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Série : The L Word
Création : 12.06.2008 à 17h13
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Suite de Condamnée Amor: Tibette en cavale à travers tout le pays à la recherche de la vérité avec l'aide de leurs amies.
Cette fanfic compte déjà 29 paragraphes
Tasha berça tendrement Alice contre son corps jusqu’à ce que le réveil se fasse entendre. Alice se réveilla avec les cheveux collant encore à ses joues noyées par les larmes.
Alice se souvenant : Je suis désolée Tasha, c’était plus fort que moi.
Tasha bienveillante : Ne t’en fais pas Alice, je peux comprendre tu sais.
Alice soulagée lui sourit.
Tasha émue : Tu es tellement belle lorsque tu souris.
Alice se tenant la poitrine : Ne m’en veut pas, mais en trois ans, c’est la première fois que je ressens à nouveau quelque chose là-dedans. J’ai besoin de temps.
Tasha regardant sa montre : Contrairement à notre avion, je peux attendre le temps qu’il faudra moi, et je le ferai.
Alice sautant du lit : Oh non, ne me dis pas qu’on est en retard!
Tasha l’enlaçant : Juste à temps ma belle, juste à temps.
Alice se retourna apaisée, pour ravir encore les lèvres de celle qui venait de prendre d’assaut la forteresse qu’elle s’était bâtie autour du cœur.
Je dus finalement me résoudre à demander à Shane de nous déposer dans un motel de Richmond, tandis qu’elle parcourut seule les cent cinquante bornes qui nous séparaient encore de Washington D. C. Je devais absolument rester maître de mon corps, car entrer en état de choque me serait fatale. Sans compter que je sentais Bette prête à tout pour moi, même mettre sa propre vie en danger, si elle cédait à la panique.
Bette reprenant tant bien que mal le contrôle: La couture n'a jamais été ma tasse de thé.
Moi l'encourageant: Tu vas y arriver mon amour, jamais Bette Porter n'a reculé devant un défi et ce n'est pas aujourd'hui qu'elle va faillir à la règle.
Bette perçant ma chaire: Comment puis-je t'infliger de telles souffrances ma Tina.
Moi grimaçant: Dis-toi que c'est juste un boulot désagréable à terminer rapidement.
Bette fit du bon boulot et je suis fière de porter cette cicatrice sur moi, comme un signe éternel de notre amour gravé dans mon corps. Une fois la blessure recousue, je me permis enfin un relâchement et, sans pour autant perdre connaissance, je m'endormis dans les bras bienveillants de Bette.
Shane avait laissé la voiture de Tasha en périphérie de la ville et s'était fondue dans la masse qui prenait le métro à ses heures de la journée en direction du Mall. L'esplanade du capitole était en effervescence comme tous les midis et cela d'autant plus lorsque des concerts se succédaient pour les festivités de la fête nationale dans trois jours.
Tasha l'apercevant dans la foule: Shane!
Les amies s'embrassèrent.
Alice craignant le pire: Où sont Tibette?
Shane cachant au mieux la situation préoccupante: Je les ai laissé à Richmond, d'autres choses à régler.
Tasha lisant entre les lignes: C'est grave?
Shane: Je n'en sais rien, mais ce n'est pas notre mission.
Elles s'asseyèrent sur la pelouse au milieu de milliers d'étudiants qui grignotaient leurs sandwichs et discutèrent des derniers événements survenus.
Au journal de treize heures, les chaînes nationales annoncèrent la mort de Bette Porter sur seul témoignage des quelques personnes qui nous avaient vu à Charlotte. Le policier qui avait fait feu exhibait fièrement ses médailles de tir et affirmait haut et fort qu’il ne ratait jamais sa cible et qu’on retrouverait son corps sans dans moins de vingt-quatre heures.
Bette secouant la tête : C’est étrange, il n’y a aucune prise de position gouvernementale.
Moi : A mon avis ça les arrange que la chose demeure floue.
Bette : Finalement c’est une bonne chose, comme ça on arrêtera de nous traquer à chaque coin de rue.
Moi : Ce qui m’inquiète en revanche, c’est que nos amis risquent de le croire également.
Bette : Dans ce cas, utilisons à nouveau la toile, je suis sûre que Alice en a remis l’administration à Marina, elle ne supporterait pas de la laisser à l’abandon ne serait-ce qu’une journée.
Moi : Marina est d’origine italienne, catholique de surcroît, donc pourquoi pas Jean-Paul Ali Agca.
Bette perspicace : La tentative d’assassinat manquée contre le pape pour celle manquée contre Tibette, bonne idée.
Alice ne pouvant retenir ses larmes : Ce n’est pas vrai, ne me dites pas qu’on a pris tous ses risques pour rien quand même.
Shane choquée à son tour : C’est Tina et non Bette qui a été touchée et s’il y a eu mort d’homme, je veux dire de femme, c’est Tina et non Bette, mais puisqu’ils se trompent sur la personne, rien ne nous prouve qu’ils ne se trompent pas sur tout le reste également.
Tasha gardant sa lucidité : Je vais retourner à Richmond, donne-moi les clefs de la voiture Shane. Quant à vous deux, trouvez un moyen d’approcher cette Carmen de la Pica Morales dont nous a parlé monsieur Grisham.
Alice surprise : Ne me dis pas que c’est elle notre contact.
Tasha : Si, tu la connais ?
Alice : Evidemment, c’est la nouvelle attachée de presse de la maison blanche ! Voyons si mon laissez-passer fonctionne encore.
Shane : C’est plutôt risqué, mais d’un autre côté, on n’a guère le choix, allons-y !
Lorsque quelqu’un frappa à notre porte le même soir, Bette et moi avons pris peur.
Moi demandant timidement : Qui est-ce ?
Inconnue criant : C’est Tasha !
Bette ouvrit surprise : Qu’est-ce que tu fiches là ?
Tasha entrant avec des pizzas dans les mains : Quel accueil, c’est toujours un plaisir de vous revoir.
Moi allongée sur le lit : Excuse-nous, mais à force, on devient paranoïaque. Tu tombes à pic, je meurs de faim.
Tasha admirant le travail de Bette : Pour quelqu’un qui n’a pas fait l’armée, tu te débrouilles plutôt bien en raffistolage.
Bette un sourire crispé : Je n’ai jamais eu aussi peur, même le jour où le juge a prononcé la sentence. Tu ne peux pas imaginer ce que l’on ressent lorsqu’on pense être sur le point de perdre l’amour de sa vie.
Tasha pensive : Parfois on doit traverser une rude épreuve pour comprendre que l’amour est plus grand que tout, plus grand même que l’être aimé.
Je sentis immédiatement que Tasha nous cachait quelque chose, mais je n’osai lui demander plus d’informations. Nous partageâmes un repas tranquille après les fortes émotions de la journée.
Alice dut faire un effort surhumain pour ne pas prendre ses jambes à son cou à la porte réservée à la presse de la maison blanche. Shane la poussa deux trois fois discrètement, mais suffisamment fort pour lui faire mal. Elles passèrent néanmoins sans peine le portique de sécurité.
Shane : C’est bizarre, ta carte de presse n’a éveillé le moindre soupçon.
Alice : Ils ne sont toujours pas remontés jusqu’à moi.
Shane : Ca veut probablement dire que le vice-président et ses sbires ne traquent qu’une seule personne, afin de la faire taire définitivement.
Alice : Et le flic qui a tiré sur Bette sans le moindre état d’âme est à sa solde.
Plus de deux cents journalistes de tout le pays s’étaient réunis pour poser des questions é l’attachée de presse de la maison blanche à deux jours de la fête nationale. Lorsque celle-ci entra enfin dans la pièce, le regard de Shane se fixa sur elle pour ne plus jamais la lâcher. Des questions de tout genre fusèrent : politique intérieur, politique étrangère, vie privée du président, ainsi que celles de sa familles, mais rien sur le planning présidentiel.
Alice déçue : On n’a rien appris d’exploitable.
Shane se leva pour approcher de l’estrade sur laquelle se trouve le fameux pupitre d’où s’adresse la maison blanche à la nation. Elle y déposa une carte avec son numéro de portable griffonné dessus, en prenant bien soin de s’assurer que l’attachée de presse l’ait bien vu faire.
Le lendemain matin, j’allais déjà beaucoup mieux et nous avons décidé d’un commun accord de rejoindre les autres à Washington D. C. Toute la ville était décorée des traditionnelles couleurs bleu, blanc, rouge et bien des touristes arpentaient les rues de la capitale avec le sentiment qu’ils ne devaient en rien manquer la fête de l’indépendance dans ces lieux mythiques. Bette et Tasha connaissait la ville comme leur poche, alors que moi n’y étant jamais venue, j’admirai chaque maison et chaque rue.
Tasha : Le président fait chaque année une apparition en plein air pour l’occasion devant l’un des monuments, soit le Jefferson, le Lincoln ou encore le Roosevelt Mémorial, je me demande lequel il aura choisi cette année ?
Bette : Quelque chose me dit que ce sera le Lincoln Mémorial.
Tasha surprise : Qu’est-ce qui te fais dire ça ?
Bette haussant les épaules : C’est le plus indéfendable, exactement comme moi.
Moi la prenant par la taille : Et si tu positivais un peu pour une fois bébé.
Bette ne lâchant pas si vite : Mais j’ai raison n’est-ce pas madame l’ancien agent du gouvernement ?!
Tasha se contenta de hocher affirmativement de la tête. Pour l’instant je préférai ne pas penser au pire scénario possible, mais le regard inquiet de Tasha me poursuivit tout l’après-midi jusqu’à ce que nous retrouvions enfin nos amies dans un petit motel dans l’état de Virginie, juste de l’autre côté du Potomac.
Alice les larmes aux yeux : Bette, ça fait tellement de bien de te revoir, tu m’as tellement manqué.
Bette la serrant dans ses bras : Toi aussi, bien plus que je ne pourrai jamais l’exprimer.
J’avais l’impression en assistant à ses retrouvailles que les trois dernières années d’opprobres et d’exclusion venaient de disparaître à tout jamais. L ?amitié était réellement le sentiment le plus fort dans l’univers à ce moment précis et Alice en était le maître absolu. C’est à ce moment-là que le portable de Shane sonna.
Moi : C’est bizarre, on dirait que Shane n’est pas dans son état normal.
Mes trois amies se retournèrent pour observer avec moi le petit manège de la benjamine d’entre nous. Elle était excité comme une adolescente et écarlate jusqu’aux oreilles.
Shane raccrochant : Désolée les filles, mais je ne pourrai pas être des vôtres ce soir, j’ai rancard.
Elle s’enferma une demie heure dans la salle de bain, tandis que nous faisions toutes sortes de spéculations, puis en ressortit sapé comme un sous neuf, à vous faire tomber à la renverse.
Tasha : On peut au moins savoir comment s’appelle la belle en question ?
Shane en sortant : Carmen, la latino la plus sexy de la maison blanche. Bye !
FIN de la seconde partie