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Série : The L Word
Création : 15.09.2008 à 22h01
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Cross-over avec Private Practice et Grey's Anatomy, particulièrement centré sur Tibette et Callie-Erica
Cette fanfic compte déjà 95 paragraphes
Trois minutes plus tard, l’ensemble de la tribu était réuni autour du lit de leur bien-aimée âme sœur et amie dans un silence quasiment religieux pour ne rien voler à ce tableau approchant la perfection qui se révéla devant leurs yeux.
Tasha émue : Ca ferait presque envie.
Alice ne s’y attendant nullement : J’ignorai que tu voulais des enfants ?
Tasha lui souriant : Seulement depuis que je suis certaine d’avoir trouvé la bonne personne pour, du moins si elle le désire.
Alice ne sachant que répondre : Je… euh… oui… à voir…
Bette : Mes deux anges sont vraiment capable de tout…
Helena terminant sa phrase : … même faire taire Alice, incroyable mais vrai.
Kit prenant sa sœur dans ses bras : Un miracle ne vient jamais seul, tout ira bien désormais, tu verras.
Bette se laissant aller : Oui tu as raison, Angelica est mon unique raison pour laquelle je crois encore en Dieu.
Pensées de Shane : Et si j’allais demander à Addison de pouvoir rapprocher Jonathan des siens.
Elle s’éclipsa discrètement.
Erica toujours si sûre d’elle se sentit soudain défaillir lorsque Callie retira sa blouse de médecin et son haut, laissant apparaître sa poitrine généreuse dans un soutien-gorge noire extrêmement sexy. Heureusement que le lit se trouvait à quelques centimètres d’elle, sinon elle se serait laissée tomber au sol, tellement son désir refoulé la submergea dans l’ensemble de son corps.
Callie alarmée bien que dans le même état qu’elle : Ca va ?
Erica balbutiant: Pince-moi s’il te plait, je veux m’assurer que tu n’es pas le fruit de mon imagination.
Callie en plaisantant : Je crois avoir mieux que ça pour te le prouver.
Très vite leurs baisers devinrent plus enflammés et Erica semblait trouver l’oxygène pour alimenter ses poumons uniquement dans le souffle doux et chaud de Callie. Leur passion était au sommet de leurs désirs et Callie fondit instinctivement sur le corps d’Erica qui s’offrait à elle sans la moindre retenue.
Callie caressant et embrassant les seins de son amante : Guide-moi !
Erica dans un râle de plaisir : Tu t’en sors très bien.
Rapidement les mouvements de leurs corps trouvèrent l’unisson.
Lorsque Shane et Addison entrèrent dans la chambre en poussant la couveuse qui abritait Jonathan, une ambiance de fête s’installa immédiatement au cœur de la tribu. Un peu comme lorsqu’à la veillée de Noël, on attend le douzième coups de minuit pour ouvrir les cadeaux que chacun a pris soin de déposer sous le sapin illuminé de mille feux. Toutes observèrent le lit de Tina, s’attendant à un bouleversement imminent. Leurs battements de cœur remplissaient l’ensemble de la pièce.
Bette brisant le silence : Ma Tina, voici notre fils, Jonathan.
C’est ce moment que choisit le petit garçon pour pousser son premier vrai cri, comme si il comprenait ce que Bette venait de dire, et soudain comme par enchantement le miracle se produisit, Tina ouvrit enfin ses magnifiques yeux de biche.
Tina chercha immédiatement à parler, mais Addison lui fit signe de rester calme.
Addison : Attends Tina, je vais te retirer tout cet attirail, afin de te permettre de bien respirer.
Alice et Tasha s’embrassèrent avec fougue et passion, Shane tomba dans les bras de Helena et Kit serra Addison contre elle. Seule Bette resta un peu à l’écart. La main de Tina glissa instinctivement dans la chevelure de sa fille qui fut réveillée par ce geste.
Angie l’enlaçant : Maman, maman, je suis trop contente que tu as fini de dormir.
Des larmes coulèrent le long des joues de Tina, ce qui fit enfin réagir Bette qui s’approcha pour déposer un chaste baiser sur les lèvres de sa dulcinée.
Tina dans un violent geste de recul : Mais qu’est-ce qui te prends Bette ?! Tu me trompes avec ta cloueuse de planches et tu crois que je vais te reprendre comme ça, comme si rien n’était ?!
Erica et Callie étaient au milieu de leurs ébats amoureux lorsqu’elles furent bipées en urgence auprès de Tina.
Callie se rhabillant : Impossible d’être tranquille par ici !
Erica s’extirpant du lit : Je te promets que cette nuit rien ni personne ne pourra venir troubler mon amour pour toi.
Callie lui sourit de toutes ses dents et elles coururent vers la chambre 111.
Callie et Erica à bout de souffle : Que ce passe-t-il ?!
Toutes observèrent les deux médecins qui dans leur hâte avaient mis leurs blouses à l’envers, mais personne n’osa y faire allusion, pas même Alice.
Addison abaissant le couperet de la guillotine : Je pense que nous avons à faire à une amnésie post traumatique.
Bette était rentrée avec Angelica ce soir-là, complètement sonnée, comme si la terre s’était brusquement ouverte sous ses pieds. Son esprit de contrôle sentit que soudain, en une fraction de secondes, tout lui échappait. Son cœur semblait s’arrêter dans sa poitrine et les cris restèrent coincés au fond de sa gorge. Elle était totalement incapable de dire où s’arrêtait sa douleur et où commençait sa culpabilité.
Angie assise dans son lit : Maman T était très fâchée ?
Bette la prenant dans ses bras : C’est parce qu’elle a eu très très mal tu sais.
Angie la fixant dans les yeux : Tu sais, je suis sûre que ce n’est pas de ta faute maman.
Bette sentant les larmes lui gicler dans les yeux : Si ma puce, c’est la faute de maman B si maman T est malheureuse.
Angie embrassant soudain chacune des larmes sur les joues de sa mère : Maman T t’aime tu sais, ça ira mieux demain.
Bette au bord de s’effondrer en sanglots, serre sa fille encore davantage contre son sein : Oui ma chérie, maman T m’aime.
Bette resta encore un bon bout de temps à bercer sa fille qui finit par s’endormir, avant de se retirée au salon où elle se laissa tomber dans son fauteuil.
Pensées de Bette : C’est pas possible, ça ne se peut pas, ce n’est pas moi qui suis en train de vivre cela, c’est forcément quelqu’un d’autre, mais en tout cas, pas moi. Je suis en train de faire un cauchemar et je vais me réveiller sous peu. L’âme de Bette était tellement brisée, qu’elle n’eut pas le moindre geste de révolte.
Callie, Erica, Addison, avec l’aide d’un neurologue et d’un psychiatre avaient encore procédé à plusieurs examens sur Tina et au bout du compte le diagnostic resta le même. Nul ne pouvait dire alors si cette amnésie serait partielle ou complète, ni si elle était réversible ou non. Pour l’instant la médecine ne pouvait s’occuper que de la régénération de son corps, concernant celle de son esprit, seul le temps pourait y faire quelque chose désormais. Callie et Erica rentrèrent main dans la main à leur hôtel, soudain conscientes que le bonheur était éphémère et qu’on devait en jouir au maximum au présent, sans trop s’inquiéter de l’avenir.
Réceptionniste en les voyant : Bonsoir Dr. Hahn, j’ai fait retenir une seconde chambre pour vous.
Callie la devançant : C’est très gentil à vous, mais finalement nous n’en aurons pas besoin.
Devant l’éclat de l’amour qui illuminait le visage des deux femmes médecins, la jeune fille ne put que leur adresser son plus beau sourire en leur tendant leur clef.
Réceptionniste : Passez une excellente nuit mesdames.
Pensées de Erica et Callie : Comptez sur nous, cette nuit sera assurément extraordinaire.
Bette ne sut combien de temps elle était restée ainsi affalée dans son fauteuil, sans bouger, sans plus rien ressentir. Tout n’était que douleur et désillusion. Son corps était raide et d’une pâleur à frémir, comme si la rigidité cadavérique s’était déjà emparée d’elle, bien que ses poumons continuèrent malgré tout à transformer de l’oxygène en dioxyde de carbone.
Pensées de Bette : La fin du monde est proche, et je suis la seule à m’en rendre compte.
C’est à cet instant précis que quelqu’un frappa à la porte.
Bette d’une voix cassée : Et en plus elle prends la peine de frapper à ma porte. Qu’elle courtoisie ! En temps normal j’aurais apprécié, mais là, qu’on en finisse au plus vite, par pitié…
Quelqu’un entrant par la terrasse : Bette ? Bette tu es là ? A qui tu parles comme ça ?
Bette discernant enfin les contours dans l’obscurité : Alice ?
Alice chercha l’interrupteur pour allumer la lumière.
Bette dans un râle : Nom de Dieu Alice,… mes yeux !
Erica sûre d’elle entraîna Callie vers le lit. Ce lit qui vingt-quatre heures plus tôt les avaient aussi mal menées leur apparut soudain comme le plus beau de tous les présents.
Callie en riant : Et dire que j’ai tellement fantasmer sur toi que j’ai préféré dormir au sol.
Erica l’enlaçant : Et moi qui avait tellement peur de te toucher par inadvertance. Peur de ne plus pouvoir me contrôler si je devais sentir ton corps contre le mien.
Callie un clin d’œil espiègle : Alors si tu arrêtais de te contrôler pour voir.
Erica sensuellement : A vos ordres ma beauté.
Rapidement l’ensemble de leurs vêtements tomba au sol et elles firent de ce lit autrefois si hostile leur nid d’amour.
Alice inspecta minutieusement la pièce, alors que Bette continuait à se frotter les yeux, désormais plus rouges que noirs.
Bette murmurant: Qu'est-ce que tu fiches ici Alice?
Alice s'attandait à tout moment de ce faire incendier, mais rien ne vint.
Alice: J'étais persuadée en venant ici que tout y serait saccagé.
Bette d'un lèger sarcasme: Pourquoi, parce que j'a l'habitude de tout casser sur mon passage?!
Alice s'asseyant près d'elle: Je ne t'ai jamais vu ainsi Bette, même lorsque Tina est partie la première fois.
Bette regardant autour d'elle: En réalité je voulais tout fracasser comme je le fais toujours, hurler à la mort comme les loups, maudire la terre entière pour ne plus me sentire seule à être maudite, mais c'est au-delà de mes forces, je ne peux pas et je ne veux pas réagir ainsi.
Alice très inquiète: Oula, toi tu vas vraiment très mal.
Bette fermant les yeux pour mieux respirer: J'ai l'impression de me trouver à Pompéi, au matin du 24 oaût de l'an 79. Le vésuve vient d'exploser devant mes yeux. Tout le monde crie, tout le monde court, mais moi je reste figée, je ne peux détourner le regard de cette masse rougeâtre qui s'approche à grande vitesse de moi. Je sais que je vais mourir et pourtant je ne fais pas le
moindre geste pour y échapper. La lave est comme ce feu sacré où l'on cuit le pain des dieux, elle me fascine, elle seule peut me purifier de mes fautes, m'ôter ma culpabilité et m'unir à la terre pour la rendre enfin fertile.