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Série : The L Word
Création : 11.01.2009 à 17h14
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
TLW au temps de la Guerre de Cent Ans. En hommage à mon personnage historique préféré, ainsi qu'à un pays que j'aime énormément.
Cette fanfic compte déjà 267 paragraphes
Je te regarde parler avec les gens
Tu me sembles si léger même transparent
Je regarde passer les jours, la vie en me disant
Je ne cherche pas l'amour, je m'y attends
Je te regarde t'amuser et je fais semblant
Mais je ne peux pas t'empêcher d'être un enfant
Toi tu fais de grands gestes, tu as l'air si content
Tu vois des fois je déteste ce que je ressens
Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne me vois pas
Je ne sortirai pas indemne
De cet amour avec toi
Il y a trop de gens qui t'aiment
Qui tournent autour de toi
Tous les mots d'amour
Que je sème tu ne les entends pas
Je me sens si loin de toi à des moments
Je ne voudrais pas que tu croies que je t'attends
Je me force à espérer, mais je me mens
Alors je te regarde t'éloigner tout doucement
Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne me vois pas
Je ne sortirai pas indemne
De cet amour avec toi
Il y a trop de gens qui t'aiment
Qui tournent autour de toi
Et moi évidemment,
Je t'aime à mes dépends
Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne vois même pas
Que c'est à cause de toi
Que je mène chaque jour
Ce drôle de combat
« Il y a trop de gens qui t’aiment » interprété par Hélène Ségara
- Ah te voilà Tasha, Alice te demande depuis une bonne heure. Regarde-toi, tu as de la paille plein les cheveux. Mais tu as pleuré ma parole ?!
- Ce n’est rien, ne t’en fait pas Tina, ça va aller.
Martine me sourit, car je venais de l’appeler comme le faisait jadis sa mère et même si ce souvenir lui fut pénible, il lui mit cependant du baume au cœur. Je me dépêchai à me rendre auprès de ma maîtresse, craignant à avoir encore à subir ces innombrables sauts d’humeur.
- Ah Tasha te voilà, n’est-ce pas merveilleux, la cours de Chinon est vraiment extraordinaire.
Elle était visiblement de trop bonne humeur pour laisser présager quelque chose de bon.
- Tu es resplendissante maîtresse. Ah vrai dire, je pense ne jamais t’avoir vu aussi heureuse. Qu’est-ce qui te met autant en joie ?
- Pas quoi Tasha, mais qui. Oh, si tu l’avais vu ma Tasha, elle est tellement sublime, drôle, attentionnée, intelligente, en un mot, parfaite. Si seulement elle pouvait ressentir la même chose que je ressens pour elle !
Jamais Alice n’avait exprimé son attirance envers les femmes, et voilà que le miracle se produisait, mais pour une autre. Décidemment, entre toutes les femmes de la terre, j’étais certainement, et de loin, la plus maudite.
Notre séjour à Chinon tournait au cauchemar pour moi, même si à quelque part, je ne pus m’empêcher d’éprouver une certaine reconnaissance envers Dona, dont la présence dans sa vie, rendait Alice tellement heureuse.
Suis-je atteinte de folie de penser ainsi ? J’ignore cependant pourquoi les gens ont tellement peur de la mort, alors qu’il existe tant de choses pire qu’elle dans l’existence.
Le sang coulait le long de mon menton, tant j’avais mordu fortement sur ma lèvre inférieure, et pourtant je ne pris pas la peine de l’essuyer. A quoi bon, personne ne viendrait mandé Dame Alice à une heure aussi tardive.
Elles étaient là, à quelques mètres de moi, juste une porte m’en séparait, de ce lit aux mille et une voluptés, et qu’une autre que moi, partagerait désormais avec l’amour de ma vie. Je m’interdisais avec toutes les violences de mon âme à les imaginer dans les bras l’une de l’autre, mais je ne le pus.
Personne ne pourra jamais comprendre.
Alice offrit un verre de vin du Loiret, que j’avais préparé dans sa chambre, à Dona. La belle napolitaine lui sourit de toutes ses dents en portant le verre à ses lèvres pulpeuses.
- Parle-moi de ton pays, lui dit Alice en posant ses lèvres sur les siennes.
Dona répondit immédiatement aux avances de la jeune femme et toutes deux se dirigèrent vers le lit qui trônait au milieu de la pièce.
- A Napoli le soleil brille trois cent jours l’an, mais la véritable beauté se trouve sur une petite île au bout de la baie, l’île des empereurs : Capri.
Sa main fit glisser la bretelle de la robe d’Alice, et Dona embrassa la peau soyeuse de son épaule.
- Et la mer doit être d’un bleu aussi profond que tes yeux, dit Alice en passant ses bras dans le dos de Dona pour défaire les lanières de son corsage.
- Ta peau est aussi immaculée que les habitations de l’île, un coin de paradis vierge.
Se qui arracha un léger sourire à Alice qui n’avait jusqu’alors connu ni homme, ni amante.
- Menez-moi à bon port gente demoiselle, lança Alice plus excitée que jamais.
Leurs mains se firent plus empressantes, et leurs vêtements tombèrent sur le sol. Dona plongeant sur ce corps qui s’offrait impudiquement à elle :
- On s’y promène dans les rues, au milieu de tant de parfums exquis, tel la fleur d’oranger.
Alice, sentant le plaisir se frayer un chemin entre ses reins, demanda pour faire durer cette sensation :
- Et quel est le but ultime de la ballade ?
Dona couvrant le corps de son amante de baisers brûlants et de caresses ciblées :
- Le plus haut point de l’île, l’ancienne résidence des empereurs, la villa Jovis.
Alice atteignit l’orgasme dans un cri de jouissance qui me glaça le sang.
E mi diceva... io sto bene con te.
E mi diceva... tu sei tutto per me.
Se non e' amor, dimmelo tu, cos'e'?
Si addormentava abbracciandosi a me.
Mi risvegliava con un bacio e un caffe'
E poi giocava qui nel letto con me.
Se non e' amor, dimmelo tu, cos’e'?
E poi restava a parlare di noi.
Solo noi, solo noi. Dimmi che tu mi vuoi.
Solo noi, solo noi. Il respiro di noi.
Solo noi, solo noi.
Dimmi che nessun uomo ti ha fatto tremar come tremi con me.
Solo noi, solo noi. Le montagne, se vuoi.
Solo noi, solo noi. Prati verdi, se vuoi.
Solo noi, solo noi.
Dimmi che non sai stare da sola un minuto se non sei con me.
Odio l'aurora ora che non ci sei.
Scende la sera, entri dentro di me.
Se non e' dolore, dimmelo tu, cos'e'?
Ti penso ancora, ma tu non sei con me.
Solo noi, solo noi. Dimmi che amore e'?
Solo noi, solo noi. La mia mente dov'e'?
Solo noi, solo noi.
Odio queste lenzuola che in tempo cancella il profumo di te.
Solo noi, solo noi. Le montagne non vuoi.
Solo noi, solo noi. Prati verdi non vuoi.
Solo noi, solo noi.
Mi dicevi che non poi restare un minuto lontano da me.
Solo noi, solo noi. La mia casa non vuoi.
Solo noi, solo noi. Vendo tutto se vuoi.
Solo noi, solo noi.
Odio queste lenzuola che in tempo cancella il profumo di te.
Solo noi. solo noi... Noi, solo noi...
« Solo noi » de Toto Cutugno
Et elle me disait... je suis bien avec toi
Et elle me disait... tu es tout pour moi
Si ce n’est de l’amour, dis-moi ce que c’est?
Elle s’endormait enlacée à moi
Elle me réveillait avec un baiser et un café
Et elle jouait dans ce lit avec moi
Si ce n’est de l’amour, dis-moi ce que c’est?
Et elle restait à parler de nous
Seulement nous, seulement nous. Dis-moi ce que tu me veux
Seulement nous, seulement nous. C’est notre souffle
Seulement nous, seulement nous
Dis-moi qu’aucun homme ne t’a faite frémir comme tu frémis avec moi
Seulement nous, seulement nous. Les montagnes, si tu veux
Seulement nous, seulement nous. Les vertes prairies, si tu veux
Seulement nous, seulement nous
Dis-moi que tu ne peux rester seule une minute sans moi
A présent je détestel’aurore où tu n’es pas
Quand le soir descends, tu entres au dedans de moi
Si ce n’est de la douleur, dis-moi ce que c’est?
Je pense encoreà toi, mais tu n’es plus avec moi
Seulement nous, seulement nous. Dis-moi ce qu’est l’amour?
Seulement nous, seulement nous. Mon esprit, où est-il?
Seulement nous, seulement nous
Je déteste ces draps qui avec le temps perdent ton parfum
Seulement nous, seulement nous. Les montagnes, tu ne les veux
Seulement nous, seulement nous. Les vertes prairies, tu ne les veux
Seulement nous, seulement nous
Tu me disais que tu ne peux pas rester une minute loin de moi
Seulement nous, seulement nous. Ma maison, tu ne l’as veux
Seulement nous, seulement nous. Je vends tout si tu veux
Seulement nous, seulement nous
Je déteste ces draps qui avec le temps perdent ton parfum
Seulement nous, seulement nous. Nous, seulement nous...
(Traduction libre)
Je passai ma main au-dessus de la bougie qui m’éclairait, pour éviter de penser à ce qui se passait dans la pièce d’à-côté. Mais aucune douleur ne semblait être assez forte pour cela.
- Bon sang Tasha, mais tu es folle, regarde l’état de ta main !
Martine retira ma main de la flamme et me tira en même temps de mes pensées insoutenables. Je l’a regardai perdue, puis je me mis à courir jusqu’aux appartement de Jeanne qui se trouvaient dans l’autre aile du château avec ceux des nobles et des notables du royaume.
Je m’effondrai dans ses bras bienveillants. Elle ne dit rien, mais je sus immédiatement qu’elle avait compris le pourquoi de ma détresse, lorsqu’elle déposa un baiser sur mon cœur et un autre sur mes mains qu’elle avait jointes dans les siennes.
Pâques était loin déjà et Charles hésitait toujours à confier son armée à Jeanne qui le pressa depuis des semaines. Les capitaines d’arme étaient enthousiastes de marcher sur Orléans, assiégé depuis bientôt un an, mais les notables recommandaient la prudence.
Aussi la reine Yolande suggéra-t-elle de faire examiner les dires de Jeanne par les clercs du clergé parisien qui avaient, depuis la prise de la capitale par les bourguignons, trouvé refuge dans la ville de Poitiers.
Poitiers
Le palais de justice était austère et lugubre. Y tomber sur des fantômes ne m’aurait nullement étonnée. Aussi fis-je un bond dans mon lit lorsque Martine vint me tirer de mon sommeil au milieu de la nuit.
- Tina, mais qu’est-ce qui te prends, l’aube est encore loin ?!
-J’ai entendu les gémissements d’une femme. Ca venait des caves situées sous les cuisines.
Je savais que Martine ne m’aurait jamais dérangé si elle n’était pas absolument certaine de ce qu’elle avançait.
- Sans doute une servante, lui répondis-je.
Mais ça me semblait aussi peu convainquant qu’à elle, aussi je m’empressai de m’habiller pour la suivre dans les vastes couloirs du palais.
Mais nos recherches de la mystérieuse femme restèrent cependant vaines.