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Série : The L Word
Création : 18.07.2008 à 05h52
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Fin de la saison 5 à une excéption prêt, Bette n'a jamais rencontré Tina
Cette fanfic compte déjà 80 paragraphes
Bette était rentrée immédiatement chez elle, après que le car ait ramené les élèves au campus. Jodie avait voulu la retenir auprès d’elle par n’importe quel prétexte bidon, mais Bette ne s’était pas laissée faire.
Paroles de la chanson que Bette chantonne : Elle, c’est… Un visage inoubliable Des plaisirs mémorables Un diamant brut en amitié Ma chanson d’un bel été Elle, c’est… Tout et même davantage Tout un univers en héritage L’éternité en un seul jour Assurance des vieux jours Elle, c’est… La belle soignant la bête Le feu d’artifice de la fête Le paradis au sein de l’enfer Je respire grâce à son air Elle, c’est… Le reflet des plus beaux rêves Un sourire naviguant sur le fleuve Du bonheur transmis à la foule S’assurer un monde où tout roule Elle, c’est… Des larmes, des perles de rosée Des yeux bleu azur sur moi posés Des lèvres rouges appelant la vie Une femme dont j’ai trop envie Elle, c’est… Ma raison de vivre, mon existence De ma maison l’argenterie, la faïence Mon passé, mon présent, mon futur Celle auprès de qui je désire vieillir Elle, simplement elle.
Bette allongée sur son lit, prenant machinalement le combiné du téléphone : Oui bonsoir ma mère, c’est Bette Porter à l’appareil, j’aurais besoin d’une ou deux précision de la part de sœur Marie-Christine si c’est possible… Oui, j’attends… merci ma mère, c’est très aimable à vous…
La respiration de Bette s’accélère dangereusement.
Tasha emmena Alice au sommet du Mont Saint Antonio pour y admirer le coucher de soleil sur la ville et sur l’océan. Alice se blotti tout contre Tasha et profita pleinement de sentir son corps contre elle. Elle aurait voulu pouvoir toujours être ainsi avec son soldat, faire un sur une moto et parcourir le monde, mais voilà, l’amour était bien plus compliqué que cela.
Alice descendant de l’engin en ôtant son casque : C’est magnifique !
Tasha l’observant, les cheveux au vent : Oui, mais rien ne saurait être aussi magnifique que toi.
Alice troublée par un tel aveu : Si on s’asseyait sur ce banc pour profiter pleinement du spectacle.
Tasha lui souriant tristement : Le temps de récupérer notre pique-nique et j’arrive.
Tasha avait préparé les sandwichs préférés de Alice, à base de tzatziki et de mousse de canard. En fin de repas, Tasha passa naturellement son bras autour des épaules de Alice, et celle si se laissa aller contre son flanc, alors que le dernier rayon de soleil disparut dans l’océan.
Tasha rompant le silence : Je t’aime Alice, tu es la femme de ma vie, mais puisque manifestement, je ne suis pas la tienne, alors sache que je te libère de ton engagement envers moi, je te rends ta liberté. Mais si un jour tu as besoin de moi, alors n’hésites pas, je ferai toujours tout pour toi sans rien attendre pour autant en retour.
Alice les larmes au yeux : Je suis désolée Tasha... je…
Tasha la berçant : Chut, ne dis rien, je sais.
Soeur Marie-Christine s’était enfermée dans sa cellule immédiatement après le repas et la messe du soir, tellement l’image de Bette troublait son esprit et qu’elle craignait qu’on la questionne à ce sujet.
Sœur Marie-Christine allongée sur son lit se souvenant d’un poème de Baudelaire : La rue assourdissante autour de moi hurlait. Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Une femme passa, d'une main fastueuse Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ; Agile et noble, avec sa jambe de statue. Moi, je buvais, crispé comme un extravagant, Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan, La douceur qui fascine et le plaisir qui tue. Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté Dont le regard m'a fait soudainement renaître, Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ? Ailleurs, bien loin d'ici ! Trop tard ! Jamais peut-être ! Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais, Ô toi que j'eusse aimée, à toi qui le savais !
A cet instant, la mère supérieur frappa à sa porte pour lui tendre le combiné téléphonique, en lui recommandant de ne pas s’attarder plus que nécessaire et de le lui rapporter dans son bureau.
Sœur Marie-Christine s’annonçant timidement, le cœur battant la chamade : Que puis-je pour vous doyenne Porter ?
Bette qui n’avait nullement songé à une histoire bidon à lui raconter : Sœur… Marie… Chris… Tina, j’ai oublié de vous demander si vous seriez d’accord de présider notre vernissage au collège ?
Sœur Marie-Christine troublée : Personne ne m’a plus appelée Tina depuis le décès de ma mère, j’étais alors âgée de sept ans.
Bette déboutonnant son chemisier de peur d’étouffer : Je suis désolée, je ne voulais pas vous rappeler de pénibles souvenirs, mais ça m’est venu naturellement.
Sœur Marie-Christine un rire crispé : Dans ce cas, je vous autorise à m’appeler ainsi, Bette.
Bette fermant les yeux, transportée dans une autre monde : Seulement si l’on se dis « tu » Tina.
Sœur Marie-Christine tentant de se rattraper : C’est d’accord pour le vernissage Bette. Puis-je faire autre chose pour toi ?
Pensées de Bette : Oui, me laisser t’aimer, t’enivrer, t’enlever et partager ta vie.
Pensées de Sœur Marie-Christine dans ce silence assourdissant : Seigneur, qu’est-ce qui me prend ? Je lui donne la possibilité de me demander la lune et je me sens capable de lui offrir le monde.
Bette prenant sa chance : Tina, accepterais-tu de dîner en ma compagnie un de ces jours pour parler plus en détail de notre concours et de l’exposition.
Sœur Marie-Christine s’entendant répondre malgré elle : Pourquoi pas demain soir, si ça te convient.
Bette croyant rêver : Je viens te prendre au couvent à 18H30.
Sœur Marie-Christine : Plutôt 19H15 après la messe du soir.
Bette : Elle est à 18H non, alors j’y assisterai.
Sœur Marie-Christine une voix tremblante : Alors à demain Bette.
Bette alors qu’on avait déjà raccroché de l’autre côté : A demain ma Tina.
Shane avait attendu pendant des heures que Adèle veuille bien se pointer devant le studio.
Shane lui barrant la route : Adèle, mais à quoi tu joues à la fin, ça fait depuis hier après-midi que j’essaye de te joindre ?!
Adèle hautaine : Désolée, mais je n’ai guère le temps pour ce genre d’enfantillages.
Shane : Je veux juste savoir où est Nikki Stevens ?
Adèle mauvaise : Je croyais qu’elle était dans ton plumard ou peut-être même à trois dans celui de Schecter.
Shane leva son poing pour la frapper, mais se ravisa devant le regard du gorille qui accompagnait Adèle.
Shane mendiante : S’il te plait Adèle.
Adèle cédant : Elle est repartie à Frisco chez ses parents, après avoir lamentablement bousillé sa carrière en rompant son contrat avec Shaolin. Quel gâchis, et tout ça pour une traînée !
Shane s’engageant pour l’honneur de ses amies : Tout cela au nom de l’amour, mais je doute que tu puisses comprendre un jour ma pauvre Adèle.
Autant Bette avait superbement bien dormi, autant la journée s’annonçait comme un calvaire. Les heures semblaient ne pas vouloir avancer et la terre s’était arrêtée de tourner.
Pensées de Bette : Pourquoi a-t-il fallut que je m’éprenne d’une bonne-sœur ? Jamais ça pourra marcher entre nous et pourtant je ne peux détourner mon regard d’elle. Je suis prisonnière d’un amour impossible, tout en me prenant à espérer pouvoir sortir en plein jour à son bras. Vais-je lui détruire sa vie en poursuivant, ou au contraire suis-je ce que le destin avait prévu pour elle ? Tant de questions, tant d’émotions insoupçonnés, tant d’envies, tant de projets encore informulés, mais si peu de réponses.
Phyllis l’arrachant à ses pensées : Bette, dis-moi, est-ce que ton amie Shane cours toujours après ma fille ?!
Bette sursautant : Pas à ma connaissance, je crois même que Shane d’a plus revu Molly depuis le soir où tu l’as virée.
Phyllis se laissant tomber sur une chaise : Molly est partie de la maison depuis trois jours déjà. Je pensais qu’elle allait revenir comme elle le fait toujours après une violente dispute, mais là je n’ai aucune nouvelle, je suis très inquiète.
Bette n’ayant nullement l’envie d’entendre les doléances de sa chef : Ecoute Phyllis, Molly est adulte et responsable de sa vie, mais si ça peut te rassurer, je vais me renseigner pour savoir si on l’a vu du côté de West Hollywood.
Phyllis légèrement plus calme : Merci Bette, c’est très gentille à toi. Bien, je vais te laisser travailler maintenant.
Elle sortit du bureau, laissant Bette à nouveau seule avec ses pensées contradictoires.
Alice avait regardé Tasha emballer et emporter ses affaires sans pouvoir dire le moindre mot. Ca lui semblait tellement irréel et complètement dénué de sens d’observer ainsi l’unique personne n’ayant jamais tout abandonné par amour pour elle, mais Alice n’avait aucun argument valable pour retenir Tasha, alors le silence lui parut le plus honnête et le moins déloyal.
Tasha lui souriant une dernière fois : Que Dieu te bénisse Alice et puisse-t-il t’accorder ce que tu cherches depuis si longtemps.
Lorsque la porte se referma, Alice éclata en sanglots comme elle ne l’avait plus fait depuis la mort de Dana.
Pensées de Alice : Ou puise-t-elle un telle force ? Je la bafouille, la trompe, lui vole sa vie et elle arrive encore à me sourire et à me bénir. Quelqu’un arrivera-t-il un jour à m’éclairer sur moi-même et l’amour que Tasha éprouve à mon égard ?
Jenny était occupé à la cuisine lorsque Shane rentra.
Shane voyant les deux couverts : Je suis désolée, j’ignorais que tu attendais quelqu’un. Je vais aller quelques heures au Planet pour te laisser l’intimité nécessaire avec ton invité.
Jenny l’attrapant par la main : En fait je pensais demander à ma meilleure amie de partager ce modeste repas en ma compagnie.
Shane plongea son regard dans celui de Jenny pour s’assurer ne pas comprendre tout de travers une fois de plus.
Jenny s’impatientant : Alors, tu acceptes ou non ?
Shane retrouvant son sourire : J’accepte évidemment ! Tu as besoin d’aide ?
Jenny souriant à son tour : Trouve-nous une bonne bouteille de rouge !
Shane sauta au bas des escaliers menant à la cave en hurlant de joie comme une adolescente à qui on aurait offert sa première voiture pour ses seize ans.
La sonnerie de 16H30 retentit enfin et Bette s’était juré de n’attendre que dix minutes au cas où un élève voulait lui parler.
Jodie abordant Bette sur le point de partir : Où cours-tu comme ça Bette, une nouvelle femme à malmener ?!
Bette se retournant furieuse : Arrête de toujours te présenter à moi en victime et prétendre à tout le monde que je suis un monstre Jodie. Je te signale qu’on a les deux une part de responsabilité dans ce gâchis !
Jodie courant après Bette qui retourne les talons : J’aurais besoin de ton atelier de peinture pour toute la journée de demain !
Bette grimaçant : Et moi qui pensais que tu étais juste passé m’invectiver.
Jodie lui souriant enfin : Quelle horrible image tu dois avoir de moi, je suis désolée, c’est juste plus fort que moi.
Bette plus cool : Va pour l’atelier de peinture, je pensais de toute façon faire autre chose avec ma classe demain.
Bette ajoutant devant le regard interrogateur de Jodie : J’ai constaté qu’ils avaient de graves lacunes en histoire de l’art, alors je vais leur montrer des diapos.
Jodie : Tu devrais leur conseiller les ouvrages de sœur Marie-Christine, ils sont vraiment très bons.
Bette tenta de ne rien laisser paraître, mais la couleur rougeâtre qui lui monta jusqu’aux oreilles confirma ce que Jodie avait déjà pressenti, mais pour une fois elle se tut, ne voulant pas alimenter une fois de plus l’image négative que Bette avait d’elle.
Jenny et Shane s’étaient mises d’accord pour accueillir Tasha chez elles, le temps que celle-ci trouve un appartement et puisse payer deux ou trois loyers d’avance avec son revenu de policier.
Shane lui donnant sa chambre : Voilà, tu peux poser tes affaires ici, je suis vraiment désolée que ça soit fini avec Alice.
Tasha un sourire mystérieux sur les lèvres : On ne sait jamais de quoi demain sera fait. Mais au fait, où est-ce que tu vas dormir toi ?
Shane : Dans la chambre de Jenny et elle a investi l’atelier, comme ça elle peut écrire quand l’inspiration lui vient, jour comme nuit.
Tasha : Vous vous êtes réconciliée alors toutes les deux ?
Shane : En partie oui, mais c’est loin d’être suffisant. Elle continue à pleurer Nikki quand elle pense que je ne l’entends pas.
Tasha : Et peut-on y remédier ou doit-on attendre que ça passe ?
Shane constatant que Tasha l’avait percée à jour : J’ai fait ce que je pouvais, le reste ne dépend plus de moi maintenant.
Tasha lui souriant : A la grâce de Dieu.
Shane reprenant machinalement : A la grâce de Dieu.