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Série : The L Word
Création : 02.06.2009 à 08h10
Auteur : tlwnany
Statut : Terminée
Que de belles leçons la vie peut donner au fil des jours
Cette fanfic compte déjà 102 paragraphes
J’ai laissé couler les larmes au point de m’en dessécher le cœur. Je voulais la protéger de cette femme, je voulais protéger mes amies, mais à croire que vouloir protéger tout le monde on ne finit que par tout perdre .Je n’ai pas le droit de m’abattre avant me le fasse.
Devrais-je dire la vérité à mes amies et leur demander de l’aide ? Se serait-ce les mettre en danger également, et je ne désire pas qu’elles soient entrainées dans ce genre de situation, se serait les donner à la mort .Peut-être tenter d’en parler avec ma sœur ? Elle risquerait elle aussi de perdre la vie, et je ne veux pas perdre le dernier membre de ma véritable famille. Dernière et unique solution, agir seule. Mais comment ? Comment faire sans laisser paraitre un brin de frayeur, la peur de la perdre, alors qu’elle n’y est pour rien. Cette histoire ne concerne que Jodi et moi. Si une personne doit mettre un terme à tout ceci, c’est moi. Si je dois y laisser mon âme pour que Tina puisse vivre sans crainte et sans douleur alors je le ferais. J’ignore si elle m’aime, ne plus être aimé ça affecte, mais ne pas être aimé en retour c’est comme flirter avec la souffrance. Je ne pourrais lui en vouloir, mais je ne veux pas qu’elle soit engagée dans ce délire à cause d’une psychopathe qui ne vit que pour la vengeance et la douleur.
J’étais épuisée, fatiguée.Il fallait que je repose mes songes, je ne peux m’empêcher de penser à un cet ange.je serais capable d’accomplir beaucoup de chose, rien que pour ressentir à nouveau sa présence, humer son odeur si douce et envoutante.
Il parait selon un dicton, « la nuit porte conseil », cette nuit sera-t-elle source d’inspiration, pour avoir la foi de m’engager dans un rude combat contre cet être. Il me fallait trouver une solution le plus vite possible, le temps n’est plus mon ami mais mon ennemi, mon existence est en jeu. Je pourrais périr mais pas question de laisser Tina dans les bras de cette insensée.
Comment procéder ? Comment agir en évitant de laisser des soupçons. Les filles pourraient comprendre ce qui m’arrive, Alice ne serait pas du genre à me laisser tranquille, contraire à Shane qui comprendrait que le mieux serait de ne pas empiéter dans mes embarras.
Mes paupières lutter pour ne pas sombrer, le sommeil me pesait, je ne pouvais résister la fatigue était trop importante. Je me perdis dans l’écran noir de mes paupières pensant que dormir pourrait m’aider à ne plus cogiter. Voilà une belle illusion, ne plus penser pour moi serait source de problème, je ne peux arrêter de penser, de songer, il faut que je sois en activité quoi qu’il arrive. Si je viens à ne plus penser, cela signifierait que je ne porte plus de rôle dans cette vie.
-Tiens donc Bette, que me vaut cette visite ? Me demanda Jodi de son air hautin
-Je suis venue pour Tina
-Entre je t’en prie
Elle m’invita dans son salon. M’avançant doucement avec des pas lourd, je perçus une flamme dans ses yeux malsains. Un sourire narquois, et une moue montrant une satisfaction. Arrivant dans la pièce, je me stoppais net, figée, terrifiée, mon sang se glaça, et une fureur me prit sans scrupule. Jodi passe derrière mon dos, passant une main sagement sur ma nuque.
-Que se passe-t-il ? Tu n’aime pas ce tableau ? Je croyais que l’art te passionné, Chuchota-t-elle derrière mon oreille
-Qu’est-ce que… ?Murmurais-je
-Je pensais que ça te ferait plaisir, si tu n’aime pas je peux rajouter une touche personnelle en plus ?
La colère m’envahissait, mes poings se serraient, mon cœur donna des coups, les veines affluaient .Mon corps se mit à trembler, la raison ne me répondait plus, seule la vengeance et la colère me consumait.
-Que dis-tu si je rajoute ton pauvre petit cœur au sien, tu me diras tu connaitras une fin heureuse avec elle, toi qui la désirait depuis le début, tu pourrais me remercier, finalement je ne suis pas si cruelle que tu ne le pense, je te laisse le loisir de te joindre à elle, corps et âme également.
-Non…Dis-je d’une voix tremblante
-Quoi que dis-tu ?
Une rage se perdit dans mon être.
-Tina ! Hurlais-je
-Bette ! Bette ! Réveil toi,
J’étais secouée, je sentis une gifle sur ma joue. J’eus un sursaut, mon souffle agité, je me levais sans réfléchir.
-C’est finit Bette, c’était un cauchemar
Je ne pouvais reprendre mes esprit, seul mes oreilles étaient dans la capacité de fonctionner correctement, je reconnus la voix de Shane. Je sentis les draps trempés, ma peau en sueur, le corps tremblant, et le cœur qui s’emballait.
- Calme-toi Bette, c’est terminé
Ses accents devaient me rassurer, elle avait le don de calmer l’esprit, juste par sa voix douce et rassurante, mais je fus bien trop surexcitée pour apaiser le cœur. Je sentis une caresse dans le dos, ce fut agréable et cela me réchauffer.
-Ne bouge pas, je t’apporte un verre d’eau
Elle revint avec le verre d’eau, je bus tout.
-Qu’est-ce que tu fais là ?
-Nous t’avons entendu à côté, Jenny a prit peur, et elle m’a réveillé et j’ai reconnu ta voix, quand tu as crié
-Je suis désolée si je vous ai réveillé
-Ce n’est pas grave, nous étions inquiète alors je suis venue, et je t’ai trouvé en train de te battre avec les draps, le souffle qui se coupait par moment, alors je t’ai réveillé
-J’ai fait un cauchemar digne de ce nom, jamais je n’ai autant été agitée dans un rêve
-Tu sais ça arrive à tout le monde
Un silence s’installa dans la chambre, j’entendais le souffle de Shane serein, je compris qu’elle n’insisterait pas sur la nature me mon cauchemar.
-Si jamais Bette je suis là
Je savais qu’elle serait toujours présente pour ses amies, mais je ne pouvais en parler, se serait de la folie jamais elle ne croirait l’histoire que j’ai vécu. Mais je ne pouvais me permettre de lui cacher de tout cacher à mes amies et ma sœur.
-Shane j’ai besoin de vous parler
Je devais discuter avec mes amies, j’avais besoin d’elles, elles font partie de ma vie également, nous sommes aussi une famille et pour rien au monde je les abandonnerais, je ne peux leur mentir, je ne suis pas comme ça. Elles ont le droit de savoir, alors elles le sauront.
-Qu’est-ce qui ne va pas Bette, Me demanda Shane
-J’ai besoin de vous parler à vous toutes, vous êtes mes amies
-Tu veux le faire maintenant ?
-Le plus vite sera le mieux
-Ok Alors j’appel en urgence, Alice, Helena et ta sœur, Jenny va arriver de toute façon
J’entendis la pression de ses doigts sur les touches de son portable.
-Oui Alice je suis désolée si je te réveille, mais c’est urgent…ne pose pas de question tu ramènes tes fesses Ok ?!...Je t’expliquerais plus tard, tu viens chez Bette…Oui c’est important…Non mais chut, tu viens et tu verras, j’en sais pas plus.
Elle raccrocha avec un air blasé
-Alice va pas trop tarder, elle est coriace quand elle s’y met
-Tu connais notre chère Alice
-Oui, elle passe prendre Helena en même temps, et ta sœur surement aussi
J’entendis des petits pas s’approcher de la chambre
-Vas voir Shane je crois que c’est Jenny
Elle revint en compagnie de Jenny
-Ne t’inquiète pas Jenny ce n’est rien de grave, Lançais-je pour qu’elle cesse ses petits habitude, sans arrêt à montrer son malheur, et ses inquiétude
-Je ne suis pas inquiète, loin de là, Répondit-elle d’une petite voix. Euh Shane je n’ai pas réveillé ta bien aimé, elle dort encore, je ne voulais pas la déranger
-Tu as bien fait Jenny
-Carmen est aussi mon amie, si tu veux elle peut se joindre à nous
-Si elle dort bien je ne préfère pas, sauf si tu insistes. Mais si c’est important ce que tu veux nous dire alors je peux la réveiller elle ne dira rien
-Si jamais elle râle un peu, dis lui de s’en prendre à moi
J’entendis les petits sourires des filles, cela me soulagea l’esprit
-Bien j’y vais alors, Jenny tu répondras aux filles si elles arrivent
-Oui
Le carillon de la porte retentit les filles venaient d’arriver, mon cœur accéléra mais je ne pouvais plus reculer à présent .Jenny se leva et ouvrit.
-Jenny dis leur de rester dans le salon
-D’accord
-Ben voyons c’est Shane qui m’appelle et elle n’est pas là, Grogna Alice
-Elle ne va pas tarder, elle est partie chercher Carmen, elle dormait
-Il fallait la laisser alors
-Non Alice, Bette a quelque chose d’important à nous dire
-A une heure pareille, elle veut nous parler, elle se fiche pas un peu du monde
-Alice s’il te plait arrête donc, pour une fois elle ose se confier, Répliqua Helena
-Je te remercie Helena
-Pas de mal
-Je pense qu’un bon café serait apprécié à cette heure ci, qui veut ? Demandais-je
-Avec plaisir ! Répondirent-elles en cœur
-Ah ba te voilà enfin Shane !
-Pfff tu ne peux pas t’en empêcher Alice
-Bon Alors que se passe-t-il Bette pour que tu nous rassembles toutes ? Lança Kit
-Au fait, Tina n’est pas de la partie, Ajouta Helena
Je ne bronchais pas.
-Avant que tu ne répondes, j’aimerais savoir pourquoi c’est Shane qui a appelé ? Questionna Alice
-Je peux Bette, Demanda Shane
-Vous êtes là pour savoir donc oui
-Eh ben Jenny m’a réveillé terrifié, me disant « Shane il a une femme qui cri dehors », alors j’ai écouté et j’ai reconnu la voix de Bette
-Tu étais dehors ? M’interrogea Carmen
-Non Bette était dans sa chambre en train de faire un cauchemar, et je suis rentrée par la terrasse, et je suis arrivée dans la chambre, bette était en train de se battre avec ses draps, elle était toute sueur, le souffle court, elle criait
-Elle disait quoi si ce n’est pas trop indiscret Bette, Hésita Helena
J’eus un temps de réflexion, je devais lui répondre, mais je n’osais le faire.
-Tina…Murmurais-je
-Hmm Porter en pince pour la belle Tina
-Alice elle a fait un cauchemar s’il te plait, Rétorqua Shane
-Donc tu disais Shane ? Adressa kit
-Je l’ai calmé comme je pouvais, et Bette m’a demandé de vous appelé d’urgences parce qu’elle veut nous parler, mais j’ignore le sujet
-Tu n’en sais pas plus alors ? Demanda Jenny
-Non
Je ne savais comment formuler, je ne savais pas comment leur conter cette horrible histoire, ce n’était pas plaisant pour moi de parler de ce genre de chose. Mais se sont mes amies elles ne sont pas là pour juger, au contraire pour m’écouter.
-N’ai pas peur Bette, Confia Shane
-Si tu n’es pas prête de te confier Bette on ne t’en voudra pas, Ajouta Helena
-Ce n’est pas cela le problème, simplement que ce n’est pas agréable a dire et a entendre
-Nous sommes tes amies Bette, nous sommes liées et forte, pour pouvoir entendre ce que tu rumines, Répondis-Kit
-Je pense que ce n’est pas le fait de devoir parler qui la dérange, mais notre réaction, me trompe-je ? Annonça Alice
Je ne pouvais répondre à cela. Elle n’avait pas tord, leurs réactions pourraient me braquer et ne pas oser leur évoquer la vérité de mon handicap, mais je ne pouvais plus leur mentir, ce n’était plus possible, comment diable ais-je pu le faire, mes cachoteries pourraient un jour me coûter cher.
Comment peindre des mots sur ce passé ? Comment ne pas les heurter ? Elles pourraient prendre peur, terrifié, ou bien alors à l’inverse m’en vouloir de ne pas avoir évoqué le sujet avant. Elles seraient dans leurs droit de penser que finalement je ne leurs fait pas confiance, or ce n’est pas le cas, justement je voulais prendre le temps, mais je suis rattrapée par mon passé, je ne peux plus rien faire si ce n’est demander de l’aide, et m’ouvrir aux autres.
Il fut un temps j’aurais été courageuse et je me serais aventurer seule, comme un soldat j’aurais prit mes armes et je l’aurais surement tué avant l’heure, mais voilà je ne peux plus, je me livre un combat contre mon handicap qui m’épuise chaque jours, je ne peux me permettre me donner à la mort. Je dois encore trouver la force, et l’espoir qui dort en moi. Je n’aime pas espérer, et ensuite avoir peur du résultat, je pourrais être déçus et je ne désire pas vivre cela, alors je préfère me battre avec ma foi et mon cœur. C’est tout ce qui fait de moi encore un être humain avec une bonne raison, et du sang qui coule dans les veines.
Si mon être le pouvait, je reconnaitrais parfaitement mon regard vide, perdu, abîmé. Cependant ce n’est plus le cas, ce sens ne fait plus partie de moi.
-Les filles je…Balbutiais-je
J’entendis du mouvement, comme si elles c’étaient rapprochées de moi, l’odeur du café me frapper incontestablement à la figure.
- Lance-toi petite sœur, Murmura-t-elle
-Je ne sais comment l’évoquer
-Bette ne te sens pas obligé de le faire, on peut patienter, Ajouta Carmen
Je ne peux plus leur cacher, je suis si près de l’objectif. Je n’ai pas le droit de me défilé, je ne suis pas comme cela.
-Désolée je vous ai assez caché les faits
-Qu’est-ce que tu veux dire par là ? Demanda Alice dans l’incompréhension totale
- Laisse-moi parler, je ne veux pas être questionné avant que je n’ai pas tout dit
-Pas de problème on comprend, Lança Helena
-Je vous ai caché beaucoup de chose à mon sujet, et à présent, je suis prise dans mon propre piège, je voulais vous protéger et maintenant c’est moi qui dois me protéger