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Série : The L Word
Création : 18.07.2008 à 05h52
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Fin de la saison 5 à une excéption prêt, Bette n'a jamais rencontré Tina
Cette fanfic compte déjà 80 paragraphes
Bien que les sœurs des anges ne vivaient pas cloîtrées, il était assez rare que l’une d’entre elles soit absente pour le repas du soir. Ce fut d’autant plus surprenant pour la mère supérieur, à qui sœur Marie-Christine n’avait jamais demandé la permission de sortir en soirée, mais en voyant Bette Porter franchir le seuil de l’église, elle se dit que c’était une bonne occasion de rapprocher une brebis égarée de son divin berger. Sœur Marie-Christine eut énormément de peine à se concentrer sur la liturgie, elle était systématiquement en retard pour les gestes pourtant coutumiers et réussit même à se tromper dans les paroles des chants qu’elle connaissait pourtant comme sa poche. Bette à l’inverse faisait appel à ses maigres souvenirs de catéchisme et se concentrait religieusement sur les paroles prononcées par le prêtre. C’était sa manière à elle de plonger entièrement dans le monde de sœur Marie-Christine, dont elle voulait tout savoir, tout découvrir, tout partager.
Mère supérieure s’approchant de Bette à la fin de l’office : Mademoiselle Porter, ravie de faire votre connaissance.
Bette légèrement intimidée : De même pour moi ma mère, c’est un honneur.
Mère supérieure : Je vous confie donc sœur Marie-Christine, prenez soin d’elle et ne la ramenez pas trop tard, nous les religieuses, nous commençons notre journée de travail et de prière très tôt.
Bette souriant à sœur Marie-Christine : Je vous le promets ma mère, et merci encore.
Elles montèrent à bord de la voiture de Bette sous le regard bienveillant de la mère supérieure.
Molly trouva enfin le sommeil quelque par dans un motel pourri de la côte est. Elle se sentait vide, abandonnée de tous, sans avenir. Pourtant elle n’était pas le genre de fille à abandonner si facilement la partie.
Pensées de Molly : Je vais trouver du boulot à New York et lorsque je me serai fait un joli petit pécule, je repartirai à la conquête de Shane et tant pis pour le consentement de maman, je n’en aurai plus besoin d’ailleurs, car je subviendrais moi-même à ma vie.
Pourtant malgré sa témérité de jeunesse, Molly n’y croyais pas pleinement et c’est dans des larmes de mal d’amour, de dépit et de rare qu’elle s’endormit enfin.
En dehors des politesses habituelles, elles n'avaient rien dit pendant tout le trajet, tellement leur coeur respectif menaçait d'exploser dans leur poitrine. C’était très étrange pour Bette d’emmener une religieuse, bien que vêtue en civil, hormis le col blanc et la croix posé sur son cœur, dans le meilleure restaurant asiatique de toute la ville, le Yamashiro qui donnait sur Griffith Park.
Soeur Marie-Christine en voyant la salle de restauration: Personne ne m'avait invitée dans un endroit aussi magnifique Bette.
Bette laissant parler son coeur: Rien ne saurait être suffisamment magnifique pour toi Tina.
Soeur Marie-Christine lui sourit avec tendresse, alors qu'un serveur les conduisit à leur table, un peu à l'écart pour plus d'intimité.
Pensées de Soeur Marie-Christine: Mon Dieu, moi qui pensais avoir appris à contenir mes émotions durant toutes ces années. Comment fait-elle cela?
Soeur Marie-Christine: Tu dois être une habituée?
Bette surprise: Qu'est-ce qui te fait dire ça?
Soeur Marie-Christine: Ils ne sont certainement pas au petit soin comme ça avec tous leurs clients, de là à nous offrir leur cocktail maison, Malibu-Cupidon.
Bette un clin d'oeil: Et qu'est-ce qui te dit que c'est pour moi? Ce n'est pas tous les jours qu'ils accueillent une sainte entre leurs murs.
Soeur Marie-Christine changeant de sujet: Que vas-tu prendre?
Bette passant sa langue sur le bord de ses lèvres: Et si tu commandais pour moi Tina?!
Soeur Marie-Christine entrant naturellement dans son jeu: Uniquement si tu fais de même pour moi.
Sur quoi, elles étudièrent à fond la carte, tout en se jetant des regards complices.
Voici la commande de sœur Marie-Christine pour Bette: Crevettes roses avec avocat, concombre, ananas grillé et porc au marron avec riz cantonais, haricots étuvés aux piments. Et voici la commande de Bette pour sœur Marie-Christine : Assortiment de rouleaux de printemps et canard à l’orange avec riz noir, chou chinois plus un vin rouge « tremblement de terre Lori Cabernet Sauvignon 2004 ».
Bette s’enquérant : Ai-je fait un choix avisé?
Soeur Marie-Christine perdue dans ses yeux: Je le saurais lorsque j'y aurai goûté.
Puis réalisant le double sens de ses paroles: Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.
Bette lui pris la main pour lui éviter de se blâmer davantage, alors qu'on servit déjà les entrées.
Bette: Alors dis-moi tout, comment une femme aussi jolie décide d'entrer dans les ordres?
Soeur Marie-Christine enchantée que Bette s'intéresse à son appel et à sa vocation: J'ai toujours pensé que la vie devait avoir plus à offrir que ce que les humains voulaient bien en faire. J'ai compris intuitivement que Dieu avait un plan particulier pour chacun et chacune d'entre nous et qu'il s'agissait de projets de bonheur et non de malheur, car Il nous aime d'un amour infini. Je me suis dit alors qu'il fallait que je me mette à son service, afin d'être Sa main charitable, Ses yeux bienveillants, Sa voix rassurante, afin de Le rendre visible à toute chair.
Bette et soeur Marie-Christine continuèrent leur discussion autour des plats qui s'enchaînèrent sans se soucier des autres convives. A vrai dire, elles étaient à cet instant, tout simplement seules au monde.
Elles renoncèrent au dessert, car sœur Marie-Christine devait être de retour au couvent à 22H pour prendre soin de fermer l’église, comme elle le faisait tous les soirs.
Bette l’embrassant sur la joue : Merci, ça faisait longtemps que je n’avais passer une soirée en si agréable compagnie, à vrai dire, je n’avais jamais passé une aussi bonne soirée.
Soeur Marie-Christine s’éloigna rapidement, alors que Bette remonta tristement dans sa voiture.
Sœur Marie-Christine se ravisant : Bette, attends !
Elles coururent l’une vers l’autre jusqu’à ce plus qu’un seul petit centimètre les sépare. Leurs respirations étaient tellement lourdes qu’on aurait dit qu’elles étaient en train de suffoquer. Bette appuya la paume de sa main sur la joue de sœur Marie-Christine et celle-ci passa son pouce sur les lèvres de Bette. La ville observa un instant de silence, alors qu’on entendait plus que les battements de leurs cœurs, puis elles scellèrent enfin leur appartenance dans le plus doux des baisers, alors qu’une silhouette s’éclipsa dans le noir.
Les deux femmes auraient voulu que ce baiser soit éternel, mais le devoir de sœur Marie-Christine les rappela rapidement à la réalité. Elles se quittèrent sans ajouter un mot, espérant garder ainsi plus longuement le souvenir de leur baiser sur leurs lèvres. Sœur Marie-Christine aperçut au loin la même silhouette qu’avant, assise sur les marches de l’église, elle s’approcha pour mieux voir.
Sœur Marie-Christine bienveillante : Mademoiselle, ça ne vas pas ? Ne restons pas dehors, venez avec moi, la maison de Dieu est ouverte pour tous. On y sera mieux.
Elles entrèrent. Sœur Marie-Christine alluma les lampes, rangea les livres de chants, contrôla les bougies, en éteignit, en remplaça d’autre, tandis que sa mystérieuse visiteuse s’assit sur le banc du dernier rang.
Inconnue : Je suis venue vous voir ma sœur, car j’ai besoin de vos conseils. C’est une amie à moi qui m’a dit que vous l’aviez beaucoup aidé à retrouver un sens à sa vie, mais vue qu’on m’a dit que vous étiez sortie, j’ai attendu, ne sachant pas quoi faire d’autre.
Sœur Marie-Christine venant s’asseoir auprès d’elle : Je suis contente que j’aie pu être la voix de Dieu pour votre amie, mais sachez que parfois ça prend beaucoup de temps.
Inconnue : Ca s’est bête, parce que comme le dit toujours la tribu, je suis particulièrement impatiente. Shane prétend que je suis une véritable boule de nerfs.
Sœur Marie-Christine faisant rapidement le lien : Dans ce cas vous devez être Alice.
Alice surprise : Elle vous a parlé de moi ?
Sœur Marie-Christine : Oui, beaucoup, en bien, je vous rassure.
Alice lui sourit et commença à lui raconter l’histoire de sa vie jusqu’à passé minuit.
Nikki Stevens n’avait pas quitté son lit depuis plusieurs jours, les médias la disaient souffrante, mais en réalité elle se laissait mourir d’amour. Ses parents essayèrent de faire tout leur possible pour l’aider à surmonter son chagrin, mais rien n’y faisait, elle passait ses journées à pleurer et à dormir, sans rien avaler, ni boisson, ni nourriture. Ce matin, sa mère vint lui apporter son petit déjeuner avec le courrier en espérant que sa fille y jetterait tout de même un coup d’œil et en avalerait au moins le jus d’orange et la brioche. Pourtant aujourd’hui une lettre affranchie à Los Angeles piqua la curiosité de Nikki qui la prit d’une main tremblante.
Bette se rendit au collège en sifflotant, en chantant même. Elle salua tout le monde qu’elle croisait en leur disant « quelle belle journée » avant de reprendre le refrain qui effleurait justement son esprit.
Elève lançant à un autre : Elle est vraiment trop canon cette femme! La classe, la beauté, l’intelligence, le style, juste dommage…
Nadia intervenant : Je suis sûre que sa copine est de votre avis messieurs et qu’elle vous remercie de tout cœur de lui la laisser !
Bette avait l’habitude de « l’effet Porter » comme disaient ses élèves et elle en profitait pleinement.
Jodie dans l’atelier de peinture : Je ne t’ai jamais vu aussi gaie Bette, même pas au début de notre histoire, qu’est-ce qui t’arrive ?
Bette lui offrant le plus beau de ses sourires : Je suis désolée que ça n’ait pas été le cas Jodie, sincèrement, mais comment aurais-je pu savoir, alors ?!
Jodie tristement : Mais malheureusement tu es tombée amoureuse de la seule femme qui t’est interdit d’aimer. Est-ce le fait d’être inaccessible qui te plaît autant en elle ?
Bette la serrant dans ses bras : Oh Jodie, ça n’a rien avoir avec toi. Je t’ai aimé et d’une certaine manière je t’aime toujours, mais mon amour pour toi est insuffisant, ce ne serait pas correct de rester, alors que tu mérites mieux.
Jodie n’avait jamais entendu pareilles paroles dans la bouche de Bette, même lorsqu’elles étaient ensembles.
Jodie se dégageant : Merci Bette. Au fait, je t’ai apporté ses livres, ainsi qu’une copie de sa thèse de doctorat.
Chère Nikki,
Je sais que je suis sans doute la dernière personne que tu as envie d’entendre en ce moment, mais je t’en prie, lis cette lettre jusqu’au bout. Je n’ai pas fait beaucoup d’études et ma plume est misérable, alors je demande pardon si mon style laisse à désirer. Je n’aurais jamais dû faire ce que j’ai fait, mais c’est comme ça, dès qu’une belle femme m’est un peu trop proche, il faut que je la baise, et cela sans penser aux conséquences. Je devrais me faire soigner je l’avoue, mais je crois que la providence est en train de me le faire cruellement savoir. Je m’égare, désolée. Il faut que tu reviennes à L.A. Nikki, c’est impératif. Oh pas pour moi, moi je n’ai aucun intérêt, mais pour Jenny. Elle fait semblant d’aller bien, mais en vrai elle est aussi perdue que toi. Elle pense que je ne le sais pas, mais elle pleur la moitié du temps, écrits des pamphlets d’amour te concernant à ne plus finir, avant de les brûler ou de les déchiqueter dans son atelier, je l’ai vu de mes yeux en y faisant le ménage. Oui, elle m’a reprise avec elle, mais c’est juste un pardon pour ne pas s’entredéchirer davantage, mais en réalité chaque fois qu’elle me voit, elle repense à ma trahison et à l’amour de sa vie que je lui ai volé. Car c’est bien ce que tu es Nikki, l’amour de sa vie, avant je pensait que Jenny disait ça comme ça, que ce n’était qu’une expression ou quelque chose du genre, mais maintenant je sais que c’est la stricte vérité. Elle a besoin de toi à ses côtés pour ne plus seulement se battre pour survivre, mais afin de vivre et de s’épanouir pleinement. Ne le fait pas pour moi, fais-le pour elle, si tu l’aimes autant qu’on le dit et même davantage. Je me sens si misérable, tu ne peux même pas l’imaginer, mais j’espère avoir capturer ton attention malgré tout.
Shane
Kit levant les yeux : Tiens, on dirait que ta patronne ne peut plus survivre sans ton concours chère sœur.
Phyllis s’initiant dans la tribu : Shane, il faut absolument que je te parle… entre quatre yeux…
Jenny sentant Shane nullement enclin à se lever : Si tu as quelque chose à dire, tu peux le faire devant nous, Shane n’a aucune secret pour ses amies.
Phyllis inquiète : Molly est partie il y a plus d’une semaine et je n’ai toujours pas de nouvelles, il faut que tu m’aides à la retrouver Shane.
Shane posant sa bière surprise : Hep les filles, j’ai bien entendu, la maman modèle vient me demander de l’aide à moi, la femme à la vie la plus ratée qu’elle connaisse. Kit, apporte une bouteille de champagne, nous vivons un instant historique !
Bette la regardant de travers : Shane, s’il te plaît.
Phyllis croyant bon d’ajouter : Elle a pris la fuite, parce qu’elle t’aimait, mais je suppose que ça n’a guère de l’importance à tes yeux maintenant.
Shane piquée au vif : Ok, je m’en occupe, no soucy. Je vais la retrouver je vous le promets, dussais-je faire le tour du monde pour cela !
Alice : Tu devrais demander un coup de pouce à Tasha, je crois qu’elle bosse ces jours.
Elles se retournèrent toutes, ne s’attendant nullement à une telle suggestion de la part d’Alice.
Alice : Quoi, qu’est-ce que j’ai dit ?!
Bette avec son sourire mystérieux : Oh rien, absolument rien.