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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : The L Word
Création : 17.10.2008 à 21h02
Auteur : tlwnany
Statut : Terminée
suite de fascination et à coeur ouvert, bonne lecture
Cette fanfic compte déjà 57 paragraphes
Chapitre 11
Je le fixai une dernière fois et compris que j'étais capable de mettre mon existence en péril, juste par cette voix si douce et sombre mon cœur était capable de s'arrêter, je fis demi-tour et repris le chemin de la sûreté...
- Que s'est-il passé Tina ? m'interrogea Alice
Je n'en attendais pas moins d'elle, avec cette curiosité déconcertante, mais bien attachante et unique en son genre, c'est un des plus beaux cadeaux que tu m'aies offert Bette, l'amitié le signe d'une alliance suprême et puissante...
- Alors Tina dis-moi ? elle commençait à s'impatienter
- Ecoute Alice, ne m'en veux pas, je ne préfère rien évoquer, je risquerais de te faire peur
- Il m'en faut bien plus Tina !
Shane coupa net.
- Arrête Alice ça serait mentir, je manque de m'étouffer, tu es une grande peureuse
- Oui bon ok, je te l'accorde, mais le but Shane n'est pas de m'enfoncer
- A croire qu'il n'y a que ça à faire, lança Shane avec un sourire
Elles venaient de me décrocher un minutieux sourire, mon cœur se réchauffa, mais ce sentiment que je pensais égaré était encore en moi et pour combien de temps encore.
Chapitre 12
- Ecoutez les filles, vous êtes des amours, mais ai-je le droit maintenant d'être seule s'il vous plait ? Demandais-je hésitante
- Non Tina ! on te ne te laissera plus jamais seule ! lança Alice
Et bien à croire que ce discours je commençais à le connaître par cœur, je savais bien qu'elle ne me laisserait pas le plaisir de m'échapper, je lui devais bien ça mais impossible de rester quelques minutes de plus.
- Parle pour toi Alice, vas-y Tina, si tu en as besoin, on te laisse tranquille
- Et Shane ! tu es de quel coté ?
- Moi aucun, vois-tu, si Tina veut un peu d'intimité, tu ne peux pas l'en empêcher, et il faut croire que tu vas devoir relire le dictionnaire et prendre la peine d'apprendre la définition du mot « intimité », et après on s'appelle ! Hein ma belle ?
- Oh ça-va ! sans commentaire
- Allez file Tina, je couvre tes arrières, ton compte est bon
Elle me fit un de ses petits clins d'œil, je lui rendis un beau sourire.
Chapitre 13
J'étais de retour avec un petit pincement au cœur, cette fastueuse demeure avait le don de me faire frissonner, en passant le seuil de la porte, mon cœur se raidit, mes traits se crispèrent de douleur, je ressentis un élan de culpabilité m'envahir sans aucune difficulté...
Etant seule dans cette maison mystérieuse, je parlais à voix haute, seule devant des murs décorés de tableaux qu'elle seule avait le don de décrire...
Je ne pouvais empêcher mes pensées de s'acharner les unes contres les autres, je me repassais l'épouvantable scène, ce qui ne pouvait m'échapper c'était la sonorité de cette voix si tendre, j'avais l'impression qu'elle se tenait tout près de moi, je pouvais sentir son souffle léger et frais me conquérir, cette tendresse insoutenable qu'elle me donnait, j'en frissonnais.
Chapitre 14
Les images défilaient sans aucune difficulté, je m'énervais en repensant aux gestes que j'étais capable de faire, la trahir elle en tombant dans le piège improbable de cet homme mais comment ais-je pu avoir cette idée pitoyable, mon sang se chauffait peu à peu, impossible de le refroidir et pourtant moi qui me croyais en aucun cas sanguine...
Ce qui me paraissait étrange dans ma situation, c'était qu'en me mettant dans l'embarras, elle venait m'alarmer, une belle ironie qui se présentait, il me suffisait d'entreprendre une issue fatale ou être en situation de détresse, pour avoir la possibilité de l'entendre...
- Chut Tina !
Je sursautais, mon cœur manquait de faire un infarctus, je parvins à ravaler les hennissements hystériques qui menaçaient d'exploser, même si un petit rire m'échappa.
Son ton sévère me fit rire mais à la fois une bouffé de terreur s'empara de moi.
Chapitre 15
Je pris soins de ne pas aggraver ma situation, elle veillait sur moi quoi qu'il en soit, mais je me posais une question peut-être idiote, est-ce moi qui m'imaginait très précisément la personne de Bette, je la connaissais à merveille dans le moindre de ses gestes souples et envoûtants, des paroles célestes sortaient de sa bouche savoureuse, je m'enivrais de ce parfum apaisant et tendre, je la reconnaitrais sans aucune hésitation, elle seule était dotée de cette fulgurante beauté stupéfiante, comment était-il possible de ne pas être abattue devant cette femme, si percutante et rassurante, jamais je n'aurais cette habitude de rester humble à ses côtés...
Pourquoi je m'entêtais à repenser à elle, elle est partie ce soir là, comment faire ? Je suis désemparée, si je ne m'abuse, dénouée de mes sens, c'est elle qui avait en possession toute ma personne, mon cœur, mon esprit, je dépendais d'elle à présent, je suis désormais une droguée en sevrage, en manque effroyable de cette égérie disparue...
Ses paroles sont le fruit de mon imagination, je ne cesserai jam ais de le faire, tu es l'héroïne de mes rêves depuis le premier soir, tu l'es encore, et tu le seras à jamais...
- Tina,
- Non stop ! Hurlais-je
Je me fichais de l'entendre finalement, puisque que c'était bel et bien de l'idéalisation, je ne voulais plus rien savoir, je préférais me contenter des dernières images qui me restaient d'elle passant le seuil de la porte et courir telle une lionne vers l'ailleurs...
Il ne me restait plus qu'à espérer, mais je n'en avais plus la foi, mon cœur ne battait plus pour cela, il tenait bon pour mon amour grandissant pour toi, mais tu n'y vois que du feu, rien de plus... Je veux cesser de me battre pour notre amour, c'est fini, je ne peux plus attendre, le crépuscule de ma vie est dans un chemin qui m'a été éclairé depuis ton départ, je refusais que l'on me tende la main pour m'aider, en croyant bien faire, mais non tout s'acharnait sur moi, maintenant la seule personne qui veut encore de moi c'est Lui là-haut, Notre doyen, je vais le rejoindre sans que personne ne puisse me retenir, et après tout, cela n'est qu'un au revoir, rien de plus...
Je t'ai perdue je n'ai pas su te retenir, mais si je voulais vraiment te retenir je l'aurais fais avec cette rage impossible, mais ce n'est pas le cas, mon cœur n'a plus cette détermination, il est temps pour moi de prendre mon envol...
Chapitre 16
Le déluge ne s'apaisait point, ont eût même dit qu'il redoublait d'efforts, il envahissait mon petit esprit sombre et noir, sa principale fonction consistait à guider mes pas, devenus lourds depuis quelques mois, vers un profond néant...
Mes paupières lourdes trahissaient la fatigue grandissante en moi, je m'allongeais avec délicatesse dans ce lit, et m'abandonnais dans la découverte de cet univers magique aux aspects terrifiants.
Je me réveillais en pleine nuit à cause d'une averse assourdissante, elle avait raisonné toute la nuit contre les carreaux, des rafales de vent passaient, les rues étaient désertes, la pluie cognait contre les murs des maisons telles des éponges buvant l'humidité qui pénétraient et faisaient transpirer les murs.
Je m'attardais sur les ruissèlements que formaient les caniveaux qui débordaient et emplissaient cette rue sombre, je me perdais dans la vitalité de cette eau, mes yeux se fixaient, et je vis un reflet d'une lueur d'un miel chaud, elle était presque or, cette dernière me fixait démesurément, puis tout à coup, une ombre agressive se perdit dans la profondeur nocturne de cette rue... Je m'interrogeais sur la nature de cette lueur...
Chapitre 17
Sentant mon esprit courbaturé comme le corps, j'étais bien trop épuisée, rassasiée de rêves et de visions tragiques, je me reposais maintenant, je n'avais pas la force de pouvoir comprendre cette mystérieuse « ombre », par moment l'engourdissement d'une de mes positions prolongées me faisait rouvrir les yeux ,je relevais la tête au-dehors, j'avais la sensation de me faire espionner, je recherchais une nouvelle position, j'essayais de ressaisir mes songes, mes pensées étaient fatiguées, je refermais les yeux doucement, cependant je ne cessais de me sentir observée, j'ouvris un œil face à la fenêtre tapissée de pluie...
Chapitre 18
J'étais hypnotisée par cette lueur dorée qui me scrutait, je n'osais bouger, « Elle » était là derrière cette vitre, elle restait immobile comme une statue digne d'une déesse, cette moue crispée et tendue, durement sculptée sur son visage d'ange, elle continuait à s'autoriser à abandonner son regard dans le mien, je pris mon courage à deux mains et je m'avançais devant la vitre, elle ne bougeait toujours pas, seules ses prunelles d'or qui brillaient de mille feux, étaient la preuve vivante qu'elle bougeait, nos regards ne s'abaissaient pas une seule fois, nous restâmes longtemps dans cet univers tendre, au fur et à mesure que mes yeux se posaient sur elle, je remarquais des blessures fines sur son visage, des fines coupures sur ses fossettes, mais malgré quelques égratignures, son visage incarnait toujours la perfection, son regard était troublé et sombre, je lisais en elle pour la première fois, elle renvoyait une personnalité que j'ignorais totalement tellement aveuglée par sa prestance, j'aurais dû ne pas me contenter de son physique, je devinais qu'elle était épouvantée et délicate, dotée d'une certaine fragilité voire d'une vulnérabilité, une noble faiblesse qui avait le don de me séduire et non de manière considérable...
Elle venait de comprendre qu'en l'observant de la sorte, je devinais ses faiblesses qui malheureusement elle s'était entêtée de ne jamais dévoiler elle voulait rester cette personne dure et forte, cacher ses faiblesses.
Elle recula délibérément et courut sauvagement au loin dans l'obscurité, elle se donna entièrement dans l'impénétrable...
Des flammes s'emportaient et s'aventuraient en moi, j'étais horripilée, mes yeux fusillaient cette rue nocturne, je m'appliquai à reprendre mes esprits saints et je retournais dans mon empire avec une férocité qui m'abattait.
Chapitre 19
C'était le bruit agaçant de mon portable qui me réveilla, je vis le nom d'Alice s'afficher, je n'avais aucune envie de répondre, j'éteignis le portable sans aucune contestation.
Je regardais soigneusement autour de moi et je m'arrêtais sur un portrait de Bette accroché, je cueillis sur le mur le portrait, je restais précieusement sur ses yeux, le cadre était divinement fait de ses mains minutieuses, il y avait son nom gravé dans le bois, en or, inscrit « Bette Porter », c'était un cadre magnifique qu'elle adorait, ce portrait dévoilé à merveille la personnalité de Bette, toute son âme y était représentée.
En la scrutant cette nuit, je m'étais aperçue que je n'avais pas fini de découvrir qui était Bette, certes son secret était une grande partie de sa personnalité, mais je découvrais petit à petit son coté humain, ce qu'elle était vraiment, mais sans cesse cette stupide question à laquelle je n'aurai jamais de réponse, pourquoi s'est-elle à nouveau échappée ? Je me demandais pourquoi je m'attardais sur elle, cela ne serait plus d'aucune utilité.
Chapitre 20
Il fallait bien que je retrouve les filles, elles devaient sûrement être dans tous leurs états à 'heure qu'il est. A ma plus grande surprise, je reconnus Tom en compagnie de Kit et la bande.
- Bonjour Tina, me lança t-il
- Bonjour Tom
- Eh Tina, connais-tu la fonction principale d'un portable ? me demanda Jenny
- Oh ça va la petite ! Pas la peine de jouer la comédie avec moi, tu n'es en aucun cas le genre de personne à me faire la morale, criais-je
Les filles se regardèrent et s'esclaffèrent de rire.
- Kit puis-je te parler en privé ? demanda Tom avec hésitation
- Oui bien-sûr, acquiesça Kit
- Et moi qui pensait que nous étions une famille
- Oh la ferme, s'il te plait Alice
- Calme-toi Shane, elle n'a pas tort sur ce coup là, ajouta Carmen
- Peut-être Carmen mais parfois il serait bon de ne rien dire, mais c'est plus fort qu'elle, dis-je doucement
- Je n'y peux rien moi, il faut bien qu'une personne dise les choses et...
- Stop ! Alice, tais-toi maintenant, coupa net Shane, elle avait une expression agacée et l'air bien remonté, elle préféra couper la conversation avant que ce la ne tourna mal
J'admirais Shane pour son attitude reposée, elle vivait dans un calme absolu, aucune complexité, il y avait de quoi l'envier cette jeune.