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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : The L Word
Création : 17.10.2008 à 21h02
Auteur : tlwnany
Statut : Terminée
suite de fascination et à coeur ouvert, bonne lecture
Cette fanfic compte déjà 57 paragraphes
Chapitre 41
Il me sembla soudain que un effort suprême en moi rejeta ce fardeau. Je retrouvais avec une mémoire sans ombres, les gestes, les regards, les paroles de Bette m'habitaient.
En repensant aux paroles dérangeantes qu'elle m'avait exprimé sans un ressentiment de complexité, elle m'avait déstabilisée, ses paroles soyeuses qui sortaient d'un être en souffrance, elle venait de m'ouvrir le cœur, elle m'avait éclairée pour avancer, je ne pouvais démentir ses paroles justes et vraies, mais en y réfléchissant le plus troublant, c'est qu'elle avait osée le dire devant le mort, elle venait de défier la mort avec une dignité remarquable.
Mon cœur se vidait brusquement, et ma souffrance s'apaisa. Ce fut en moi une traversée de joie, un élan vers un bonheur nouveau, qui venait d'éclore, je me trouvais en une seconde, délivrée, apaisée, heureuse, heureuse comme je ne l'avais été, mon cœur mon âme et ma chair se ranimaient.
Dès lors je n'eus qu'une pensée : merci Bette.
Je fus inondée d'une joie irrésistible, je compris qu'elle m'avait sauvée, garantie contre tout désespoir, que je tenais là de quoi aimer à ne plus faire autre chose.
Chapitre 42
Je me tenais sur un petit nuage, je me laissais m'abandonner à cette nouvelle source de bonheur, je désirais la tout de suite, rejoindre les filles et les seraient fortement dans mes bras, voir leurs visage s'animaient de lumière, de chaleur, me rendais heureuse, je me précipitai sur le téléphone et je composais le numéro d'Alice.
-Alice ?
-Tina
-Que c'est bon de t'entendre
-Hmm, Bette tu vas le regretter de l'avoir laissé pour moi, je fis un grand sourire, et je perçus le sien également, eh bien tu commences fort, que se passe-t-il ?
-Rien de spécial justement, j'aimerais m'amuser ce soir
-Tu à frapper à la bonne porte ma belle, rejoins nous au Planète, ce soir c'est ambiance « Lez Girls», pleins de belles demoiselles à faire tomber
-Tu va piquer la vedette à Shane, mais c'est sans moi, je me contenterais de boires et de rires avec vous
-Ok ok, alors à ce soir,
-Oui je t'embrasse fort Alice
Je raccrochais et je chancelais à l'idée de retrouver mes chères amies, je pourrais me détendre et relâcher toute cette pression qui me parcourait.
Chapitre 43
Je flânais dans les rues pour trouver une malheureuse place pour me garer, les rues de plus en plus encombrées par les voitures de ceux qui rentraient du travail, et je me dirigeais du moins je l'espérais vers un parking. Je trouvais avec enchantement une place, je sortais et marchais vers le Planète, je ne prêtais pas autant d'attentions que j'aurais dû à l'endroit où mes pas m'entraînaient, je préférais lutter pour ne pas penser à elle, je vis que le ciel se couvrit brusquement, j'inspectais les nuages menaçants, par dessus mon épaule je m'aperçus avec effroi d'un homme qui marchait sans bruits à quelques mètres de moi.
Je respirais un bon coup avant de bifurquer dans une rue, j'accélérais mes pas et étrangement il s'était rapproché de moi.
-Hé toi ! M'apostropha t-il, l'instinct me poussa à poser les yeux sur lui.
Il faisait trop sombre pour que je puisse l'identifier, mais sa silhouette me paraissait familière. Je l'entendis s'esclaffer
-Hé attends !
Sans répondre je disparus à l'angle de la rue avec un soupire soulagent. Mais il ricanait de plus belle.
Chapitre 44
Ce nouvel itinéraire longeait l'arrière de plusieurs entrepôts sombres, la nuit était bel et bien tombait, et je notais que les nuages étaient obscurcissant, je me retrouvais dans une solitude profonde, et un brusque frisson m'obligeais à croiser étroitement les bras sur ma poitrine.
Je me retournais doucement et vis toujours cet homme qui me poursuivais, je commençais à perdre mon sang froid.
Et voilà que je me retrouvais seule dans cette rue, ma petite voix apeurée au fond de moi me chuchoter que ce n'était pas un simple voleur. Je tendis l'oreille guettant le bruit de sa présence et je vis qu'il n'était plus là, ce qui me mettais plus sur mes gardes, je continuais d'avancer aussi vite que possible et se fut terriblement affolant, aucune lueur de lumière dans la rue ou je me retrouvais, et maintenant je risquais un dernier regard derrière moi. Malheureusement il se trouvait à une dizaine de mettre de moi, il avait les yeux braqués sur moi.
Je conservais une allure soutenue, il s'était peut-être rendu compte qu'il m'avait effrayée. Il s'approchait de moi et au fur et à mesure, je distinguai sa silhouette, c'était cet homme dans ce fameux bar, qui m'avais fascinée.
-Te voilà donc
La voix rauque réduisit en miettes le silence de plomb, et je sursautais, dans la pénombre grandissante on aurait dit que son regard me traversait sans me voir.
-Fiche moi la paix !, le prévins-je d'un ton que je voulais ferme et assuré.
Chapitre 45
Je ne mettais pas trompée, hélas, je n'émis un petit chuchotement pour ses maudites oreilles.
-Ne Sois pas comme ça chérie ! rétorqua-t-il
Je me préparais un petit stratagème, je me préparai à l'affrontement, essayant malgré la panique, de me rappeler les maigres notions d'autodéfense que je possédais.
Le poing lancé en l'air en espérant de réussir à lui briser le nez, les doigts plongés dans les orbites pour énucléer l'agresseur, et puis mon préféré le classique coup de pied judicieusement placé, la petite voix dénuée d'illusions se remit soudain à parler, me signalant que je n'avais sans doute aucune chance face à se genre de type, je lui intimidais de se taire avant que la terreur ne m'anesthésie complètement. Je me forçais à déglutir afin de pouvoir pousser un hurlement décent.
-Bette ! Hurlais-je
-Intéressant ma belle, vous êtes deux
Je ne prêtai aucune attention à ses stupides paroles, je savais que j'étais capable de pousser des hurlements stridents.
-Ta bien aimée pourrait se joindre à nous, plus excitant tu ne trouves pas ? Son visage devenait malicieux, il affichait un de ses sourires horribles me dénonçant la suite des événements.
J'avalais donc une grande goulée d'air, mais ma gorge était si sèche que je doutais d'obtenir le volume sonore que je souhaité.
Chapitre 46
Il s'avançait doucement, j'étais paralysée, il s'autorisa de me déplacer une mèche de mon visage, il effleura ma peau un frisson glacial s'aventurer tout le long de mon corps.
Puis à ce moment là un grondement animal, fit nous secoués des tremblements de la tête aux pieds, je reconnus ce grondement profond et grave.
-Lâche là, lança t-elle d'une voix furibonde
Elle bondissait devant moi et adopté cette posture agressive tendue comme une lionne, elle gronda encore plus férocement.
L'homme était horrifié sans même réfléchir il recula et courut, le plus vite qu'il pouvait.
De façon stupéfiante mon angoisse s'évapora aussitôt, tout aussi stupéfiante fut le sentiment de sécurité qui me submergea. Elle ne se retournait pas une seule fois.
-Par rejoindre les autres, me dit-elle d'une intonation qui sonnait sévère
Je ne bronchais pas et je m'exécutais aussitôt, mais je ne préférais pas retrouver les filles dans un tel état, il était plus sain pour moi de retrouver la maison et de les prévenir que je ne serais pas en leur compagnie.
Chapitre 47
J'étais dépassée par les événements, je frôlais en deux jours la mort, cela me révoltais, j'étais complètement anéantie, une vague de terreur me noyée et glacée le sang.
Le plus déroutant était de voir Bette apparaître, régler sans affaire avec cet homme, et ensuite m'ordonner de filer, sans prendre la peine de me regarder.
Si je devais l'écoutais attentivement, je devais renoncer à mon amour pour elle, m'interdire de l'aimer, je ne pourrais lui faire se plaisir, c'est dans cet amour que je me ressources pour ne pas la tromper et flirter avec la mort.
Chapitre 48
Le téléphone sonnait je me précipitais dessus.
-Shane
-Tina, que se passe-t-il ? Tu es sur le chemin ?
-Non j'ai une migraine insupportable
-Aïe, j'espère que tu iras mieux, bon alors soigne toi bien
-Oui merci, et passe une bonne soirée
-Toi aussi, repose toi surtout
-Ne t'inquiète pas pour ça, embrasse fort les filles pour moi
-C'est comme si c'était fait !
Elle raccrocha, et je fis un grand soupire de mécontentement, je devais mentir à mes amies pour ne pas les inquiétaient, c'était impardonnable de ma part.
Chapitre 49
Tout serait tellement plus simple, si tu revenais, je n'aurais plus à mentir, cela me blesse de devoir procéder de cette manière, je ne supporte pas ça et tu le sais Bette. Tu me manque Bette je ne sais pas si je pourrais encore tenir.
S'il le fallait j'imagine que j'aurais été capable de me mettre en danger pour l'entendre ou alors la garder auprès de moi. Sous l'étonnement de ma pensée je m'empressais d'oublier cette idée avant qu'il ne m'arrive à coup sur de sérieux ennuis. Il fallait que je trouve un moyen de me sentir proche d'elle, mes esprits tournés à l'obsession.
Je chancelais en trouvant une solution certes peu commode mais qui pourrait m'atténuer ce manque atroce, je fis un vague sourire, je m'avançai devant son armoire et pris , une de ses veste qu'elle portait merveilleusement sur elle, ce cuir noir qui nous assommé les yeux, ce cuir contenait toujours son parfums enivrant, la même odeur exquise que celle de son haleine pur et fraiche, je la serrais contre moi et je frémis en l'enfilant, j'inhalais sans aucune retenue et je clignais des paupières subjuguée par cette odeur très appétissante. Je dus attendre que mon cerveau se remette en à fonctionner pour bouger.
La sonnerie retentit dans mon délicieux univers, qui osait me déranger dans un tel état de tendresse.
Chapitre 50
J'ouvris avec méfiance la porte, le cœur battant de plus en plus vite.
Et je découvris une femme inconnue, son visage ne m'était pas familier, elle était blessée au bras, elle se tenait le bras avec beaucoup de peine, son visage angélique foncé faisait ressortir le blanc de ses yeux, elle me scrutait de son regard et sa mâchoire serrée et son expression inquiète m'interloquèrent, elle était raide et rester longtemps debout sans bouger, elle bougea son bras et me figea sa main qui étrangement à l'inverse des mains glaciales de Bette, était brûlante et douce.
-Bette, me dit-elle avec une voix tremblante, elle avait du mal à récupérer son souffle.
J'eus un grand frisson qui parcourut mon corps, le cœur s'accélérait, mon souffle suffoquait.