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Série : The L Word
Création : 15.09.2008 à 22h01
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Cross-over avec Private Practice et Grey's Anatomy, particulièrement centré sur Tibette et Callie-Erica
Cette fanfic compte déjà 95 paragraphes
Shane qui n’avait rien dit, fit signe à toute la tribu d’aller s’asseoir avec elles, car même si Bette ne le disait pas, elle en avait visiblement besoin. Alice en profita pour mettre Jonathan dans les bras de sa maman qui lui adressa un léger sourire, malgré son visage fermé par la souffrance.
Alice : On fait tous des erreurs dans la vie, tu sais Bette.
Bette déposa un baiser sur la joue de son amie sans dire le moindre mot.
Alice : Quoi, qu’est-ce que j’ai encore dit ?
Tasha au secours de Bette : Je crois que ce que Bette essaye de nous dire c’est que quand on se sait être l’unique, on se doit d’être irréprochable, pas sans défauts certes, mais irréprochable.
Helena : Je suis désolée, mais je ne vois pas vraiment la différence entre les deux.
Shane : Je crois que ce que Tasha veut dire, c’est qu’il y a les erreurs courantes dans une vie, celles qui arrivent presque quotidiennement, celles qu’on pardonne sans trop réfléchir, puis il y a celles qui s’en prennent directement à l’Amour avec un grand A, celles qui détruisent tout sur leur passage, que seul l’Amour avec un grand A peut pardonner, ors il est difficile de demander à la victime de réparer le cœur de son bourreau.
S’en suivit un long moment de silence.
Alice doucement : Et ben moi je persiste à dire que ce n’est pas normal.
Bette les regardant, tour à tour : C’est pas normal de dire je t’aime à son enfant ou à son père. C’est pas normal d’oser aimer une amie comme on aime une sœurs. C’est pas normal de ne pas rendre le mal pour le mal qu’on nous a fait. C’est pas normal d’oser bénir ceux qui nous maudissent. C’est pas normal de partager quand on pourrait garder pour soi. C’est pas normal d’aimer si fort, construire ensemble pour demain. C’est pas normal de rechercher le pardon de nos erreurs de toute nos forces, de toute notre âme. C’est pas normal de rester unis quand le meilleur fait place au pire, quand on a mal, qu’on est détruit, c’est pas normal de reconstruire. C’est pas normal… Mais bon sang, dites-moi à la fin ce qui est normal, car je vous avoue que moi je ne sais plus !
Callie était justement en train de s’occuper de la rééducation de Tina, lorsque Erica vint la voir, visiblement sous le choque d’une mauvaise nouvelle.
Tina le remarquant : Ca ne va pas docteur Hahn ?
Erica baissant les yeux : Le docteur Weber me somme de rentrer à Seattle immédiatement.
Callie se laissant tomber sur une chaise : C’est pas possible ça, mon travail ici n’est pas encore terminé.
Erica lui passant un bras autour des épaules : Le tien non, mais le mien si et cela depuis quelques jours déjà.
Tina peinée pour ses nouvelles amies : Et pour mon fils Jonathan ?
Erica : Alice me l’a encore amené hier, c’est un battant comme sa mère, il n’a plus besoin de moi.
Callie : Tina, tu veux bien nous excuser un instant.
Tina un sourire espiègle : Evidemment, et surtout prenez tout votre temps, moi, je ne bouge pas d’ici.
Erica : Ca veut dire quoi ça ?
Tina : Rien, rien, absolument rien.
Callie et Erica s’éloignèrent rapidement de la chambre.
Pensées de Tina : Heureusement qu’elles ont la salle de repos ces deux.
Elle ria toute seule.
S’aimer comme si le temps nous était compté, s’aimer comme si le reste de l’univers n’existait pas, s’aimer comme si « après » ne devait jamais exister, s’aimer comme si la mort voulait nous emporter dans une dernière étreinte, s’aimer comme si la fin du monde était à notre porte, s’aimer juste s’aimer…
Callie et Erica se donnèrent l’une à l’autre comme elles ne l’avaient jamais fait au par avant.
Callie et Erica dans un orgasme simultané : Je t’aime !
Erica embrassant encore et encore son amante: Ma belle, si tu savais comme je n’ai pas envie de te laisser. Je me balance du chef Weber.
Callie encourageant sa compagne : Nous y survivrons, et dans deux semaines au plus tard, la petite sera née et ensuite rapidement mes collègues pourront prendre le relais avec Tina.
Erica attrapant ses habits : Surtout que Mark ne vienne pas me chercher, sinon je te promets que je lui fait sa fête.
Callie : Il n’y a que toi pour moi, uniquement toi.
Erica : Pour moi aussi, il n’y a que toi. Bon ce n’est pas tout, mais je vais être en retard à l’aéroport. Et si je ratai mon vol ?
Callie lui souriant : Docteur Hahn, c’est comme ça qu’on a le sens des responsabilités chez vous ?!
Erica l’embrassa encore avec passion avant de tourner les talons.Callie sortit deux minutes plus tard de la salle de repos.
Addison surprise : Callie, mais que fais-tu encore ici ?
Callie perplexe : Euh, mon travail.
Addison : Dépêches-toi, le taxi de Erica doit arriver dans deux minutes, accompagne-la à l’aéroport pardi !
Callie perdue : Mais ?!
Addison : Il n’y a pas de mais, allez du balai.
Callie prit ses jambes à son cou et réussi à intercepter son amour et monta en sa compagnie à bord du taxi.
Bette était en train de préparer le repas du soir, lorsqu’on sonna à la porte.
Angie d’un bond : J’y vais maman !
Pensées de Bette : Qui peut bien venir à ces heures. Mon Dieu, faites que ça ne soit pas Alice, je ne le supporterai pas, même si vous savez combien je l’aime.
Angie appelant depuis la porte d’entrée : Maman, c’est tante Tasha !
Bette en regardant vers le ciel : Ouf, merci.
Tasha entrant dans la cuisine : Salut Bette, désolée de vous déranger à une heure pareille, mais je profite du fait qu’Alice soit occupée ce soir pour venir te parler.
Angie : Tu restes pour manger avec nous et pour la suite de l’histoire alors ?!
Bette : Ajoute un couvert pour tante Tasha chérie. Et qui garde Jonathan ?
Tasha : C’est Kit, c’était prévu il y a déjà plusieurs jours, désolée.
Bette : Ne le sois pas, ma sœur est parfaite avec les enfants.
Tasha s’asseyant, alors que Bette servit le repas : Alors Angie, c’est quoi cette histoire visiblement géniale que maman B te raconte en ce moment ?
Angie fièrement : C’est un petit garçon qui répare un tout beau bateau, le «princ… », je ne sais plus comment on dit, mais ça veut dire princesse en italien.
Tasha lui souriant : Et qu’est-ce qui lui arrive à ce « Principessa » ?
Angie faisant la grimace : Et ben là, il s’est perdu, parce que le petit garçon l’a trop poussé et que le vent et les vagues l’ont emporté et ça me rend triste, mais le livre n’est pas encore fini, alors il va falloir le retrouver, tu es d’accord avec moi ?!
Tasha : Absolument chérie.
Le repas se déroula dans la quiétude et Angelica raconta encore plein d’autres choses à Tasha qui s’émerveilla de plus en plus devant la vivacité de l’enfant. C’est d’ailleurs elle qui l’aida à se préparer à aller au lit, alors que Bette finissait de ranger la cuisine.
5) En Vitrine
Quelques semaines s’étaient écoulées depuis le drame, lorsqu’en rentrant de l’école, le petit garçon crut apercevoir son trois-mâts dans une des vitrines appartenant à l’antiquaire du village. Il s’approcha pour mieux voir, alors que les battements de son cœur s’accéléraient. C’était bien lui, le Principessa dans toute sa splendeur. Il poussa la porte pour entrer dans la boutique. L’antiquaire baissa ses lunettes pour mieux voir qui venait le déranger. Il était surpris, car c’était plutôt rare qu’un enfant pousse sa porte et cela jamais sans être accompagné d’un adulte.
- C’est pourquoi ? demanda-t-il.
Même si l’homme l’intimidait un peu, le petit garçon demeura confiant.
- Monsieur, vous avez retrouvé mon bateau, ma perle, comment pourrais-je jamais assez vous remercier.
Mais devant le regard soudain sombre de l’antiquaire, le petit garçon comprit qu’il n’allait pas lui rendre son joyau comme ça. Et même lorsqu’il lui parla de la tâche de sang sur la grand-voile, les traits du visage de l’homme ne s’adoucirent pas. Il lui dit que ce navire était une pièce absolument unique et d’une extrême valeur et que si il voulait le récupérer, il faudrait en payer le prix. Les chiffres mentionnés par l’antiquaire étaient inconnus au petit garçon, mais il comprit sans mal que ça devait être vraiment beaucoup d’argent et que ni lui ni son père ne pourrait payer une telle somme. L’enfant quitta tristement l’échoppe et s’en alla en se retournant encore et encore sur son cher trois-mâts.
Depuis ce jour, le petit garçon se mit à faire toute sorte de travaux pour ses voisins, tondre les pelouses, sortir les chiens, nettoyer les voitures, faire les courses et bien plus encore, afin de mettre de côté chaque pièce qu’on voudrait bien lui donner pour son Principessa, qu’il alla voir tous les jours derrière cette horrible vitrine.
Bette et Tasha s’installèrent sur la terrasse après que Angelica se soit sagement endormie.
Bette sur la défensive : Bien, si c’est pour me faire la morale que tu es venue, c’est le moment. Pour ce que ça y changera de toute manière.
Tasha calmement, mais fermement : Bette, je comprends que ce que tu traverses en ce moment n’est pas facile pour toi, mais pourquoi tu t’enfermes ainsi en toi-même? Tu devrais sortir, te changer un peu les idées, t’amuser un minimum avec tes amies qui ne demandent d’ailleurs que ça.
Bette prostrée : A quoi bon, pour y rire un peu, mais pas de tous mes rires, pour y pleurer, mais pas de toutes mes larmes, pour un peu de tendresse et d’affection, mais plus jamais d’un véritable amour, ça ne m’intéresse pas Tasha.
Tasha : Ecoute Bette, on ne te demande pas de cesser d’aimer Tina, loin de nous cette pensée, mais on te demande d’avoir une meilleure opinion de toi-même, c’est tout.
Bette grimaçant : Je ne veux plus jamais aimer autant que je l’aime et en même temps je ne saurais me résoudre à cesser de le faire. Je suis piégée dans ce cercle infernal. C’est impossible que je m’en tire vivante et d’ailleurs je ne suis pas certaine de le vouloir. N’existe-t-il donc vraiment pas d’amour heureux ici-bas ?
Tasha réfléchissant un instant : Et si tu regardais les choses sous un autre angle Bette.
Bette soudain intriguée : Lequel, dis-moi ?!
Tasha se lançant : Lorsqu’on aime une personne, on est semblable au paysan qui laboure, sème et moissonne avec patience, passion et dévouement. Pourtant il arrive parfois que cela soit insuffisant, les intempéries, la sécheresse, les inondations et même quelques négligences du paysan lui-même peuvent frapper.
Pensées de Bette : Ouais, et même de graves négligences du paysan lui-même.
Tasha poursuivant : Pourtant malgré que parfois l’année s’avère mauvaise, voir même très mauvaise, le paysan dit-il à la terre « je ne sèmerai plus » ? Parfois il faut que le temps passe, parce qu’il a trop plu et que la terre est devenue trop grasse, voir la moisson perdue : Perdues toutes les berges, noyées toutes les crues, ruinées toutes ces fermes où bien trop de bétail a été abattu. Mais toi Bette, vas-tu réellement être celle qui dit à la terre « je ne sèmerai plus », aux étoiles « vous ne brillerez plus », au ciel « en toi je ne crois plus » ?
Bette se contenta de hocher la tête, alors que ces mots continuèrent à se frayer un chemin jusqu’à son cœur asséché et vide.
Tasha avec bienveillance : En ce moment, Tina est comme une rose blanche, fruit d’un rosier perdu, une étoile qui se penche sur un lit d’amour disparu. Personne peut avoir la prétention de dire ce que sera demain, ni même si demain sera ou ne sera pas. A chaque jour suffit sa peine.
Callie avait profité de cette dernière heure aux côtés d’Erica pour lui parler d’amour, de promesses et d’avenir commun à Seattle. Erica l’avait écoutée attentivement, sans pour autant trop s’avancer elle-même, car pour elle, le simple fait d’énoncer certaines choses pouvait les mettre en danger. Callie avait attendu que la caravelle s’élance vers le ciel avant de quitter l’aéroport pour se rendre à nouveau auprès de sa patiente.
Tina : Elle te manque n’est-ce pas ?
Callie pensive : Oui, affreusement.
Tina : Comme son on t’arrachait le cœur de ton vivant ?
Callie : Oui, c’est à peu prêt cela.
Tina un soupir : Au moins toi, tu vas la retrouver très bientôt.
Callie : Et toi Tina, qu’est-ce qui t’en empêche ? Pas juste la perte de tes souvenirs, car au fond de toi, on ressent encore beaucoup d’amour pour Bette malgré tout.
Tina fermement : Nul n’a le droit de vous déprécier sans votre consentement, et quelqu’un qui soi-disant vous aime encore moins que quiconque d’autre !
Callie : Eléonore Roosevelt ?
Tina hochant la tête : Oui, la plus grande des premières dames américaines. Bien, si on reprenait mes exercices, je suis pressée de quitter le lit !
Callie s’exécuta.
C’était chose extrêmement rare que Shane invite Bette à prendre un verre en tête-à-tête. Aussi lorsque Bette avait vu le SMS à sa pause de midi la conviant après les cours au Planet, sa curiosité fut piquée au vif. L’après-midi apparut soudainement très, très long à Bette qui, incapable de se concentrer pour s’occuper au mieux de ses élèves, regarda toutes les deux minutes sa montre. Enfin, il était 16H30, et Bette se dirigea immédiatement au Planet au volant de sa voiture.
Kit levant les yeux : Bette, mais que fais-tu ici ? Tu ne dois pas aller chercher Angie ?
Bette embrassant sa sœur : J’ai demandé à Helena d’y aller pour moi. Shane est arrivée ?
Kit surprise : Non, mais Alice est ici pour son podcast.
Pensées de Bette : Manquait plus que ça !
Bette cachant son visage : Ne lui dis rien de ma présence s’il te plaît !
Alice l’appelant : Hey Porter, alors pas d’heures supp’s aujourd’hui ?!
Kit devant le regard déprimé de sa sœur : Trop tard, désolée !
Bette essayant de paraître le plus détendue possible : Alice, alors ton podcast ça avance ?
Alice, comme à son habitude, se lança dans un discours interminable, et Bette essaya de faire au mieux pour s’y intéresser, afin de faire plaisir à son amie.
Erica avait pensé aux paroles de Callie tout au long du vol vers Seattle, pourtant la peur d’un avenir sans cette femme qu’elle aimait de toutes les fureurs de son âme l’angoissait au plus haut point.
Richard : Ah, docteur Hahn, vous voilà enfin, le docteur Sloane a besoin de votre aide pour l’une de ses patientes, une reconstruction de la cage thoracique après un accident de la route à ce que j’ai cru comprendre.
Erica pour elle-même : Cette fois les vacances sont vraiment finies !
Richard : Pardon docteur Hahn, vous disiez ?
Erica : Je m’y rends de suite docteur Weber.
Mark l’accueillent avec son plus beau sourire : Alors ce séjour en Californie, chaud, chaud, chaud ?!
Erica de mauvaise : Sans commentaire docteur Sloane ! Alors qu’est-ce qu’on a ?
Mark se montrant plus charmant : Je suis désolée, je pensais vraiment que le docteur Torres et vous étiez faites l’une pour l’autre.
Erica surprise : Ah bon, c’est nouveau ça.
Mark : Elle vous aime, vous savez, alors ne lui faites pas de mal.
Erica soudain moins hostile : Moi aussi je l’aime Mark.
Mark lui ouvrant la porte vers la salle d’opération : Dans ce cas, tout est bien qui fini bien, et j’espère qu’avec votre concours il en sera de même pour ma patiente.
Ils se mirent à l’ouvrage main dans la main dans une ambiance bien plus saine que par le passé.
Alice était trop contente de l’intérêt soudain de Bette pour son travail, aussi lorsque Shane était arrivé au Planet, elle ne leur avait pas trop cassé les pieds, même si elle fut surprise de voir ses deux meilleures amies se diriger vers la table pour une discussion en tête-à-tête.
Pensées d’Alice : Décidemment, Shane restera toujours un mystère pour moi.
Elle se remit à son podcast, alors que Kit servit une bière à Shane et un café à l’italienne, noir et sans sucre, à sa sœur.
Shane visiblement mal à l’aise : Alors, des nouvelles de Tina ?
Bette hocha la tête.
Shane : Et ?
Bette se mordant la lèvre : C’est fini, elle ne me pardonnera jamais.
Shane sirotant sa bière : Tu regrettes ?
Bette se perdant dans son café : Quoi, de l’avoir trompée et trahie, évidemment ?!
Shane se balançant nerveusement sur sa chaise : Ce n’est pas ce que je voulais dire, je veux dire, tu regrettes d’avoir autant investie dans votre relation, huit ans d’une vie pour en arriver là, c’est quand même un prix exagéré non ?!
Bette soudain un sourire remplie de tendresse sur son visage : Non, jamais je ne regretterai ces années à ses côtés, c’est tout simplement impossible. Si c’était à refaire je le referai sans la moindre hésitation, en essayant de ne pas faire les mêmes erreurs évidemment, mais même là, j’en reprendrai le risque.
Shane incrédule : Même si ça devait te déchirer jusqu’à la fin de tes jours ?
Bette regardant son amie droit dans les yeux : Comment t’expliquer ? Un jour auprès de Tina égalait à l’éternité dans ma vie, alors même si je devais souffrir mille ans pour avoir eu droit de vivre cela, alors ce ne serait vraiment pas cher payé.
Shane incrédule devant une telle assurance : Quand tu parles d’éternité, tu veux dire comme à l’église, un truc hors et non soumis au temps, ou l’éternité comme infini et immortelle ?
Bette levant les yeux vers le ciel : La seconde option Shane, ta seconde option.