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Série : The L Word
Création : 18.07.2008 à 05h52
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Fin de la saison 5 à une excéption prêt, Bette n'a jamais rencontré Tina
Cette fanfic compte déjà 80 paragraphes
Le soleil était sur le point de se lever sur la côte est, Shane arpentait perdue les rues de Los Angeles. Elle avait tout gâché, une fois de plus. Jenny, sa meilleure amie, n’avait pas crié, ne l’avait pas frappée, n’avait même pas fait le moindre geste. Ce silence était plus assourdissant que ce Shane avait jamais dû supporter. Elle n’avait fait des avances à Nikki que pour oublier son histoire avec Molly. Ses pas la conduisirent vers la petite église où elle se réfugiait parfois lorsque le poids du monde semblait peser sur ses épaules. L’église était vide, Shane s’assit sur un banc et les larmes si longtemps refoulées coulèrent naturellement le long de ses joues.
Sœur Marie-Christine venait juste de ranger la table de l’eucharistie matinale lorsqu’elle aperçut la jeune femme. Elle s’assit aux côtés de Shane sans mot dire, en lui passant simplement un bras autour des épaules. Shane, n’étant guère habituée à un tel geste de bonté, se laissa totalement aller et mouilla la soutane de la bonne-sœur de ses larmes.
Personne ne peut dire combien de temps s’écoula jusqu’à ce que Shane réussit enfin à lever le regard vers cet ange envoyé du ciel.
Shane confuse : Je suis désolée…
Sœur Marie-Christine : De quoi ?
Shane essuyant ses larmes : J’ai passé l’âge de me laisser aller ainsi.
Sœur Marie-Christine calmement : Si chaque goutte d’eau est appelée à retourner à l’océan d’où elle a été initialement tirée, alors les larmes ne doivent-elles pas également nous unir au divin tout ?!
Shane baissant les yeux : Vous devez savoir ma sœur que je suis loin d’être quelqu’un de bien.
Sœur Marie-Christine avec beaucoup de compassion : L’aveu de ses faiblesses, n’est-ce pas déjà la moitié du chemin vers l’amélioration ?!
Shane toujours les yeux baissés : Je suis incapable d’amour. Cette nuit j’ai brisé le cœur de ma meilleure amie en lui prenant la femme qu’elle aime.
Sœur Marie-Christine : L’amour dure pour un temps, l’amitié pour l’éternité, c’est pour cela que le secret d’un amour qui dure, c’est aimer d’amitié. Mais dis-moi, es-tu son amie ?
Shane : De Jenny ? Evidemment !
Sœur Marie-Christine clairvoyante : Et de celle dont tu es éprise ?
Shane surprise : Euh, j’en sais rien à vrai dire.
Sœur Marie-Christine : L’amour ressemble à la marrée avec son flux et son reflux, mais l’amitié est comme l’eau dont le jardinier rempli son arrosoir, toujours au bon endroit, au bon moment pour abreuver les fleurs, stable et fidèle.
Pensées de Shane : C’est justement là mon problème.
Shane se levant pour s’en aller : Merci pour tout ma sœur, soeur…
Sœur Marie-Christine : Sœur Marie-Christine, revenez quand vous voulez, la maison de Dieu est ouverte à tout le monde sans exception.
Bette prenait son petit déjeuner, seule, lorsqu’elle aperçut Shane.
Bette l’appelant : Shane, que dirais-tu d’un croissant accompagné d’un bon café chaud ?!
Shane montant les marches vers la terrasse : Alors, toi aussi tu te sens seule ?!
Bette fataliste : Mieux vaut être seule que mal accompagnée.
Shane sur le même ton : Pour autant qu’on vive bien avec soi-même.
Bette sentant la colère l’envahir : Peut-être, mais ça vaut toujours mieux que de ne pas savoir pourquoi on a été amoureuse de quelqu’un qui à la première occasion vous détruit !
Shane : Toi, c’est juste Jodie que tu as perdu, moi c’est Jenny et à travers elle toute l’estime que me portait la tribu.
Shane devant le regard noir de Bette : Excuse-moi Bette, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire.
Bette se maîtrisant : T’en fais pas pour ça va, puis avec Jenny ça s’arrangera avec le temps, l’amitié est toujours plus forte que l’amour.
Bette devant le regard de Shane : Quoi, qu’est-ce que j’ai dit ?
Shane haussant les épaules : Oh rien, c’est juste que tu es la seconde personne à me dire ça aujourd’hui.
Tasha se leva en prenant bien garde de ne pas réveiller Alice à l’autre extrémité du lit.
Pensées de Tasha en remontant le drap sur sa compagne : Si seulement je savais ce que je fais de travers ?
Tasha en embrassant Alice sur le front : Je t’aime belle blonde.
Elle s’habilla rapidement pour s’en aller prendre possession de son nouveau boulot, au sein de la police de la ville.
Pensées de Alice qui ne dormait pas : Il faut absolument que je trouve une solution, ça ne peux plus durer comme ça, j’ai tout ce que je n’ai jamais souhaité et pourtant je me sens tellement vide.
Jenny s’était rendue une dernière fois au studio pour récupérer le reste de ses affaires. Chaque recoin avait gardé le souvenir de son amour pour Nikki, son parfum flottait encore dans les couloirs et le cœur de Jenny se contrit tellement, qu’elle avait l’impression d’étouffer.
Adèle surgissant de nulle part : Alors Jenny, on revient me supplier de te reprendre comme associée.
Jenny tentant de rester digne : Tu as beau être à la tête d’une superproduction, la beauté et la face cachée de « Lez girls » t’échappera toujours. Sur ce, je te souhaite bien du plaisir lorsque tu devras répondre aux questions de tes fans.
Adèle ne sut quoi dire, alors que Jenny s’en alla d’une démarche pleine de noblesse, avant de s’effondrer derrière le volant de sa voiture.
Dans la maison familiale des Kroll.
Molly rassemblant ses affaires en colère : De quel droit lui as-tu dit ces choses, et d’abord que sais-tu de ce qui est bon ou non pour moi, tu ne connais rien de ma vie !
Phyllis essayant de raisonner sa fille : Et où comptes-tu aller ainsi ?
Molly chargeant son sac à dos sur les épaules : N’importe où, mais loin de cette maison, j’y étouffe !
Phyllis la retenant par le bras : Je t’ordonne de rester ici, je suis ta mère !
Molly se dégageant : Vraiment, alors pourquoi t’opposes-tu à mon bonheur ?!
Phyllis criant alors que Molly s’éloigne : Shane ne fera jamais ton bonheur ma fille, jamais !
Molly se retournant une dernière fois : Elle le fera en tout cas mieux que toi !
Shane ressentait soudain le besoin de parler de sa vie à quelqu’un, alors qu’elle avait toujours tout enfui en elle-même. Elle emprunta naturellement la ruelle qui menait au monastère des anges situé au nord d’Hollywood. Elle y aperçu une voiture mal garée qui lui semblait familière, elle s’approcha et quelle ne fut pas sa surprise d’y trouver Jenny complètement ivre sur le gazon à deux pas de la portière ouverte.
Shane l’aidant à se lever : Mon Dieu, Jenny qu’est-ce que tu as encore fait ?!
Jenny semi-comateuse : Tout ça c’est de ta faute… laisse-moi crever en paix… c’est tout ce que je te demande…
Shane voyant sœur Marie-Christine fermer l’église à 22H comme tous les soirs : Excusez-moi ma sœur, mais pourriez-vous me donner un coup de main s’il vous plait !
Sœur Marie-Christine scrutant l’horizon : Vous êtes la jeune femme de l’autre matin n’est-ce pas ?
Shane n’arrivant pas à porter Jenny : En effet.
Sœur Marie-Christine s’empressa de venir en aide à Shane et elles portèrent Jenny jusqu’à la cellule de cette dernière.
Sœur Marie-Christine : Ca devrait aller, la scarification au poignet n’est pas trop profonde, mais à voir les cicatrices, ce n’est pas la première fois que ça lui arrive.
Shane tristement : Tout ça, c’est de ma faute. C’est Jenny, ma meilleure amie dont je vous ai parlé.
Shane lui raconta pratiquement toute sa vie, alors que sœur Marie-Christine nettoya et pensa au mieux les plaies de Jenny.
Bette longeait les murs du collège telle une voleuse. Elle avait la nausée, comme lors de ses examens universitaires. Elle se précipita dans le premier cabinet ouvert pour y vomir l’ensemble de ses tripes.
Pensées de Bette : J’espère presque que Phyllis me vire, comme ça je n’aurai plus à affronter les regards de tous ces gens qui grâce à Jodie me perçoivent tel un monstre. Pourquoi diable dois-je toujours mêler vie professionnelle et vie privée, je devrais pourtant savoir que ça n’apporte que des ennuis. Si seulement je pouvais rencontrer quelqu’un qui m’aimerait telle que je suis et non l’image que je m’efforce de donner de moi-même, une personne qui comprendrait que je ne désire pas la contrôler, mais simplement la protéger de mon amour. Qu’est-ce que tu racontes-là Bette, ce genre de femme n’existe que dans tes rêves ! Ressaisissons-nous et affrontons la journée.
Adèle devant la caravane de Nikki : Où comptes-tu aller comme ça ?
Nikki une valise dans chaque main : Je n’en sais rien encore, mais le plus loin de toi possible, ça c’est certain.
Adèle lui barrant le chemin : Je te rappel que tu es liée à moi par contrat pour deux films supplémentaires.
Nikki la bousculant : C’est à Jenny que j’étais liée et certainement pas à toi, alors bon vent.
Adèle haussant la voix : Si tu brises ton contrat, ta carrière est finie ma petite !
Nikki perdant son calme : Ma carrière ? Mais ma pauvre Adèle, tu n’as vraiment rien compris, c’est l’amour de ma vie que j’ai trahi, alors ma carrière tu peux te la mettre là où je pense !
Le rituel matinal avait été le même que les jours précédents, mais Alice n’osa répondre quoi que ce soit à Tasha. Elle se leva une demie heure après que sa colocataire s’en soit allée, car c’est ainsi qu’elle voyait désormais Tasha. Une heure plus tard, elle buvait un café en compagnie de Cléa.
Cléa l’embrassant sur la joue : Je ne pensais pas que tu viendrais.
Alice faisant semblant de ne pas comprendre : Et pourquoi cela, on est amies non ?
Cléa haussant les épaules : Si tu le dis.
Alice l’entraîna subitement aux toilettes pour lui rouler une pelle, afin d’évacuer la tension qui l’habitait depuis des jours.