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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : The L Word
Création : 07.01.2009 à 21h16
Auteur : tlwnany
Statut : Terminée
Dernier volet des fictions vampiresques ...
Cette fanfic compte déjà 148 paragraphes
Chapitre 121
Je fermais les yeux doucement, j'eus cependant une dernière image, Bette tenait une seringue argentée, comme si elle était d'acier, je n'eus le temps de poser la question, que Bette dans sa lancée, enfonça l'aiguille en plein dans mon cœur. Je perçus un soubresaut au cœur, comme si il était soumis à un électrochoc.
-De la morphine mon amour, ce fut les dernières paroles que je perçus, avant de sentir ses doigts glacé sur mon cou...
Je sentis mon corps se durcir, comme si le sang s'était congelé, on aurait dit que Bette m'embrassait, posent ses lèvres sur ma gorge, et ses poignets dans le creux de mes bras, elle me tenait avec cette force, je sentis le déchirement soyeux de ma peu, elle forçait le venin dans mon corps. Sa langue essuyait les deux morsures ensanglantées. Je ne réagissais plus, mis à part mes mouvements sans vie dans ma poitrine.
Chapitre 122
Bette posa une ultime fois ses lèvres sur ma gorge, elle s'acharnait à rependre le venin aux maximum, je sentais qu'elle faiblissait, la force qu'elle avait émise auparavant devenait comme une caresse de velours, elle tenta de me ressusciter, elle s'escrimait sur moi, sur un corps déchiré, sanglant.
J'entendis un corps de pierre mourir sur le sol, ainsi c'était ça, un océan de souffrance, elle s'était sacrifiée, pour moi. J'étais le cœur mort qu'on venait de battre, pour me sauver...
Chapitre 123
La douleur était déroutante.
C'était exactement ça, j'étais déroutée, je ne comprenais pas, j'étais incapable de saisir ce qui se passait. Mon corps essayant de rejeter la souffrance, je fus aspirée, encore et encore, par une obscurité qui effaça les secondes, voir les minutes de torture, rendant encore plus difficile la perception de la réalité. Je tentai de séparer deux univers, l'irréels noir et ne faisait pas trop mal, et le réel rouge, et j'avais alors l'impression d'être sciée en deux, jetée dans l'acide, renversée par un bus, tout cela simultanément.
La réalité c'était de sentir mon corps se tordre dans tous les sans, alors que la douleur m'empêchait de bouger. La réalité c'était de savoir qu'il y avait quelque chose de plus important que cette litanie de supplices et de ne pas réussir à me souvenir de quoi il s'agissait. La réalité était survenue si vite. A un moment out était ce qu'il devait être, j'étais entourée par la personne que j'aimais, par son sourire. Aussi surprenant que cela pût paraître, j'allais apparemment obtenir tout ce que je m'étais battue pour avoir.
Ce fut une déchirure, une brisure, fulgurance de la douleur, les ténèbres s'étaient installées avant d'être balayées par une vague de souffrance. Je ne pouvais plus respirer, ma gorge était trop chaude, des bouts de moi se cassaient s'éparpillaient, se fendaient...
Chapitre 124
Puis de nouveau le noir.
Combien de temps s'était écoulé ? La souffrance avait disparu. J'étais engourdie, je ne sentais rien, ne voyais rien non plus, mais j'entendais. Il y avait de l'air dans mes poumons, qui montait et descendait en bulles le long de ma gorge en feu. J'avais alors tentai de localiser mon cœur. Il était hélas perdu quelque part dans mon corps. Je ne sentais pas ce que j'aurais dû sentir, rien n'était à sa place. Ayant cligné des paupières, j'avais recouvré la vue. J'avais distingué la lumière. Ce n'était pas ce que je cherchais, c'était mieux que rien quand même.
J'étais trop faible, un instant mes bras avaient donné l'impression d'être des tuyaux de caoutchouc vides avant de ne m'offrir plus aucune sensation. Comme sils n'existaient plus. Comme si je n'existais plus.
Les ténèbres avaient obscurci ma vision encore plus solidement que précédemment. Lutter était épuisant, il aurait été tellement plus aisé de renoncer, de me laisser submerger par le noir, entraîner en bas, toujours plus bas, jusqu'en un lieu où il n'ya avait ni fatigue, ni inquiétude, ni angoisse.
Si ça n'avait tenue qu'à moi, je ne me serais pas battue très longtemps. Je n'étais qu'une pauvre humaine dotée de sa seule et misérable force d'humaine, mais si je cédais à la facilité, si je permettais à l'obscurité de m'effacer, je lui ferais du mal.
Bette. Bette. Ma vie et la sienne étaient deux brins d'un même fil. Si on coupait l'un, l'autre s'effilochait. Elle disparu je n'aurais survecu.la réciproque était vraie. Or, un monde sans Bette perdait son sens, son existence était indispensable, et pourtant...
Chapitre 125
Malheureusement, la noirceur était telle que je n'arrivais à distinguer les lieux. Rien ne semblait réel. S'accorcher en était d'autant plus compliqué. Je repoussai le voile sombre, presque par reflexe. Je n'essayais pas de le soulever. Je me contentais de résister, je l'empêchais de me broyer entièrement, je ne devais pas baisser les armes.
L'histoire de mon existence en quelque sorte. Je n'avais jamais eu la force de gérer les choses qui échappaient à mon contrôle, celle d'attaquer ou de fuir mes ennemis. Cette d'éviter la douleur. Faible humaine, je n'avais toujours su que continuer. Endurer. Suivre.
Cela avait suffi, jusqu'à maintenant, il faudrait que cela suffise aujourd'hui également. Je clignai des paupières et je vis le visage de mon ange, j'allais résister en attendant qu'on me vienne en aide. Bette ferait son possible, elle ne renoncerait pas, moi non plus. Je maintiendrais les ténèbres de l'inexistence à l'écart. Hélas ma détermination n'était pas était suffisante. Au fur et à mesure que le temps m'avait moulue et que le noir avait grignoté petit à petit mon espace vital, il m'avait fallu puiser courage ailleurs. Je pouvais croire en Bette, elle se tenait encore là, soufflante et mourante aux cotés de moi, elle résister pour moi, je devais faire de même. Je ne pouvais bouger mes lèvres, et prononcé son nom, cela m'avait terrifié je m'étais demandé s'il était trop tard.
Chapitre 126
Je devais survire pour Bette, j'avais soudain perçu un changement. J'avais cru retrouver la sensation de mes bras, pareils à des limbes fantomatiques... j'avais réussi, à raffermir ma prise autour de mon cœur, cette source de chaleur où battait mon cœur, ce cœur, aimant, battant, j'avais compris que j'allais être en mesure de lutter contre les ténèbres aussi longtemps qu'il le faudrait. La chaleur avait continué à gagner en intensité et en réalité, au point qu'il était difficile de croire que je l'imaginais.
Toujours plus chaud. Trop chaud, inconfortable, brûlant.
Ma réaction instinctive avait été de lâcher cette incandescence, mes bras devenaient des poids morts reposant le long de mes flancs. La brulure était en moi, elle avait augmenté, encore et encore, jusqu'à surpasser tout ce que j'avais pu ressentir un jour.
Sous le feu qui ravageait ma poitrine, j'avais décelé un battement, j'avais compris alors que mon cœur avait redémarré, juste un moment où j'avais souhaité que cela ne se produisît pas. Où j'avais regretté de ne pas avoir accueilli l'obscurité tant que j'en avais encore l'occasion. J'avais eu envie de soulever mes bras, de lacérer mon torse et de m'arracher le cœur, tout plutôt que cette torture. Malheureusement mes bras avaient disparu, mes doigts étaient incapables de bouger.
Chapitre 127
L'incendie s'était déchainé, j'aurais souhaité hurler. Supplier qu'on me tue, plutôt qu'endurer une minute de plus cette souffrance infernale. Mais je ne pouvais remuer les lèvres.
Je me rendis compte que ce n'était pas les ténèbres qui me faisaient plonger, c'était mon corps. Lourd. M'enterrant dans les flammes qui se rependaient à partir de mon cœur, et envahissaient maintenant mes épaules et mon estomac, qui embrasaient ma gorge, qui léchaient mon visage, en provoquant une douleur inouïe.
Pourquoi étais-je pétrifiée ? Pourquoi étais-je muette ? Bette avait raison cette douleur n'est souhaitable à personne.
J'avais une clarté intolérable, aiguisée par l'agonie et la réponse à mes interrogations s'était imposée à moi immédiatement.
La morphine.
Je n'avais pas envisagé que la morphine pût avoir pour effet de me clouer sur le lit, et de me bâillonner. De me paralyser, tandis que je brûlais.
Chapitre 128
Mes vœux avaient donc été exaucés, et cela ressemblait à une très mauvaise plaisanterie.
Si j'étais incapable de crier, comment devais lui dire que je désirais qu'elle en finisse avec moi et qu'elle goutte aux vins. Car je ne souhaitais plus que cela. N'être jamais née. Ce que j'avais vécu ne valait pas cette douleur. Ne valait pas que je tienne une seconde.
Laisse-moi mourir. Laisse-moi mourir...
Infiniment, tout s'était résumé à cela, les tourments cruels, mes hurlements muets, mes supplications informulées. Rien d'autre, pas même le temps qui n'avait plus ni début ni fin. Une souffrance interminable. L'incendie s'était poursuivi, acharné.
Le seul changement qui s'était produit brusque, incroyable, avait était le redoublement de la torture. Trois événements se produisirent simultanément, s'engendrant les uns sur les autres ; si bien que je ne pus déterminer lequel avait précédé les autres. Le poids de la morphine s'estompa, je recouvrai mes forces.
Le contrôle de mon corps me revint par vagues, lesquelles constituèrent mes premières prises de conscience du redémarrage du temps. Je m'en rendis compte lorsque je pus agiter mes mains et serrer les poings.
Chapitre 129
Le feu ne diminua en rien, je commençais d'ailleurs à savoir l'appréhender d'une nouvelle manière, à apprécier séparément chaque langue brûlante qui écorchait mes veines, mais je découvris que j'étais en mesure de réfléchir malgré les blessures qu'il m'infligeait...
Ainsi je me souvins des raisons qui m'avaient empêchée de hurler. De celles aussi pour lesquelles j'avais accepté d'endurer cette torture intolérable, je me rappelais, bien que cela parût impensable, que ma souffrance était censée déboucher sur quelque chose qui en valait la peine.
Cette prise de conscience eut lieu juste au bon moment, quand je dus tenir, alors que mon corps s'allégeait. Aucun témoin n'aurait été capable de décelé ce changement. Mais moi en pleine lutte pour étouffer mes cris et le séisme qui secouait mon enveloppe charnelle afin de ne pas blesser Bette, je devais me contenir, pour ne pas la voir se crisper.
Je n'avais la force que je rester immobile, cependant que j'étais brûlée vive.
Chapitre 130
Mon esprit gagna en lucidité, et je fus en mesure de compter les battements désordonnés et bruyants de mon cœur qui mesuraient le fil du temps. De compter les aspirations haletante qui se succédaient par à coups entre mes lèvres.
Forces physique et clarté mentale se poursuivirent. Je devins capable d'identifier d'autres bruits. Un légers chuchotis d'un courant d'air déclenché par une porte ouverte.
-Tina ? Mon amour ?
Je sentis un frôlement sur mes mains, il me fut plus ardu de ne pas réagir au son de cette voix.la souffrance qu'elle trahissait n'était rien comparée à celle qu'elle risquait d'être. Pour l'instant, elle redoutait juste que j'aie mal. En l'espace d'un instant me détermination afflua, je ne voulais plus renoncer.
Je sentis une faible pression sur ma main, et je perçus un murmure
-Je t'aime Tina, je suis navrée.
J'aurais tant voulu lui répondre, mais je refusais d'augmenter ses tourments, pas quand elle tenait encore devant moi, et pas quand j'avais encore la force de tenir.
Pendant ce temps, le feu poursuivait ses ravages.
Combien ? Encore combien de temps de secondes à brûler ainsi ? Contrairement à l'impression que j'avais de moi, je ne ressemblerais pas un bout de charbon, pour moi je n'étais plus qu'un tas d'ossements calcinés. La moindre de mes cellules avait forcément été réduite en cendres.