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Série : The L Word
Création : 15.09.2008 à 22h01
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Cross-over avec Private Practice et Grey's Anatomy, particulièrement centré sur Tibette et Callie-Erica
Cette fanfic compte déjà 95 paragraphes
Bette ne sut dire quel mot l’avait le plus heurtée : « normal » ou « mademoiselle ». Car rien n’était normal ici, et leur statut familial non reconnue encore moins que tout le reste.
Bette marmonnant devant elle : Je sais que tu ne le voulais pas, mais après la naissance d’Angie et une fois qu’on avait réglés nos différents, voir même à la décision d’avoir un autre enfant, j’aurais dû te relancer sur ce sujet. Mais comme toujours, j’ai fait comme si on avait l’éternité devant nous, tout le temps du monde. Je n’ai jamais pensé que ceci pourrait nous arriver, j’ai été aveugle, et après cela j’ose me prétendre intelligente et sage.
Callie tout en auscultant Tina : Excusez-moi, mais le temps de faire quoi ?
Bette croisant le regard intrigué du médecin : Lorsque nous avons décidé d’avoir un second enfant, j’aurais dû lui demander d’être ma femme de manière légale, puisque désormais la loi californienne me le permet.
Callie s’asseyant à ses côtés : C’est vrai ça. Mais dites-moi, actuellement, quel statut légal vous rattache à elle, quel pouvoir de décision avez-vous pour elle ?
Bette baissant les yeux : Guère plus qu’une simple amie, j’en ai hélas bien peur.
Callie intéressée : Et pour vos enfants ?
Bette lasse : Une longue et pénible procédure d’adoption, pour Angie ça m’a pris deux ans.
Callie pensive : C’est vraiment une profonde injustice.
Bette lui souriant : A qui le dites-vous ?!
Angie en entrant dans l’hôpital : Addison, Addison, je viens voir mes mamans !
La fillette courut se jeter dans les bras de la femme médecin qui en fut profondément attendrie.
Addison émue : Angie, mon Dieu, comme tu as grandi, tu es presque une dame maintenant.
Angie souriant à ses tantes qui suivent : Alice tu as entendu, je suis une dame.
Alice riant : Il me semble que Addison a dit « presque » ma chérie.
Angelica fit la moue, tout en serrant sa poupée tout contre elle.
Tasha prenant la main d’Alice : Tu pourrais être un peu plus gentille avec elle chérie.
Kit intervenant : Ne dis pas ça Tasha, car je t’assure que ta moitié est bien suffisamment laxiste avec ma nièce.
Alice imita la moue faite par Angelica et tout le monde se mit rire sous le regard bienveillant de Bette que Addison avait fait appelée.
Angie l’apercevant : Maman, maman !
Bette s’agenouilla pour serrer sa fille tout contre son cœur.
Shane : Désolée Bette, mais la petite voulait absolument te voir.
Bette prenant sa sœur dans ses bras : Kit, vous avez bien fait de l’emmener, mais qui s’occupe du Planet en ton absence ?
Kit l’embrassant : Helena a eu la gentillesse de me remplacer ce soir, malgré un planning très chargé. Elle t’adresse toute sa sympathie d’ailleurs.
Bette mettant de côté leurs différents : Merci, dis-lui que j’apprécie énormément son geste.
Bette passa un long moment en compagnie de sa fille, pendant que ses amies burent un verre à la cafétéria de l’hôpital, en lui promettant qu’elle pourrait voir sa maman T d’ici deux ou trois jours. Sur quoi, Angelica repartit docilement au bras de sa tante Kit.
Erica observant la tribu : A quelque part je les envie.
Callie se plaçant à ses côtés : J’ai toujours rêvé d’une famille aussi unie. J’ai pensé l’avoir enfin trouvée avec Georges, mais ce fut un désastre.
Erica : Moi mon père m’a élevé tout seul si toutefois on peut appeler ça élever, car à part payer les frais de pensionnats dans lesquels j’ai grandi dès l’âge de douze ans, il n’a rien fait de bien particulier.
Callie calmement : Et si on allait faire un tour à leur Planet, histoire de profiter un peu de notre séjour hollywoodien.
Erica lui souriant : Bonne idée, mais c’est moi qui t’invite.
Callie ne rétorquant pas : Ok, juste le temps d’informer Addison, afin qu’elle sache où nous trouver au cas où.
Erica plus détendue : Propose-lui de se joindre à nous.
Callie refusant : Je ne crois pas non.
Kit s’empressa d’accueillir les deux médecins lorsqu’elle les vit franchir le seuil du Planet.
Kit : Vous êtes les deux femmes à qui je dois la vie de ma belle-sœur et de mon neveu n’est-ce pas ?
Erica humblement : Oh vous savez, on a fait que notre travail, c’est surtout Addison qui a fait des miracles.
Callie à son oreille : Qu’est-ce qui se passe Erica, en principe la modestie te sied guère ?
Erica murmurant : Mais enfin, ne me dis pas que tu ne l’as pas reconnue, c’est Kit Porter, l’une des plus grande chanteuse de soul.
Kit souriant devant leurs messes basses : Soyez les bienvenues au Planet, si vous voulez bien vous joindre à la tribu, elles ont hâte de vous connaître.
Erica et Callie suivirent docilement Kit vers la table habituellement réservée à sa grande famille.
Kit faisant les présentations : Les filles, voici Callie et Erica, je vous présente Helena, Tasha, sa compagne Alice et Shane notre benjamine.
Erica et Callie furent accueilli à bras ouverts au milieu d’elles et elles passèrent une excellente soirée en leur compagnie malgré les circonstances pénibles et les questions incongrues posées par Alice.
Erica en rentrant à l’hôtel : Elles sont super sympas.
Callie en riant : En effet, mais leur chère Alice est vraiment trop spéciale, en tout cas, elle me fait bien rire.
Erica à la réceptionniste : Et la clef de ma chambre ?
Réceptionniste embarrassée : Je suis désolée madame, mais le docteur Weber n’a fait retenir qu’une seule chambre pour deux personnes.
Callie intervenant avant qu’Erica n’explose : Ne pouvez-vous pas nous trouver une deuxième chambre mademoiselle ?
Réceptionniste angoissée : Désolée mesdames, pas pour cette nuit, l’hôtel est complet, mais je vous promets de faire tout mon possible pour la nuit prochaine si vous le désirez.
Callie emmena Erica par le bras, avant que celle-ci n’étrangle la pauvre jeune femme. En entrant dans leur chambre, les deux femmes eurent la même pensée, mais aucune n’osa dire quoi que ce soit.
Pensées d’Erica et Callie : Et en plus, il faut que ça soit un lit double !
Addison, avec l’aide d’une infirmière, apporta un second lit dans la chambre 111.
Addison avec bienveillance : Je pense que tu y seras mieux que sur cette chaise Bette.
Bette levant les yeux : Merci Addison, mais je ne crois pas pouvoir dormir.
Addison lui posant une main sur l’épaule : Qui t’a parlé de dormir, c’est juste pour te détendre un peu, et laisser reposer ton corps qui en a besoin. Et tu seras même encore bien plus proche d’elle, si on colle ce lit tout contre celui de ta dulcinée.
Bette tristement : Et dire que hier soir, je l’ai laissée s’endormir une fois de plus sans moi. Juste pour une fichue thèse d’un étudiant plus que moyen en plus, que je voulais absolument lire tout de suite, alors que j’ai encore un mois pour le faire. Je suis vraiment trop conne et trop égoïste!
Addison secouant la tête : Tu es tout sauf égoïste Bette, c’est juste que parfois tes obligations te font perdre un peu de vue l’essentiel.
Bette têtue : Tu ne comprends pas Addison. Tina savait que je ne rentrerai pas avant 21H hier soir. Alors elle a mis Angie au lit et nous a préparé un repas en amoureux, mais moi je me suis tellement laissée submergée par mon travail, que je suis même incapable de te dire ce qu’elle avait cuisiné pour moi. Elle me voulait moi pour elle seule pour quelques heures et je les lui ai refusé. Comment diable peut-on faire ça à la femme qu’on aime, enceinte au sixième mois en plus ?! Non, c’est tout bonnement impardonnable !
Addison sentit qu’il valait mieux ne pas insister et resta encore quelques minutes aux côtés de Bette dans un parfait silence.
Trouver le sommeil, alors que le corps de la femme que vous désirez le plus au monde se trouve à moins d’une envergure de main de vous, ce n’est non seulement impossible, mais c’est la torture la plus cruelle qui puisse exister en ce monde.
Pensées de Erica : Mon Dieu… si seulement elle faisait le moindre geste envers moi…sais-tu seulement combien tu es belle… et désirable… si tu consentais à te blottir dans mes bras… je te jure que jamais je ne te relâcherai… ok, ok… évidemment que je ne me contenterai pas juste de te serrer contre moi… je plongerai sur ton corps… comme je plonge dans tes yeux… je m’unirait à toi… comme mon âme s’est déjà attachée inexorablement à la tienne… je sais… je n’ai pas le droit de penser ainsi… mais c’est plus fort que moi… ça me consume de l’intérieur… ce feu m’anéantie chaque jour davantage… alors qu’il pourrait donner naissance à tout l’univers… notre univers…
Pensées de Callie : Seigneur… tu est tellement orgueilleuse et hautaine… parfois je pourrai te gifler… mais lorsque tu es comme ce soir… tu m’attires à toi… tel un gouffre sans fond… j’ai envie de me laisser aller à toutes sortes de gestes impudiques… c’est incroyable… pourtant le sexe avec Marc était parfait… alors pourquoi est-ce toi que mes entrailles appellent de toute leur force… je ne peux plus oublier le goût de tes lèvres sur les miennes… si on recommence ne serait-ce qu’une seule seconde… c’est sûre, je suis fichue…
Au matin, elles se réveillèrent toutes deux au sol à côté du lit, Erica à droite et Callie à gauche, car tellement la proximité de l’autre avait été insupportable.
Addison les saluant : Ben dites donc, vous êtes tombées du lit ou quoi, il est à peine six heures ?!
Les pommettes de Callie et Erica tournèrent simultanément au rouge et elles baissèrent les yeux.Addison ria intérieurement.
Erica pragmatique : Comment vont nos patients aujourd’hui ?
Addison : Le petit Jonathan est un vrai battant, ta dérivation pratiqué sur son petit cœur l’aide à merveille, et je pense qu’il n’aura pas de séquelles dues à l’accouchement prématuré.
Erica : Il n’a aucun gène commun avec Bette Porter, mais il a déjà son caractère, c’est étonnant.
Callie : Comme quoi la parenté n’est pas seulement une question de gènes.
Addison : Sinon ton boulot Callie est vraiment remarquable, les zones les plus touchés sont déjà en train de désenfler, je viens d’aller voir Tina.
Erica lui souriant : J’ai toujours dit qu’en orthopédie c’était la meilleure et cela sur l’ensemble du pays, voir même au-delà.
Callie embarrassée : Ne l’écoute pas Addison, il faut toujours qu’elle exagère.
Pensées de Addison : Ben voyons, depuis quand l’intransigeant docteur Hahn a-t-il ce genre de compliment sur ses lèvres ?!
Erica : Bien Addison, tu peux rentrer te reposer maintenant, on garde la boutique, ne t’inquiète de rien.
Addison en baillant : Merci et s’il y a quoi que ce soit, faites retentir mon bip.
Bette allongée à côté de Tina : Bonjour mon amour. Tu vois, une fois de plus je n’ai pas réussi à veiller entièrement sur toi, il faut toujours que je m’endorme lorsqu’il ne faut pas.
Callie sur le seuil de la chambre voulut intervenir, mais Erica lui fit signe de ne rien dire.
Bette haussant la voix : T’aimer devrait être ma seule raison de vivre, t’aimer au travers tout ce que je fais, le boulot, les enfants, nos amies, mais toujours en perspective de toi ma chérie, et j’ai lamentablement échouée.
Erica et Callie échangèrent un regard lourd de sens.
Bette : Je ne rêve que de ton sourire, tes yeux posés sur moi, tes baisers me brûlent encore les lèvres et mes mains en appellent sans cesse à ton corps magnifiquement sculpté par un artiste plus habile que Michel-Ange. Je veux te contempler encore et encore lorsqu’au petit matin tu te réveilles dans mes bras telle la Venus de Botticelli. Toute ma vie a été consacrée à l’Art, mais un jour tu es entrée dans ma galerie et j’ai su que tu serais le chef-d’œuvre de toute mon existence. Comment ai-je pu l’oublier autant de fois : Candace, Jodie, mais moi-même avant toute chose.
Bette se leva pour faire le tour du lit de Tina avant de continuer.
Bette poursuivit sa déclaration, alors que Tina visualisait tout ce qui lui était dit comme dans un rêve ou dans un monde parallèle. Bette lui parlait tout simplement de leur première nuit d’amour, deux mois après leur baiser échangé à sa galerie. Tina avait rompu ses fiançailles assez rapidement, mais avait pris plus de temps pour avouer son attirance et son amour inconditionnel envers Bette.
C’était lors d’un repas en tête-à-tête tout simple, un soir au Planet, alors encore tenu par Marina.
Marina : Vous prenez un dessert ?
Bette plongeant son regard dans celui de Tina : Ca te tente ?
Tina sous le charme, ayant de la peine à déglutir : Plus que tout.
Marina s’impatientant : Je vous apporte la carte alors ?
Mais les deux femmes étaient déjà dans un monde qui n’appartenait qu’à elles, ignorant l’ensemble de l’univers qui les entourait. Bette glissa discrètement sa carte de crédit à Marina et elle emmena Tina chez elle, tout en s’arrêtant à chaque carrefour pour l’embrasser passionnément, craignant qu’entre temps Tina ne se ravise, mais celle-ci n’en fit rien.