez « madone blanche », mais aussi son regard sensuel et féminin, se rapprochant plus des divinités païennes, dites communément « madone noire ». Or vous possédez une copie de ce tableau dans votre chambre à coucher, ce qui ne peut être une coïncidence.
Jodie la giflant : Dis-moi immédiatement qui d’autres est au courrant, sinon je t’assure que tu ne quitteras pas cette pièce vivante.
Angelica un rire nerveux : Acta est fabula, la pièce est jouée ma vieille, alors vaudrait mieux te rendre tout de suite, avant que Super-woman ne vienne te botter le cul.
Jodie un rire sarcastique : A l’heure qu’il est, Super-woman a rejoint l’au-delà.
Angelica ne réplique pas, mais elle vient d’obtenir la preuve que c’est bien Jodie Lerner qui est derrière tous ces actes criminels, et cela de la bouche même de celle-ci.
Bette et Tina entre main dans la main dans la salle à manger sous le regard attendri de Martha et Jonathan.
Martha les embrassant : Ah voilà mes filles adorées.
Jonathan retirant une chaise pour sa fille : Juste à temps pour les croissants.
Tina d’excellente humeur malgré quelques difficultés encore à tenir debout : Vous nous gâter trop.
Bette surprise : Angelica n’est pas encore levée ?
Martha : J’ai pensé qu’avec toutes les émotions des derniers jours, il valait mieux la laisser dormir.
Ils n’y pensent plus juste à la fin du repas, lorsque Bette tient tout de même à aller voir, car il est déjà presque midi.
Bette paniquée : Angelica a disparu !
En moins de deux la tribu s’était à nouveau retrouvée réunie dans le salon de Bette.
Alice enjouée comme à son habitude : Décidément, on dirait vraiment que tu attires les problèmes Bette, d’abord Super-woman, maintenant Angelica. Tina a ta place, je ne resterai pas ici.
Dana avant que Bette ne puisse répliquer : Dis plutôt que tu as peur pour toi mon amour.
Alice : Non, pourquoi aurais-je peur ?
Kit : Parce que tu es sa meilleure amie, pardi.
Bette cassante : Rien n’est moins sûr.
Tina leur explique l’affaire avant que l’échange entre Alice et Bette ne tourne réellement au vinaigre.
Marina : Elle n’a pas laissé de mot ou quelque chose d’autre qui pourrait constituer un indice ?
Bette secoue tristement la tête.
Jenny : Examinons encore une fois sa chambre de font en comble, quelque chose a dû t’échapper, ce n’est pas possible autrement.
Bette cédant à nouveau à la panique : Et si elle…
Les mots restent coincés dans sa gorge.
Carmen : Ne dis pas de bêtises, Angelica ne ferait jamais une chose pareille.
Bette inquiète : Vous êtes loin de savoir tout sur elle, elle a vraiment eu une vie merdique juste à présent.
Shane : Mais aujourd’hui elle vous a toi et Tina, et même nous on l’adore cette gamine, elle fait partie de la famille.
Alice déterminée : Ouais, et lorsqu’on touche à l’une d’entre nous, c’est comme si on s’en prenait à toute la tribu. Aux armes les filles !
Les amies ne laissaient rien au hasard, chaque indice, chaque piste aussi infime soit elle était soigneusement analysée, mais malgré tous leurs efforts, Angelica reste introuvable. Bette et Tina réalisent combien elles se sont attachées à la jeune française et cela en quelques semaines seulement.
Bette les larmes aux yeux : C’est comme si on arrachait une partie de moi-même.
Tina rassemblant ses forces : Il est temps que Super-woman reprenne du service.
Bette alarmée : Il n’en est pas question, regarde-toi, tu tiens à peine debout, une seconde chute en plein vol risquerait de t’être fatale.
Tina énervée : Je ne peux pas restée assise là à ne rien faire, je te signale que je lui dois la vie et cela plus d’une fois.
Martha et Jonathan se taisent devant l’altércation de leur fille et de sa femme, estiment qu’elles doivent régler cela toutes seules.
Alice surprise : Mais que fait ton album photos personnelles dans la chambre d’Angelica Bette ?
Bette se levant d’un bond : Où a-t-elle eu cela ?
Shane : Il doit y avoir quelque chose sur ces photos, Tina, il faut trouver de quoi il s’agit.
Marina : Ne me dites pas que vous cherchez un rapport avec la « madone ».
Tina lâchant l’album : La « madone », bien sûr !
Carmen ramassant une photo : Tiens, une réplique d’un tableau de De Vinci.
Bette incrédule : La Vierge, l’enfant Jésus et sainte Anne, c’est pas possible, ça ne peut pas être elle.
Alice : Qui ça elle ?!
Mais Bette a déjà quitté l’appartement en trombe et fonce au volant de sa voiture en direction du penthouse personnel de Jodie Lerner.
Bette aveuglée par la colère : Si tu lui arraches ne serait-ce qu’un cheveux, je te tue, j’en fait le serment !
Tina levant les yeux vers ses parents inquiets : Je n’ai pas le choix.
Martha baissant les yeux : Que Dieu te protège ma fille.
Les filles entendent alors une explosion sourde lorsque Super-woman franchit le mur du son.
Jodie levant son pistolet personnel en direction d’Angelica : Personne ne s’oppose à ma volonté impunément. Cette ville m’appartient, j’en suis la reine et quiconque ne me sert pas avec ferveur doit mourir.
La porte s’ouvre avec fracas et Bette se précipite vers Angelica qui gît au sol mal en point.
Bette avec défi : Alors, il faudra me tuer avant.
Jodie déstabilisée devant l’apparition soudaine de Bette : Toi, chérie ?!
Bette un regard de haine : Je t’interdis de m’appeler ainsi. Nous deux, ça n’existe pas, ça n’a jamais existé.
Jodie reculant vers la fenêtre ouverte : Et dire qu’une seule faiblesse a suffit pour anéantir des années de dur labeur. Ca en valait la peine mon amour, étonnamment ça en valait vraiment la peine Bette.
Jodie se précipite dans le vide, alors que Super-woman fracasse violemment le mur qui mène vers Angelica et sa dulcinée.