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Série : The L Word
Création : 11.01.2009 à 17h14
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
TLW au temps de la Guerre de Cent Ans. En hommage à mon personnage historique préféré, ainsi qu'à un pays que j'aime énormément.
Cette fanfic compte déjà 267 paragraphes
- Le port des armes est réservé à la noblesse uniquement. De quel droit, Dieu permettrait-il pareil sacrilège ?! pesta Gilles.
- Nom de Dieu, regardez-moi ça, cette fille est incroyable, voilà que sa simple présence dans nos rangs vient de tripler l’effectif de notre armée, s’émerveilla La Hire en jurant comme à son habitude.
Heureusement que Jeanne ne l’avait pas entendu sur ce coup.
- Avec la moitié inapte au combat, tu parles d’une réussite, lança Alençon.
- Notre ennemi l’ignore et lorsque les anglois nous verrons marcher comme un seul homme sur Orléans, ils comprendront enfin que la France n’est pas à prendre. L’union fait la force mes seigneurs et cette jeune femme nous l’enseigne aujourd’hui, exprima « de Metz » avec dévotion.
Je ne pus que sourire devant leurs propos et leurs querelles incessantes.
Je regardai en direction de Jeanne qui était tellement au-dessus de tout cela. Rien ne semblait pouvoir l’atteindre et l’éloigner de son objectif, elle était plus solide qu’un roc.
Ma vie n’était que chaos, mon cœur éclaté en mille morceau, mon âme au bord de la folie, et pourtant sa seule présence devant mes pas me fit croire envers et contre tout à « l’impossible ».
Martine et Elisabeth ne se quittaient plus. Martine l’avait tellement bien apprivoisée que Jeanne avait ordonné qu’on entrave plus les libertés de mouvements de l’angloise, même si évidemment les capitaines ne la perdirent jamais des yeux pour autant.
L’aura qui les entourait toutes deux n’avait rien à voir avec le lien qui existait entre Alice et Dona, bien qu’il fût manifeste que là aussi il s’agissait d’une passion irréfléchie défrayant de loin la raison elle-même.
Tina et Bette se ressemblaient, bien que physiquement elles n’avaient aucun trait en commun, et pourtant elles étaient semblables, un peu comme les deux faces d’une même médaille. Où qu’elles soient, si l’on en apercevait une, on voyait automatiquement l’autre. Tina rappelait Bette et le visage de Bette reflétait celui de Tina.
Une seule âme, mais pas encore une seule chair, car bien trop épiées pour l’instant. Elles formaient de loin le plus beau couple en amour qu’il m’avait été donné de rencontrer jusqu’à ce jour. Une histoire sans fin, dont j’avais eu le privilège d’être témoin dès le commencement.
L is for the way you look at me
O is for the only one I see
V is very very extraordinary
E is even more than anyone that you adore and love
It's all that I can give to you
Love is more than just a game for two
Two in love can make it
Take my heart but please don't break it
Love was made for me and you
Yeah L is for the way you look - you're looking at me
And O is for the only one I see
V is so very very extraordinary
Now E is even more than any-any-anyone that you adore can love
It's all that I'm gonna give to you
Oh love is more than just a game for two
Two in love can make it
Take my heart but please don't you break it
'Cause love was made for me and you
I'm telling you that love was made for me and you
Don't you know that love was made for me and you
« L.O.V.E. » interprété par Joss Stone
L pour la manière dont tu me regardes
O pour l’unique que je vois
V pour vraiment vraiment extraordinaire
E pour celle que j’adore et que j’aime plus que quiconque
Il est tout ce que je peux te donner
L’amour est plus que juste un jeu pour deux
Deux en amour peuvent le faire
Prends mon cœur, mais s’il te plait ne le brise pas
L’amour a été créé pour moi et toi
Ouais, L pour la manière dont tu me regardes
O pour l’unique que je vois
V pour vraiment vraiment extraordinaire
Désormais E pour celle que j’adore et que je peux aimer plus que quiconque
Il est tout ce que je vais te donner
Oh l’amour est plus que juste un jeu pour deux
Deux en amour peuvent le faire
Prends mon cœur, mais s’il te plait ne le brise pas
Parce que l’amour a été créé pour moi et toi
Je te le dis, l’amour a été créé pour moi et toi
Ne sais-tu pas que l’amour a été créé pour moi et toi
(Traduction libre)
Bette perdue une fois de plus dans les yeux de Tina :
- Tasha, can you please, euh, comment dire cela en français, je…
J’avais compris ce qu’elle voulait, inutile de parler l’anglois pour cela, c’était inscrit sur son visage de manière à être plus clair que ce qu’aucune langue de la terre n’aurait su le faire.
- Ne vous en faites pas, je monte la garde, dis-je en lui souriant.
- Et en cas de problème j’hululerai telle la chouette, ajoutais-je en lui donnant un aperçu du cri de la déesse de la nuit.
Bette et Tina purent ainsi profiter de quelques instants d’intimité loin des regards de tous sous l’escalier d’une des demeures qui avaient été mises à notre disposition. Je ressentis un pincement au cœur, mais également beaucoup de joie, alors qu’au dehors la ville était en effervescence pour subvenir aux besoins en tout genre que nécessité une telle armée.
Jeanne quant à elle était sans doute allé se retirer dans l’une des nombreuses églises de la ville, alors que les capitaines préparaient leurs plans de bataille autour d’une barrique de vin.
- Jamais je n’aurais pensé trouver en ce pays désolation pareille beauté, un ange aux cheveux et aux yeux d’or en enfer, au-delà de l’anglois, du français nous nous comprenons. Tina tu m’as volé mon cœur au premier regard, ma respiration en pensant mes plaies, ma vie en me réchauffant de ton corps, s’épancha Elisabeth d’une voix sensuelle et profonde tout en caressant la joue de Martine de la paume de sa main.
- Je…, les mots lui manquaient subitement, alors Bette ne put que mêler son souffle à celui de son ange qui conquise, répondit immédiatement à son baiser doux et brûlant.
- Non, se retira subitement Martine, je ne peux pas, il ne faut pas Bette, je suis désolée.
Elle baissa le regard vers le sol, rougissant de confusion.
- Parce que je suis née femme ? demanda Elisabeth calmement.
- Non, répondit Tina en secouant la tête, nul homme sur terre ne saurait se comparer à toi.
- Mais alors, what's the problem?
- Je n’ai que deux sous en poche, sans plus personne dans la vie, alors que toi tu es destinée à être reine.
La noble angloise fut attendrie par l’aveu de pauvreté de la jeune roturière :
- Just a duchess, not a queen, but cela n’a pas la moindre importance.
- Mais… tenta de répliquer Martine.
- Il n’y a pas de mais, I love you Tina et qu’importe tes origines ou ton niveau social, c’est toi mon unique, ma raison de vivre now.
Puis elle ajouta d’un regard inquiet :
- Sauf si tu ne m’aimes pas évidemment ?
Martine leva ses yeux humides vers l’angloise pour se laisser aller tendrement dans ses bras, posant sa tête sur le cœur d’Elisabeth :
- Je ne saurai plus vivre sans toi, je t’aime tant…
Bette plongea son visage dans les cheveux blonds de l’amour de sa vie, avant de sceller leurs aveux dans un nouveau baiser de braises et de feu.
- Je suis à toi et toi à moi. Honni soit qui mal y pense !
La noblesse de la ville de Tours avait organisé un banquet en l’honneur de Jeanne, mais celle-ci déclina leur offre en disant :
- Ma place est auprès de mes hommes, je me dois à l’armée du Très-haut pour le temps qui nous reste, car beaucoup ne reviendront pas du champ de bataille.
Ainsi furent aménagées quelques tables au milieu du campement autour des feux qui réchauffaient les milliers de soldats. Le Seigneur de Tours s’approcha de Jeanne avec ces mots :
- Gentille pucelle, nous les habitants de la bonne ville de Tours avons pensé vous offrir ce présent en vue de la libération d’Orléans et du pays des lys.
On apporta une armure complète à Jeanne sur laquelle on distinguait nettement les armoiries de la maison de France : Une armure digne d’un roi. Jeanne accepta le présent avec grande humilité.
- Votre sollicitude envers moi et mes compagnons cous sera rendu au centuple par le Dieu des armées.