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Série : The L Word
Création : 11.01.2009 à 17h14
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
TLW au temps de la Guerre de Cent Ans. En hommage à mon personnage historique préféré, ainsi qu'à un pays que j'aime énormément.
Cette fanfic compte déjà 267 paragraphes
Jeanne allait être jugée pour hérésie, la nouvelle fit rapidement le tour du royaume. Le régent avait enfin trouvé son pion ecclésiastique pour démontrer au monde que Charles VII avait été placé sur le trône par une parjure, une sorcière et un suppôt de Satan. L’évêque Pierre Cauchon en avait appelé au grand inquisiteur, afin de lui permettre de confondre enfin la paysanne. Depuis que le diocèse de Beauvais avait prêté allégeance au roi de la pucelle, il s’était mis au service de Bedford. Enfin son jour de gloire était venu, du moins c’est ce qu’il semblait croire.
La ville entière s’était réunie devant le palais pour assister à la comparution de Jeanne devant ses juges, une soixantaine d’assesseurs que Cauchon avait bien pris soin de choisir lui-même, afin de s’assurer de garder la main mise sur tout touchant de près ou de loin au procès.
Il fallait absolument que l’une de nous puisse y assister, mais qui, qui pourrait entrer dans Rouen sans trop de risque ?
- Il n’en est pas question Shane ! s’emporta Carmen.
- What’s happen ?
- Cette tête de mule veut tenter d’entrer seul dans la ville fortifiée de Rouen.
Je fixai le capitaine qui était plus déterminé que jamais.
- C’est à moi d’y aller, Bette ne peut pas, Angelica a besoin de ses deux mamans, Tasha a déjà donné dans leurs prisons infestées de rats, et toi Shane, tu dois conduire notre armée à la victoire.
- Quant à Carmen, son teint de peau est bien trop visible. Tout le monde sait que même si ils n’ont point de patrie, que le peuple andalou demeure allié à la cause française, terminais-je sa phrase, bien que je tremblais à l’idée de devoir la laisser partir.
- Tant que les alentours du Mont Saint Michel ne seront pas sûrs, nous ne pourrons pas déplacer l’armée, ce qui risque de prendre encore plusieurs mois, je refuse de rester là sans rien faire.
- Tu es fou ma parole, le capitaine « de Metz » est connu du monde entier grâce à ses exploits autant sur et en dehors du champ de bataille et tu penses que les anglois vont te laisser franchir leurs portes comme ça.
- Ils connaissent le capitaine certes, mais non la femme que je suis.
Nous restâmes un instant sans voix, venait-il réellement de dire ce que nous pensions qu’il avait dit ?
- Tu sais que tu risques de tout perdre, ta réputation, ton titre de noblesse, tes terres, absolument tout.
- Oui Tina, je sais, mais tel est mon choix, la discussion est close.
Jeanne fut introduite, pieds et poings liés, dans une vaste salle d’audience où siégeaient d’éminents prêtres, clercs et d’autres érudits sous la présidence d’un homme vêtu de pourpre aux bijoux d’évêque, et de son bras droit, dans sa soutane franciscaine le grand inquisiteur.
Les assesseurs étaient fortement impressionnes par la jeunesse de la prévenue. Jeanne regardait la foule de son regard de bonté habituel, mais qui changea à la vue des hommes d'église si richement vêtus et s'en prenant aux petites gens qui clamaient pour sa libération.
- Jeanne, savez-vous pourquoi vous êtes ici? demanda l'homme à la soutane.
En unique réponse il reçu un hochement de tête de l'accusée visiblement encore affaiblie par la maladie qui l'avait tenue tout l'hiver.
- Comme il est d'usage en tout procès, vous avez droit à un conseil. Tous mes confrères ici présents sont d'éminents théologiens et des hommes très pieux, choisissez parmi eux!
Elle regarda chacun et déclina l'offre.
- Autant demander au loup de protéger l'agneau.
- Pouvons-nous en déduire que vous renoncez à être conseillée?
- Vous pouvez.
- Bien, jurez-vous de dire la vérité sur tout ce qui vous sera demandé?
- Je ne sais sur quoi vous voulez m'interroger, peut-être pourrez-vous me demander des choses que je ne vous dirai pas.
L'échange de points de vue entre la pucelle et la dite institution tourna dès le premier jour en un intense bras de fer. Pour terminer cette première audition, Jeanne fut invitée à jurer sur la Bible selon ses convictions.
"De Metz" s'était habilement glissé au milieu de la foule qui s'était levée de bonne heure pour ne rien perdre du duel entre l'évêque, qui avait repris rapidement la relève du chanoine, dépassé face a la promptitude de la jeune femme, dont la virginité avait été confirmée par la sœur du duc en personne, et la vierge des marches de Lorraine.
- Dans votre jeunesse avez-vous appris quelque métier?
- Oui, à coudre panneau de lin, et à filer, et je ne crains femme de Rouen pour filer et coudre.
- Quel enseignement vous donnait la dite voix?
- Elle m'enseigna me bien conduire, à fréquenter l'église.
- Avez- vous entendu votre voix aujourd'hui?
- Je dormais et la voix m'a éveillée.
- Quelles apparitions et révélations eut votre roi?
- Je ne vous le dirai point, mais envoyez vers le roi et il vous le dira.
- Vîtes-vous quelque ange au-dessus de votre roi?
- Pardonnez-moi, passez outre.
L'évêque insista, mais la pucelle bien qu'affaiblie lui tint tête. Elle leva les yeux vers le ciel, exaspérée par l'étroitesse d'esprit de ces hommes osant se prétendre ses juges.
Si seulement un visage ami pouvait se trouver dans la masse. En baissant le regard, un sourire illumina son visage, elle venait de la reconnaitre, son amie de la première heure, Shane la terreur des anglois.
Another day has gone
I'm still all alone
How could this be
You're not here with me
You never said goodbye
Someone tell me why
Did you have to go
And leave my world so cold
Everyday I sit and ask myself
How did love slip away
Something whispers in my ear and says
That you are not alone
For I am here with you
Though you're far away
I am here to stay
But you are not alone
For I am here with you
Though we're far apart
You're always in my heart
But you are not alone
'Lone, 'lone
Why, 'lone
Just the other night
I thought I heard you cry
Asking me to come
And hold you in my arms
I can hear your prayers
Your burdens I will bear
But first I need your hand
Then forever can begin
Everyday I sit and ask myself
How did love slip away
Something whispers in my ear and says
That you are not alone
For I am here with you
Though you're far away
I am here to stay
For you are not alone
For I am here with you
Though we're far apart
You're always in my heart
For you are not alone
Whisper three words and I'll come runnin'
And girl you know that I'll be there
I'll be there
You are not alone
For I am here with you
Though you're far away
I am here to stay
For you are not alone
For I am here with you
Though we're far apart
You're always in my heart
For you are not alone
For I am here with you
Though you're far away
I am here to stay
For you are not alone
For I am here with you
Though we're far apart
You're always in my heart
For you are not alone...
“You are not alone” interprété par Michael Jackson
Un autre jour se termine
Je suis encore tout seul
Comment cela se fait-il
Que tu ne sois pas ici avec moi
Tu ne dis jamais 'au revoir'
Quelqu'un m'a dit pourquoi
Mais étais-tu obligée de partir
Et de laisser mon monde si froid
Chaque jour je m'assois et je me demande
Comment l'amour a pu disparaître
Quelquechose me murmure à l'oreille et me dit :
Tu n'es pas seul
Je suis là avec toi
Bien que tu sois loin
Je suis là pour y rester
Tu n'es pas seul
Je suis là avec toi
Bien que nous soyons loin
Tu es toujours dans mon coeur
Tu n'es pas seul
Seul, seul
Pourquoi, seul
Justement la nuit dernière
J'ai pensé que je t'entendais pleurer
Me demandant de venir
Et de te prendre dans mes bras
Je peux entendre tes prières
Ton fardeau je porterai
Mais d'abord j'ai besoin de ta main
Et alors l'éternité peut commencer
Chaque jour je m'assois et je me demande
Comment l'amour a pu disparaître
Quelquechose me murmure à l'oreille et me dit :
Murmure trois mots et j'accourrai
Et ma chère tu sais que je serai là
Je serai là
Tu n'es pas seul...
(Trduction libre)
Jeanne était de plus en plus affaiblie dans sa santé plus les jours de procès se prolongeait. La présence de Shane la rassura, même si il ne pu jamais s’approcher réellement d’elle. Le capitaine, son amie, souffrait de ne pas pouvoir faire plus, car c’était là un combat dont il ne possédait pas les armes.
- Les bonnes femmes touchaient-elles à l'anneau que vous portiez? demanda l’un des juges qui ne savait plus sur quoi l’interroger.
- Maintes femmes ont touche à mes mains et à mes anneaux, mais je ne sais point leur cœur et intention.
- Ne vous fut-il point dit que vous seriez prise? se sentit soudain interpellé un plus ancien.
- Oui, comme chaque jour. A mes voix je requérais, quand je serais prise, d'être bientôt morte, sans long travail de prison. Et elles me dirent de prendre tout en gré, mais ne me dirent point l'heure. Si j'eusse su l'heure, et que je dusse être prise, je n'y fusse point allée volontiers; toutefois j'eusse fait leur commandement.
- C’est un péché mortel d’attenter à sa vie, nulle personne de foi n’aurait sauté de cette tour.
- Je n'accepte pas cette défense. Si je pouvais m'échapper, on ne me pourrait reprendre d'avoir fausse ma ou viole ma foi.
- Avez-vous su par révélation que vous vous échapperiez? crut bon d’insister Cauchon.
- Cela ne touche point votre procès, voulez-vous que je parle contre moi? Cependant oui, vraiment, les voix m'ont dit que je serais délivrée, mais je ne sais le jour ni l'heure, et qu'hardiment je fasse bon visage!
L’assurance de Jeanne en mis plus d’un mal à l’aise et même si le soleil était encore haut, les assesseurs demandèrent un ajournement à l’évêque.