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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : The L Word
Création : 07.01.2009 à 21h16
Auteur : tlwnany
Statut : Terminée
Dernier volet des fictions vampiresques ...
Cette fanfic compte déjà 148 paragraphes
Chapitre 81
Je me focalisai sur ma respiration, comptai les mouvements de mes poumons, tout en contemplent les dessins que la lumière de la salle de bains, formait sur le tissu brillant de la robe. Je craignais d'observer mon reflet dans la glace, je redoutais mon image en robe de mariée ne provoque un accès de panique.
Shane revint dans une tenue qui épousait comme une cascade argentée les contours de son corps mince.
-Shane ! Wouah ! M'exclamais-je
-merci mais ce n'est rien. Personne ne me regardera aujourd'hui. Du moins tant que tu seras dans la même pièce que moi
-Ha ha, très drôle
-Bon tu te contrôle Tina ! Lança Alice
Chapitre 82
-Oh ! Tina !, s'exclama Helena, aux anges avant même d'avoir refermé la porte derrière elle. Tu es magnifique chérie !je crois que je vais pleurer ! les filles vous êtes formidable ! Elle est si gracieuse, si élégante ! Tina tu es splendide !
Sur le seuil résonna un raclement de gorge bruyant et gêné.
-Alice ? lança Tasha. Jenny, dit qu'il est temps que tu viennes l'aider
-Eh bien tu as fière allure ! S'écria Alice
Son ton presque choqué expliqua sans doute la sécheresse de la réponse.
-C'est l'œuvre de Shane, Dit Helena, séduite
-Il est déjà l'heure ? Marmonna Tasha, l'air presque aussi nerveuse que moi. Tout est allé si vite.
J'embrassai les filles, avant qu'elle ne file. Elles me serrèrent doucement contre elles en me prenant par la taille puis elles filèrent vers la porte.
Chapitre 83
-Alice ! Criais-je
Elle se précipita vers moi
-Quoi que se passe-t-il ! Demanda-t-elle nerveusement
-les fleurs !
- Jenny, s'il te plait ramène-toi !
-Oui ça va j'arrive, pas besoin de hurlé
-Avec les jeunes tu sais il le faut, ils n'écoutent pas de suite !
-Bon vous avez fini oui, les filles, c'est mon mariage, quand même, les crêpages de chignions c'est âpres !
-Excuses nous Tina, Répondit Jenny timidement
Chapitre 84
Un sourire s'échappa des lèvres d'Alice, elle admirait une dernière fois l'éblouissante robe...
-Il manque quelque chose, Lança-t-elle
-Non je suis très bien comme ça, ça suffit maintenant
-On la mets en veilleuse ma belle, aujourd'hui tu n'as pas la loi sur moi
Je levai les yeux au ciel, et soupirai.
Elle me lança un objet que j'attrapai par reflexe. Une jarretière blanche et vaporeuse atterrit dans mes paumes.
-Elle est à moi, me précisa-t-elle, et elle s'appelle reviens
Je rougis, je fus gênée.
-Parfait un peu de couleur c'est tout ce qui te manquait. Je te déclare officiellement parfaite. Et maintenant, je dois passer devant toi, tu compteras jusqu'à trois, et tu suivras mes pas.
Chapitre 85
Alice me prit la jarretière et plongea sous ma robe. Le contact de ses doigts autours de ma cheville me fit pousser un cri étouffé. Tandis que je me tortillais sur place, elle remonta fermement l'accessoire à sa place désignée.
Lorsque Jenny revint avec le bouquet blanc aériens, elle s'était relevée.
-Une belle une que vous m'offrez, les filles
-Rêve toujours la jeune, Répliqua-Alice
Je fis un petit sourire.
-Puis nous ne prenons pas au berceau, désolé
-Alice, s'il te plait, Dis-je avec douceur
Jenny nous devança, et rejoignit l'assemblé.
Chapitre 86
-Du calme Tina. Dit Alice d'une voix rassurante.
Là encore sa voix paraissait très lointaine. Je ne sentais plus mes jambes. Elle vint se placer devant moi, dressée sur la pointe des pieds afin de fixer droit dans les yeux. Ses mains s'emparèrent de mes poignets.
-Concentre-toi, Tina, Bette t'attend au bout de ce chemin, et tu vivras l'éternité de l'amour
Respirant profondément, je m'encourageai à reprendre contenance. La mélodie se transforma peu à peu en un thème nouveau.
-C'est le moment, Tina, Me lança t-elle. Tina ? Insista-t-elle
-Oui, je suis prête
Je la laissai me pousser hors de la pièce, escortée par Alice.
Chapitre 87
Dans le couloir, la musique était plus audible. Elle flottait dans l'allée à l'unisson des arômes floraux par millier. Afin de ma forcer à avancer, je m'attachai à l'image de ma promise, qui patientait au l'extrémité de l'allée.les notes étaient familières.
Ce qu'elle fut divine dans cette robe, longue et soyeuse, enjolivée d'un bijou éclatant.
-A moi d'entrée en scène ! Pépia Alice. Compte jusqu'à trois, Tina, puis suis moi
Sur ce elle me devança comme promis.
-un...deux...trois..., et je pris un grand souffle.
Chapitre 88
Une fanfare éclata brusquement, et je reconnus le signal.
Sur ce, j'entamai une danse lente et gracieuse. J'avançai à pas lents au rythme de la mélodie, cependant que je me répétais de faire un pas degré après degré. Je ne relevai les yeux qu'une fois en sécurité, c'est à dire en percevant, mes prunelles miel chaud qui m'aimanté. Les murmures de l'assistance m'étaient parvenus au dur et à mesure que j'apparaissais. Le rouge m'était monté aux joues, naturellement j'étais de ces mariées promptes à s'empourprer.
Sitôt, atteint l'extérieure, je la cherchai. L'espace d'une seconde, je fus distraite par la profusion de fleurs blanches qui étaient accrochées en girandoles sur tout ce qui n'était pas vivant de la pièce, guirlandes qui dégoulinaient de longs rubans blanc.
Je m'arrachai au spectacle pour scruter les rangées de chaises drapées de satin, rougissant encore plus au fur et à mesure que je prenais conscience de la foule qui me fixait, jusqu'à ce que je la découvre pleinement enfin, debout devant une arche croulant sous le poids d'autres fleurs mêlées de tulle.
Chapitre 89
Je ne vis personne, aucune de mes amies, cela attendrait. Je n'avais d'yeux que pour Bette, son visage emplit mon champ de vision, submergea mon esprit. Ses prunelles étaient d'un or incandescent, l'ampleur de son émotion rendait ses traits sans défaut presque sévère. Puis son regard croisa le mien, et sa bouche se fendit d'un sourire heureux qui me coupa le souffle.
La musique était trop lente à mon goût, et j'avais du mal à ne pas la devancer. Par bonheur, le trajet était très court. Enfin, ô enfin je fus rendue. Bette me tendit la main, en un geste symbolique vieux comme le monde. Lorsque j'effleurai le froid miracle de sa peau, j'eus l'impression d'être arrivée chez moi.
Chapitre 90
L'échange des vœux fut simple, mots traditionnels qui avait été répétés des millions de fois, même si nôtre couple était unique en son genre. Nous avions juste demandé un infime changement, et au lieu de l'ancestral « jusqu'à ce que la mort nous sépare », nous voulions, « tant que nous vivrons tout deux ». Au moment où il prononçait ces paroles, mon univers, qui avait été sans dessus dessous pendant si longtemps, parut, retrouver son équilibre.
Je plongeai mes yeux dans cette brillante et triomphante Bette et devinai que, moi aussi j'avais gagné. Parce que plus rien n'importait, sinon que j'allais pouvoir rester à son coté. Je me rendis compte de mes larmes qu'à l'instant où vint mon tour de parler.
-Oui, réussis-je à balbutier en un chuchotement à peine audible, tout en clignant des paupières pour continuer à la voir.
-Oui, Assena-t-elle à son tour.
Nous déclarâmes unis pour l'éternité...
Puis les mains de Bette s'emparèrent avec douceur de mon visage, comme s'il était constitué de pétale aussi délicat que ceux des fleurs qui se balançaient doucement au-dessus de nous. Malgré les larmes qui m'aveuglaient, je m'efforçai d'appréhender la réalité nouvelle. Cette déesse stupéfiante était mienne. Ses yeux dorés semblait vouloir pleurer aux aussi, si une telle chose avait était possible. Elle se pencha vers moi, je me hissai sur la pointe des pieds, et refermai mais mains, autour de son cou.
Elle m'embrassa avec tendresse et adoration, j'oubliai la foule, les lieux, l'heure, la raison...me rappelant juste qu'elle m'aimait, qu'elle me voulait, et que j'étais sienne....