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Série : The L Word
Création : 11.01.2009 à 17h14
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
TLW au temps de la Guerre de Cent Ans. En hommage à mon personnage historique préféré, ainsi qu'à un pays que j'aime énormément.
Cette fanfic compte déjà 267 paragraphes
- Pourquoi restez-vous tapi dans l'ombre noble chevalier, l'éclat de la lune vous ferait-il peur ? demanda Carmen de sa voix sensuelle.
- La lune me parrait bien pâle devant votre époustoufflante beauté ma Dame.
- Laissons ces manières Shane, dit-elle en riant.
Shane, à moitié agenouillé, attrapa sa main pour y déposer un doux baiser. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine prête à exploser.
Carmen l'entraine sans mot dire sous sa tente.
- Ma parole, tu trmbles, c'est pourtant pas la première fois.
Shane ravala sa salive devant le corps à moitié dénudé de la belle gitane. Carmen ravit ses lèvres de crainte que son amante se sauve sous le coup d'une trop vive émotion.
Au petit matin Jeanna obtint enfin le répit auquel elle avait droit, mais son visage devint soudain grave.
- Tasha mon amie, peux-tu me dire où trouver Elisabeth ?
Je baissai les yeux un peu confuse.
- Je vois, elles se sont retirées à l'hôtel pour s'aimer une nuit de plus.
Jeanne avait le don de dire les choses telles qu'elles étaient, sans jugement, sans heurt, tout simplement avec bonté.
- Va me la chercher s'il te plaît, j'ai quelque chose d'une grande importance à lui dire.
Je m'excecutai.
Sur la route de Reims
L'armée leva le camp au levé du soleil, afin de nous mettre en route pour Loches où j'allais enfin pouvoir revoir ma si chère Alice. La voix joviale de Martine m'arracha à mes pensées soudain nostalgiques.
- Tu viens Bette ?!
- I'm sorry, chérie, but...
Les mots lui restèrent soudain coincés au travers de la gorge. L'armée semblait s'être immobilisée toute entière en lançant des regards interrogateurs vers l'angloise.Jeanne vint en aide à Elisabeth :
- Son père est mourant et il mande sa fille auprès de lui.
Je vis Martine se décomposée tel un fruit mûr en plein soleil d'été.
- Ils ne te laisseront jamais revenir, lança-t-elle avant d'éclater en sanglots dans mes bras.
- I am sorry... Tina... I will always love you..., dit-elle en se retournant vers les trios chavliers anglois venus l'escorter.
- Jeanne ! dis-je pleintivement.
Mais elle secoua la tête négativement, et je comrpis que la pucelle approuva le choix de Bette.
Nous regardâmes s'éloigner l'angloise. Décidément sa fière stature ne trompait pas, cette noble dame avait tout d'une reine. La reverrions-nous un jour ? Rien n'était moins sûr. Soudain Tina se mit à hurler toute sa détresse en me frappant de toutes ses forces.
- Bette, je te hais pour ce que tu fais... je te hais tu m'entends... comment peux-tu me faire ça... nous faire ça... tu avais promis de ne jamais m'abandonner... je t'admire pour ce que tu fais pour ton père... et pourtant je te hais de le choisir lui... je te hais parce que je reste là... je te hais... parce que je t'aime...
Shane et La Hire vinrent à mon secours pour maitriser cette furie et Carmen lui fit avaler une potion à base de plantes pour la calmer.
La vie était vraiment cruelle, si le destin s'en prenait même à un amour tel que le leur, comment vivre ici-bas avec l'espérance d'un monde meilleur ? Jeanne semblait être la seule à en avoir percé le secret.
I can hear my heart breaking
As I open the door
I can feel the tears
On my face burn like fire
As I look in your eyes
And I know
I'm still in love with...
Everything I hate
Everything you do
Everything I fear
Everything on you
I can feel my life ending
As a whisper goodbye
And I know
I'm still in love with...
Everything I hate
Everything you do
Everything I fear
Everything on you
I can't believe I still need you
I can't believe I still want you
I can't believe life means
Nothing without you
Baby I'm still in love with...
Everything I hate
Everything you do
Everything I fear
Everything on you
I'm in love with...
Everything you are
« Everything », interprété par Anna Vissi
(Traduction libre)
Je peux entendre mon coeur se briser
Lorsque j'ouvre la porte
Je peux sentir mes larmes
Sur mon visage brûler comme le feu
Je regarde dans tes yeux
Et je sais
Je suis toujours en amour avec...
Tout ce que je déteste
Tout ce que tu fais
Tout ce que je crains
Tout de toi
Je peux sentir ma vie s'achever
Lorsqu'un murmure adieu
Et je sais
Je suis toujours en amour avec...
Tout ce que je déteste
Tout ce que tu fais
Tout ce que je crains
Tout de toi
Je ne peux pas croire que j'ai toujours besoin de toi
Je ne peux pas croire que je te veux toujours
Je ne peux pas croire que la vie signifie
Rien sans toi
Bébé, je suis toujours en amour avec...
Tout ce que je déteste
Tout ce que tu fais
Tout ce que je crains
Tout de toi
Je suis en amour avec...
Tout ce que tu es
Enfin le château de Loches était en vue. Toute la cours du dauphin était en grand apparat, les bannières royales flottaient au vent sur l'ensemble des tours et des murailles. Charles lui-même vint à notre rencontre.
- Jeanne, fille de Dieu, soyez la bienvenue, ainsi que vos hommes. J'ai grande hâte d'entendre le récit de vos exploits de votre bouche, car bon nombre de paroles miraculeuses nous sont déjà parvenues.
- Si vous faites allusion à une jeune pucelle faisant face seule à une armée de dix mils hommes en armes et les mettant en fuite, je crains fort que cela ne soit la stricte vérité sire, dit dans un éclat de rire La Hire au roi.
Nous entrâmes sous les cris de triomphe des habitants dans l'humble ville.
Les festivités reprirent de plus belles et je m'éloignai de la foule pour tenter de retrouver dans les mille pièces du château mon trésor à moi.
Soudain je me retrouvai dans une vaste pièce rempli de vieux manuscrits, de cartes géographiques et autres livres précieux. Un dessin posé sur la petite table au centre de la pièce attira mon regard. Une femme soutenant visiblement un discours houleux faisait partie à tout un groupe d'hommes, des lettrés sans doute. Elle me fit immédiatement penser à Jeanne, une femme aussi téméraire qu'elle vraissemblablement.
« Christine de Pisan » lus-je avec grande difficulté, lorsque soudain des bruits de voix me parvinrent.
Vite une cachette, si on me trouvait là, ce serait le fouet assuré.
- Ma douce, viene con qui !
- Et si on nous surprenait ?!
-T'inquiètes pas, nessuno viendra et quand bien même, les signori sont bien trop ubriachi pour dire quoi que ce soit.
C'est voix je les aurais reconnues entre mil. J'osai un regard vers le spectacle insoutenable qui se présenta à nouveau à moi.
Belladone, d'un revers nonchalant de la main, fit tomber au sol la gravure de cette femme dont l'histoire m'intriguait.
Tout en soulevant mon trésor qu'elle souleva sur la petite table, elle fit glisser ses mains sous sa robe le long des cuisses de mon Alice.
Mon sang se mit à bouillir en moi, des larmes de colère et de haine giclèrent dans mes yeux et tout mon être menaçait d'exploser de rage.
Mon amour jeta sa tête en arrière dans un râle de plaisir, offrant ainsi son intimité à la vue de son amante.
Oh oui, je voulais la voir morte sa napolitaine, plus que jamais, en cet instant, rien ne m'aurait fait plus plaisir que de la tuer sa Dona de mes propres mains. Mais mon amour pour ma princesse m'arrêta à temps.
- Alors, toi aussi, tu te caches pour regarder ?!