Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : The L Word
Création : 18.07.2008 à 05h52
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Fin de la saison 5 à une excéption prêt, Bette n'a jamais rencontré Tina
Cette fanfic compte déjà 80 paragraphes
Sœur Marie-Christine avait de plus en plus de peine à se concentrer sur son travail et la liturgie quotidienne. Ses pensées la ramenaient inexorablement vers Bette Porter. Elle se savait sur une pente glissante, mais plus aucune force du monde ne saurait la retenir maintenant, les dés en étaient jetés. Ce soir là, dans sa cellule, sœur Marie-Christine prit du papier à lettre et mit à écrire tout ce qui hurlait en elle. Il fallait qu’elle la revoie, c’est une question de survie. Elle s’arrêta un instant, relisant le dernier paragraphe, ses sentiments qu’elle venait d’exprimer sans se rendre compte, à voix haute.
Sœur Marie-Christine : Je le revois comme si c’était hier. Soudain un troupe joyeuse dans notre rue et s’avance – au milieu d’elle, leur professeur. Toi, radieuse comme le jour. Ces quelques pas qui nous séparent voilà qu’ils se multiplie à l’infini – mon saisissement a bloqué le temps. Cette scène qui ne dure que quelques secondes se dilate et prend sa dimension d’éternité. Tu t’es arrêtée de parler, tu as suspendu tes gestes, tu me regardes. J’ai reconnu celle que je ne connaissais pas. Par mes yeux grands ouverts, tu fêtes en moi une entrée triomphale.*
Tasha alarmée : Shane… mon Dieu… Alice !
Shane : Ne t’inquiète pas, Alice va bien.
Tasha à moitié rassurée : Alors qu’est-ce qui t’amène au commissariat à une heure si tardive ? Rien de grave j’espère.
Shane : À vrai dire je n’en sais rien, c’est Molly, elle a quitté la maison familiale il y a une semaine, et depuis elle n’a pas redonné signe de vie.
Tasha : Et tu t’inquiètes pour elle, il y a donc plus que juste du sexe entre vous.
Shane : À vrai dire c’est sa mère qui flippe, mais comme toujours tu as vu juste, il y a plus que du sexe entre nous. Est-ce que tu peux m’aider à la localiser ?
Tasha : Si elle a un portable, ça devrait être facile, mais en principe je dois avoir une commission rogatoire pour le faire.
Shane : Ca mère n’y verra aucune objection qu’on s’en passe et c’est pour une bonne cause, je te l’assure.
Tasha : Ok, viens avec moi. Tu as son numéro ?
Shane lui dicta le numéro et Tasha passa un peu moins de dix minutes sur son ordinateur.
Tasha : Tiens, on dirait que son portable n’a plus été utilisé depuis trois jours, soit elle l’a éteint, soit…
Shane alarmée à son tour : Quoi ?!
Tasha : Non rien… Ta petite protégée s’en est servit la dernière fois entre la 66ème et Broadway.
Shane secouant la tête : New York évidemment, j’aurais du m’en douter. Merci pour tout Tasha.
Tasha : De rien, et si tu as encore besoin de moi, n’hésite pas.
Shane en sortant : Comptes sur moi. A plus !
Bette avait mis la lettre de sœur Marie-Christine reçue le matin même dans sa poche. Ces phrases brûlantes de désir ne quittaient plus son esprit : Le message de ton regard posé sur moi est clair, dès ce moment mon destin est tracé. Ce joyeux troupeau de chèvres dévalant les collines de Galaad dont j’aime tant l’élan dans le Cantique des Cantiques – cette multitude que j’ai été se volatise brusquement : partie multiple, j’arrive UNE devant tes yeux. Une amante est née avant même que tes doigts ne l’effleurent.*
Pensées de Bette : Comment peut-on vivre autant d’éternités en une vie pourtant si éphémère ?
A 16H ni tenant plus, elle se rendit à l’atelier de Jodie.
Bette appelant : Il y a quelqu’un !?
Elle aperçut Jodie sur son échafaudage qui lui fut signe de monter.
Bette pressée : Toi qui la connaît bien, il faut absolument que tu me dises comment faire pour la revoir !
Jodie posant ses outils : Tu veux que moi qui suis éperdument éprise de toi je t’aide à baiser une autre femme ?!
Bette insistant : Au nom de notre amitié, oui !
Jodie incrédule : Tu me parles d’amitié, alors que moi je te parle d’amour Bette.
Bette : Oui, car je ne suis pas la femme de ta vie, mais je sais qu’elle existe quelque part là dehors, toi et elle comme Tina et moi.
Jodie : Tu penses donc qu’il n’y a qu’une seule personne qui nous est destinée, exclusivement ?!
Bette hurlant presque : Oui !
Jodie surprise : Qu’est-ce qui te permet de l’affirmer ?
Bette : Mais voyons, parce que Dieu n’est pas tombé sur la tête pardi, c’est forcé ! Bon tu m’aides ou tu t’obstines ?
Jodie cédant : Au nom de notre amitié alors, mais si ça vire au drame shakespearien, je t’aurais prévenue.
Bette hochant la tête de manière affirmative : Merci.
Sœur Marie-Christine sortit de l’orphelinat situé à l’ouest de la ville où elle avait coutume de travailler deux jours par semaine. Une voiture s’arrêta à sa hauteur.
Bette l’appelant : Montez ma sœur !
Cette voix, sœur Marie-Christine aurait tant aimé ne plus jamais l’entendre et en même temps tout son être témoignait maintenant du contraire. Elle s’assit à côté de Bette, alors que ses jambes se dérobaient sous son corps.
Sœur Marie-Christine d’une voix tremblante : Bette, comment tu m’as trouvé ?
Bette aussi émue qu’elle : Grâce à Jodie.
Les larmes giclèrent spontanément dans les yeux de sœur Marie-Christine.
Bette les essuyant de sa main : Tina, est-ce donc si grave pour toi de m’avoir rencontrée ?
Sœur Marie-Christine replaçant la main de Bette sur le volant : Chut, ne parle plus, emmène-moi chez toi, c’est tout ce que je demande.
Pensées de Bette : Comment l’amour peut-il torturer autant une femme aussi pure et belle qu’elle ? Je n’ai pas le droit de l’aimer, de la toucher, de l’embrasser, mais je ne saurais faire autrement. Est-ce le démon qui s’est emparé de moi ou au contraire un sentiment divin ? Seigneur, pardonnez-moi, mais je ne saurai reculer, même si la terre s’ouvrait sous mes pieds, je ne le pourrais.
Bette s’assura une dernière fois dans les yeux de sœur Marie-Christine que c’était réellement ce qu’elle désirait et prit la route qui mena juste chez elle.
Jenny exaspérée : Shane, tu vas me dire ce qui se passe à la fin ?!
Shane en vraie boule de nerfs : Je dois partir pour New York et je ne trouve personne pour s’occuper du WAX en mon absence. Je ne peux pas en laisser la responsabilité à Françoise, elle vient à peine de commencer et après ce qui est arrivée l’année dernière, il me faut une personne de confiance.
Jenny levant les bras au ciel : D’accord, d’accord, explique-moi ça en détail et s’il te plaît arrête de t’agiter comme ça dans tous les sens, ça me donne le tournis.
Shane se laissant tomber sur une chaise : Je dois aller chercher Molly, mais je ne sais pas combien de jours ça va me prendre pour la retrouver, c’est grand New York.
Jenny : Et la personne que tu cherches ne sera chargée que de voir que tout se déroule bien, d’ouvrir et de fermer le WAX, c’est ça ?
Shane se balançant machinalement sur sa chaise : Ouais.
Jenny : Alors je viens bien le faire pour toi, j’ouvrirai l’œil et au lieu d’écrire dans mon atelier, je le ferai au WAX si ça te convient.
Shane tomba à la renverse, Jenny accourut pour voir que Shane ne s’était rien cassé, mais celle-ci l’entraîna au sol avec elle dans un immense éclat de rires.
Shane la serrant dans ses bras : Tu es vraiment mon ange Jenny. Que serais-je sans toi ?
Lorsque Bette invita sœur Marie-Christine à entrer chez elle, la tension entre elles était telle qu’elle menaçait de faire éclater leurs cœurs comme des ballons.
Bette lui tournant le dos : Je te sers quelque chose à boire ?
Sœur Marie-Christine lui posant la main sur l’épaule : Bette… le temps nous est compté…
Bette se retournant pour ravir ses lèvres : Mon Dieu, tu es tellement belle Tina.
Sœur Marie-Christine ôta son voile de religieuse et répondit ardemment aux baisers de Bette.
Bette sentant que sa passion échappa à sa raison : Tina, es-tu vraiment certaine que c’est ce que tu veux, je ne pourrai plus résister longtemps à l’appel de nos corps ?!
Pour seule réponse, sœur Marie-Christine s’attaqua aux boutons du chemisier de Bette qui comprit que désormais rien ne pourrait jamais les empêcher de former plus qu’un, dans l’âme comme dans la chair. Bette l’entraîna dans sa chambre tout en faisant glisser sa soutane sur le sol. Les caresses expertes de Bette mirent immédiatement sœur Marie-Christine en confiance, ainsi ses dernières inhibitions se volatilisèrent. Leurs corps avaient été sculptés de façon à s’emboîter parfaitement l’une avec l’autre. Sœur Marie-Christine n’eut aucune peine à entrer dans ces gestes qu’elles ne connaissaient pas, mais qu’elle devina intuitivement au travers de son amour débordant pour son amante. On aurait dit en les voyant qu’elles connaissaient l’appel de leurs corps et de leurs cœurs depuis toujours. Elles atteignirent un premier orgasme simultanément, sans le moindre décalage, scellant ainsi leur amour à jamais en une seconde d’éternité.
Tina dans les bras de Bette : Un cri d’amour m’a mis au monde, un cri d’amour m’éveille enfin à la vie. Je t’aime Bette.
Bette lui souriant : Tu viens de recréer pour moi l’univers Tina. Mon univers c’est toi, je t’aime.
Elles se laissèrent à nouveau aller à leur passion, oubliant leurs situations de vies respectives, leurs obligations et surtout l’heure qui tournait inexorablement contre elles.
Personne n’était venu répondre à la sonnette de la porte, alors Shane fit machinalement le tour pour entrer par la terrasse, sachant grâce à la voiture parquée dans l’allée, que Bette était à la maison.
Shane poussant la porte entrouverte de la chambre de Bette : Bette, tu es là ?
Bette recouvrant en sursaut le corps nue de Tina : Shane, mais qu’est-ce que tu fiches là ?!
Shane ne pouvant détacher son regard du spectacle magnifique qui se déroulait sous ses yeux : Je suis désolée, j’ai pourtant sonné plus d’une fois, mais à ce que je constate, tu avais mieux à faire.
Bette mal à l’aise : Attends-moi au salon, j’arrive !
Tina lui prenant le bras : Laisse bébé, Shane et moi, nous nous connaissons.
Shane qui croyait encore avoir mal vu bafouilla : Ma sœur… je suis désolée… j’ignorai que…
Tina éclatant de rire : Alors Shane, qu’as-tu donc de si important et urgent à demander à Bette ?
Bette surprise par le détachement avec lequel Tina gérait la situation : Tina, Shane est ma voisine. Shane, Tina est l’amour de ma vie. Alors que puis-je pour toi ?
Shane bouche bée : Euh… en fait… je voulais te demander si… tu pouvais me prêter l’argent pour le billet d’avion… je dois partir immédiatement pour New York…
Bette un sourire se dessinant sur se lèvres : Molly ?
Shane passant son bras derrière sa nuque : Molly.
Bette généreusement : Prends ma carte Visa dans mon porte-monnaie sur la commode de l’entrée, tu me la rendras à ton retour, et surtout n’hésite pas à t’en servir sur place si nécessaire.
Shane leur souriant : Merci Bette, c’est trop. Vous formez le plus beau couple que je n’ai jamais vu, d’ailleurs, je n’ai rien vu. A plus.
Elle s’éclipsa, laissant Bette et Tina à leur amour, à leur passion.
Shane attendait de pouvoir embarquer à bord de son avion pour la côte est, en observant le coucher de soleil. Les couleurs qui dorait le ciel avaient un air d’inédit, l’orange embrasait les cieux comme jamais, c’était étrange, mais Shane ressentit une étrange sensation en l’admirant, c’était comme si la fin du monde s’annonçait à son âme, et ses pensées la ramenèrent automatiquement à Bette et Tina. A même instant Bette déposa Tina dans une ruelle à proximité du couvent pour éviter qu’on ne les remarque. Le vent se leva et son jeu dans les branches des arbres avait quelque chose d’angoissant.
Tina se blottissant dans les bras de Bette : J’ai peur, c’est la première fois que je vais devoir mentir pour n’avoir pas assisté au repas et à la messe du soir.
Bette l’enlaçant de peur de la voir échapper à ses bras : Quoi qu’il arrive, je veux que tu saches que je t’aime et que je t’aimerai toujours.
Tina l’embrassa avec toute la passion et la profondeur dont elle était capable, avant de s’éloigner vers les murs du cloître. Un corbeau croassa et une ombre observait Tina. Jenny était assise à son bureau lorsqu’elle sentit une odeur désagréable lui titiller les narines.
Pensées de Jenny : Je sais que je suis dérangée et que je broie souvent du noir, mais là ce n’est pas juste mon imagination qui me joue un tour, cet odeur de souffre et de décomposition, on dirait que ça sent… la mort.
FIN de la première partie
(Je ne rouvrirai pas de second topic pour la suite, mais j’indique clairement qu’il y a une coupure à faire à cet endroit de l’histoire)
Alice se présenta peu avant minuit au commissariat.
Policier à l’accueil : En quoi puis-je vous aider mademoiselle ?
Alice : Bonsoir, je viens chercher Tasha Williams
Policier : Elle vient de rentrer de patrouille, elle est sous la douche, elle ne devrait plus tarder maintenant. Ah la voilà, lieutenant votre amie vous attend.
Tasha surprise : Alice, mais que fais-tu ici ?!
Alice lui prenant son sac de sport : Voyons voir, je t’enlève pour le week-end et peut-être même pour la vie qui sait. Monsieur l’agent, vous voudriez bien veiller à ce que la moto de mon amie soit encore là à notre retour lundi matin.
Policier lui faisant un clin d’œil : N’ayez crainte, j’y veillerai comme à la prunelle de mes yeux.
Alice jeta le sac de sport de Tasha sur la banquette arrière de sa Mini et lui ouvrit avec galanterie la portière. Tasha se laissa faire, sachant pertinemment que si Alice Pieszecki avait quelque chose en tête, nul ne pourrait l’en dissuader. Alice s’engagea sur l’autoroute sous une voûte étoilée.