Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Jeunesse et protection des mineurs
Cette fanfic ne convient pas aux lecteurs de moins de 16 ans. Elle peut contenir des passages où la violence est suggérée, utiliser un langage susceptible de choquer ou comporter des scènes de sexe non explicites.
Ce pop-up te demande, lors de ta première connexion sur cette fanfic, de certifier que tu es âgé de plus de 16 ans pour pouvoir la lire. Si tu valides, ce pop-up n'apparaîtra plus. Si tu annules, ce pop-up réapparaîtra lors de ta prochaine visite.
Nous comptons sur ta franchise pour cliquer sur le bouton approprié :
Série : The L Word
Création : 07.01.2009 à 21h16
Auteur : tlwnany
Statut : Terminée
Dernier volet des fictions vampiresques ...
Cette fanfic compte déjà 148 paragraphes
Chapitre 1
Je me souviens de ses dernières paroles, de son poème aussi tranchant qu'une lame de sabre. Je me souviens de son doux visage, de la lumière qui se reflétait sur ses cheveux noir, de l'ecchymose sous son œil droit, de ses lèvres fendue que sa langue ne cessait d'effleurer...Je me souviens surtout de la tristesse de ses yeux, de l'effronterie de ce miel chaud, maudits soit ses yeux !
Mais c'était plus tard, beaucoup plus tard que je compris. Pour comprendre la fin vous devez connaître le début, et pour comprendre le début ne serait-ce que le début vous devez connaître le passé, ce passé que la brumes de temps avaient englouti et changé en mythe longtemps avant ma naissance.
Laissez-moi vous le raconter vous le montrer ce mythe qui raconte la création du Crépuscule, l'ouvrage qui allait détruire une femme et un monde.
Chapitre 2
Consignés à l'encre noir sur un parchemin, les mots sont le paradis des insensés. En tant qu'écrivain, je suis bien placée pour le savoir. La prononciation change, la signification évolue, rien ne survit intact aux ravages du temps aveugle.
Alors pourquoi suis-je entrain d'écrire ceci ? Pourquoi me lancer dans cette folie ? Ce n'est pas la première fois que je raconte son histoire sublime. Ma plume l'a déjà évoquée à maintes fois, sous maintes incarnations : drapée dans sa force, et son honneur, dans sa vulnérabilité et son âme pure et dure. Je l'ai décrite comme une déesse, une héroïne, une sultane. En réalité, elle était toutes ces puretés et elle n'en était aucune. Elle était, tout simplement, une femme, avec son âme de guerrière et son cœur d'ange.
Chapitre 3
Pour la première fois, je vais raconter sa véritable histoire. Et avec un peu de chance, la vérité me détruira enfin. Je me souviens de sa promesse, de cette promesse qu'elle m'avait faite avant de faire de mon rêve, une réalité, je m'en souviens comme si c'était hier « Bénédiction ou Malédiction ? Fais en ce que tu voudras. Mais quand le fardeau du temps pèsera trop lourdement sur tes épaules, raconte mon histoire...raconte ma véritable histoire, ou non notre véritable histoire, et tu provoqueras la fin de la tienne ». En serais-je capable, Tant d'années se sont écoulées...
Un millier de compteur, moi y compris, ont déformés les événements à chaque narration, embellissant leurs passages favoris et altérant peu à peu jusqu'aux plus infime détails.
Ma main tremble tandis que ma plume parcourt le papier. Assis dans sa chambre, je griffonne chaque mot d'un poignet douloureux. Au tour de moi, des livres poussiéreux, des photos d'elle, s'entassent comme des pièces de puzzle.Je les chéris ainsi que mes chères amies, les gardes près de ma main et de mon cœur, preuves tangibles de mon lointain passé.
Chapitre 4
Deux futurs, deux âmes sœurs... C'était trop pour une seule personne. Je compris que ce n'était pas l'ensorcellement de Bette et le magnétisme d'un sommeil éternel que j'avais essayé de réconcilier, c'étaient les deux parts de moi-même, la Tina de Bette et la Tina du Néant. Malheureusement, elles ne pouvaient coexister et j'avais eu tort de tenter de les y contraindre.
A présent, je ne doute pas de ce que je désire, ni de ce dont j'ai besoin... ni de ce que je vais faire, là, maintenant.
Chapitre 5
L'aube n'apporta nulle chaleur dans cette chambre. J'étais déjà réveillé lorsque les premières lueurs du jour avaient révélé la danse paresseuse des particules de poussières dans la pièce.
La soirée avait été longue, j'avais veillé très tard la nuit dans les bras de Bette, nous avions discuté toute la nuit avant que je convienne à quelques heures de repos, m'étais nécessaires pour affronter la matinée, que je sais serait différente.
Je m'étais endormie tout habillé puis brusquement je m'étais réveillé, je n'avais connu que des brèves périodes d'assoupissement durant lesquelles de terribles cauchemars m'avaient assailli. Renonçant à poursuivre le sommeil qui me fuyait, j'avais regardé le ciel pâlir et le soleil se lever.
Chapitre 6
Mes pensées se bousculèrent se bâtèrent sans pudeur dans mes songes affectées, un mélange chaotique de souvenir de questions et de craintes.
Je ne comprendrais sans doute jamais, pourquoi Bette m'avait-elle autant protégé, pourquoi n'avait-elle pas laissé mon triste destin triompher ?, elle m'avait sauvé devant cette falaise alors qu'elle avait pu avoir le loisir de se faufiler et me laisser disparaître à la faveur des ténèbres.
Mais la conviction qu'elle avait perçue dans sa voix l'avait retenue. Fallait-il, comme elle le prétendait, attribuer une quelconque signification à notre rencontre ? Voilà une réponse à laquelle je ne pourrais sans doute répondre.
Chapitre 7
Je restais fixé devant la fenêtre, le regard absent, tant de souvenirs me rongé, tout défilaient sur l'écran noir de mes paupières. Le silence était pesant, et insurmontable.
Je sentis une paume soyeuse et glacé me caresser le dos, et l'effet se produisit indéniablement, mon cœur s'accéléré et le sang affluait dans mes veines, cette douce main arrêta cette tendre caresse.
- Une bien belle journée, me souffla-elle en balayant les horizons des yeux
Me retournant apparut alors mon miracle personnel. Malgré le temps, je succombais encore à la perfection de ses traits, que je ne tiendrais jamais en acquise, j'en étais persuadée. Mes yeux balayèrent cette peau halé de son visage, la courbe plus tendre de ses lèvres sensuelles pleines, qui à cet instant me souriaient, la ligne droite de son nez, l'angle saillant de ses pommettes, l'étendue lisse de son front en partie obscurcie par la mèche de cheveux noir. Je gardais ses prunelles pour la fin, sachant que, quand j'y plongerais les miennes, j'avais toutes les chances de divaguer. Fines, allumées par un or liquide et encadrée de cils fins et sombres, elles ne manquaient jamais de déclencher en moi des émotions extraordinaire et de transformer mes os en éponges. Je fus prise d'un léger vertige, peut-être parce que j'avais oublié de respirer une fois de plus.
-Oui très belle journée, Répliquais-je
Elle se mit devant moi, et elle se plongea dans mon regard j'avais perdue l'intensité que dégagé ses prunelles miel chaud, ivre de tendresse et de passion.
Chapitre 8
Un mannequin féminin aurait vendu son âme pour un visage pareil. C'était d'ailleurs le prix exact de la transaction, une âme. Je redoutais qu'elle puisse comprendre l'idée, l'envie qui me caressé l'esprit à maintes reprise nuits et jours. Son cœur refusait de céder à la tentation. Non. Je ne le croyais pas, et je me sentis coupable d'avoir évoqué la comparaison, et soulagée, comme souvent d'être l'unique personne au monde dont les pensées restaient mystérieuses à Bette. Je tendis la main et soupirai d'aise lorsque ses doigts glacés se refermèrent autours des miens. Son contact m'apportait toujours un étrange apaisement, comme si je cessais brusquement d'avoir mal.
-Alors dis-moi que désires-tu faire là maintenant ?
-J'aurais préféré que tu ne lises pas dans mes pensées, tu devrais t'abstenir à l'avenir
-C'est pas facile ce que tu me demandes, tout devient plus claire pour moi, il m'est plus aisé à présent de voir ce que tu ressens, et il est normal que je reste prudente aux envies impures qui t'obsède
Elle caressa ma joue avec le revers de sa main sans rompre la chaîne de nos doigts entrelacés.
-Prudente ? Demandais-je surprise
-Oui prudente, je sais bien que cette envie de me ressembler ou non je devrais dire ressembler à un monstre, te fascine toujours autant mais je m'y refuse
-Je t'interdis, de dire que tu es un monstre !
Elle sourcilla en voyant que je commençais à lever le ton, cela lui décrocha néanmoins un sourire en coin.
Chapitre 9
Elle figea devant moi, les yeux s'aventuraient dans les miens cherchant les moindres petits indices lui révélant ce que j'aimerais là tout de suite maintenant.
-Tu comptes rester sur ta position ? M'interrogea-t-elle
- Si il le faut,
-Je te reconnais bien là, mais ça me plais bien ce petit jeu
-Eh bien tu seras servie
-J'en suis ravie
C'était déroutant de voir qu'elle était aussi calme et sur d'elle, comment faisait-elle ?
Chapitre 10
Elle continuait toujours à m'observer, puis un sourire se dessina sur ses lèvres, cela me déstabilisée.
-Pourquoi souris-tu ? Demandais-je
-Je ne devrais pas ?
-Si bien sur, mais je ne vois ce qui te fais rire ?
-Surement parce que, cette belle femme devant moi, serait capable de tout pour arriver à ses fins, c'est fascinant de voir là motivation qui envahit ton âme
- Au lieu de se moquer gentiment de cette femme, contente-toi d'assouvir son envie
-Jamais ! Me dit-elle d'un ton émanant des profondeurs de son cœur
Son hostilité me paralysa, et mon duvet se manifestait sous les coups de tension que donné le sang.
- Je ne renoncerais pas, et je trouverais une bonne raison de te faire céder
-Je serais toi Tina, je serais réjouie de savoir que je vieillirais avec de fines rides tracé sur tes traits magnifiques, des rides racontant toute une histoire digne de notre amour
Ses aveux firent gonfler mon cœur de tendresse.