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Série : The L Word
Création : 18.07.2008 à 05h52
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Fin de la saison 5 à une excéption prêt, Bette n'a jamais rencontré Tina
Cette fanfic compte déjà 80 paragraphes
Tina avait été convoquée dans le bureau de la mère supérieure après le petit déjeuner.
Tina poussant la porte d’une main tremblante : Vous vouliez me voir ma mère ?
Mère supérieur les yeux rivés sur les documents sur son bureau : Fermez la porte et asseyez-vous sœur Marie-Christine.
Pensées de Tina hurlant intérieurement : Appelez-moi Tina, car c’est elle qui a atteint l’éveil de la conscience, c’est elle qui respire la vie, c’est elle qui embrasse la création divine. !
Mais Tina ne répondit rien et s’assit, sentant bien que la clef de voûte de l’église et celle du cloître allait lui tomber dessus dans les secondes qui allaient suivre.
Mère supérieur sévèrement : Je croyais que Bette Porter était une simple relation d’affaire, alors comment se fait-il que je vous aie vu hier soir dans une position plus qu’inappropriée avec elle. A quoi jouez-vous sœur Marie-Christine, ce n’est non seulement votre vie de religieuse que vous mettez en danger, mais également le salut de votre âme ?!
Tina la regardant droit dans les yeux : Je doute ma mère que mon amour pour Bette mette en péril mon salut, je pense même que c’est l’inverse, mais c’est une chose que vous ne pourriez comprendre.
Mère supérieure surprise par le calme soudain de Tina : Essayez toujours.
Tina calmement : Fermez les yeux ma mère et visualisez. C’est comme si j’avais navigué des mois durant, la coque ample et galbée, les soutes pleines d’huile, d’ambre et de nard, les hanches lourdes, riche à crier, ah, plus vivante que la corde pincée d’un luth, ah, morte presque de la grâce d’être son amante ! Mes entrailles exultent. Mon corps tinte, frappé au coeur de son métal. Sur mes épaules, ruissellent des jardins : prairies, lacs et rivières cascadent le long de mon dos et de mes reins. Dieu déborde, oui Dieu déborde !*
Mère supérieure se levant en hurlant : Blasphème, cela suffit !
Tina se levant en hurlant aussi fort qu’elle : J’ai ouvert les vannes, les écluses des cieux, et tout est submergé, noyé ! Les images de son visage de son corps se bousculent devant moi, s’annulent, se déploient. Ah, tant pis, je me laisse emporter. Ah, tant pis !*
Mère supérieure hurlant de toute ses forces : Silence ! Je vous consigne dans votre quartier ma sœur. Profitez-en pour vous repentir et de vous souvenir de vos vœux prononcés ici même devant notre Seigneur il y a sept ans.
Inconnue dans le dos de Jenny : Je suis d’abord passée chez toi, puis au Planet Kit m’a dit où te trouver.
Jenny resta figée sur place, cette voix… Cette voix, elle l’aurait reconnu entre mille, mais cette voix, n’était-elle pas destiné à ne plus jamais se faire entendre à son oreille.
Jenny se retournant lentement : Nikki ?!... Mais qu’est-ce que tu fais-là, je te croyais en tournée européenne avec Adèle.
Nikki grimaçant : Wow, quel accueil ! Salut Nikki, comment tu vas ? Je vais bien merci.
Jenny baissant les yeux : Je suis désolée, je ne m’y attendais pas, c’est tout. Comment tu vas ?
Nikki mal à l’aise : Oh mal, très mal même.
Jenny cachant mal son émotion : Je suis sincèrement désolée de l’apprendre.
Nikki la fixant : Oh, tu me connais, j’ai brisée le cœur de la seule femme que j’ai jamais aimé, sans me rendre compte que c’est le mien que je venais de faire voler en mille morceaux.
Jenny un boule dans la gorge : Et ta carrière… la promotion de Lez girls… Adèle ?
Nikki calmement : Ma carrière, jetée aux orties, elle n’a plus de saveur sans toi. Lez girls fait un tabac à ce que j’aie cru entendre et lire dans les médias, mais ils ignorent totalement que l’âme de l’œuvre en a été volée. Quant à Adèle, je la déteste plus que n’importe qui au monde.
Jenny sentit en elle-même qu’il y avait dans ces phrases bien plus qu’une simple réponse à ses questions, il s’agissait là d’une véritable déclaration d’amour.
Jenny s’approchant à quelques centimètres de Nikki : Je t’aime, et je ne veux pas qu’on ressasse sans cesse le passé. Ce qui est fait est fait, ce n’est plus à refaire, alors laissons-le reposer. Tu veux bien ?
Nikki n’aurait jamais pensé que ce serait aussi simple d’obtenir le pardon de Jenny, il lui fallait un contacte physique pour s’assurer qu’elle ne rêvait pas, alors elle ravit timidement les lèvres de Jenny.
En ce lieu rempli de souvenirs, Alice regardait Tasha dormir. Celle-ci c'était d'ailleurs déjà assoupie dans la voiture, avant de s'écrouler sur la première couchette en arrivant vers trois heures du matin.
Pensées de Alice: Que puis-je t’offrir de plus que le monde, Mes jours, mes années, mes seconde, Ses couleurs et ses mille et une splendeurs, De tous ses jardins des bouquets de fleurs. Que puis-je t’offrir de plus que mon cœur, Mes rires, mes larmes et même mes peurs, Ses battement auxquels tu donnes vie, Cette âme qui est désormais sans soucis. Que puis-je t’offrir de plus que mon corps, Ma présence à tes côtés au-delà de la mort, Ces gestes quotidiens devenus caresses, Mes mains bougeant plus que par tendresse. Que puis-je t’offrir de plus que le ciel, Décrocher des étoiles au goût de miel, Vivre chacun de nos rêves les plus fous, Et traverser nos hivers comme le mois d’août. Que puis-je t’offrir de plus que moi-même, Puisque c’est là tout ce que tu aimes, Croquer ensemble le bonheur à pleine dent, Atteindre à deux le paradis de notre vivant.
Tasha se réveilla gentiment, savourant le regard de Alice posé sur elle.
Alice dans un murmure suffisamment audible: Je t'aime.
Cette fois-ci Tahsa était entièrement réveillée et voulu répliquer, mais Alice l'en empêcha en posant ses doigts sur ses lèvres.
Alice un regard d'amour: Chut, ne dis rien, habille-toi et viens avec moi!
Tasha attrapa son jean et suivi Alice dehors où un spectacle grandiose s'offrit à elles.
Bette était en pleine discussion avec Phyllis et Jodie sur le nouveau programme d'études, lorsqu'une terrible vague d'angoisses s'empara d'elle. A tel point, qu'elle eut l'impression d'étouffer.
Phyllis: Cela me semle une excellente idée Bette, mais bien entendu, il ne faudra pas pour autant dégliger l'enseignement théorique.
Jodie réalisant que quelque chose ne va pas: Bette?! Phyllis, vas lui chercher une verre d'eau s'il te plait, vite!
Bette se tenant la poitrine: Tina... Tina... ma Tina...
La douleur lui arracha les larmes et Jodie ne put que la serrer fortement dans ses bras. Bette s'agrippa litéralement à Jodie, cherchant désespéremment à retrouver son calme. Jamais Jodie n'avait vu Bette dans un tel état de faiblesse.
Bette prenant finalement le dessus: C'est fini... je ne te reverai plus... mon amour... et je le sais...
A peine Françoise arrivée au WAX, Jenny et Nikki s'éclipsèrent pour quelques heures. C'était un pur bonheur pour elles de retrouver le corps de l'amante qu'elles croyaient à jamais perdue. Nikki ne put s'empêcher de laisser ses mains glisses le long des hanches de Jenny, tandis que celle-ci ebrassa chaque parcelle de son visage avec délicatesse avant de s'attarder longuement sur ses seins. L'orgasme arriva finalement comme le premier rayon de soleil après la pluie, toute en douceur, une tendresse que Jenny et Nikki expérimentèrent pour la première fois.
Jenny après un moment de silence: En fait, qu'est-ce qui ta pousser à revenir?
Nikki un sourire sur les lèvres: Oh, juste une lettre.
Jenny suprirse: Une lettre.
Nikki l'embrassant : Une lettre de Shane, oui.
La vue sur les montagnes, les lacs et les rivières était tout simplement magique. De nuit Tasha n’avait jamais imaginé pareille splendeur.
Alice devant l’émerveillement de Tasha : Ferme la bouche, tu ressembles à un poisson !
Tasha éclatant de rire : Alice, mais où diable sommes nous ?
Alice un plissement de sourcil : Au paradis.
Tasha : Mais encore ?
Alice : Au Camp Imalahnaha où il y a quelqu’un à qui j’aimerais te présenter.
Tasha comprit à l’intonation de sa voix que c’était sérieux. Elles descendirent les escaliers menant à la cascade.
Alice une voix un peu triste : Dana ! Dana, j’espère que tu m’entends. Je sais que ça fait longtemps que je ne suis pas venue te voir, bien trop longtemps d’ailleurs. Je suis là, parce que selon la servante de ton désormais Patron, sœur Marie-Christine, c’est l’unique chose à faire pour enfin trouver la paix avec moi-même.
Tasha écouta religieusement le monologue de Alice, ne comprenant toujours pas pourquoi sa présence y était requise.
Alice : Dana, tu sais que je t’aimerai toujours et rien ni personne ne pourra détruire ce lien sous mes côtes qui me lie à toi, mais je suis certaine que tu comprendras que je ne peux pas continuer à vivre sans aimer, autant que ce que je t’ai aimé, à moins de te rejoindre tout de suite. Alors Dana, laisse-moi te présenter la femme que j’aime de tout mon être désormais, Tasha, à qui j’aimerai demander de partager ma vie avec ton consentement que tu vas j’en suis certaine nous accorder. Tasha, laisse-moi te présenter Dana, la première femme de ma vie.
Tasha émue aux larmes : Oh Alice, je t’aime tellement, viens dans mes bras. Dana, je te promets de veiller sur elle aussi longtemps que Dieu me prêtera vie et de l’aimer d’un amour inconditionnel, tu as ma parole d’honneur Dana.
A cet instant une louve vint s’abreuver de l’autre côté du bassin, les regarda d’un œil bienveillant et disparut aussi soudainement qu’elle était apparue.
Tina souffrait le martyr intérieurement, pourtant elle savait déjà quelle serait sa décision, alors même que tout son être refusait de l’admettre. Ce n’était pas juste une question d’honneur et de loyauté envers l’église, mais à ses yeux la raison d’être d’un serment était justement celle de n’être jamais rompu. Elle pensait à la Princesse de Clèves en se disant qu’elle ne serait simplement qu’une femme de plus à vivre le poids de la fidélité à une parole donnée.
Pensées de Tina : Si seulement j’avais pu rencontrer Bette plus tôt dans ma vie, mais non, ça n’aurait aucun sens, car alors je n’aurais pas été prête pour elle, je le sais trop bien. Je vais devoir lui expliquer l’inexplicable, à elle, l’amour de ma vie, alors que cela risque fort de l’anéantir. Et moi je serai en cage juste à la fin de mes jours, car même si la fidélité est la forme la plus noble de la servitude, je demeurerai néanmoins son esclave.
Shane s’était rendue au point indiqué par Tasha sur son plan de Manhattan, là où Molly avait utilisé pour la dernière fois son mobile. Il n’y avait rien de significatif dans les environs, rien qui aurait pu faire penser à Shane que Molly soit dans les parages. Shane se mit néanmoins en quête de celle qui était, elle en était enfin certaine, l’amour de sa vie. Elle entra dans chaque boutique et chaque bar du coin pour leur montrer la photo de Molly pour demander si quelqu’un l’avait vue. Hélas, ses recherches restèrent infructueuses.
Alice et Tasha passèrent tout le week-end à se balader dans la nature, à s’embrasser à perdre haleine et à se reposer l’une dans les bras de l’autre. Tasha voulait tout savoir de Dana, afin de mieux comprendre certaines réactions que Alice avait parfois et aussi pour ne pas dire ou faire des choses à l’avenir qui la blesserait inutilement.
Tasha en riant : Ne me dit pas que tu t’es réellement pointé à quatre heures du matin en bas chez elle tout de même ?
Alice en riant de plus belle : Si et ne sachant pas réellement quoi lui dire, je l’ai embrassée, puis ensuite je me suis sentie vraiment trop bête.
Tasha incrédule : Et vous vous êtes réellement mis des règles pour ne pas être tentées de sauter le pas ?
Alice rougissant : Parfaitement oui, mais on avait pas prévu que Tonya nous laisse faire les cadeaux de remerciement pour leur union sans elle, du coup on n’a plus pu résister.
Tasha lui souriant : J’imagine le tableau…
Alice pensive : Oui, c’était les six mois les plus heureux de ma vie… jusqu’à toi…
Tasha ne dit rien, elle se contenta de serrer l’amour de sa vie contre son cœur, ne faisant alors qu’un avec l’immensité de l’univers, couchées là à l’ombre d’un arbre millénaire.
Alice soudain sérieuse : Tash ?
Tasha dans un murmure : Oui, mon amour ?
Alice : Si tu veux, je renonce à ma carrière télévisée, car ma vie avec toi et plus importante que la notoriété.
Tasha ne s’y attendant nullement : Il n’en est pas question Al, je suis ta plus grande fan, mais tout ce que je te demande c’est de faire comprendre à ceux que tu côtoies que tu as aussi une vie privée et que s’il y a quelque chose d’important avec la presse ou une soirée que tu m’en parles avant. Tu es tellement géniale sur le petit écran, alors n’y renonces pas, pas pour moi et pour personne d’ailleurs.
Alice se serrant encore plus contre elle : Je t’aime tellement.
Bette l’avait senti arriver, elle le savait depuis plusieurs jours déjà, pourtant ce n’est qu’en relisant encore et encore la lettre de Tina que tout ceci s’inscrivit petit à petit dans la réalité, sa réalité. Son quotidien ne serait plus jamais le même, elle l’avait su au premier regard échangé avec cette religieuse qui aujourd’hui lui brisait le cœur.
Bette répétant cette horrible citation de la Princesse de Clèves : Toutes mes résolutions sont inutiles; je pensais hier tout ce que je pense aujourd'hui et je fais aujourd'hui le contraire de ce que je résolus hier.
Une première bouteille de Chardonnay y était passée, puis une seconde entamée avant que Bette puisse enfin se détendre un peu sur son canapé. L’envie lui vint de tout fracasser dans son appartement, mais ses jambes ne la portèrent déjà plus. Ses ongles s’incrustèrent dans sa propre chair, tout ce que Bette voulait à cet instant, c’était arracher son cœur de sa poitrine pour avoir moins mal, c’est alors que Jodie entra dans son salon.
Jodie horrifiée : Bette, mon Dieu, attends je vais t’aider.
Bette hurlant tout en sanglotant : Tina… ma Tina… mon amour… et toi là-haut… était-ce si grave de devoir la partager avec moi… je te hais… je te hais…
Jodie l’emmena dans sa chambre et la coucha sur son lit avant d’aller chercher dans la pharmacie de la salle de bain de quoi panser ses plaies.
Jodie au téléphone : Oui, Phyllis c’est moi… ça ne va pas fort non… écoute… annule tous nos cours… ceux de Bette et les miens également… nous ne viendrons pas travailler aujourd’hui.