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Série : The L Word
Création : 07.06.2008 à 12h27
Auteur : danalara
Statut : Terminée
" The Peaceful Riot ! " rend hommage à ces femmes oubliées de la Seconde Guerre, héroines d'un jour pour sauver leur patrie, et réablir par leur sang versé l'humanité tout entière
Cette fanfic compte déjà 21 paragraphes
Janvier 1942, au cœur de Berlin.
Il fait froid, les soldats sont partout. Le Quartier Général de la Résistance est en lieu sûr... Les gens se cachent à la vue de n'importe quel soldat. L'armée allemande sillonne les rues. Les gens se font exécuter sommairement dans les plaines aux alentours de la capitale. Alice a peur, elle doit rejoindre avec l'aide de ses deux amies, Séva et Thea, leur correspondante de la Résistance française, Helena. C'est dans un café non loin du Quartier Général que la rencontre a lieu. En entrant Alice, Thea et Séva voient une grande femme, brune à la peau mate.
Alice: Vous êtes Helena ?
Inconnue : Non, je suis sa remplaçante Marina. Helena s'est fait fusiller la semaine dernière. C'est moi, sa meilleure amie qui la remplace. Je veux continuer le travail qu'elle a fournie jusqu'à maintenant pour lui rendre hommage comme elle le mérite.
Alice: Dans ce cas, enchantée, je suis Alice et voici mes deux meilleures amies Thea.
Thea : Je suis vraiment désolée pour Helena.
Marina: Enchantée.
Thea : De même.
Alice: Et Séva, elle est très jeune mais très efficace.
Séva : Ravie de vous connaître Madame.
Marina: Moi aussi. Alors, sur quoi devons nous travailler ?
Alice: J'ai reçu, ou plutôt Helena a reçu, un message radio que vous avez sûrement reconnu.
Thea: Carmen De La Pica Morales, elle est espagnole et elle veut rentrer en Suisse.
Marina: Ha oui je me souviens très bien.
Alice: Elle arrive demain si tout va bien au Quartier Général B.
Séva : Ha, mais c'est notre secteur, on s'occupe des américains et des anglais pas des tziganes !
Alice: Et maintenant des tziganes.
Thea: Bah, pourquoi pas.
Séva: Après tout, oui vous avez raison.
Alice: Et le Quartier Général B a subi une explosion hier.
Thea : A bon. Des dégâts importants ?
Alice: Non, Helena et moi, nous nous doutions que les allemands allaient nous attaquer.
Séva: Et tu nous as rien dit ?!
Alice: Je ne voulais pas vous alarmer pour rien.
Thea: Mais, c'est notre quartier quand même!
Séva : Quand même !
Alice: Dis donc toi, 13 ans et déjà une vraie emmerdeuse !
Séva: C'est quand même toi et Thea qui m'avez tout appris ! Je détiens de vous, c'est votre faute!
Rires
Thea : Raconte-nous comment Helena est morte, s'il te plait.
Marina: D'accord. Alors que Helena rédigeait des faux papiers de sortie du territoire, quelqu'un a frappé à notre porte
Flash-back raconté par Marina
Toc, toc, toc!!!
Helena est très nerveuse, elle se retourne brusquement et elle jette un regard inquiet vers la porte d'entrée. Elle se lève doucement de sa chaise et met son gilet. Moi je me trouve au sous-sol pour cacher les juifs qui se trouvent en ce moment dans notre salon. Helena s'avance très lentement vers la porte d'entrée, des gouttes de sueurs se fraient un chemin sur ses joues chaudes, ses mains tremblent comme des feuilles mortes au vent. Les personnes qui se trouvent derrière la porte refrappent dessus, mais cette fois-ci beaucoup plus violemment. Helena récite une prière dans sa tête.
Helena :( prière écrite par Thea) : L'Eternel est mon berger, je ne manquerai de rien. Il dresse devant moi une table en face de mes adversaires. Si je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car Il est avec moi : Sa houlette et Son bâton me rassurent. J'habiterai dans la maison de l'Eternel pour l'éternité.
Inconnus : Ouvrez !!!
Helena nerveuse : J'arrive !
Helena ouvre la porte, elle reconnaît immédiatement les manteaux et les chapeaux gris, ainsi que les costumes et cravates noires de la Gestapo. Puis elle aperçoit derrière eux une jeune fille aux cheveux noirs, la frange qui lui tombe en haut des sourcils, à la peau très claire, l'air innocent et pure ! Ce visage lui est familier.
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Unterscharführer : Vous êtes Helena ? Helena: Ça dépend, c'est pour quoi ? Unterscharführer : Confidentiel, veillez nous suivre ! Helena téméraire : Pas avant que vous me disiez pourquoi ? Sturmscharführer d'une voix typiquement allemande : C'est top secret, veuillez nous suivre, c'est un ordre !!! J'étais cachée derrière la porte du sous sol, j'observais toute la scène en silence pour ne pas me faire remarquer. Je savais très bien ce qu'il allait se passer pour Helena, mais j'étais paralysée par la peur, incapable de tenter quoi que ce soit pour lui venir en aide. Helena: Pourquoi m'emmenez-vous dans mon jardin ? Son rythme cardiaque s'emballe à la vue des soldats allemands qui rechargent leurs fusils devant ses yeux. Unterscharführer: Helena, vous êtes accusée d'être un grand chef de la Résistance française, de protéger des personnes juives et issus d'autres sous races, de fabriquer des faux papiers pour passer les frontières illégalement, ainsi que de plusieurs attentats dans les Quartiers Généraux nazies où le Führer vit ! Helena riant aux nez des allemands : Pff, il faut que je vous dise avant de vous quitter que c'était une bonne partie de rigolades, moi abattant des hommes même pas capables de recharger un revolver plus rapidement qu'une femmes. Mais allez-y, tuez-moi, je m'en fous. On est des milliers à faire ça et moi j'entrerai dans l'histoire, car j'ai été la plus grande d'entre eux. Je serai à jamais un modèle pour les enfants français et autres, qui ont encore l'espoir de vivre libres loin de la tyrannie et de la bêtise humaine! Et votre monsieur le Führer, quel débile celui-là, sa place est dans un hôpital psychiatrique, tellement c'est grave, et vous bande de chien vous n'avez que ce que vous méritez, être dirigés par un fou ! Unterscharführer déstabilisé : Vous n'avez pas honte de dire ça !? Helena : Pourquoi aurais-je honte de dire la vérité ! Sturmscharführer essayant de faire de l'humour : Bien leur idole va prendre son envol ! Helena ironiquement : Avec plaisir ! |
Unterscharführer : Ha j'oubliais, on vous accuse d'être homosexuelle !
Helena déstabilisée : Où avez-vous eu cette information ?
Il montre Jenny du doigt.
Helena incrédule: Jenny !?
Jenny apeurée : Pardonne moi Helena.
Helena : Ne te bine pas pour ça, tu iras en enfer. J'ai tout risqué pour toi, et toi conne comme tu es, tu préfères dénoncer le parti le plus droit et humain qui soit. En me dénoncent, tu dénonces la France entière ! Je te hais !!!
Sturmscharführer s'approchant : Vous avez dénaturé votre féminité, dommage vous auriez donné de beaux bâtards allemands.
Jenny pleurant : Pardonne moi !
Le chef de la Gestapo bande les yeux d'Helena et la place contre le mur de pierres déjà marqué d'impacts de balles.
Sturmscharführer : En joue !
Cric, cric.
Helena s'écriant : Hop, hop, hop, rébellions, anarchie et résistance vaincrons!!! Vous avez entendu, en hommes libres nous mourrons !!!
Sturmscharführer : Feux !
Helena s'effondre à terre comme une feuille qui tombe de son arbre en automne. Son sang macule le mur de pierres. Les soldats crachent sur son corps inerte en la traitant de sale lesbienne.
J'ai attendu une bonne heure après le départ des soldats avant de m'approcher d'elle. Nous lui avons donné une sépulture décente, si toutefois cela s'avère possible par les temps qui courent. Il y a des jours, où je sens encore son sang sur mes mains et je me dis que rien n'y personne n'arrivera à l'en enlever, c'était ma meilleure amie.
Marina se ressaisissant : Bon, revenons aux choses actuelles ou plutôt à la famille Morales !
Alice : Sur le message radio elle disait « Bonjours vive l'Allemagne ».
Marina : Vive l'Allemagne ?
Séva : C'est le code tzigane pour entrer en Suisse,
Marina : Ha d'accord !
Alice : Donc l'objectif c'est de trouver une personne fabriquant des faux papiers, on les leur donne. Puis Thea, tu les emmènes à la frontière, vu que tu es suissesse.
Thea : Et toi Séva, comme d'habitude tu coupes les pompes à essence et tu mets du sucre dans les réservoirs pendant qu'ils vérifient nos papiers.
Séva : Ok, pas de problèmes, je m'en charge.
Alice : On est d'accord, alors à demain, Quartier Général C 7 h 30 tapante, devant le grand hôtel.
Marina : Euh... pourriez-vous être un peu plus précises ?
Séva : Écoute Marina, ici on a confiance en personne.
Marina : Mais là c'est différent, je suis française, vous polonaises, sauf Thea la suissesse, on est sensées être alliées!
Alice : C'est la guerre, rien n'est moins sûr dans ce monde de sauvages !
Thea : Tu as compris maintenant ou pas ce qu'on vient de dire ?
Marina : J'ai compris.
Alice : Allez, à demain.
Séva et Thea : A plus.
Marina : Au revoir.
Carmen et sa famille se rendent à la gare de Magdebourg.
Carmen : Màma, vamos!
Madame Morales : C'est bon mon petit tacos.
Carmen : Màma, j'ai 25 ans !
Madame Morales : Je sais pero me gusta tù.
Carmen : En route, on doit être à Berlin demain matin !
Quartier Général de la Gestapo à Berlin.
Jenny est toujours aussi abattue depuis la mort d'Helena il y a une semaine.
Sturmscharführer : Allez petite juive, dépêches-toi, il faut que sa brille !
Jenny : Oui mein commandant, j'arrive.
Sturmscharführer : Tu ne sers vraiment à rien, allez!
Jenny : Bah, c'est bon.
Sturmscharführer : Comment oses-tu me parler ainsi, sale juive !
Il la gifle.
Sturmscharführer : Si tu tiens à la vie, il vaudrait mieux me montrer plus de respect et faire ce que je te dis !
Jenny : Jawohl, mein commandant !
Chez Kit et Angus, la radio est allumée.
Radio: Bonsoir, ici Alisa Piters. Tous les anglais du Quartier Schöneberg devront se rendre devant le grand hôtel pour trouver de nouveaux refuges. Une rafle est prévue pour demain matin 7h, mais pour plus de sûreté soyez-y au plus tard à 6h.
Kit: Lara, it's not good for you.
Lara : Je sais Kit, on va s'en sortir, ok !
Angus: For a lot of security, je viendrai avec toi, all right!?
Lara : It's on.
Kit inquiète: Vous ferez attention, hein!?
Angus : Sans toi, je ne suis rien, donc je ferai attention, promis!
Kit : Allez, tout le monde au lit, demain sera une très longue journée !
Lara et Angus : Ok !
Très tôt ce même matin, Bette Porter arrive au port principal de New York, une mallette dans une main et sa valise dans l'autre. Elle s'avance vers le paquebot qui doit l'emmener en Europe.
Matelot : Puis-je voir votre billet mademoiselle ?
Elle le lui tend.
Matelot : Merci mademoiselle Porter, nous vous souhaitons un agréable voyage à notre bord.
Bette : Merci.
Bette embarque et le navire commence à lever l'ancre, alors qu'une voix sourde et aigue retient l'attention des matelots.
Tina : Attendez ! Attendez !
Elle monte de justesse sur le bateau.
Tina : Toutes mes excuses, tenez, voici mon billet.
Matelot : Votre cabine et dans le couloir là-bas, la première porte à droite.
Matelot envers Bette : La votre se trouve juste en face de la cabine de la belle mademoiselle Porter.
Bette : Merci.
Elles se dirigent vers leur cabine respective. Le premier soir, alors que le soleil se lève sur Berlin, Bette descend sur le pont des premières classes et y aperçoit Tina. Troublée par la beauté de la jeune femme, elle fait mine de ne pas la voir en s'appuyant contre la barrière de sécurité.
Tina engage la conversation : Hey, bonsoir!
Bette: Bonsoir.
Tina : Moi, c'est Tina !
Bette : Enchantée, et moi c'est Bette ou Betty, comme vous préférez!
Tina : C'est vous ma voisine de cabine ?
Bette ; Exact! Vous allez en France ?
Tina : Oui et non, à la frontière en fait ! Je vais aider mes confrères médecins au front !
Bette impressionnée : Houlà, vous n'avez pas peur ?
Tina : On a tous peur, et même si je ne revenais pas, je ne laisse rien ici à Miami, a par peut-être une hypothétique carrière de chirurgien, mais rien n'est moins sûr après les attaques de Pearl Harbor. Et vous, où vous rendez-vous en France ?
Bette : Moins loin que vous, je m'arrête à Paris pour des œuvres d'arts à cacher ! Je suis directrice du CAC à Los Angeles !
Tina : CAC ?
Bette : California Art Center.
Tina : Oui, ça me revient, j'y suis déjà allée avec des amies.
Bette : Vous dînez avec moi ?
Tina rougissant légèrement : Avec plaisir