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Série : The L Word
Création : 11.01.2009 à 17h14
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
TLW au temps de la Guerre de Cent Ans. En hommage à mon personnage historique préféré, ainsi qu'à un pays que j'aime énormément.
Cette fanfic compte déjà 267 paragraphes
Toutes les forces armées angloises s'étaient rassemblée en aval du fleuve sur la grande prairie, environ dix milles hommes avec l'armée venue en renfort des autres cités encore sous domination étrangère à l'occident d'Orléans.
Jeanne et les nôtres, tout aussi nombreux, leurs fîmes fassent avec bravoure et témérité. Le soleil était à son zénith, laquelle des deux armées oserait faire le premier pas et rouvrir les hostilités ?
- Mon Dieu, suffisamment de sang a été versé en ce saint dimanche, pitié pour mes hommes, et pitié pour nos adversaires, murmura courtement la pucelle, en ne perdant nullement notre ennemi des yeux.
Les capitaines devinrent de plus en plus nerveux, alors que le temps s'écoulait sans que personne ne donne l'ordre d'attaquer. Subitement Jeanne donna un coup d'éperon à sa monture et s'élança seule jusqu'à mi-chemin entre les deux forces combattantes.
Falstaff aussi surpris que Gilles, Shane, La Hire et Alençon, ne put que s'avancer à son tour pour écouter ce que la jeune femme avait à dire.
La discussion entre les deux commandants d'armée dura une dizaine de minutes, mais personne ne sut jamais ce qu'ils se dirent. Jeanne et Falstaff regagnèrent leur rang respectif d'un galop décidé.
Subitement les archers anglois s'avancèrent et firent mine de vouloir tirer, nos hommes levèrent leur bouclier, mais n'avancèrent point.
La tension était à son maximum d'intensité, un simple geste déplacé et c'était un massacre assuré.
Jeanne était restée une dizaine de mètres devant ses hommes lançant de temps à autre un regard vers le ciel bleu azur. Je m'attendais à voir l'armée des cieux de mes propres yeux à chaque instant, car finalement ce ne serait qu'un simple signe de plus que ce que nous avions déjà pu voir jusque là.
Avec Jeanne, rien ne pouvait plus me surprendre.
- Mais que ce passe-t-il ?! m'écriais-je cependant
- C'est impensable, mais je crois bien que c'est vrai, me répondit Bette aussi hallucinée que moi.
- La preuve qu'il y a un Dieu quelque part, ajouta Tina.
Oui, mais il aime vraiment se faire désirer, pensais-je en silence. Oh mon Alice si seulement tu étais là pour que je puisse voir tout ceci au travers de tes yeux !
- C'est un miracle ! se mit à crier en triomphe la population de la ville d'Orléans.
Nous nous retournâmes pour voir le bâtard élevé les yeux d'un air perdu vers le ciel du haut de la plus haute marche de sa tour de garde déchiquetée au nord de la ville.
Ca se passait sous nos yeux. Pourrez-vous le croire, vous qui entendrez notre récit ? Peut-être, peut-être pas, mais voilà c'est pourtant la vérité.
Chevaliers et fantassins anglois se retirèrent lentement, couverts par leurs archers, qui finirent eux aussi par s'en aller sans combattre.
Le siège de la ville d'Orléans était bel et bien levé et cela en moins d'une semaine de combat sous la direction de la pucelle.
Le miracle était complet !
Hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah
Hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah
For the lord God omnipotent reigneth
Hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah
For the lord God omnipotent reigneth
Hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah
For the lord God omnipotent reigneth
Hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah
Hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah
Hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah
(For the lord God omnipotent reigneth)
Hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah
For the lord God omnipotent reigneth
(Hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah)
Hallelujah
The kingdom of this world; is become
The kingdom of our Lord, and of His Christ
And of His Christ
And He shall reign for ever and ever
And he shall reign forever and ever
And he shall reign forever and ever
And he shall reign forever and ever
King of kings forever and ever hallelujah hallelujah
and lord of lords forever and ever hallelujah hallelujah
King of kings forever and ever hallelujah hallelujah
and lord of lords forever and ever hallelujah hallelujah
King of kings forever and ever hallelujah hallelujah
and lord of lords
King of kings and lord of lords
And he shall reign
And he shall reign
And he shall reign
He shall reign
And he shall reign forever and ever
King of kings forever and ever
And lord of lords hallelujah hallelujah
And he shall reign forever and ever
King of kings and lord of lords
King of kings and lord of lords
And he shall reign forever and ever
Forever and ever and ever and ever
(King of kings and lord of lords)
Hallelujah hallelujah hallelujah hallelujah
Hallelujah
"Hallelujah" de l'Oratorio "le Messie" de Georg Friedrich Händel
Alléluia (ad libitum)
Car le Seigneur Dieu omnipotent règne
Alléluia (ad libitum)
Car le Seigneur Dieu omnipotent règne
Alléluia (ad libitum)
Car le Seigneur Dieu omnipotent règne
Alléluia (ad libitum)
Alléluia (ad libitum)
(Car le Seigneur Dieu omnipotent règne)
Alléluia (ad libitum)
Car le Seigneur Dieu omnipotent règne
(Alléluia)
Alléluia
Le royaume de ce monde; est devenu
Le royaume de notre Seigneur et de son oint
Et de son oint
Qu'Il règne à tout jamais (ad libitum)
Roi de rois à tout jamais, alléluia, alléluia
Et Seigneur des seigneurs à tout jamais, alléluia, alléluia
Roi de rois à tout jamais, alléluia, alléluia
Et Seigneur des seigneurs
Roi de rois à tout jamais, alléluia, alléluia
Et Seigneur des seigneurs
Roi de rois et Seigneur des seigneurs
Qu'Il règne
Qu'Il règne
Qu'Il règne
Qu'Il règne à tout jamais
Roi de rois à tout jamais
Et Seigneur des seigneurs à tout jamais, alléluia, alléluia
Qu'Il règne à tout jamais
Roi de rois et Seigneur des seigneurs
Roi de rois et Seigneur des seigneurs
Qu'Il règne à tout jamais
Qu'Il règne à tout jamais
(Roi de rois et Seigneur des seigneurs)
Alléluia (ad libitum)
Alléluia
(Traduction libre)
Jeanne fut portée aux nues par ses hommes et nous entrâmes tous en triomphe en la bonne ville d'Orléans. Le bâtard vint à notre rencontre et se jeta de tout son long devant la monture de la pucelle.
- Bâtard, votre mère ne vous a donc rien appris, on ne se prosterne que devant Dieu seul ?!
Il se releva en un éclair, ce qui fit rire Jeanne aux éclats.
- Je pensais qu'il ne fallait pas plaisanter avec la religion, dit La Hire visiblement perdu devant l'attitude de ça.
Elle le regarda avec sa bonté habituelle et dit :
- Pourquoi cela, les cieux n'ont-ils pas créé l'humour et la joie ? Regardez-vous dans un miroir si vous doutez de ce que je vous dis !
La bonne humeur était plus que de mise et la fête allait se prolonger sans aucun doute jusqu'au petit matin.
- Je suis vraiment désolée pour ta famille et ton peuple, dit avec empathie Martine à l'angloise encore choquée par la défaite implacable des siens.
Bette la regarda avec son regard triste, mais tellement envoutant, et l'attira tout contre son buste.
- My family c'est toi, Jeanne, Tasha, Shane and Carmen now. Mon people c'est le pays de France. My world, c'est toi Tina, mon amour, my life.
Je la vit prendre la main de la jeune servante et se retirer dans notre hôtel.
Je leur fis signe que j'assurerai le service de Martine pour tout ses soldats qui chantaient à tue-tête en faisant couler le vin et la bière à grands flots.
Jeanne était au centre de tous les attentions, alors personne n'avaient vu ce couple insoupçonné partir.
La déesse angloise savait qu'elle devait se contenir, car les servantes étaient de loin la plus grande source d'information de ragots et de vérités dans tout le royaume des lys. Mais le feu à l'intérieur d'elles-mêmes menaçait de les consumer, alors qu'elles montèrent, en courant à perdre haleine, les marches du grand escalier.
A peine passé le seuil et refermé la porte de leur chambre, Elisabeth posa ses lèvres brûlantes sur celles de son ange qui adossée contre la porte poussa tant bien que mal le verrou.
Elles semblaient pouvoir survivre qu'au travers le souffle chaud de l'autre, goûtant à ce parfum enivrant, semblable à cette rose rouge qui trônait fièrement sur le bord de fenêtre.
Ces lèvres rouges qu'elles ne purent cesser d'embrasser, car comme disait Bette : « Elles sont faites pour ça. » et qu'elle avait voulu les lèvres de Martine depuis le premier jour, sans jamais sans lasser.
C'était comme un jeu d'enfants, leurs langues cherchèrent à s'attraper entre rires et râles de plaisir. Puis enfin elles les laissèrent unies l'une à l'autre pour entamer cette danse qui se voulait éternelle, « car lorsqu'on a des lèvres comme celle de Tina face à soi, on a envie de les embrasser jour et nuit jusqu'à la fin des temps » disait encore notre Reine de Saba.
Les soldats s'amusaient beaucoup, on aurait dit que la guerre n'avait jamais eu lieu. Ils jouaient aux dés et aux cartes tout en admirant les femmes chanter et surtout danser.
Cette fois-ci Shane était totalement présent, lorsque la Carmencita s'élança à son tour.
Les gestes sensuels de la jeune bohémienne touchèrent son cœur plus que ses sens, sa beauté parfaitement mise en valeur au rythme de la musique toucha son âme plus que ses yeux, son visage illuminé de joie et d'espérance en l'avenir s'unirent à son esprit pour ne jamais plus le quitter.
Il fallait absolument qu'il puisse la toucher, respirer son parfum, goûter à sa peau, l'aimer jusqu'au petit matin.