Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : The L Word
Création : 22.06.2008 à 20h28
Auteur : awywy
Statut : Terminée
suite de 'un nouveau départ' - épisode 2
Cette fanfic compte déjà 69 paragraphes
Au Wax, fin de journée
Tina et Alice sont passées aider leur amie pour les derniers préparatifs. Elles étaient en train de mettre en rayon quelques produits.
_ Angie, revient ici immédiatement !
Tina avait beau crié, sa fille était déchaînée. Faut dire que Bette l'avait empêché de toute la semaine ne serait que de courir. Elle avait même donné des consignes à la crèche : surveiller sa fille de très près. Maintenant que l'assistante sociale a fait sa visite, et qu'aucune ‘anomalie' était à noté, Angie allait pourvoir jouer comme bon lui semble. Et la petite fille n'a pas perdu de temps. Elle est même lourdement tombée en voulant glisser sur la rampe du skate. Heureusement que Bette n'était pas là. Elle aurait piqué une de ces crises !
Alice :' Tee, tu sais, tu devrais mettre aussi des protections, genoux et coudes comme Angie ! Ça vous aurait éviter l'inspection sociale.'
Tina :' Oui, moque toi Al, si tu avais vu comment Betty a stressé les éducateurs de la crèche. Je suis pratiquement sure que notre prochain enfant est black listé d'office chez eux ! '
Alice :' Vous pensez à un deuxième ?'
Tina :' Bette veut un deuxième. Elle est même prête à le porter s'il le faut !'
Alice :' Woow ! Tu sais, quand je vous vois avec Angie, je me dis c'est merveilleux aussi.'
Tina :' Sérieuse ?'
Shane :' Regardez ce que je viens de trouver dans un carton les filles ?'
Shane tira un carton avec Angélica dedans, des confettis plein les cheveux !
Angie :' Plus vite tata Shain, plus vite !'
Alice la prit dans ses bras. Tina essaya de lui arranger sa tête.
_ Mon dieu qu'allons nous faire de toi, tu es increvable ? Reste tranquille Angie, maman n'arrives pas à t'enlever ces papiers. Ça te dirait que tata Shane te fasse une coupe ?'
_ Tata, je veux descendre !
Alice :' Tu veux jouer à un jeu ma puce ? C'est très amusant, et tu peux courir aussi vite que tu peux ! Regarde c'est simple, il faut que tu ailles là, prendre le pot dans le carton et courir le donner à tata Shane là-bas. Ça s'appelle le jeu du facteur, tu connais ?
Angie :' Non. Tu es sure c'est un jeu ?'
Alice :' Ah oui tu as raison ma puce, c'est un jeu seulement pour les grandes filles, on reviendra jouer quand tu seras grande alors !'
Angie : ‘Non, je sais jouer je suis une grande fille !'
Alice commençait déjà à éloigner le carton de gel à l'autre bout de la salle. Juste une ligne droite par rapport à Shane où la petite n'aurait aucun obstacle qui pourrait la faire tomber. Elle n'avait nullement envie de voir Bette lui tomber dessus.
Tina :' Bien joué Al, tu penses qu'elle sera fatiguée dans combien de temps ? Tu sais je suis sure que tu serais une formidable maman.'
Au bout de 2 aller retours, Angie ne courrait pratiquement plus. Au quatrième tour, elle s'arrêta devant Tina.
_ Maman c'est quoi ça ?
Elle avait jeté son pot de gel par terre et lui montrait les tags au mur. Ça voulait définitivement dire qu'elle ne voulait plus jouer les facteurs.
_ Viens, maman va t'essuyer d'abord, tu es tout en sueur, tu as soif mon ange ?
Tina lui prit sa petite main et l'emmena dans les toilettes. Alice les regarda s'éloigner, un peu attendrit.
Alice :' Tu voudrais faire un bébé avec moi ?'
Shane :' Hein ? À moi tu parles ?'
Alice :' Gros bêta, bien sur que non ! Je me demandais comment Tasha réagirait si je lui posais cette question !? Mais je suis sure que tu serais aussi formidable avec un bébé !'
Shane :' Tu dis ça à cause de Shay ? Il me manque vraiment ! Je me sentais vraiment bien avec lui.'
Jenny :' Salut les filles !'
Alice :' Hey Jenny, qu'est ce que tu fous là ? Tu ne joues plus les ombres d'Emma ?'
Shane :' Salut Jen. C'est gentille de passer voir tes amies !'
Jenny :' Je pensais venir vous aider un peu. Désolée de vous avoir négligé ces derniers jours !'
Alice :' Alors ?'
Jenny :' Alors quoi ?'
Alice :' Emma ?'
Jenny :' Chez elle.'
Shane :' Je crois que c'est pas ce que Alice voulait savoir !'
Alice :' Je crois que c'est pas ce que Shane veut savoir aussi !'
Tina :' Hey Jenny ! Ça va ?'
Jenny :' Salut Tina, je viens vous donner un coup de main. Betty n'est pas là ?'
Tina :' Non, elle a du travail à finir, parce qu'on part à San Bernadino demain !'
Jenny :' Ah bon, vous allez rater le Wax ?'
Shane :' Non, elle vont revenir juste pour la fête : vous êtes pas obligé vous savez, je comprends que Betty ait des obligations !'
Tina :' Tu plaisantes ? Betty ne raterait ta fête pour rien au monde. T'inquiètes pas, on a même droit à un chauffeur, on sera en pleine forme pour la fiesta !'
Alice :' Où as-tu enfermé ma filleule ?
Tina :' Tu vas pas le croire, elle ‘admire' les tags dans les toilettes ! C'est joli qu'elle dit !! Tina haussa ses épaules.
Jenny :' Betty doit être fière !'
Tina :' Tu ne peux pas imaginer à quel point ! Je vais être jalouse de ma propre fille.'
Alice :' Des nouvelles de notre chère Helena ?'
Tina :' Pas de nouvelle, bonne nouvelle !'
Devant l'air perdue de ses amies, Alice leur raconta l'histoire.
Shane :' Tina, tu veux encore des cartons pour tes affaires ?'
Tina :' Non, ça suffira ; j'avais déjà pratiquement tout emménager chez Bette déjà. Il ne reste plus que quelque nettoyage. Je pensais le faire demain, ce ne sera pas avant la semaine prochaine ! ‘
Angie :' Maman, maman ?'
Tina :' J'arrive ma puce. Mon dieu, s'il te plait Shane, dis moi que tu n'as pas mis d'autres objets d'art en déco la dedans ! Je vais la chercher, on doit bientôt partir de toute façon.'
Tina ressortit sans Angie.
Tina :' Jenny, ça tombes bien que tu sois venue ; je m'inquiétais que Shane passe une nuit de plus ici ! Tu la surveilles pour nous ?'
Jenny :' Pas de souci.'
Alice :' Bien, je te dépose Tee ! Tu veux que je repasse plus tard Shane ?'
Shane :' Non, c'est super de m'avoir aider toute l'après midi déjà. Je ne vais pas tarder non plus ! À plus les filles !'
Tina :' Angie, si tu viens pas tout de suite, maman va te laisser jouer les facteurs avec tata Shane !?'
Sur la route, devant le wax
Angélica marcha devant Tina et Alice, un pot de gel entre les mains. Elle allait pouvoir montrer à sa maman B qu'elle était une grande fille, qu'elle savait jouer au jeu du facteur.
Tina :' T'inquiètes pas, Jenny est la personne qu'il lui faut !'
Alice :' Tu sais, elle essaye de ne pas nous le montrer, mais cette histoire avec Molly l'a vraiment ébranlé !'
Tina :' C'est bien qu'elle a le wax pour lui occuper l'esprit ! '
Alice :' Tu veux que je te dépose où ?'
Tina :' Viens à la maison. Tu veux bien qu'on passe un peu de temps ensemble ? T'en fais pas, Bette va rentrer tard ce soir. ‘
Alice :' J'adorerais, mais j'ai vraiment pas dormi hier, je crois que je vais juste rentrer et me crasher sur le lit !'
Tina :' d'accord, mais tu m'appelles quand tu veux, ok ?'
Alice :' ok.'
Au wax
Jenny :' C'est génial Shane, tu as fait du bon boulot !'
Shane :' Oui, j'en suis assez content. C'est le dernier carton, après on pourra aller dîner ! A moins que tu dois aller rejoindre Emma ?'
Jenny :' Non, j'ai prévu de passer la soirée avec toi. On emporte un dîner à la maison, j'ai pas trop envie de restaurant ?'
Shane :' Trop d'abus avec Emma ?'
Jenny :' Ecoutes, je veux juste qu'on discute un peu. On avait pas complètement fini notre discussion de l'autre jour.'
Shane :' Pourquoi ce rush tout à coup ? À cause d'Emma ?'
Jenny :' Tu viens de finir ta troisième phrase d'affilée avec Emma. C'est quoi ton problème avec Emma ? Tu serais jalouse ?'
Shane :' Nooon ! C'est juste .... Je sais pas ! Max a eu raison pour Adèle ; j'ai peut être raison pour Emma ?'
Jenny :' Toi et moi, tu crois que ça marcherait ? En tant que couple !'
Shane :' Moi avec n'importe qui ça ne marcherait pas en tant que couple !'
Jenny :' Donc tu veux juste baiser avec moi ?'
Shane :' Non, Jen, c'est pas ce que j'ai dit !'
Jenny :' D'accord ! Ca remonte à quand ta dernière partie de jambes en l'air ? Quoi fais pas cette tête, c'est ce que se racontent les amies non ?'
Shane :' Hier soir ! Fais pas cette tête, c'est plus fort que moi !'
Jenny :' Oki, oki, et c'est quand la dernière fois que tu as fait l'amour ?'
Shane :' ??'
Jenny :' Paige ? Plus loin ? Carmen ?
Shane : ‘ ça ne marcherait pas entre nous Jenny ! ‘
Jenny :' Qui te dit que les amants ne sont pas aussi de bon amis ?'
Shane :' La question c'est ‘est ce que tu veux être ma petite-amie' ?'
Jenny :' Parce que ça ne dépends que de ce que je veux ?'
Shane :' Va-t-on passer la soirée à se poser des question sans y répondre ?'
Jenny :' Je ne baiserai pas avec toi si tu ne sais pas ce que tu veux !'
Shane :' Tu ne baisera pas avec moi parce que tu ne sais pas ce que tu veux !'
Jenny :' Mais tu vas m'aider à voir plus clair, n'est ce pas ?'
Shane :' Je t'écoutes.'
Jenny :' Je vais accepter d'écrire la biographie d'Emma.'
Shane :' Jenny, elle est même pas gay !'
Jenny :' je sais, mais je la trouve fascinante ! Je ne peux pas te l'expliquer, mais je la sens vulnérable, qu'elle est tentée !'
Shane :' Tu veux dire que tu la vois comme un défi ? Faire d'une hétéro une lesbienne ?'
Jenny :' C'est comme cela que tu ressens ? Je veux dire que tu as déjà couché avec des hétéros. C'était juste pour avoir la fierté de l'avoir fait basculé d'un coté ?'
Shane :' Heu non, elle basculera pas si il n'y a pas d'étincelle tu sais !'
Jenny :' Crois moi, je te garantie qu'Emma a une étincelle dans les yeux quand elle est avec nous !'
Shane :' Alors, heu... amie ?
Jenny :' Amie ....'
Elle la prend dans ses bras pour une étreinte.
Jenny :' .... Pour l'instant !'
Château Miraval, vendredi matin
L'exposition s'étalait sur trois jours. Dimitri Volkov passa cette première journée à accueillir les premiers invités. A vrai dire, il ne passa que les premières heures de la matinée au perron du château, car il n'y avait pas d'arrivée fixe, les invités arrivaient comme bon leur semblaient, au gré de leur agenda. C'est seulement demain, que l'exposition démarrait officiellement, avec la présence de tous, artistes, collectionneurs, conservateurs..... Suivie d'un somptueux dîner. Et dimanche, elle se terminerait en détente dans un grand barbecue avec la possibilité de visiter le grand parc naturel qui entourait le château.
Néanmoins, les galeries étaient déjà ouvertes, en principe pour la presse, mais les premiers invités avaient évidemment le loisir de les admirer aussi. Ce que firent Bette et Tina. Arrivées de bonnes heures, elles furent accueillies par Volkov lui-même. C'était un nabab très fantasque. Bette avait juste collaboré une fois avec lui. A l'époque, elle avait réussi l'exploit de lui retrouver une peinture sans autre valeur que sentimentale, appartenant à sa famille et égarée lors de la révolution russe. Depuis, Volkov lui a voué une reconnaissance éternelle. Une amitié renforcée par leur passion commune pour l'Art.
Dans le temps, Tina avait souvent accompagné Bette dans ses déplacements mondains. Mais souvent, elle était reléguée au nom ‘d'invitée de ‘. Preuve de l'estime que Volkov portait à Bette, et pour une exposition de cette importance, Tina Kennard figurait même sur la liste A des invités. Elles se sont retrouvées à la réception en possession de deux clés pour deux chambres distinctes ! Cette fois ci, elles ont gardé les deux chambres ; Kit et Angie vont revenir avec elles dimanche.
Ne comptant pas passer cette nuit là au château, elles n'avaient pas de bagage avec elles. Bette entraîna, donc dès leur arrivée Tina dans les différentes galeries. Profitant du calme du premier jour, elles ont pu s'attarder longuement dans chacune des salles. Aucun recoin n'était épargné. Toute la matinée, Tina s'était crue en compagnie d'une Angélica version adulte. Bette ne tenait pas en place, s'émerveillait de chaque sculpture ou peinture ou objet. Elle était insatiable, offrant ses commentaires ou sollicitant auprès des artistes, documentalistes, médiateurs....n'importe quelle personne qu'elles croisaient, une explication sur telle ou telle oeuvre. Si au début, Tina lui prêtait une oreille attentive, au bout de la énième salle, elle ne digérait plus tous ces mots à connotation artistique ; elle se contenta de hocher de temps en temps la tête, souriait à toutes discussions sans les comprendre.
Elle poussa intérieurement un ouf de soulagement, quand le personnel leur convia de rejoindre la table de monsieur Volkov pour le déjeuner. Bette aurait été capable de sauter le repas si Dimitri n'avait pas réquisitionné sa présence !
A peine le repas terminé, Bette ne perdit pas de temps, et se dirigea à l'emplacement même où on était venue les récupérer pour le déjeuner. Tina était à la fois fière et admirative : Volkov lui avait gentiment proposé de se reposer dans le grand salon, en attendant que Bette finisse le tour des galeries. Bette elle-même l'avait encouragé dans ce sens. Mais pour rien au monde, Tina l'aurait laissé s'amuser seule dans sa cour de récréation. Elle savait que si Bette savourait pleinement cette exposition, c'était aussi parce qu'elle le partageait en sa compagnie. Malgré son enthousiasme, Bette avait toujours un geste tendre pour elle. Quand elle ne lui tenait pas fermement la main, elle l'enlaçait par la taille ou la tenait par les épaules. Et fréquemment, elle lui jetait de rapide coup d'œil comme pour détecter la moindre fatigue ou lassitude sur son visage.
Galerie d'art, après midi, 2h plus tard
Elles sont maintenant revenues dans la grande salle. Profitant de la présence d'un buffet et des fauteuils à disposition, Bette se tourna vers Tina. Elle lui prit ses deux mains dans les siennes, et la regarda tendrement.
_ Tu veux qu'on fasse une petite pause ?
_ Pourquoi, j'ai l'air épuisé ?
_ Oui un peu.
Effectivement, Tina ne tenait plus vraiment sur ses jambes depuis une bonne demi-heure. Elle essayait de ne pas le montrer, mais apparemment Bette lisait en elle à livre ouvert. Elle lui sourit et hocha de la tête. Bette n'avait pas besoin d'une réponse de sa part. Elle parvenait à discerner le moindre changement d'attitude de son corps. Elle avait acquis une certaine lecture du langage du corps depuis qu'elle pratiquait le langage des signes. Mais Bette préférait plutôt se convaincre qu'elles avaient plutôt une connexion spéciale entre elles.
_ Viens, on va t'installer là-bas, et j'irai te chercher un verre ensuite.
Et elle l'entraîna par la main vers le fauteuil le plus proche. Mais toute deux s'arrêta net au son d'une interpellation derrière elles.
_ Bette !
‘Oh non, pas elle ! Pas ici !' pensa Tina, c'était si parfait depuis ce matin. Elle sentit une légère pression dans sa main. Bette aussi l'a reconnu.
‘C'était trop beau pour durer', pensa Bette. Elle regarda brièvement mais intensément Tina comme pour se graver son image dans la tête. Puis, tenant toujours Tina par la main, elle se retourna de façon à se mettre entre elles.
Bette :' Bonjour Jodi.'
Un instant, le regard de Jodi et de Tina se croissent, mais aucune d'elle ne dit mot. Très vite, Jodi fit abstraction d'elle, et ne fixa que Bette. Ça ne dérangea nullement Tina. Par contre, elle apprécia moins que Bette retire sa main de la sienne. Et ce sourire de satisfaction sur le visage de Jodi accentua son agacement. Jodi fit quelques gestes de ses mains. Bette lui répondit de la même façon. Tina assista ainsi à un dialogue silencieux entre elles. ‘Super !' se dit-elle. ‘ Je crois que je vais aller m'asseoir vu que de toute façon je sers à rien ici.' Sans un mot, elle recula doucement avant de se dirigea vers un fauteuil. Au dernier moment, Bette lui attrapa le bras. Surprise, elle se retourna et la dévisagea. Une fois assurée de son attention, Bette la lâcha, mais sans la quitter des yeux.
Bette :' Ne t'éloigne pas, s'il te plait !'
Bette avait formulé sa demande tout en signant à l'intention de Jodi. Tina compris instantanément ce que Bette essayait de lui faire comprendre.
Tina :' Je reste à portée de vue, d'accord ?'
Bette avait traduit sa réponse. Elle la regarda se mettre un peu à l'écart et c'est seulement une fois qu'elle s'immobilisa qu'elle reporta son attention vers Jodi.
[En langage des signes]
[ Jodi : Je vois que tu n'as pas mis longtemps à vouloir tout contrôler ; tu n'avais pas à me traduire ce qu'elle t'a répondu, ça ne m'intéresse pas !
Bette : Laisse la tranquille, ça ne concerne que toi et moi.
Jodi : Bien, revenons à nous alors. Si tu savais le nombre de vernissage auquel j'ai pu assister ces derniers semaines, rien que dans le but de te rencontrer.
Bette : Pourquoi, tu avais d'autres humiliations à me faire subir ?
Jodi : Dieu Bette, tu devrais me remercier ! Te rends tu compte de la réputation que j'ai contribué à te forger ? Je m'attendais à te revoir avec une horde de soupirantes autour de toi. Et miracle, tu sembles résister à la tentation et je te retrouve encore avec elle. Tu me déçois presque, j'ai envie de dire.
Bette : Serait ce une insulte de plus ? Je n'ai peut-être pas été assez claire la dernière fois, alors je te le répète une fois pour toute, il n'y a plus de nous, c'est totalement fini, je ne veux plus rien à voir avec toi.
Jodi : Non chérie, la dernière fois si j'ai bonne mémoire, c'était ‘je vais me battre pour notre relation'. Tu vois, tu changes d'avis si vite. Je n'en ai pas fini avec toi, nous aussi nous avons une histoire inachevée entre nous, alors peut-être que je vais rester dans les parages jusqu'à ce que tu réalises combien notre lien est fort aussi Rappelle toi comme tu aimais que je te caresse le visage, ainsi.]
Jodi tendit sa main vers le visage de Bette. Mais cette dernière l'attrapa au poignet avant qu'elle ne puisse la toucher.
Bette : ‘Je m'en rappelle pas !'
Malheureusement pour Bette, au contact avec Jodi, une impression de déjà-vu s'imposa à elle. D'un coup, elle se remémora cette soirée chez Phyllis. Cet instant où Jodi faisait mine de lui encrasser le visage et où elles ont échangés leur premier regard enflammé. Et malgré elle, elle se laissa envahir par les sentiments d'alors. Son visage s'attendrit au souvenir de ‘leur coup de foudre'. Jodi remarqua son trouble. Elle voyait une Bette pensive et ne sentait plus la pression que sa main exerçait sur son poignet. ‘Elle m'aime encore' se dit-elle, ‘j'ai une chance de la récupérer.'
Jodi :' Embrasse moi !'
Bette semblait figée. Puis lentement elle approcha son visage de celui de Jodi.
Tina ne ressentait plus son petit coup de barre. Elle s'était éloignée un peu d'elles et regarda sans comprendre leur discussion. ‘Je devrais m'y mettre aussi', pensa t-elle. ‘'Par moment Angélica me parle en signe; au moins j'aurais plus à lui demander de me répéter oralement ce qu'elle voulait dire. Est-ce une coïncidence de rencontrer Jodi ici ? Sinon que voulait-elle de Bette ? S'excuser de son idiotie d'œuvre ? Non, elle n'avait pas une attitude de repenti, et elle m'a toisé de haut. Bah que peut être vouloir d'autre que de la récupérer ? Comment ose t-elle, après ce qu'elle lui a fait subir au Hammer ? Ouais, moi aussi j'ai blessé Bette, et ça ne m'a pas empêché de vouloir la récupérer aussi !! Pourvu que Bette parvienne à régler une fois pour toute leur histoire. Je suis fatiguée de l'avoir au-dessus de nous comme une épée de Damoclès'. A ce moment, Bette saisi la main que lui tendait Jodi, et son attitude avait changé. Tina savait que la bataille était perdue : elle venait de perdre le contrôle de soi. ‘J'aurai dû rester à ses cotés', s'en voulue t-elle ! Malgré la mine réjouie de Jodi, Tina ne paniqua point. Elle avait confiance en Bette.
Bette émergea de son remembrance à la voix de Jodi qui lui demandait de l'embrasser. Un baiser ? L'image de Tina venait de chasser celle de Jodi dans ses pensées. Lentement, elle se pencha vers Jodi. Au dernier moment, elle inclina sa tête non pas pour s'emparer de sa bouche mais pour aller murmurer dans son oreille :
_ Toutes les herbes du monde ne te suffiront pas à me faire revenir vers toi !
Elle lui lâcha sa main, puis se recula, prête à traduire par geste ce qu'elle venait de lui murmurer. A la réaction de Jodi, elle sut qu'elle n'en eut pas besoin. Son sourire avait disparu, elle revoyait ce regard haineux. Elle savait que ça ne résoudrait pas leur problème, mais elle n'avait qu'une envie, lui faire mal à son tour. Elle tourna sa tête vers Tina, la fixa certaine d'avoir son soutien.
D'un pas décidé, elle parcouru la distance qui les sépara. Tina la regarda venir sans bouger. Elle observa vite fait Jodi et devina ce qui allait se passer. Bette arriva à sa hauteur. Tina la fixa. Brusquement, Bette posa une main possessive sur le bas de son dos et l'attira à elle tout en pivotant de façon que Jodi puisse voir leur profil. Tina se laissa faire. Les yeux mi clos, la bouche entrouverte, la tête légèrement inclinée, elle attendait passivement. Bette tourna sa tête vers Jodi, comme pour la défier et elle embrassa passionnément Tina.
D'abord violent, le baiser se fit de plus en plus doux, comme si Bette réalisa que son attitude était sordide. Qu'elle tenait dans ses bras la femme de sa vie, et qu'elle méritait plus d'égard de sa part. Elle était en colère contre elle-même d'avoir eu ce moment de faiblesse avec Jodi, et elle a un peu exagéré sa riposte. Au diable Jodi, pensa t-elle. Elle interrompit leur baiser, re-pivota et colla son front au sien. Elles restèrent un moment ainsi.
Bette :' Excuse moi.'
Tina l'entoura de ses bras, caressant tendrement son dos.
Bette :'Je suis tellement désolée !'
Tina, dans un murmure :' Chuuuuuu. Ne sois pas !'
Elle lui prit le visage dans ses mains, l'obligea à la regarder et lui déposa un petit baiser.
Tina :' C'est quand tu veux, où tu veux !'
Bette l'a dévisagea. Elle était sérieuse. Et ses yeux brillaient vraiment. Il en fallait pas plus pour que son corps réagisse.
Bette :' Et si on rentrait à la maison ?'
Tina :'Tu sais, c'est à une heure de route.'
Bette sourit.
Bette :' Et tu suggères quoi alors ?'
Tina : ‘On a nos chambres pour le week-end non ?'
Bette :' Bien, je vois. La tienne ou la mienne ? dit-elle pour la taquiner.
Tina :'La tienne.... D'abord ?'
Bette rigola.
Bette :'Allons y, on s'est assez donnée en spectacle ici.'
Studio d'enregistrement, the look
Sandra :' Bonjour, merci de nous rejoindre, je suis Sandra Husy'
Mary:' Mary Lamm'
Alice:' Alice Pieszecki'
Sandra: ‘Bienvenue au Look! Aujourd'hui notre invité est un magnat du multimédia, il nous fait l'honneur de sa présence pour le lancement de son nouveau magazine de mode.'
Mary :' Il est venu accompagné de sa jolie rédactrice en chef'
Alice :' merci d'accueillir John Galdono et Katherine Fourny !'
Sandra :' Bienvenue à vous ! Alors, encore un magazine de mode ? ‘
Alice :' Mode masculine ou féminine ?'
Sandra :' Oh Alice !'
Mary :' Donnez nous en exclusivité le nom d'abord !'
......
Katherine :' .... C'est tout à fait cela, nous cherchons à offrir à nos lectrices la possibilité de suivre la mode de leur idole et bien évidemment dans leur budget à eux !'
Alice :' Oui mais malgré tout, vous utilisez ces photos volées, je comprends qu'il n'est pas possible de demander aux célébrités de faire des séances photos avec leurs habits de tous les jours !'
Sandra :' S'agit-il avant tout de surfer sur cet engouement de pauvre fan vis-à-vis de leur idole?'
Mary :' Comment vous choisissez vos photos : par exemple prendriez vous celle de notre chère Alice dans ce fameux magazine ! Allez Alice, faites pas votre timide. On vous a reconnu !'
Katherine :' Parfaitement, parce que justement, il s'agit de mode avant tout, et nous citons ou rapportons aucune rumeur ! Et dans votre exemple, Mlle Peabody a d'exquise goût vestimentaire.'
Mary :' Je suis tout à fait d'accord, Alice, donnez nous donc le nom de sa maison de couture ! Vous connaissez quand même celle de votre petite amie !'
Alice :' Non Mary, vous vous égarez du sujet ! Pour clarifier les choses, Mlle Peabody est juste une amie ; Ne jetez pas d'huile au feu, vous savez, ma véritable petite amie pourrait mal le prendre !'
Mary :' Hou ! Alice, vous n'êtes donc pas célibataire ! Alors va-t-on attendre à une prochaine photo de votre véritable petite amie !'
Alice :' Non, c'est vie privée, Mary !
Face à la caméra, elle déclara un :' Je vous met au défi de nous photographier ensemble !'
Sandra :' Mary, ne taquinez plus notre Alice, elle a raison, c'est privée ! Bien restez avec nous, dans un instant, et vous aurez droit en exclusivité à la couverture du numero 1 du magazine, et je vous promets, elle est chaude !
Château Miraval, Chambre
Bette et Tina découvrirent avec émerveillement leur chambre. Elles étaient figées devant la somptueuse pièce. Du mobilier ancien, de la tapisserie, des statues et même des colonnes antiques, tout le charme de ces anciennes bâtisses.
_ Woow, je vois que ton ami Dimitri n'a pas lésiné pour rendre ton séjour agréable ! Il t'a réservé l'appartement royal ? Oh regarde un lit à baldaquin, j'adore !
Tina s'est précipitée dessus, s'assit au bord et commença à tester le matelas en rebondissant dessus.
_ Hum, en plus il est confortable !
Elle se laissa tomber sur le dos. Bette la regarda, amusée. Elle n'avait pas bougé de la porte d'entrée et savourait le spectacle.
_ Au moins je sais ce qu'il faut changer dans notre chambre pour te garder au lit ! Lui lança t-elle d'un ton ironique.
Tina se redressa légèrement ; s'appuyant sur ses coudes, elle fixa Bette.
_Viens ! Souffla t-elle.
Bette ne bougea pas, se contentant de la regarder en retour.
_ Hum, besoin d'encouragement ? Suggéra Tina.
Elle se mit à balancer sa chaussure d'un geste du pied. Bette, d'un mouvement de tête suivit la chaussure voler à travers la pièce. Elle balança l'autre chaussure de la même manière, mais Bette ne fit pas d'autre mouvement que celui de suivre du regard le deuxième envol. ‘Hum', pensa Tina, ‘comment fait-elle pour garder son calme, et m'exciter autant à la fois ?'. Elle se redressa complètement, passa son haut par-dessus sa tête, la jeta négligemment derrière. Elle déboutonna son pantalon, se déhancha sensuellement pour le baisser, le ramasser du bout des doigts et le laissa tomber sur le lit.
Bette passa sa langue sur sa lèvre inférieure. ‘Assurément, Tina était la plus belle pièce d'art de toute la pièce', se dit-elle. Les yeux toujours rivés aux siennes, elle alla dégrafer son soutien-gorge quand Bette fit un pas en avant. Un seul. Tina comprit, arrêta son geste. Mais au lieu de s'avancer vers elle, Tina se rassit sur le lit, se recula et s'allongea de tout son long sur le coté, le bras accoudé au lit et sa main maintenant sa tête. Elle attendit quelques secondes, puis de son autre main, tapota l'espace vide devant elle sur le lit, sourire séductrice en appui. Bette lui retourna un de ses délicieux rires.
Elle retourna vers la porte et la verrouilla. D'une démarche féline, elle se fendit vers sa proie ; juste le temps à mi chemin de dézipper sa robe pour la laisser tomber à ses pieds, l'enjamber déchaussée, et elle se planta devant le lit. Tout au long de son approche, Tina s'était rassis sur le lit. Elle pouvait ainsi l'admirer à loisir. Elle ne se lasserait jamais de contempler ce magnifique corps. Dieu qu'elle a envie de sentir le contact de sa peau sur la sienne, les caresses expertes de sa main sur tout son corps. Elle avala difficilement sa salive à ses pensées. Un brûlant désir se répandait en elle lorsque Bette finissait de se déshabiller complètement. Sa respiration devenait haletante.
Consciente de l'effet qu'elle lui produisait, Bette tendit sa main vers son visage, lui caressa sa joue et traça avec son pouce le contour de ses lèvres. Elle se pencha, passa ses mains dans ses cheveux et l'embrassa tendrement. Dans le même temps, Tina lui saisie ses hanches et l'encouragea à s'approcher plus près d'elle. Bette posa ses genoux sur le lit, s'avança, l'obligeant à écarter ses jambes. Savourant les douces caresses dans son dos, elle releva sa tête. Tina émit une petite protestation, sa bouche avide de reprendre le contact perdu. Elle se jeta alors sur ce qui était à sa portée, baisa éperdument sa gorge, s'attarda un moment pour écouter le battement de son cœur et glissa lentement vers sa poitrine. Bette émit à son tour un gémissement, de plaisir. Mains enfouies dans ses cheveux, elle se cambra sous les caresses du bout de la langue de Tina sur ses seins. Cédant à son désir, elle reprit le visage de Tina dans ses mains, la souleva et l'embrassa passionnément cette fois. Au contact de leur langue, leurs corps s'embrasèrent.
Doucement, Bette l'allongea sur le lit. Tina était à bout de souffle quand Bette décida de lui lécher tout le long de son cou, sa poitrine à travers la dentelle, son ventre. Tina avait besoin d'elle plus bas ; elle essaya d'accélérer sa progression par de petite poussée sur ses épaules, mais Bette comme à son habitude la mit au supplice.
‘Bette.... Bébé... plus bas', marmonna une Tina au bord de l'agonie, passant fébrilement sa main sur son front. Enfin Bette daigna s'occuper de son intimité mais lui ôta trop lentement à son goût sa fine lingerie. ‘Bette...non, plus de... taquinerie, s'il te plait...'.
_ Bébé ? Tu es sure, tu me veux là ?'
Pour seule réponse, Tina lui ébouriffa ses cheveux. Mais Bette la faisait languir encore, baisant toujours que ses hanches. Entre deux baisers, sans relever la tête, elle réitéra sa question.
_ Bébé ?
Exaspérée, Tina hurla un ‘BEEEEEETTeeeeeeeeee' qui s'étouffa de lui-même car Bette s'est mise soudain à la caresser, la sucer, la lécher. Son corps frissonna au toucher de sa bouche, et elle ne put émettre que gémissements : ‘ Oh oui bébé, comme cela... oui continue... '. Bette ne lui laissa aucun moment de répit, ses mains remontaient déjà vers sa poitrine et s'en jouèrent. Tina ondula de plaisir. Soudain, elle sentit l'extase et une vague de frisson envahir son corps tout entier.
Elle rouvrit ses yeux sur le visage souriant de Bette, qui lui plaçait délicatement des mèches derrière son oreille. Elle voulait lui dire combien c'était merveilleux, mais devant l'intensité de ce regard, elle ne put sortir aucun son. Seulement se perdre dans ses yeux. Bette s'était décalée sur le coté, pour la laisser respirer. Elle regarda, admirative son ange blond. Elle avait encore faim d'elle. ‘ Je t'aime.' déclara t-elle. Elle resta proche, se délectant de son souffle sur son visage. Ne résistant pas plus longtemps elle se mit alors à titiller, de la langue, lobe de son oreille. ‘ Prête pour un second tour ?', lui murmura t-elle. Ses doigts traçaient déjà des petits cercles sur son ventre, et descendaient inéluctablement plus bas.
_ Non, Bette, pas déjà, c'est encore sensib....humm....
_ Tu disais ?
Tina avait déjà refermé ses yeux de plaisir. Elle remuait fiévreusement sur le lit.
_ Rien... Bébé....encore....plus... plus vite...
Bette lui étouffa ses cris par de fougueux baisers.
Ce second orgasme la laissa pantelante. Et Bette était... insatiable. Tina ne sut pas comment elle trouvait encore la force de répondre à ses envies. Au troisième, exténuée, elle avait vraiment besoin de récupérer.
_ Bébé, donne moi 2 secondes.
De son air le plus innocent, Bette la taquina :
_ À une époque, je me rappelle que tu n'avais pas besoin de pause, enfin pas à ce stade là !!!
Un peu vexée, Tina lui attrapa le visage.
_ Tu n'es qu'une vile tentatrice, tu le sais ça ?
_ Je sais que tu adores mon coté sombre, hein n'est ce pas ?
_ Non, j'adore tous tes cotés, sombre ou ... très sombre !!
_ Hahaha, bien ma pauvre petite innocente et pure oie blanche, voyons si je peux te faire succomber de nouveau.
Elle se remit à lui mordiller ses lèvres, son menton.
_ hmm, toujours, tu es trop irrésistible, je ....Quoi ? Attends, Bette, STOP!
Bette stoppa et la regarda perplexe.
_ J'ai bien entendu ? Tu m'as traité de petite oie blanche ??
Soulagée que ce ne soit que cela, elle allait continuer à lui déposer des baisers, mais Tina se releva.
_ Tee ?
Tina la fixa, fâchée.
_ Heu écoutes, blanche parce que tu es ... blanche ! Et si tu n'aime pas oie, bah colombe ça te va ? Ma colombe blanche, dit-elle en rigolant, trouvant absurde d'avoir à faire une explication de texte dans un tel moment. Il y avait mieux à faire !
_ C'est pas drôle Bette.
Elles se fixèrent ainsi un moment. Tina attendant des excuses et Bette ne voulant pas les donner. Soudain, le bruit d'une clef qu'on insère dans une serrure se fait entendre.
Elles se regardèrent avec étonnement. Elles se seraient trompées de chambre ?? Clic clic, leur porte se déverrouillait. Une lueur de panique jaillit des yeux de Tina. Elles étaient nues, assises l'une sur l'autre à moitié enlacées, leurs affaires éparpillées dans la pièce. Bette réagit la première ; une chance que Tina a jeté ses affaires sur le lit, pensa t-elle. Rapidement, elle les rassembla, les balança sous le drap, étendit Tina, ramena la couverture sur elles, se retourna vers la porte pour lui offrir son dos en protection. Tina eut juste le temps de se rapprocher plus près du dos offert pour se cacher quand la porte s'ouvrit.
‘ Fait chier !', jura Tina pour elle-même en reconnaissant la personne. Elle s'enfouit plus profondément sous le drap pour se rhabiller.
Jodi entra dans la pièce. Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas leurs présences. Et évidemment, n'entendit pas le juron de Bette à son encontre. Le mouvement de Tina l'alerta et elle découvrit avec surprise la scène. Des vêtements éparpillés dans la pièce et deux personnes sur le lit. Elle voyait Bette lui dire de sortir de la pièce immédiatement. Elle tenait une couverture sur elle, et semblait protéger la personne derrière elle. ‘Tina', évidemment pensa Jodi. En d'autres circonstances, elle se serait excusée et serait sortie de suite. Mais là, sa colère eut raison de son bon sens. Sachant que Bette ne pouvait pas signer dans sa situation, elle évita de regarder son visage pour ne pas lire ses lèvres. Elle s'avança sur le coté, calmement. ‘Que peux tu faire maintenant Bette ? Comment vas tu m'empêcher de l'embarrasser ?', elle savoura sa petite mesquinerie.
_ Merde Jodi, cria Bette en reconnaissant la personne. Mais Jodi ne la regardait pas. Elle sentit le mouvement de Tina et essaya de se caler entre Jodi et elle. Elle n'avait pas beaucoup de marge, la couverture découvrait l'une des deux au moindre mouvement. Voyant que Jodi a remarqué leur présence, elle lui cria dessus.
_ Sors tout de suite jodi ! Mais elle ne bougea pas. Furieuse, elle monta d'un ton avec un ‘Dégage d'ici Jodi !'. ‘Pourquoi je crie ?', se dit Bette, elle m'entends pas de toute façon. Et apparemment, elle se pourlèche de la situation. Ho ho, elle s'avance ! Merde à quoi tu joues Jodi ? Elle veut Tina ! La garce.
Bette n'avait qu'une solution. Elle le fit sans hésiter. Elle se glissa hors de la couverture, couvrit complètement Tina avec, bondit du lit pour se planter nue devant Jodi, lui barrant toute vue autre que la sienne.
_ Stop Jodi !
Jodi s'arrêta sur le champ. Une flamme dans les yeux, elle mira ce magnifique corps. Bette se laissa faire, n'essayant même pas de se cacher avec ses mains. Ce n'est pas comme si elle ne l'avait jamais vu dans cet état ! Au moins, elle a réussi à détourner son attention.
Jodi était comme magnétisée, elle ne parvenait pas à se détacher de ce corps nu. Au souvenir de leurs torrides étreintes, elle saliva péniblement. Elle fut arrachée de ses songes lorsque Tina, habillée maintenant, se mit devant Bette.
Tina :' Le spectacle est fini Jodi !'
Jodi soutint son regard.
Tina :' Et je la partage pas !'
Jodi chercha le regard de Bette. En vain. Sans un mot, elle recula et sortit de la pièce. Tina poussa un soulagement et s'adossa complètement sur Bette qui lui entoura ses épaules de ses bras et enfouie son visage dans ses cheveux. Après un moment, elle lui murmura.
Bette : ‘Je vais lui parler'.
Château Miraval, jardin
Jodi s'est précipitée vers la première cour ; elle avait besoin d'air frais. Et malgré cela, elle ne parvenait toujours pas à se calmer. Cette rencontre qu'elle avait tant espérée tournait en cauchemar pour elle. Pourtant elle était animée de bonne intention. C'était sous le coup de la douleur d'avoir été trompé qu'elle avait monté cette œuvre du Hammer. Si sur le moment, elle avait savouré sa revanche, pour autant elle ne parvenait pas à l'oublier. Toutes ses pensées la ramenaient irrémédiablement à une même personne. Elle lui a manqué, et à l'évidence elle lui manque encore. C'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle la revoie. Elle voulu bien s'excuser de sa petite vengeance mais néanmoins, pas question de faire le premier pas. Voilà pourquoi, elle avait passé ces dernières semaines dans des vernissages dans l'espoir de la croiser. En vain.
Elle était venue à Miraval sans espoir. S'étant renseignée avant, Bette Porter n'était pas dans la liste des invités. Quelle ne fut sa surprise quand Anna, la réceptionniste, lui a fait part de la présence de madame Porter pour l'exposition. Elle était d'ailleurs enregistrée dans la liste des invités déjà présents. Cerise sur le gâteau, elle était venue sans invitée ! Anna, qui avère être une de ses grandes admiratrices, lui a même donné comme chambre, celle de Bette car cette dernière ne restait pas au château cette nuit là. Jodi avait du mal à comprendre. Aucune trace de Bette dans les galeries puis d'un coup la voilà présente comme par enchantement, un jour de semaine en plus. La rumeur qu'elle a quitté le CU serait vraie ? La Bette Porter qu'elle connaissait n'aurait jamais laissé tomber son travail pour quelque expo que ce soit !
C'est accroché à l'idée que Bette puisse souffrir autant qu'elle de leur rupture qu'elle partie, rempli d'espoir à sa recherche dans les galeries du château. Sa désillusion fut terrible quand elle l'aperçut au bras de Tina, des regards et des gestes plus tendres que jamais. Sa repentance céda vite la place à sa colère. Elle ne saurait dire à quel moment la douleur fut la plus intense : quand Bette lui jeta à la figure qu'elle ne voulait plus d'elle, même défoncée ? Quand elle les avait vu s'embrasser passionnément ? Les surprendre à baiser dans la chambre ? Ou encore, la voir nue devant elle ?
Depuis combien de temps est-elle là ? Pourquoi ne parvient-elle pas à se calmer ? Ce qu'elle sait, c'est qu'à cause de Bette Porter, elle, Jodi Lerner est devenue une faible personne. Maudite soit-elle !
Soudain, on lui tapota l'épaule. Son cœur commençait déjà à battre plus fort.