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Série : The L Word
Création : 09.05.2008 à 20h14
Auteur : isis95
Statut : Terminée
Pour cette histoire je voulais mettre en avant Jenny. Une histoire d’amour hors de Los Angeles pour innover un peu et sortir du contexte habituel.
Cette fanfic compte déjà 45 paragraphes
Chapitre 11
Le salon est maintenant ouvert au public, les journées sont beaucoup plus difficiles.
Jenny fait une pause et Marie la rejoint.
« C’était fabuleux l’autre soir, je me suis bien amusé »
« Oui pas trop dur la journée avec le grand public » répond Marie
« Non ça va, le public est étonnant »
« J’aime bien parler avec eux »
« Encore deux jours la semaine est passé bien vite »
« Tu as pu visiter un peu la capitale »
« Non, mais je vais revenir, après le salon je dois passer deux jours à Londres pour des dédicaces et après je reviens ici »
« Et bien je te ferai visiter Paris »
« C’est vrai cela me ferais plaisir, je peux t’inviter à dîner en remerciement »
« D’accord à ce soir »
Les deux femmes retournent à leur travail.
« Tu connais un resto sympa où je puisse inviter Marie » demande Jenny à Julien
« Bien sûr, tiens un asiatique ça va, alors le Dragon Elysées* »
« Oui je pense, merci » dit Jenny en souriant
Chapitre 12
Jenny est installé en face de Marie et la regarde avec curiosité.
« Arrête de me dévisager comme ça, c’est gênant » dit Marie
« Excuse moi, mais je suis très intriguée par toi, je peux te poser une question »
« Vas-y »
« Tu es mariée »
« Je ne parle jamais de ma vie privée désolé » le visage de Marie se ferme
« Je ne savais pas » bredouille Jenny
Jenny se demande pourquoi cette femme si ouverte et gentille se referme dès qu’il s’agit d’aborder sa vie privée. Jenny regarde les poissons qui passent tranquillement à ses pieds.
« Tu as construis un mur pour te protéger non »
« Hey tu es psy »
« Non je m’intéresse juste à toi »
« Je n’aime pas parler de moi, bon si on parlait de toi »
« Aucun secret »
« Alors tu vis avec quelqu’un »
« Non je suis célibataire, que des aventures d’un soir »
« Au moins c’est clair »
« Pourquoi cela t’intéresse ? »
« De quoi »
« Un soir avec moi, tu as dit que tu étais ouverte à toutes les expériences »
Jenny ne la quitte pas du regard, Marie ne baisse pas les yeux.
« C’est bon ici »
« Tu n’as pas répondu »
« Jenny tu es une véritable gamine »
« Bon ok je laisse tomber pour l’instant, l’addition s’il vous plait »
« Merci pour ce repas belle américaine »
« Pourquoi tu m’appelle comme ça »
« J’aime bien donner des petits noms, c’est amical tu sais »
Jenny monte sur la moto et sourit, elle se colle au dos de Marie et pose sa tête sur son épaule. Marie ne dit rien et conduit doucement dans les rues tranquilles de Paris.
* le restaurant Dragon Elysées existe aussi, le décor est fabuleux, vous mangez au dessus d’un aquarium
Chapitre 13
« J’ai quelque chose pour toi dans ma chambre, tu peux monter une seconde »
« C’est ça oui » répond Marie en souriant
« Je te jure j’ai fais venir quelque chose des Etats-Unis pour toi »
« C’est quoi, je suis super curieuse »
« Viens je suis sûr que tu vas aimer »
Jenny referme la porte de sa chambre et cherche le paquet d’UPS.
« Tiens et merci pour tout »
Marie ouvre et découvre une paire de baskets Nike numérotée
« Waouh, tu es dingue »
« C’est une collection collector de 100 exemplaires »
« Merci, c’est vraiment gentil, mais il fallait pas »
Jenny s’approche d’elle et l’embrasse. Marie ne se recule pas mais ne réagit pas.
Jenny fait un pas en arrière et la fixe.
« Marie je ne sais pas ce qu’il m’arrive, mais j’ai très envie de toi » dit Jenny soudain intimidé
« Jenny tu es très gentille, belle, charmante mais je ne suis pas lesbienne »
« Et alors » lance avec un air de défi Jenny
Marie la regarde et sait que là au fond de ses tripes ce qu’elle ressent est de l’envie et que le cacher ne sert pas à grand chose. Un silence s’installe entre les deux femmes.
« Ton ordinateur il est branché » demande brusquement Marie
« Je peux l’allumer si tu veux »
« Oui »
Chapitre 14
Jenny la regarde avec étonnement. Marie sort son mp3 et le branche, elle cherche pendant un moment et organise le média player. Elle lance la musique et un air de salsa envahit la chambre. Marie se lève et s’appuie sur le bureau.
« Viens ici » ordonne Marie
Jenny s’approche et sourit
« Oui je crois que je suis prête pour cette expérience, déshabille toi » dit Marie d’une voix étranglée par l’émotion
Jenny obéit en ne la quittant pas du regard, elle se tient nue devant Marie.
« Tu es très belle » chuchote Marie
Marie l’enlace et commence à danser avec Jenny qui se sert contre elle. Jenny sent la boucle de ceinture contre son ventre, la rudesse de la toile du jean sur ses cuisses. Elles dansent pendant de longues minutes en silence. La main de Marie glisse sur ses reins et Jenny ne peux retenir un soupir. Elles se regardent en riant. Jenny se recule et voit les yeux de Marie briller de mille éclats, une complicité immédiate s’installe entre elles.
« Toi déshabille toi »
Marie sourit à son tour et obéit.
« Ca va comme ça, viens je crois que cette danse risque de faire monter la température de cette pièce » dit Marie en riant
Jenny la prend par la taille et se presse si fort contre Marie que les deux corps n’en forment plus qu’un. Marie mène la danse et Jenny suit le rythme imposé. Jenny essaie de l’embrasser mais Marie se dérobe. Le rythme de la musique cadence les mouvements de leurs hanches, Jenny passe ses mains autour du cour de Marie, et la tension érotique gagne en intensité. Marie se met à rire.
« Regarde »
Jenny tourne la tête et aperçoit leurs deux corps enlacées dans la glace.
« Très sensuelle, nous allons bien ensemble » glisse Jenny dans son cou
Marie baisse la tête et cherche les lèvres de Jenny, le baiser est aussi torride que la chaleur qui les envahit.
Jenny, tout comme Marie, ne veux pas que la danse s’arrête, jamais elle n’a connu une expérience aussi sensuelle et excitante. Danser nue contre la personne que l’on désir est un moment inoubliable.
« J’adore » chuchote Jenny dans son cou
« Moi aussi ma belle américaine »
Chapitre 15
Jenny la prend par la main et la guide vers le lit.
« Ca va » s’inquiète Jenny
« Oui ne t’inquiète pas pour moi »
Jenny caresse le corps nue et sent le frisson que ses mains procure à Marie.
« C’est ta première fois »
« Je te l’ai déjà dis Jenny »
Marie l’embrasse et leurs langues se trouvent, le baiser ne s’arrête pas et devient de plus en plus intense.
Jenny laisse courir ses mains et sent sur ses reins les mains de Marie qui la caresse, elle gémit de plaisir et glisse sa main entre les cuisses de sa compagne.
« Ca va »
« Arrête de poser la question, j’en peux plus là »
Jenny rigole et bientôt les deux femmes n’entendent même plus le rythme de la salsa qui continue à envahir la pièce, les gémissements de plaisirs remplace bientôt la musique.
Jenny repose sur le dos et reprend son souffle.
« C’était grandiose, Marie je suis bien avec toi »
« Une expérience enrichissante » chuchote Marie dans son cou
« Arrête de te moquer »
« Non je te jure »
Les mains de Marie caresse le corps en sueur de Jenny.
« Hey »
« Tais toi j’ai bien appris ma leçon, non »
Jenny se laisse faire et atteint l’orgasme toujours au rythme de la salsa.
Marie rigole et embrasse les lèvres de Jenny.
« C’est extraordinaire, merci ma belle américaine »
« Non merci à toi »
« J’ai eu un excellent professeur »
« Flatteuse »
« Bon j’y vais » dit Marie en s’asseyant
« Quoi ? restes je veux me réveiller près de toi » lance Jenny surprise
« Jamais je ne passe la nuit avec un amant » répond fermement Marie
« Tu as laisser tomber ta carapace mais pas pour longtemps » dit Jenny déçu
« Je suis désolé je ne peux pas donner plus, c’était bien Jennifer, faire l’amour avec toi a été un moment magnifique »
Jenny la regarde s’habiller car elle sait déjà que rien ne pourra faire changer d’avis cette française trop têtue et trop attirante.
Chapitre 16
Jenny se laisse tomber sur le lit en soupirant.
« Merde »
Jenny sert l’oreiller contre elle et écoute la musique que continue à diffuser l’ordinateur. La salsa a laissé la place à Harry Connick Jr et ses mélodies jazzies. Elle se lève et remet les morceaux de salsa, et se souvient des moments voluptueux qu’elle vient de vivre.
Jenny laisse divaguer son esprit.
Serait-il possible que ce que je ressens en ce moment précis soit de l’amour ? Non pas aussi rapidement, cinq jours que je connais Marie c’est trop rapide. Je ne sais rien d’elle où si peu. Mais le peu que je connais me plait tellement.
C’est la première fois qu’une rencontre me laisse dans cet état. Cette danse était si sensuelle, le corps vibrant de Marie contre moi. Oh même avec Marina je n’ai connu un moment aussi fort, intense. J’ai encore l’impression de sentir son corps contre le mien, je sens la peau de Marie vibrer sous mes caresses et j’aime ça.
Je veux tout savoir sur elle, pourquoi se protége-t-elle ? Quel est son secret. Pourquoi partir si vite car je suis sûr qu’elle a prit autant de plaisir que moi lorsque nous avons fait l’amour.
Je veux revivre ce moment là, je veux l’avoir dans mon lit et je l’aurai.
Jenny s’endort un sourire aux lèvres.
Chapitre 17
Marie jette son casque d’un geste de colère sur le canapé.
« Je suis une abrutie, une véritable idiote, c’est pas possible d’être aussi bête »
Elle s’assoit dans un fauteuil.
Comment ai-je pu craquer en si peu de temps ? Cinq petites journées et je deviens dingue de cette fille. Cela fait treize ans que je m’oblige à ne plus tomber amoureuse et voilà que ce sentiment que je croyais définitivement rayer de ma vie, refait surface. Je refuse de l’aimer. Mais qu’est-ce que je dis ? Après ce que tu viens de faire dans cette chambre, c’est complètement ridicule. Marie tu es en train de perdre la tête, secoue toi.
Et ce mur que j’ai eu autant de mal à construire pour me protéger juste ce soir il tombe en morceau. C’est trop dangereux ne lui montre plus ce que tu ressens, éloigne là de toi, sois une peste, ignore là. L’ignorée alors que je sens encore ses mains courir sur mon corps. Oh la la vite changer d’idée car autrement je retourne direct dans sa chambre à cette petite américaine. Pourquoi elle ? Je n’aime pas les femmes. Et pourtant avoue qu’avec un homme tu n’as jamais ressenti ça. Oui je dois être honnête c’était une expérience extraordinaire, j’étais morte de peur mais ma fierté n’a rien laissé paraître. Et elle a sut me rassurer et me guider, quelle découverte.
Zut j’ai oublié mon mp3, c’est pas possible.
Bon aller plus que deux jours et après le salon ferme. Mais deux jours cela peux être long. Non tu es forte, tu ne t’approches plus d’elle. Mais cette danse, quand je la tenais nue contre moi j’ai l’impression que je vivais de nouveau. Jamais plus je ne pourrai écouter de salsa sans la revoir nue devant moi, contre moi, sur moi.
Vite reconstruire ce mur infranchissable aux sentiments. Vite autrement je suis perdu.
Chapitre 18
Samedi matin, Jenny arrive au salon en pleine forme et offre des croissants à tout le monde.
« Tiens Julien »
« Merci Jenny, merci beaucoup » répond en souriant le jeune homme
« Franck »
« J’adore les croissants » dit-il en mordant avec joie dans le croissant encore tiède
« Hum un régale, où est Marie ? » demande innocemment Jenny
« Quand on parle du loup » dit Julien
Marie se traîne et prend un café sans un bonjour.
« Oh c’est pas la journée, si tu veux mon avis Jenny elle est de très mauvaise humeur »
« Ah bon tu crois » dit Jenny en le surveillant
« Oui, avec elle ça se voit tout de suite, c’est un avantage. Dans ce cas il ne faut pas lui parler car autrement elle t’envoi balader, crois moi sur parole » répond Franck
« Je vais suivre tes conseils » dit Jenny intriguée par ce changement
Marie retourne s’asseoir à sa table et discute avec le grand public, mais sans entrain. Jenny l’observe à la dérobée et constate avec joie que Marie à mis ses baskets.
Marie s’éclipse avant la fin de la journée sans un mot.
Jenny un peu déçu, range sa sacoche.
« Julien je peux t’inviter à dîner, Franck tu joins à nous »
« Avec joie » répondent les deux garçons
Chapitre 19
Jenny passe une bonne soirée avec les deux garçons qui lui racontent des anecdotes sur la maison d’éditions et la vie à Paris.
« Ca fait longtemps que Marie écrit »
« Non pas trop, environ cinq ans mais elle a du succès depuis deus ans » répond Julien
« Et qu’écrit-elle ? »
« Complètement différent de toi, toi tu parles surtout d’amour et des relations humaines. Marie c’est beaucoup plus le côté sombre des gens qu’elle d’écrit. La mort, la violence, elle adore mettre une personne dans une situation extraordinaire et bien souvent la fin est ultra violente, jamais un seul héros ne sans sort tout à fait intact » dit Julien
« Effectivement cela est bien différent de moi, il n’y a pas un livre traduit en anglais »
« Si on va lancer ses romans en Angleterre, je te donne un exemplaire demain » propose Franck
« Tu sais elle navigue entre Stephen King et Jean-Philippe Grangié, moi j’adore elle écrit tellement bien, que c’est très agréable de se plonger dans ses romans » dit Julien
« Tu es fan » rigole Jenny
« Oui j’avoue, mais j’aime bien aussi les tiens, tu sais, j’ai découvert ton monde grâce à tes romans » avoue Julien
« Moi aussi » confirme Franck
« Merci les garçons »
« Jenny je voudrais te dire que cette semaine a été enrichissante pour moi » avoue Julien
« J’en suis contente, mais heureusement que Marie m’a remis les idées en place » répond en éclatant de rire Jenny
Chapitre 20
Dimanche dernier jour du salon.
Marie toujours de mauvaise humeur boit un thé seule dans son coin.
« Bonjour » dit Jenny
« B’jour » lance Marie sans la regarder
« Tiens ton mp3 »
« Merci »
Marie garde la tête baissée.
Pensée de Marie : si je la regarde c’est foutu, si je vois c’est beau yeux noir je fond, et ma résolution de ne pas craquer est bonne à mettre à la poubelle.
« C’est moi qui te met dans cet état » demande Jenny
« Non » grogne Marie
« Tu n’es pas bavarde. Je sais que la première fois avec une femme cela peut être difficile à accepter. Si je peux t’aider »
« Non »
Marie lui tourne le dos et va rejoindre Julien et Franck.
Jenny reste là à la regarder et ne sais que faire. Depuis deux jours elle ne pense qu’à elle et la voir comme ça est une torture, elle a envie de la prendre dans ses bras et qu’elle retrouve le sourire.