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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : The L Word
Création : 17.10.2008 à 21h02
Auteur : tlwnany
Statut : Terminée
suite de fascination et à coeur ouvert, bonne lecture
Cette fanfic compte déjà 57 paragraphes
Chapitre 31
Une vie charmante et libre se présentait devant moi, mon esprit rêvait et vagabondait, un pas de plus et je gagnais cette vie qui me tentait tellement, elle me provoquait sans cesse, elle m'avait cherchée, et je me donnais à elle sans aucunes rancœurs, sans aucunes hésitations, je ne voulais plus vivre dans ce cauchemar, dans cette routine insoutenable, j'aurais tout fait pour retrouver la belle vie que je menais avec elle, mais en vain, j'avais l'espoir de la revoir un jour passée la porte, ou pire encore je m'aventurais dans des situations dangereuses et en simple récompense sa voix résonnait pour m'alerter, mais il n'y avait plus rien à faire à présent, je suis devant le fait accomplit , j'ai abandonnée d'espérer, j'ai abandonner mais chères amies, j'ai trahie la promesse d'un amour que je pensais éternel, je n'avais plus de raisons de vivre, plus aucunes.
J'ai préférais me rendre ici, car cet endroit et d'une beauté rarissime, une nature impénétrable seul Bette et moi en avons les clés, c'était le lieu d'un changement dans mon existence, le tournant de ma vie et je veux le revivre cette fois-ci seule.
Je m'abandonnais au bonheur de respirer, de lente rafales me bousculais, j'entendais toutes les bêtes qui s'éveillent quand vient la nuit et cache leur existence obscure dans la tranquilité des nuits, une agitation silencieuse, on se croyait dans les demis-ténèbres, les bourdonnements invisibles de la rosée m'effleuraient l'oreille.
Je levais la tête vers le ciel sans baisser mon regard, je défiais ce ciel sombre, avec un petit sourire, je fermais doucement les yeux, les fines gouttes de pluie s'aventuraient sur mon visage, devenu sain, les larmes me traversaient le visage, mon cœur se manifestait mais je n'y prêtais aucunes attentions, je sentis mon corps devenir plus léger, je voulais être la plus légère possible, le vent soufflait plus intensément, ce qui m'emportais avec une tendresse absolue, j'enivrais cette air pur et frais, j'affichais toujours un sourire, je me relâchais complètement et je fis un dernier souffle prouvant encore mon existence.
Chapitre 32
-Stop Tina ! Hurla les profondeurs sombres de cette voix terrifiée
Je sentis courir des frissons surhumains, palpités des espoirs insaisissables, quelque chose comme un souffle de bonheur. Je me mis à rêver d'amour.
L'amour je l'avais rencontré, je savais comment elle était, elle était elle voilà tout. Je savais seulement que je l'adorais de toute son âme, je savais qu'elle me chérissait de toutes ses forces, je savais que nous nous promenions par des soirs pareil à celui-ci, sous la cendre lumineuse qui tombait des étoiles, nous étions unis mains dans la mains, serrées l'une contre l'autre, entendant battirent nos cœurs, sentant la chaleur de nos étreintes, mêlant notre amour dans un éternel brasier de tendresse, nous étions tellement unis que nous devenions insaisissables.
Il me sembla soudain qu'elle était là contre moi, et brusquement un vague frisson de sensualité me parcourut tout le corps et dans un mouvement d'inconscience je serrai mes bras contre ma poitrine comme pour étreindre mon rêve.
Tout à coup j'entendis des pas, ses pas d'une souplesse et finesse prodigieuse, et dans un élan de mon âme affolée, aux pressentiments divins, je pensais « et si c'était elle », j'écoutais anxieusement le pas rythmé et léger.
Je me sentais devenir folle de bonheur, un attendrissement infini devant la splendeur des choses noya mon cœur qui défaillait, c'était mon soleil, mon aurore, le lever de mes espérances, je voulais hurlée quelque chose de divin comme cette éclosion du jour, je demeurais paralysée dans un enthousiasme impuissant, je pris ma tête dans mes mains, mes yeux pleins de larmes.
Chapitre 33
Je me retournais, et une bouffé de chaleur m'envahie, elle était là, elle s'avançait avec douceur, ça démarche gracieuse qui me séduisait tant, elle s'avançait vers moi avec une souplesse et finesse déroutante, ses cheveux noirs et éclatants ombraient sous cette moue lisse, où y était gratifiées quelques égratignures, ses sourcils fins et dessinés étaient réguliers comme s'ils étaient artificiels cela rendaient un regard profond et tendre ses yeux d'or dont le blanc semblait un peu teinté, le miel chaud plus éclatant que jamais.
Le charme langoureux de cet œil faisait croire à la profondeur de la pensée et donnait de l'importance aux moindres paroles. Cette moue affreusement séduisante cachait une mâchoire un peu crispée, ses traits fins et luisants étaient troublants pour nous autres pauvres humains, elle détenait toujours cette somptuosité, cette pureté de son charme surprenant qui avait le don de nous désarmer dans toute les situations possibles.
Chapitre 34
Elle me toisait de ses yeux qui rayonnaient d'une intensité fabuleuse, et sa voix incandescente lorsqu'elle prononça soigneusement mon nom.
-Tina, arrête, c'est stupide ce que tu fais, de sa douce voix
-Non Bette, stop maintenant, je lui coupai la parole sans aucunes hésitations
-Non Tina ! écoute moi à présent, puisque ta vie se joue plus qu'a un seul faux mouvements de ta part, prend la peine de m'écouter une dernière fois, je suis consciente que je suis mal placée pour te dire quoique ce soit, je suis la seule à pouvoir te sortir de là, mais je ne te retiendrais pas, je veux juste que tu m'écoute et ensuite tu es libre de faire ce que bon te semble
Ses paroles était emprunt d'une sureté et d'une sincérité requise, je devais juste l'écouter et ensuite en finir une bonne fois pour toute.
-Je t'écoute, mais promets moi que tu ne me retiendras pas
-Non je te laisserai faire
Il y avait quelque chose d'étrange dans son comportement, pourquoi avait-elle autant d'assurance, autant d'aisance, je ne trouvais pas ça normal, elle était confiante avec elle-même. Ce qui ne me plaisais guère, elle me laisserait me donner au paradis sans intervenir, jamais elle n'osera faire ceci, ce n'est pas possible elle ne finirait donc jamais de m'étonner.
Chapitre 35
-Tu sais Tina, dans la vie, tu es l'unique responsable de tout ce que tu vis et expérimente. Qu'il s'agisse de ton humeur, de ton caractère ou de ta situation sociale, tout ceci n'est en réalité qu'une image projetée de ce que tu penses et imagines au plus profond de toi-même. Regarde autour de toi et observes. Tout ce qui existe en ce monde n'a-t-il pas été créé en pensées ? Il aura fallu que quelqu'un, quelque part, à un moment donné, visualise une idée qui, à force de travailler, est ensuite devenue une réalité. Désormais, ne jette plus le blâme sur les autres et ne t'épuise pas à essayer de les changer. Tu te dois plutôt d'acquérir une attitude de confiance et d'optimisme face à la vie, en visualisant bien fort ton succès et ta réussite avec toute la foi, la détermination et la persévérance dont tu es capable. Entrevois la défaite, et l'échec sera ta récompense, penses et imagines le succès, et tu réussiras, c'est d'ailleurs, là ta plus grande liberté, toi seule as le pouvoir de choisir tes pensées. Réalise que le vrai bonheur repose en toi-même, ne perds pas ton temps et ne gaspilles pas tes efforts à rechercher la paix, la satisfaction et la joie dans le monde extérieur. Souviens-toi que tu ne trouveras pas le bonheur dans le fait d'avoir ou de recevoir. Tu le rencontreras seulement en faisant le geste d'offrir. Tends ta main. Partage. Souris. Etreints de tes bras, le bonheur est un parfum que tu ne peux versée sur les autres, sans en recevoir quelques gouttes sur toi-même.
N'arrête jamais de montrer tes sentiments quand tu es heureuse...Plusieurs personnes seront ravies de ton bonheur, n'arrête jamais d'essayer de nouvelles choses , tu pourrais être étonnée du résultat, ne prend jamais le poids du monde sur tes épaules, il ne faut jamais se sentir menacé par l'avenir ,il faut vivre un jour à la fois , ne te sent jamais coupable pour le passe, "ce qui est fait est fait", il suffit d'apprendre de tes erreurs et te dire que n'importe qui aurait pu les faire à ta place, ne crois jamais que tu es seule, il y a toujours quelqu'un qui est là et qui attend pour t'aider, n'oublies jamais que tu peux réalisée de belles choses , que tu ne peux même pas imaginer ,ce n'est pas aussi difficile que tu crois .N'arrête jamais d'aimer. N'arrête jamais de croire. N'arrête jamais de rêver.
Je veux que ce soir, tu prennes congé de ta souffrance, que tu ouvres courageusement la porte de ton cœur, et que tu en tire ta révérence... avant de sombrer dans la noirceur...
Ferme les yeux doucement sur tes erreurs passées, et ne te laisse plus bercer par la mélancolie,
Oublis ton passé blessé, ne crains pas de réinventer ta vie, ouvres franchement ton cœur, tu peux encore aimer, sans avoir peur...
Ne laisse plus dormir ton âme, dans les racines de l'amertume, et ferme à jamais les yeux, sur toutes les meurtrissures de ton cœur, laisse tout ton être émerger de sa froideur, entre l'ombre et la lumière, l'immensité et la démesure...
Et quand la tristesse t'envahira, rappelle-toi toujours, que les cicatrices du cœur, ont aussi leurs poussières, et que sur ces restes sacrés ne pose jamais tes mains.
J'étais perdue mon cœur était en émeute, ses paroles me bousculaient, comment faisait-elle ? Impossible elle avait été la nature de ma souffrance, et la revoilà face à moi pour me sauver des bras de la mort.
Chapitre 36
Elle me couvait toujours de ses pupilles éclatantes, elle attendait que je réagisse, elle remarquait que j'étais troublée par l'intensité de ses paroles, elle venait de m'embrocher le cœur, elle le savait, je la vis s'approchait un peu de moi.
-Stop Bette, criais-je en sanglots
Elle m'écoutait et ne bronchait pas, seul son regard me transperçait.
-Je croyais que tu tiendrais ta parole, tu as dit que tu me laisserais
-Oui je le fais, mais réfléchis un peu, il faut bien que quelqu'un termine le travail à ta place, si il faut que je te menace, eh bien je le fais
-Bette comment oses tu ?
-Oser faire quoi, qu'attends tu lance toi, mais je vois que tu n'en es pas capable
-Tu ne sais rien du tout Bette ! Ne me sous-estime pas, tu n'as pas le droit, c'est à cause de toi que j'en suis là, je sursautais sur ce que je venais de dire, je mettais emporter
Etrangement cela ne la chagrinait pas, elle restait calme, je ne comprends pas comment elle pouvait paraître dans une plénitude absolue alors que je m'apprêtais à me lancer.
-Alors fais-le, qu'est ce que tu attends ? Qu'est ce qui te retient ?
-Toi justement ! J'étais hors de moi pour la première fois, toute ma colère ressentis depuis son départ était en pleine éclosion je ne me contrôlais plus du tout, j'étais en furie.
-Tina je ne te retiens pas mais bien au contraire je te pousse à le faire, me dit-elle sérieusement
Je la fusillais du regard, je me retournais à nouveau et regardais une dernière fois la lune éclatante.
Chapitre 37
L'adrénaline parut me dégourdir mes esprits, et je réussis à saisir en moi toute ma détermination qui m'habitait à présent .Je sentis dans mon dos le visage de Bette qui se détachait sur une mer d'autres visages, au regards figés dans un masque de fureur identique.
Je n'eus même pas le temps de fermer les yeux, je n'eus même pas le loisir de flirter avec la mort, que de longs bras jaillirent devant moi pour me tirer en arrière, je me retrouvais serrée conte elle, dans une étreinte de fer.
-Comment diable
Je m'interrompis pour tâcher d'éclaircir mes idées et de retrouver mes esprits
-Comment as tu osé ?
-Je n'allais pas te laisser, jamais tu ne mettras fin à tes jours, m'affirma-t-elle sérieusement
Elle ne me lâchait pas, elle ne s'éloignait pas de moi, j'étais toujours enlaçais dans ses bras, je levais la tête et vis qu'elle arborait une moue innocente, et je fus désorientée par la proximité de l'intensité de ses prunelles dorées qui paraissaient me reprocher l'absurdité de l'acte que je tentais de faire
-Bette je...
-Chut Tina, repose toi maintenant, je te ramène à la maison, la douceur envoutante de ses accents me berçait
-Bette est-ce que je dois prendre ça comme ton retour ?
Elle me balaya du pouvoir dévastateur de ses yeux comme pour me communiquer une information cruciale. Elle me souleva d'une légèreté déconcertante, elle a prit soin de me protéger le visage des rafales de vent, et de cette pluie fine qui s'autorise à se fondre dans la peau.
Chapitre 38
J'ouvris les paupières avec légèreté, les rayons de soleil m'assommaient les yeux, dès le bon matin, fort désagréable pour mes pauvres yeux, et les effets secondaires ne manqués pas, des innombrables picotements me voilaient la vue.
Bette se tenait au pied de mon lit, une moue digne d'un ange, elle me couvait de ses yeux tendres et délicats.
-Tina, s'enquit cette voix harmonieuse
Elle s'approcha de moi et passa sa main fraîche sur mon front avec légèreté, elle me caressait les cheveux.
Que c'était bon de retrouver ces sensations troublantes au moindre geste de sa part, Bette me contemplait avec cette expression protectrice sur ses lèvres.
-Tu ferais mieux de te reposer, aujourd'hui, me dit-elle d'une voix remarquablement douce
-Et toi, qu'est-ce que tu comptes faire, lui demandais-je timidement
Son visage reprenait des traits soucieux, et ses yeux devenaient plus sombre, elle se leva d'un de ses mouvements souples, ses yeux lançaient des éclaires.
Chapitre 39
Vue la réaction qu'elle affichait, il était inutile de ma part que j'en demande d'avantage, mes soupçons se réveillèrent, mais je préférais croire que ce fut un beau mensonge. Dès qu'elle eut tournée le dos, je m'approchais d'elle.
-Je peux te parler une minute ? Sifflais-je
Elle recula d'un pas ses lèvres se crispaient.
-Je t'écoute
-Pourquoi as tu pris la peine de me sauver, tu as trahie ta promesse, ce qui n'est pas dans tes habitudes ?
Furibonde elle me jeta un regard froid et me fit face.
-Et toi ! je t'ai demandée de prendre soin de toi, et non au contraire tu t'es infligée des souffrances, ayant même jusqu'à l'envie de te tuer, et après tu as le culot de me demander pourquoi j'ai réagi, certes je n'ai pas tenue ma parole, mais j'ai eu bien raison de le faire
Son hostilité m'intimida, et ce fut avec moins de sévérité, que je l'eusse souhaitée, que je lui répondais
-Et penses-tu que c'est une bonne chose de me laisser à nouveau ?
Me rendant soudain compte de la dinguerie de mes paroles, je me tus.
-Tina, je ne peux pas rester avec toi, c'est bien au delà des mes forces, reprend toi un peu, regarde tu es prête à mourir pour moi, voir même me demander de te donner la mort que tu désire, et pire encore tu me demande de ne pas te sauver, alors dis moi comment dois-je faire pour pouvoir rester à tes cotes, j'aurais toujours cette rancœur qui me dévorerais, je n'aurais jamais du t'entrainer dans de telles circonstances, sans ma compagnie crois moi tu es en sécurité, je suis bien trop dangereuse pour toi. Sache que je suis toujours là avec toi dans ton cœur, tu sais il est dans ma nature de ne pas pouvoir rester avec des humains, je suis incapable d'envisager une vraie relation, je suis obliger de fuir quand cela deviens trop périlleux pour moi, alors je fuis, mais je reste près de toi, car je ne peux m'empêcher de sauver la vie des humains, et surtout la tienne, quand il s'agit d'une personne comme toi, si aimante, séduisante, et stupéfiante, tous ces termes te conviennent mais aucuns ne parviennent à décrire la force de l'attraction que tu exerces sur moi.
Son ton laissait entendre une réplique lancée à la perfection d'une actrice talentueuse, ses yeux plissent d'admiration, mais elle restait tendue sur la défensive.
J'étais si troublée par ses aveux que je sentis les larmes affleuraient, ravalant mes larmes je lui répondis sagement.
-Je ne sais pas quoi te dire Bette, lui dis-je déçus
-Je ne t'en veux pas, maintenant je vais prendre la porte, je vais marcher sagement, et je ne veux pas que tu refasses des tiennes, tu n'as pas le droit, et je refuses de te voir endurer ça pour moi, alors tu vas profiter de ton existence comme il se doit, je ne te demande pas de m'oublier car cela serait te demander l'impossible, mais ne l'oublie pas je suis toujours là, je te surveilles, et ne t'avise pas de te mettre en danger pour avoir le privilège de m'entendre.
Elle me tendit la main pour m'inviter dans ses bras, sa paume était douce, nous nous toisâmes quelques instants, j'eus du mal à ne pas me laisser distraire par sa beauté lucide, c'était ce fameux combat contre cet ange destructeur, elle se libéra de moi d'une tendresse révoltante, je la regardais partir, mon cœur me retenais pour ne pas courir et la retenir, il avait bien raison. Elle ferma la porte et mit les voiles, mes larmes ne se contenaient plus.
Chapitre 40
Les larmes de mon cœurs coulaient comme une fontaine d'eau, cette fontaine là était déplaisante, la souffrance, la haine, me trahissaient l'illusion de mon âme que je pensais harmonieuse.
Mon âme misérable et troublé, je maudissais Dieu que j'avais cru juste autrefois, j'indignais les préférences coupables du destin, et des mensonges de ceux qui prêchent la droiture et le bien. Parfois la crise devenait tellement violente que toute idées s'éteignaient en moi, je n'avais plus de force, de vie, de connaissance que pour souffrir, mais une convulsion effroyable me saisis, un spasme si cruel, et je hurlais haut et fort : « je vais mourir, je meurs », alors une révolte furieuse, un besoin de maudire emplit mon âme et je ressentis cette haine exaspérée contre cette femme.