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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : The L Word
Création : 07.01.2009 à 21h16
Auteur : tlwnany
Statut : Terminée
Dernier volet des fictions vampiresques ...
Cette fanfic compte déjà 148 paragraphes
Chapitre 131
Je tendis l'oreille mais ne perçus rien d'autre que le souffle légers de ma bien aimée, cependant, j'entendis une conversation téléphonique qu'avait mes amies voisines, je pus distinguer la petite voix de Jenny, et celle d'Alice à l'autre bout du fil.
Quelque secondes plus tard la souffrance se modifia, pour l'aspect positif des choses elle commença à se retirer de mes doigts et de mes bras, lentement mais c'était neuf. Enfin la torture s'évacuait. Quand aux mauvaises nouvelles l'incendie de ma gorge avait changé de caractère. Non seulement je me consumais mais j'étais assoifée.Ma bouche était sèche comme le desert.Parcheminée. Le feu brûlant, un soif brûlante, et derniers point négatif, l'incendie de mon cœur avait redoublé de vigueur.
Mon pouls déjà trop rapide, avait accéléré pour atteindre une vitesse frénétique, la morsure du feu se retira de mes paumes, qui en furent immédiatement soulagées et refroidirent tout aussi rapidement. Hélas, elle se concentra dans mon cœur, qui irradiait comme le soleil et battait à une allure redoublée.
Chapitre 132
Le bruit le plus fort était celui émis par mon cœur affolé qui pulsait au rythme de l'incendie.
-C'est presque fini, Chuchota-t-elle, d'une voix quelque peu faible et tremblante
Mon soulagement fut anéanti par la douleur inimaginable qui tordit soudain ma poitrine. En revanche mes poignets ne brûlaient plus.
Mise à par le tambourinement de mon pouls, la pièce était silencieuse, elle avait cessé de respirer en constatant que j'avais bougé.une main serra la mienne.
-Tina, Tina mon amour ?
Etais-je en mesure de lui répondre sans me mettre à hurler ? J'y réfléchis un instant, puis le feu explosa à l'intérieure de mon torse, encore plus chaud, en provenance de mes coudes et de mes genoux. Mais valait ne pas courir le risque.
Chapitre 133
Tout à coup...
Mon cœur décolla, ronflant comme les pales d'un hélicoptère en un note soutenue et presque unique. J'eus l'impression qu'il allait se creuser un passage à travers mes côtes. Les flammes crépitèrent dans ma cage thoracique, avalant les ultimes brandons qui s'attardaient dans le reste de mon corps, afin d'alimenter cette fournaise à là brûlure insensée. La douleur me pétrifia, brisa ma prise sur le bûcher. Mon dos s'arqua, comme si el feu me hissait vers le haut par le cœur.
Lorsque je retombai sur le lit, je ne permis à aucune partie de mon corps de rompre les rangs, en moi la bataille devint enragée, entre mon cœur et l'incendie. L'un come l'autre perdaient. Les flammes étaient condamnées, ayant déjà consumé tout ce qui était combustible, mon cœur galopait à toute vitesse vers son dernier battement.
Le feu se rétrécit, se rassemblant dans le seul organe humain qui subsistait avec une violence proprement intolérable. Y répondit un bruit sourd, profond, creux. Mon cœur tressauta à deux reprises puis, moins fort une dernière fois.
Il n'y avait plus de bruit, plus un souffle, pas même le mien. Durant un moment, je ne compris qu'une chose, la disparition de la souffrance.
Alors, j'ouvris les yeux et je contemplai le plafond avec étonnement.
Chapitre 134
Tout était si clair, affûté, défini.
La lampe qui brillait d'une lumière aveuglante au plafond ne m'empêchait pas de distinguer les filaments incandescents à l'intérieure de l'ampoule. Dans l'éclat blanc, je discernais le spectre de la lumière blanche les sept couleurs de l'arc-en-ciel. Je voyais les particules de poussières qui voletaient, elles tourbillonnaient, telles des petites planètes, se déplaçant les unes par rapport aux autres en une danse céleste.
Le spectacle était si beau que, sous le choc, j'aspirai une goulée d'air qui s'engouffra en sifflant dans ma gorge, avalant les grains de poussière comme un tourbillon. Ce geste me sembla étrange, après réflexion, je compris pourquoi, je 'en éprouvai aucun soulagement, je n'avais pas besoin d'oxygène, mes poumons de l'attendaient pas.
Chapitre 135
Par dessus tout, je savourai un parfum aux saveurs de lilas, et de soleil empreintes de touches miellées, qui était prédominant, plus proche de moi.
Je perçus le bruit de sa respiration qui reprenait à l'unisson de la mienne. L'haleine se mêla au parfum de lilas, miel, porteuse de nouvelles fragrances, cannelle, vanille, lavande, je tentai une dizaine de comparaisons, dont aucune ne correspondait cependant. C'était si doux si agréable.
Je m'aperçus qu'on me tenait la main seulement quand un douce et faible pression s'exerça autour de mes doigts. Comme elle l'avait fait pour étouffer ma souffrance, mon corps se recroquevilla sous l'effet de la surprise. Je ne m'étais pas attendue à un contact de cette nature, la peu était parfaitement lisse, la température ne correspondait pas, je ne ressentis aucun froid. L'étonnement passé, mon enveloppe corporelle réagit à ce toucher étranger d'une façon qui me stupéfia encore plus.
Chapitre 136
Un sifflement s'échappa de ma gorge, et de mes dents serrées, menaçante, mes muscles s'arquèrent pour m'arracher de Bette, j'effectuais un saut périlleux en arrière s rapide que l'image de la pièce aurait dû devenir floue, ce qui ne fut pas le cas. Je vis les moindres particules de poussière, les moindres détails infimes pendant mes mouvements. Lorsque je me retrouvai en position de défense, comme la lionne, la même posture que Bette. Bette qui me guettait de ses yeux or, qui se fermer et s'ouvrer...
Elle m'ouvrit ses bras, en affichant un grand sourire, ses dents reflétèrent la lumière, et j'entrevis derechef l'arc-en-ciel aux huit couleurs. Ce sourire me rassura, mes sens et mon esprit étaient focalisés sur le visage de Bette.
Je la découvrais.
Chapitre 137
A combien de reprise m'étais-je émerveillé devant sa beauté ? Combien d'heures, de jours, de semaines, avais-je consacrées à rêvasser à ce que alors, j'avais considéré comme la perfection incarnée ? J'avais cru connaître ses traits mieux que les miens ? J'avais cru que l'absence de défaut physique de Bette était al seule certitude de mon univers personnel chaotique. J'aurais pu tout aussi bien avoir été aveugle.
Pour la première fois, maintenant que j'étais débarrassée des ombres et des flous, des faiblesses et des limites de ma vision d'humaine, je vis son visage. Je m'étranglai presque au spectacle, en quête d'un vocabulaire, incapable de définir cette pure merveille, les mots serait insuffisant...
Je fixai toujours Bette immobile allongé dans notre lit...Je l'observais à travers mes nouvelles prunelles
-Tina ?
Ses intonations douces étaient destinées à m'apaiser...
Je ne pus lui répondre tout de suite, tant j'étais perdue dans les replis veloutés de cette voix. C'était al symphonie la plus harmonieuse qui fût, la symphonie d'un instrument unique, un instrument plus mélodieux que n'importe quel autre crée des mains de l'homme.
Ses traits étaient enveloppés d'obscurité, faiblement éclairés...
Chapitre 138
Je m'approchais de Bette, elle effleura ma joue du bout des doigts, prudente, sa peau était lisse comme du satin, douce comme une plume, et à une température identique à celle de la mienne. J'eus les sentiments que cette caresse s'enfonçait jusqu'à mes os, provoquant un picotement électrique qui me secoua la moelle épinière, et frémit au fond de mon ventre. Tandis que mes tremblements s'épanouissaient en un désir brûlant. N'étais-je pas censée perdre cela ? Le renoncement à cette émotion pour la vie que j'allais devoir mener seule ?
Elle sourcilla, attendant que je parle.
Dans un même instant je fus à la fois dans ses bras immobile, ma tête enfouis dans son buste lisse, où cette odeur douce et délicieuse que je n'avais jamais été vraiment en mesure de capter à cause de mes sens émoussées d'humaine, mais qui était de Bette à cent pour cent, me submergea.
Soudain, elle se déplaça avec douceur, et difficulté, mal à l'aise, cherchant à m'échapper. Je fus déroutée par ce rejet, je la regardai
-Euh...attention Tina. Ouille !
Je m'écartai brusquement, croisant mes bras dans mon dos, j'étais trop forte, mon désarroi dut se lire sur mes traits, car elle sourit de ce sourire qui aurait arrêté les battements de mon cœur si ce dernier avait encore battu.
-Ne t'inquiètes pas, dit-elle en frôlant, tu es simplement plus solide que moi, mais tu apprendras, à te contrôler.
Je fronçai les sourcils. J'étais plus puissante que Bette, je lui avais arraché un « ouille », était elle dans ses fins, avait-elle jouait la Commedia Del Arte, mais il était sure je venais de lui faire un tant soit peu mal...Mai je compris que bientôt elle ne serait plus de mon monde...de notre monde...
Chapitre 139
De nouveau elle caressa ma joue, et mon trouble fut balayé par une seconde vague de désir. Mes sensations étaient tellement plus violentes que celles auxquelles j'étais habituée qu'il m'était difficile de me concentrer sur mes réflexions, même s'il semblait que j'avais plus de place qu'auparavant dans la tête. Chaque ressenti me noyait. Je me souvins que Bette m'avait un jour signalé, et sa voix dans ma mémoire était une ombre faiblarde en comparaison de la clarté musical et cristalline de celle avec laquelle elle s'exprimait dorénavant, que mon espèce, notre espèce se laissait facilement distraire. Je comprenais pourquoi maintenant.
Je me concentrai il fallait que je dise quelque chose, d'une importance vitale. Je levais la min vers son visage, je m'interdis de songer à la couleur perle de ma peau, à la soie de la sienne où à la décharge qui électrocutait l'extrémité de mes doigts. Plantant mes yeux dans les siens, j'entendis, ma propre voix pour la première fois
-Je t'aime
Chapitre 140
Ce fut comme si je l'avais chanté. Le carillon d'une clochette. En réponse, elle m'offrait le sourire le plus ravageur qui soit et que je voyais vraiment à présent.
-Autant que je t'aime, me dit-elle
Prenant mon menton entres ses mains, elle s'approcha de moi, assez lentement pour me rappeler de faire attention, et elle m'embrassa, d'un baiser d'abord léger comme un murmure, puis de manière plus osée, plus passionnée. Je m'efforçai d'être délicate, mais la tâche ne me fut pas facile sous l'assaut des émotions, qui m'empêchaient de penser de manière cohérente. J'eus l'impression qu'elle ne m'avait encore jamais embrassée, ceci était notre premier baiser. Et en vérité, elle ne m'avait jamais embrassée ainsi, Je fus traversée par une bouffé de culpabilité. Bien que l'oxygène ne fût désormais inutile, je sentis ma respiration s'accéléré aussi vite que lorsque j'avais brûlé. Le feu qui me consumait était cependant très différent.
Bette se retira, et son visage resplendissait, telle une flamme blanche qui se serait allumée. J'eus besoin d'une respiration pour me ressaisir.