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Série : The L Word
Création : 11.01.2009 à 17h14
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
TLW au temps de la Guerre de Cent Ans. En hommage à mon personnage historique préféré, ainsi qu'à un pays que j'aime énormément.
Cette fanfic compte déjà 267 paragraphes
Lorsque je me sens abattu dans ce monde de folies
Vous apaisez toute ma tristesse, vous soulagez ma peine
Puisque ce sont des temps mouvementés, remplis de tant de souffrances
Je me demande si demain apportera un jour plus lumineux
Pourquoi les anges pleurent-ils?
Pourquoi l’amour ne survit-il pas?
Pourquoi feignons-nous tous?
Pourquoi les anges pleurent-ils?
Des enfants innocents meurent
Quand tout cela finira-t-il?
Finira-t-il?
Fermez vos yeux et rêvez, et visualisez un arc-en-ciel
Oh une place où vous pouvez prier pour la paix et l’harmonie
Recherchez votre cœur, afin d’y trouver un sens plus élevé
Laissez ceci être le début, un tout nouveau commencement
Oh parlant de la paix et de l’harmonie
Oh...
(Pourquoi les anges pleurent-ils?) Pourquoi peurent-ils?
(Pourquoi l’amour ne survit-il pas?)
(Pourquoi nous tous) feignons-nous?
Pourquoi les anges pleurent-ils?
Des enfants innocents meurent
Quand tout cela finira-t-il?
Finira-t-il?
(Traduction libre)
Décidément Jeanne et les capitaines étaient rarement d’accord sur la marche à suivre pour accomplir la prophétie donnée au temps de la reine Isabeau. Lorsque Jeanne était pressée de guerroyer, les capitaines avaient toujours de bons prétextes pour ne pas le faire, mais le lendemain de la prise de Saint-Loup ce fut la pucelle qui refusa le combat.
- Mes seigneurs, en ce jour de l’Ascension de notre Seigneur, que le sang ne coule pas. Aussi nul français n’usera de son arme, sauf pour se défendre. J’ai fait adresser une missive à Lord Talbot, afin de permettre à ses gens de venir récupérer les corps de ses hommes tombés au combat et de leur octroyer une plus digne dernière demeure.
En entendant ceci, Gilles manqua de s’étouffer avec son vin, et même Shane habituellement si proche de la vision de la jeune femme semblait inquiet de cette disposition.
- Si nous sommes les seuls à respecter la Trêve de Dieu Jeanne, elle n’a pas lieu d’être !
Elle le regarda avec ce regard doux qui lui était réservé entre tous.
- Aies confiance mon ami, tu verras la victoire comme nul autre. Chaque chose en son temps.
Le lendemain, tandis que les capitaines aidèrent le bâtard à s’assurer qu’aucun point d’eau de la ville ne soit contaminé, afin d’éviter au maximum le risque d’épidémie, Shane retrouva la belle Carmen sur le champ de bataille pour aider à enterrer les corps des soldats morts pour la patrie. Moins de cent français étaient tombés, alors qu’en face on en dénombrait près de mille cinq cent.
- Je n’aurai jamais pensé que Talbot respecterait la trêve et qu’il enverrait ses gens s’occuper des corps. Pourquoi fait-il ceci, certainement pas par amour de sa fille, elle a été pendant des mois notre prisonnière, sans qu’il ne montre un quelconque intérêt pour elle.
- Peut-être simplement parce qu’il sait qu’une épidémie ne serait à l’avantage d’aucun des deux camps ou il aime vraiment ses soldats.
Shane resta silencieux, car jamais il n’avait songé qu’un capitaine anglois puisse ressentir la même chose que lui pour ses hommes.
Il n’y avait en ce jour ni soldat, ni bourgeois, ni anglois, ni français, ni homme, ni femme, ni noble, ni manant à Orléans, juste de simples humains.
Creuser la fosse commune avait demandé beaucoup d’effort à « de Metz » et les paysans qui s’étaient joint à lui. Lorsqu’il m’avait vu ramasser machinalement l’une des pelles, il ne m’avait pas renvoyé comme le font habituellement les hommes, mais m’avait invitée à joindre mes forces aux siennes.
Je lui souris, malgré la tâche pénible autant physique que psychique que cela représentait, car il venait de me donner le sentiment non seulement d’être utile, mais d’appartenir à un tout.
Martine, aidée de sa belle, nous apportèrent de quoi nous ravitailler sous les yeux même du père de celle-ci.
Elisabeth s’efforçait de donner l’impression de ne pas se préoccuper de son père, mais je surpris, à un ou deux reprises, sont regard qui se perdit vers la place-forte angloise.
Déjà son cœur était partagé entre deux amours incompatibles, deux devoirs impossibles à satisfaire complètement sans en renier l’un des deux,
Bette venait d’entrer dans son déchirement, alors même qu’elle l’ignorait encore.
- Alors capitaine, vous aussi vous en pincez pour la Carmencita, lança l’un des hommes soigné par la zingara au passage de Shane.
- Non, car je la prends au sérieux lorsqu’elle dit que c’est dangereux de le faire, répondit-il avec humour, alors que la jeune femme lui adressa un clin d’œil discret.
Tant de soldats n’étaient pas mort et pouvaient espérer reprendre une vie normale rapidement grâce aux bons soins des bohémiens, que Shane ne cessa de lui exprimer son admiration.
Mille et une questions fusèrent hors de sa bouche, car tellement empressé d’en apprendre davantage sur la femme la plus inaccessible du campement en dehors de Jeanne, alors que Carmen, charmée de tant d’attentions et d’excitations, ria aux éclats.
Bohémienne
Nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne
Je suis fille de grands chemins
Bohémienne, bohémienne
Qui peut dire où je serai demain
Bohémienne, bohémienne
C'est écrit dans les lignes de ma main
Ma mère me parlait de l'Espagne
Comme si c'était son pays
Et des brigands dans les montagnes
Dans les montagnes d'Andalousie
Dans les montagnes d'Andalousie
Je n'ai plus ni père ni mère
J'ai fait de Paris mon pays
Mais quand j'imagine la mer
Elle m'emmène loin d'ici
Vers les montagnes d'Andalousie
Bohémienne
Nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne
Je suis fille de grands chemins
Bohémienne, bohémienne
Qui peut dire qui j'aimerai demain
Bohémienne, bohémienne
C'est écrit dans les lignes de ma main
J'ai passé toute mon enfance
Pieds nus sur les monts de Provence
Pour les gitans la route est longue
La route est longue
Je continuerai mon errance
Au-delà des chemins de France
Je les suivrai au bout du monde
Au bout du monde
Un fleuve d'Andalousie
Coule dans mon sang
Coule dans mes veines
Le ciel d'Andalousie
Vaut-il la peine
Qu'on y revienne
Bohémienne
Nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne
Je suis fille de grands chemins
Bohémienne, bohémienne
Qui peut dire ce que sera demain
Bohémienne, bohémienne
C'est écrit dans les lignes de ma main
C'est écrit dans les lignes de ma main
« Bohémienne » de la comédie musicale « Notre-Dame de Paris »
interprété par Noa
Shane plongea son regard dans celui de Carmen, comme envoûté, sentant ses jambes se dérober sous son corps pourtant solide. Il dut se retenir à la belle pour ne pas tomber.
- Vous ne vous sentez pas bien messire ? demanda-t-elle inquiète.
- On ne peut mieux, c’est juste que cette journée fut fort éprouvante et que de rudes combats nous attendent demain et les jours suivant, se justifia le chevalier devant cette dame qu’il n’osa courtiser ouvertement.
- Je vais vous reconduire à votre tente mon seigneur.
Une fois assis sur sa couche, alors que Carmen l’aida à retirer ses vêtements, Shane ne put résister, alors que le parfum des cheveux de la nymphe l’enivrait, à l’envie de déposer un baiser tremblant sur son front.
- Si vous me demandez de rester, je reste Shane.
Mais le soldat secoua négativement la tête.
- Je voudrais, mais je ne peux, car tu es femme bien plus libre que moi. Une cage oppressante enferme mon cœur, alors que je devrais de l’offrir sans la moindre retenue, entièrement sans rien attendre en retour. Ta beauté et ta douceur arrachent des cris à mon âme et face aux sources qui jaillissent de ton sein comme de tes lèvres, je sens que je pourrais m’y noyer dans un simple pichet que j’y aurais puisé. Ne m’en veut pas ma Dame, mais je ne saurais être celle qu’il te faut. Pardonne-moi ma si douce amie.
- Il n’y a rien à pardonner noble chevalier, répondit-elle en s’en allant.
A l’aube, le lendemain matin, les anglois avaient prévus de nous empêcher de sortir du fort que nous détenions désormais. Mais Jeanne, dans sa clairvoyance habituelle, avait prévu l’attaque sournoise et avait fractionné l’armée en deux, afin de prendre la garnison angloise entre deux feux.
Son sens de la stratégie militaire inné conquit une fois de plus Shane et le grand La Hire et même Gilles dut le reconnaitre à contrecœur.
Les anglois furent surpris par l’anticipation française et tombèrent rapidement sous les coups des soldats armagnacs, mais ne refirent pas l’erreur de l’avant-veille et regagnèrent rapidement l’ancien couvent des Augustins dont les murailles servirent au mieux leurs archers et leurs arbalétriers.
Jeanne encore prise dans la lutte devant la bastide de Saint-loup ne suivit pas le gros de l’armée qui se retrouva soudain désorienté devant l’ancien couvent.