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Série : The L Word
Création : 02.06.2009 à 08h10
Auteur : tlwnany
Statut : Terminée
Que de belles leçons la vie peut donner au fil des jours
Cette fanfic compte déjà 102 paragraphes
Après un bon petit moment il fallait que je sorte pour accueillir mes amies et cet ange, j’étais bien dans mon bain, mais je savais qu’en sortant je serais encore mieux avec cette femme. Je perçus les petits chahuts près de la piscine.
-Où est Bette, Demanda Alice
Je reconnaissais parfaitement sa petite voix qui par moment pouvait se rendre très stridente quand celle ci faisait des siennes
-Elle se prépare dans sa salle de bain, Répondit doucement Shane
Et voilà les accents très posé et rassurant de Shane. Ce n’était plus aussi complexe qu’autrefois de reconnaître les personnes avec qui je discutais.
-Elle prend beaucoup de temps je trouve, Pesta Alice
-Alice s’il te plait, elle est chez elle, elle est en droit de faire ce qu’elle veut non, Rétorqua Shane
-Oui enfin, elle reçoit des invités quand même
-Rectification, Bette m’a proposé de passer la soirée ici, c’est plus aisé pour d’avoir des repères, donc laisse la tranquille un peu
-Oui, mais enfin bon, Grogna-t-elle
-Ah ! Alice éternelle insatisfaite, Taquina Jenny
-Toi la jeune tu es mal placé pour me dire ce genre de chose
-Ouh, ça va je n’ai rien dit
C’était toujours plaisant d’entendre les petits pics entres elles, chaque jour il se passait quelque chose entre les filles, et l’amour se forger de leur complicité.
-Bon les filles, je vais devoir vous laisser je vais récupérer mon amie, Lança Jenny
-Elle ne sait pas où réside Bette ? Demanda Alice
-Non elle n’est jamais venue, je vais la chercher avec sa compagne
-Mais tu ne m’avais pas dit que sa demoiselle, savait où habitait Bette
-Visiblement elle n’aurait plus le souvenir d’où exactement,
-Ok d’accord, bon à toute à l’heure
Ce que je venais d’entendre était comme un coup de poignard dans mon cœur, cette mystérieuse femme n’était pas seule mais bien au contraire accompagnée, voilà que mes belles illusions se perdaient à jamais.Suis-je comme je dirais née pour vivre dans les malédictions et non les bénédictions. Pourquoi fallait-il que cela ne m’arrive qu’à moi, voilà qu’à présent je n’avais qu’une envie, mettre fin à cette soirée les faire partir et rester dans mon lit à penser, à hurler mes lamentations, mes peines, je suis sûrement une de ses femmes qui jamais ne sera ce qu’est le bonheur, le véritable bonheur.
Je décidais de rejoindre les filles à présent, même si cette envie de leurs dire « rentrer chez vous les filles, ça ne va pas je préfère rester seule un moment », mais si je procédais de cette manière elles ne bougeraient pas, et seraient dans l’obligation de rester avec moi pour comprendre ce qui se passe.
Au même moment, je reconnu un arôme de café, cette senteur forte et douce à la fois, j’en déduis que ma sœur venait d’arriver, mais elle n’était pas seule des talons clapotaient juste à ses côtés, une démarche gracieuse, et des pas montrant une certaine fierté.
-Bonsoir mes belles, Lança Kit,
-Bonsoir les filles, Rajouta Helena
-Jenny n’est pas encore là, M’interrogea Kit
Je ne voulais pas répondre à la question de peur de m’enflammer et perdre le contrôle de moi pour de pauvre raison.
-Non Kit, elle est partie chercher son amie accompagnée de sa demoiselle, Répondit Alice
-D’ailleurs ça fait un petit moment qu’elle est partie, elle ne devrait plus tarder
-Tu sais avec jenny tout peut arriver donc si elles sont en retard on sait à qui la faute et ce n’est pas grave on peut commencer avant qu’elles n’arrivent, Lançais-je froidement
Au même instant je sentis des paires d’yeux qui devaient me dévisager, je reconnaissais bien les prunelles d’Alice curieuse, l’étonnement des yeux noirs de ma sœur, et l’interrogation des beaux yeux claires d’Helena.
Je pris congé de la terrasse et retournais dans la cuisine pour surveiller la cuisson des petits fours, c’était passionnant de devoir comprendre comment la cuisson de ces petites merveilles fonctionnaient, au fur et à mesure que je constater une senteur plus abondante du délice, je pouvais savoir si les plats étaient bon à servir où pas. Alors que j’ouvrais et je m’inhalais de ces petits festins, je reconnus le grognement du moteur de la voiture de Jenny. Mon cœur s’accéléra, mon corps était du fer chaud, mon cœur en feu, et je sentis des picotements dans mes orbites.
J’entendais la petite voix enfantine de Jenny qui saluait les amies, puis un accent qui m’était familier, même trop familier, une personne qui articulait parfaitement tout les termes qu’elle employait, son odeur ne m’étais pas étrangère également, elle effectua quelques pas et se entra dans la cuisine.
-Bonsoir ma belle
La haine que je pensais envoler, était à nouveau en moi, je serrais les poings, même si mes yeux ne pouvait lui lancer des éclairs, on ressentait parfaitement la répulsion que je ressentais, la rage que j’avais jadis. Un scénario fit son apparition dans mes songes, moi cherchant un couteau sous mes mains, et l’empoignant avec une telle puissance, la ligotant sur une chaise, et lui ouvrant ce qui lui sert de vue, lui volant sa vue comme elle me l’a fait, avec autant de passion et de force.
Je n’étais pas une personne de mauvaise foi, il m’était plus simple de l’ignorait, je ne volais pas montrer la bonne éducation et les bons principes de politesse que je connaissais, je préférais l’éviter ne plus la croiser. Ce qui me dérangea pourquoi était-elle présente ?
Un capiteux effluve me secoua tout mon être, mon organe qui me définie comme vivante s’affolait, le sang qui coulait dans mes veines ce m’était à roucouler, elle s’approcha de plus en plus mes bon sens étaient en émeute. J’eus un petit sourire en coin, elle était là l’ange de mes jours de mes nuits était ici dans ma demeure. Je restais immobile je me concentrais sur sa démarche, des pas un peu hésitant, timide mais très séduisant, elle dû s’arrêter avant de passer le seuil de la porte pour me retrouver dans la cuisine.
-Entrez-donc, n’hésitez pas, Dis-je calmement
Alors qu’en moi un concert de fougue et de délire jouer sans que je ne puisse être la vedette, cet était ma vedette, mon héroïne, je ne pouvais plus me permettre de rester de marbre devant cette femme.
-Viens par là ma belle
Je ne supportais pas cette voix, mais pourquoi l’appelait-elle comme cela, elle n’avait pas le droit. J’entendis l’ange se déplacer vers Jodi.
-Bette je te présente Tina ma compagne
Ce devait être un cauchemar, je ne voulais pas la croire, ce n’était pas possible, elle n’avait pas le droit, la seule personne que cette chère Tina pouvait accompagner c’était moi, et non cette femme.
Une seule chose me retenait de ne pas faire un meurtre, la passion que j’avais pour cette extraordinaire Tina, j’aurais dû montrer la porte à cette folle furieuse, mais incapable, Tina avait l’air heureuse avec Jodi, même si j’ignorais beaucoup de chose sur elle, je ne voulais que son bonheur et rien de plus. Je ressentais déjà une pointe de jalousie en moi qui me piquait de temps en temps, je voulais Tina c’était indéniable, cet ange devait être à moi et non à ce monstre. Comment faire pour lutter contre tout mes affreuses pensées, j’étais écœurée de savoir que Tina pouvait donner des sourires, de l’affection à Jodi ce n’était pas concevable du moins pas pour moi, pauvre femme que je suis complètement accroché à son charme dont j’ignore le pouvoir d’attraction sur moi, mais je ne peux qu’être séduite par ce charme naturel et doux.
L’ange s’approcha doucement vers moi, je me concentrais sur la perfection de sa démarche, légère et si on prenait la peine de faire plus attention, elle avait en sa possession une grande sensualité et tendresse dans ses moindres faits et gestes, c’était passionnant, je ne désirais qu’une chose la prendre dans mes bras dès qu’elle fût près de moi.
Je savais exactement à quelle distance elle se trouvait de moi, son parfum plus impressionnant que jamais, c’était intense et insoutenable de ne pas avoir le loisir de la toucher, de goûter cette savoureuse odeur. Je fus quelque peu chamboulée par mes pulsions, mon cœur devait surement se perdre, et ma raison commençait sagement à me faire comprendre que je perdais toute notion de mesure. Il fallait pas que je l’étouffe directement, je devais rester correcte avec elle, je vivais un de mes rêves les plus fous, pouvoir avoir un seule contact avec elle, ne serait-ce même que de la frôler, déjà je me réjouissais avant ce petit crime. Je décidais de jouer différemment que mes habitudes, je n’avais pas le droit de la charmer, il fallait que je sois moins prévisible aux yeux de Jodi.
Je lui tendis la main avec douceur, ma main était tremblante et affolante de crime passionnel. Je sentis de la chaleur ce rapproché un peu plus de ma paume qui bouillonnait sans scrupule. Alors que le soyeux me caressa tendrement la paume en délire, mes songes s’adonnaient aux plaisirs de la douceur , c’était agréablement intimidant de constater sa paume dans la mienne prise dans un petit étreinte qui pouvait déjà me rendre dans des états seconds. Je n’arrivais pas à relâcher sa douce paume, je sentis la pression de sa main qui chercher à se retirer, mais j’eus cette sensation qu’elle ne voulait pas me lâcher, dans notre contact elle c’était montrée clémente et mielleuse, ce qui devait m’étonner, mais je ne pus ressentir cette impression, ce fût comme une évidence pour moi, elle devait être à moi, je l’aurais un jour, comment pourrait-il en être autrement.
Je lui laissais la liberté en relâchant avec délicatesse sa main, je savais qu’à ce moment elle serait bouleversée et charmée, je sentais son regard, j’ignorais la couleur de ses prunelles, mais je percevais la profondeur de son regard sur ma personne, je ne pouvais qu’être une femme comblée juste par se geste anodin que nous venons d’échanger.
-Bonjour Tina, Lançais-je d’un accent chaud
-Bonjour Bette, je suis enchantée de te rencontrer
Je venais d’entendre pour la première fois ses accents, ma raison en pleine euphorie, mais quelle secrète mélodie que je venais d’écouter, c’était parfait, j’osais sans cesse imaginer le son de sa voix, mais je suis plus conquise par la réalité que mes rêveries, quelque chose de douceâtre, et chaleureux.
-Bon Tina je pense que Bette doit être très occupée, faudrait pas la déranger elle doit avoir beaucoup à faire
Je ne supporter pas la façon dont Jodi lui parlait, elle n’avait pas le droit de s’adresser à elle avec ce ton quelque peu autoritaire et possessif.
-Ecoute Jodi tu peux utiliser se ton avec Tina comme bon te semble, mais pas dans ma demeure, si elle désire rester avec moi pour m’aider au faire connaissance, laisse la faire, elle est libre de ses choix, alors si tu ne veux pas me gâcher la soirée, se serait sympathique de ta part de ne pas intervenir sans arrêt merci
-Bette ça ira, ne le prend pas comme cela, j’ai pris l’habitude, c’est naturel chez elle de parler de la sorte, répondis doucement Tina qui tentait de calmer l’atmosphère
-Tu connais mal Jodi, tu ignores de quoi elle est capable quand il s’agit de moi, tu ouvriras les yeux quand il sera trop tard
-Bette penses sincèrement que Tina va avaler toute tes sottises, elle m’aime vraiment elle, elle n’est pas comme toi qui faisait semblant
Au même instant des pas qui ressembler à une danseuse vint vers nous
-Bette voyons calme toi maintenant, Lança gentiment Alice
-Tu as raison il vaudrait mieux, je ne voudrais pas faire peur à Tina, elle comprendra d’elle-même, et je rajoute juste une chose Jodi tu as beaucoup de chance d’être avec cette charmante femme, crois moi pour le peu que je viens d’échanger avec elle, elle est unique.
Il m’était impossible d’effacer le soyeux de sa main, comment faire pour ne pas perdre nos bons sens, je voulais agir pour la protéger, lui dévoiler la vrai personnalité de cette femme obscène. Je n’avais cependant pas le droit de l’influencer, de la heurter, elle pourrait croire voir même constater que je suis une personne sans bonne raison. Elle a l’air épanouie avec Jodi ce qui m’arrache le cœur, elle mérite une femme bien plus sérieuse, plus raffinée que Jodi.
Comment ne pas penser à ce malheureux tableau qui s’affiche sans désarroi devant moi. Je n’avais pas besoin du regard pour comprendre ce qui se dérouler face à moi, une relation basé que sur du faux, sur des mensonges et des cachoteries. Il fallait absolument que Tina sache la vérité. Mais comment procéder pour lui prouver que mes dires sont fondés. Il n’y avait qu’une chose à faire attendre patiemment que Jodi fasse des siennes, ce qui ne me plaisait guère.
La soirée était chaleureuse, des rires et des bons moments défilèrent au fil des heures. Chaque tic tac de la montre faisait ravage dans mon cœur, chaque seconde devenait une éternité pour moi, je voulais que tout s’arrête, je voulais une seule et unique personne Tina.
-Bette ?
Je connus la petite voix de mon amie Alice
-Excuses moi tu disais ? Demandais-je d’une voix tremblante
-Je ne t’ai rien demandé Bette, juste que tu m’as l’air perdue dans tes pensées, ou je me trompe ?
Je sentis plusieurs regards se poser sur moi, se fût alors un lourd silence qui m’empoignais le cœur. Je devais parler, m’exprimer, et évoquer la répulsion et le désaccord que je ressentais envers ce faux couple. Mais je ne pouvais pas le faire, ça serait comme m’éloigner de Tina, mettre de la distance sans le désirer.
-Non Alice tu n’as pas tord, je suis un peu effacée ce soir, bien que votre compagnie me fait du grand bien, mais j’ai besoin de me retrouver seule
-Que se passe-t-il ? M’interrogea Shane
-Rien de bien grave surement un trop pleins d’émotions, et le travail me fatigue un peu ces derniers temps, mais ne vous inquiétez pas ça ira
-Tu ne peux pas assurer tout le temps petite sœur il te faut faire un break, prendre un peu de temps pour que tu retrouve ta bonne mine
-Je le sais bien, mais je suis chamboulée depuis quelques jours
Je perçus un petit étouffement, une certaine moquerie, ce n’était pas compliqué Jodi avait bien comprit que je n’allais pas bien à cause d’elle, et ce passé qui me rattrape à nouveau…
-Ne fais pas ta maline Jodi un jour cette vérité bondira au grand jour
Je sentis un regard inquiet qui me percer, et un autre regard noir qui sans scrupule me scruter.