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Série : The L Word
Création : 11.01.2009 à 17h14
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
TLW au temps de la Guerre de Cent Ans. En hommage à mon personnage historique préféré, ainsi qu'à un pays que j'aime énormément.
Cette fanfic compte déjà 267 paragraphes
Le moral des troupes était au beau fixe. Les hommes chantaient les vieux refrains parlant de la gloire de l’histoire de France et de Saint Louis, tandis que les femmes dansaient pour leur plus grand plaisir.
Devant les tentes des officiers surgit subitement un petit groupe de bohémiennes dans un pas de danse rythmé et langoureux à la fois.
- Putain, regardez-moi ça, voilà de quoi agrémenter mon séjour à Orléans, lança joyeusement La Hire.
- Elle ne voudra jamais d’un rustre comme toi mon ami. Non, ce qu’il lui faut c’est un prince tel que moi, répondit Alençon.
- Je vous parie que cette femme partagera ma couche cette nuit, proclama d’un air triomphant Gilles en se permettant déjà quelques gestes déplacés envers la jeune femme qui le remit à sa place d’une bonne baffe, ce qui fit rire l’ensemble de la foule présente.
Carmen, sur tes pas nous nous pressons tous!
Carmen, sois gentille, au moins réponds-nous,
Et dis-nous quel jour tu nous aimeras ?
Carmen, dis-nous quel jour tu nous aimeras ?
Quand je vous aimerai? Ma foi, je ne sais pas...
Peut-être jamais... Peut-être demain...
Mais pas aujourd'hui... c'est certain !
L'amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser,
Et c'est bien en vain qu'on l'appelle,
S'il lui convient de refuser!
Rien n'y fait, menace ou prière,
L'un parle bien, l'autre se tait;
Et c'est l'autre que je préfère,
Il n'a rien dit, mais il me plaît.
L'amour, l'amour, l'amour, l'amour!
L'amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser,
Et c'est bien en vain qu'on l'appelle,
S'il lui convient de refuser!
L'amour est enfant de Bohême,
Il n'a jamais, jamais connu de loi,
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime,
Si je t'aime, prends garde à toi!
Prends garde à toi!
Si tu ne m'aimes pas,
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime!
Prends garde à toi!
Mais si je t'aime,
Si je t'aime, prends garde à toi!
L'amour est enfant de Bohême,
Il n'a jamais, jamais connu de loi,
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime,
Si je t'aime, prends garde à toi!
L'amour est enfant de Bohême!
Prends garde à toi!
Si tu ne m'aimes pas,
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime!
Prends garde à toi!
Mais si je t'aime,
Si je t'aime, prends garde à toi!
A toi!
L'oiseau que tu croyais surprendre
Battit de l'aile et s'envola;
L'amour est loin, tu peux l'attendre,
Tu ne l'attends plus, il est là.
Tout autour de toi, vite, vite,
Il vient, s'en va, puis il revient;
Tu crois le tenir, il t'évite,
Tu crois l'éviter, il te tient!
L'amour, l'amour, l'amour, l'amour!
Tout autour de toi, vite, vite,
Il vient, s'en va, puis il revient;
Tu crois le tenir, il t'évite,
Tu crois l'éviter, il te tient!
L'amour est enfant de Bohême,
Il n'a jamais, jamais connu de loi,
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime,
Si je t'aime, prends garde à toi!
Prends garde à toi!
Si tu ne m'aimes pas,
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime!
Prends garde à toi!
Mais si je t'aime,
Si je t'aime, prends garde à toi!
A toi!
« Habanera » tiré de l’opéra de Bizet « Carmen »
interprété par Anna Caterina Antonacci
Shane n'avait pas fait le moindre geste envers la splendide jeune femme, bien que son regard triste n'avait rien perdu de ses mouvements de danse, ni de sa voix.
Certes, en temps normal, Shane aurait adoré obtenir les faveurs de pareille beauté effarouchée, mais ses pensées le ramenaient sans cesse vers son amour impossible.
- C'est fou ça, même lorsque tu fais semblant de ne pas les voir, les femmes s'éprennent de toi! lança Gilles en le bousculant d'un air jaloux.
- Ne me dis pas que c'est l'indifférence qui te donne pareille cote auprès de la gente féminine? s'étonna Alençon.
Shane avala son pichet de vin, en seule réponse, avant de regagner sa tente.
Le lendemain, nous levâmes le camp en direction de Chécy où devait nous attendre une délégation de la ville d'Orléans, mais personne pensait y voir le demi-frère du duc, toujours prisonnier en terre angloise, en personne.
- Êtes-vous le bâtard d'Orléans? demanda Jeanne.
- Oui, je le suis et je me réjouis de votre arrivée.
- Est-ce vous qui avait donné le conseil que je vienne ici de ce côté du fleuve et que je n'aille pas tout droit là où son Talbot et les anglois?! questionna-t-elle impatiente de bouter l'envahisseur hors des terres de France.
- Il est bon de libérer une ville dont les habitants sont en vie. Or les miens s'en retrouvent déjà en train de manger les rats, comme le fit Rouen avant de tomber, répondit Jean, fortement impressionné par le caractère intrépide de Jeanne.
- Soit, entrons dans votre ville gentil bâtard, mais d'un pas allant et d'un cœur gai.
En ce vendredi 29 avril 1429, alors que Shane et Gilles restèrent avec l'armée pour y monter notre camp au sud de la Loire, Jeanne entra dans Orléans. Elle était à la tête de notre contigeant et des chariots contenants les vivres. Elle était armée de toutes pièces, montée sur un cheval blanc.
Elle me fit l'honneur de porter devant elle son étendard qui était pareillement blanc, sur lequel il y avait deux anges tenant chacun une fleur de lys en leurs mains, autour de la croix, au-dessus de laquelle on pouvait lire Jésus-Maria.
La ville entière, gens de guerre, bourgeois et bourgeoises, virent à notre rencontre en portant des torches et en poussant des cris de joie à son passage, comme s'ils avaient vu Dieu descendre parmi eux. L'ensemble de la population se sentait déjà réconfortée, comme désassiégé par la vertu divine au'on disait être en cette simple pucelle.
Le bâtard fut tellement impressionné par l'entrée triomphale de Jeanne en sa ville qu'il s'agenouilla devant elle pour prêter solennellement allégeance à la jeune femme et au Dieu de celle-ci.
Aujourd'hui je choisis de te suivre
Aujourd'hui je choisis de te donner mon "oui"
Aujourd'hui je choisis d'écouter ta voix et de vivre
Aujourd'hui je choisis de te suivre
Moi et ma maison nous te servirons
Moi et ma maison nous te consacrerons nos vies
Merveilleux conseiller, Père infini
Roi éternel, Seigneur des armées
Volontairement nous te suivons
Aujourd'hui je choisis de te suivre
Aujourd'hui je choisis de te donner mon "oui"
Aujourd'hui je choisis d'écouter ta voix et de vivre
Aujourd'hui je choisis de te suivre
Moi et ma maison nous te servirons
Moi et ma maison nous te consacrerons nos vies
Aujourd'hui
Tiré de "Today" interprété par Brian Doerksen
(Texte original)
Today I choose to follow you
Today I choose to give my "yes" to you
Today I choose tyo hear your voice and live
Today I choose to follow you
As for me and my house we will serve you
As for me and my house we will spend our lives on you
Wonderful counseler, Everlasting Father
Eternal King, Lord of hosts
Willingly we follow
Today I choose to follow you
Today I choose to give my "yes" to you
Today I choose tyo hear your voice and live
Today I choose to follow you
As for me and my house we will serve you
As for me and my house we will spend our lives on you
Today
Jean nous conduisit à l'hôtel de Jacques Boucher, son trésorier, pour nous y loger. Trois chambres nous furent mises à disposition. La Hire et Alençon prirent la plus grande.
- Bien Tasha, tu voudrais bien me tenir compagnie pour le court séjour ici, avant que ne retentissent les trompette de la bataille et le glas pour notre ennemi? demanda Jeanne d'un sourire entendu au coin des lèvres.
Elle était vraiment incroyable, en sa présence on comprenait aisément ce que signifiait "marcher dans la vie: l'âme dans les cieux et les pieds sur terre.
J'accepta avec plaisir pour le plus grand bonheur de Tina et Bette.
Les habitants d’Orléans, avec leurs faibles moyens avaient fait des prodiges pour nous combler lors de notre bref séjour en leurs murs. En entrant dans nos chambre respective, nous fûmes accueillis par un doux parfum de fleurs de mai qui nous fîmes oublier pour un temps l’odeur pestiféré de l’air qu’apportait avec elle la guerre.
Elisabeth s’approcha du vase qui trônait sur la petite table de travail à côté du lit pour en humer le parfum avant de tendre délicatement le bouquet de muguet à Martine qui y plongea également son nez sous le regard espiègle de l’angloise qui la dévisageait.
Bette prit quelques fleurs pour les piquer dans la chevelure blonde de Tina qui lui sourit de toutes ses dents, avant de ravir enfin les lèvres de son amante dans un baiser brûlant de désirs trop longtemps retenus.