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Série : The L Word
Création : 02.06.2009 à 08h10
Auteur : tlwnany
Statut : Terminée
Que de belles leçons la vie peut donner au fil des jours
Cette fanfic compte déjà 102 paragraphes
On filait chez Jodi…J’avais cette sensation que le trajet duré une éternité, mon sang affluait, mes membres tremblaient, le cœur palpitait de manière déraisonnable. Comme si ma vie en dépendait, j’ai cette peur de la perdre, moi qui l’ai aimé en secret pendant un moment, et qui à présent se retrouve en danger à cause de moi…Je ne me le pardonnerais jamais…
La voiture ralentissait…et s’arrêtait doucement. Tasha coupa le moteur…
-Voilà Bette…Murmura-t-elle
-Merci beaucoup Tasha
Elle mit sa main sur mon épaule.
-Je vais y aller seule, si ça ne te dérange pas
-Non Bette pas de problème, mais si je vois que ça ne se passe pas comme prévus, j’interviens
-Je préfère
Je sortis de la voiture, et je sentais le vent chaud me bousculait, le soleil qui me frappait le visage…Plus ne pouvait me retenir, j’étais face à mon destin. Soit je la sauvais, soit je mourrais pour elle…
Je ne contrôlais plus mes faits et gestes, seul l’amour que j’animais pour elle me faisait avancé vers les fureurs…Je n’entendais plus un seul bruitage, seulement les pulsions de mon organe vital.
M’approchant davantage vers les ténèbres de mon destin, j’eus le courage de toquer à la porte comme bonne citoyenne que je suis. Personne ne m’ouvrit. Quelque chose vibrait dans ma veste.
- Bette tu ne devrais pas insisté, Annonça Tasha
-Laisse moi faire, je sais qu’elle est là, je le ressens
Je raccrochais. Et mit la main sur la clenche. J’ouvris avec prudence la porte. Je ne perçus aucun bruit. Je rentrais calmement. Toujours rien qui pouvait me menacer. J’eus cette senteur me gifler le visage, j’avais raison Tina était ici. Je m’avançais prudemment dans sa demeure. Je devenais un animal à l’affut d’une odeur familière, son parfum s’intensifier a chaque pas que j’effectuais. D’un coup je m’arrêtais, je ne distinguais plus son effluve. Je tendis la main vers l’avant, cherchant à toucher si une porte ou un autre obstacle me barrer le chemin. Au moment ou ma main se posa sur du bois froid, je sentis un petit courant d’air qui bataillait sur la main. La porte devant moi était entre-ouverte, je la poussais…
-Bette ! Non ! Vas-t-en ! Cria-t-elle en sanglot
Ses paroles me firent vibrer tout mon être, le sang chauffait sans scrupule, le cœur qui s’emballait, et ma raison qui s’abattait devant ses sanglots. Je ne bronchais pas, j’avançais vers elle doucement, je savais que nous n’étions pas seule dans la pièce. Un autre parfum plus violent, me frapper, quelque chose de sucré, un alcool, insupportable pour moi.
-Je savais que tu viendrais, il était temps…
-Laisse-la ! C’est moi que tu veux
-Non vous deux !
-Tu ne devrais pas, tu perds la tête, tu ne réponds plus de rien, c’est l’alcool qui te contrôle
-Justement l’alcool est mon amie, elle est fidèle au moins
-L’alcool est une pourriture, tu ne devrais pas céder devant elle
- Laisse-moi !
-Bette ! S’il te plait non ! Hurla Tina
- Tu la ferme !
J’entendis une gifle claquer comme il se doit sur son visage.
-Ne la touche pas !
-Pourquoi ? Qu’est-ce que Porter pourrait me faire ?
-Te tuer
-Tu ne serais pas capable, voyons
-C’est mal me connaître,
-Bien alors je vais voir si tes dires sont vrais
-Non Jenny !
-Bon je ne vais pas tenter le diable, enfin du moins pas tout de suite, se serait trop simple
- Tente-le et tu verras ce qui t’attends
-Des menaces Bette ? J’aime !
-Qu’est-ce qui t’as prit de faire ça
-Ba comment dire, je trouvais ça très excitant et passionnant. Mais d’ailleurs comment as-tu deviné que c’était moi ?
-Tout simplement que seul Tina et toi travaille avec Jodi c’est dernier temps, et tu me connais très bien ainsi que Tina, j’ai compris de suite
-Pas mal Porter, mais bon tout ça pour rien
-Une question Jenny. Pourquoi tu es tombée dans les passions de Jodi ?
-Elle m’avait déjà raconté son histoire avec toi, et que tu étais très manipulatrice, aucune pitié, dominatrice, et Jodi ne supportais plus cela. Elle ne comprenait pas pourquoi tu avais ce besoin de rester avec Kelly, que vos rapports devenaient de moins en moins professionnels et elle n’a pu contenir sa haine
-Et tu confirme ce qu’elle t’a dit ?
-Bien sûr, je ne t’ai jamais vraiment porté dans mon cœur
-Au moins ça a le mérite d’être claire, mais pourquoi agir ainsi
-Je voulais également te faire du mal, depuis ton handicape tu es devenue encore plus prétentieuse, plus arrogante
-Je crois que nous n’avons pas les mêmes conceptions du terme prétention
-Enfin bref, voilà j’adore jouer comme ça
-J’aurais du m’en douter bien avant, psychopathe que tu es
-Eh oui ! Bien passons aux choses sérieuse…
Quelque chose de froid circulait dans mes veines, j’entendais des « Bips » qui résonnait dans ma tête, ce bruit avait le même rythme que les pulsassions de mon cœur. J’étais allongée sur un lit assez confortable, quelque chose me gênait au niveau de mon buste, on dirait qu’on m’avait collé des patchs. Je tremblais, tout mes muscles étaient crispés, quelque fois mes nerfs se détendaient, et je sentais mes doigts qui bougeaient tout seul, je ne les contrôlais pas.
-Bette…
Entendis-je au loin. Cette petite voix…je la connaissais
-Bette je suis là…
Repris cet accents…Une main douce et chaude me caressait le visage, avec hésitation…Je n’arrivais pas à bouger mes lèvres…Je sortis seulement un petit son
- Chut repose-toi…
Cette main se posa sur la mienne. C’était agréable, je la serrais avec le peu de force qu’il me restait.
-Tina…
-Oui ?
-Je t’aime
Je n’entendais plus rien, pas son souffle, son parfum ne me berçait plus.
-Bette, ça fait plaisir ! S’exclama Alice
Je compris que toute la petite bande était présente dans ma chambre
-Je l’avais dit les filles, ma petite sœur c’est une battante
-Comment ça ?, Repris-je
-Tu ne te souviens de rien ? Demanda Carmen
-Euh…non
-Rien ? Ajouta Shane
-Seulement, que j’ai débarqué chez Jodi, que Jenny voulait tuer Tina et moi à la fois, et que Jenny c’est jetée sur moi, je me suis débattu comme je pouvais, et après plus rien
-Eh bien, comment dire avec toute la rage et la haine que tu avais tu aurais pu tuer Jenny, mais Tasha est arrivée à temps
-Elle aurait du me laisser
-Pour finir derrière des barreaux, au lieu de vivre ton amour au grand jour, Coupa Alice
-Elle ne m’aime pas, et je peux la comprendre, je n’aurais rien perdu tout compte fait
-La morphine qui parle les filles, Grogna Alice
-Non !
-Alors arrête de dire des sottises, laisse lui du temps, elle est traumatisée, Dit Kit d’un ton sévère
Je ne voulais pas l’écouter.
-Où est Jodi ?
-Avec Jenny en prison
-Elles devraient être en enfer…
Tout doucement je retrouvais mes esprits et mes forces, avec un peu de peine, mes amies étaient toujours présentent, mais plus de visite de Tina, ce qui avait le don de me déchirer le cœur. M’en voulait-elle ? Je l’ignorais, elle devait aimer Jodi surement, et lui enlever ce n’était pas facile. Je peux comprendre, la peur de perdre l’être qu’on aime, c’est une pensée que tout être humain ne cesse de cacher mais elle revient au galop…
-Bonjour Bette
Je reconnus le ton
-Bonjour Tasha
-Je suis bien contente de te savoir en meilleur forme
-C’est grâce à toi, je n’ai rien fais, juste te convaincre de ne pas commettre le pire
-J’aimerais savoir, ce qui c’est réellement passé
-Je ne peux te le dire, tu es encore trop fragile
-Un jour peut-être je découvrirais vraiment la vérité, je suis sûre qu’au fond de moi, il n’y a pas eu de simples coups…
Tasha ne disait rien…Son silence la trahissait mais je ne voulais pas insister…
C’était le jour de ma sortie, Shane et Carmen étaient présente pour me raccompagner.
-Bette ça ira ? Demanda Shane
-Ne t’inquiète pas pour moi, va falloir que je reprenne tout à zéro, mais je vais y arriver
Je ne parlais plus. En rentrant il y avait quelque chose de changé, j’ignorais quoi, je me sentais observée.
-Bette…
Elle était là…
-Qu’est-ce-que ?
-Chut
J’entendais ses pas, elle s’approchait de moi, et je sentis ses bras autour de moi, sa tête contre ma poitrine, me serrant fort…Je ne disais rien…Je me contentais d’apprécié ce moment…
Je ne voulais briser cet instant magique…
-Bette je suis désolée
-Ne sois pas désolée, tu n’y es pour rien
Je sentais son regard sur moi, ce devait être un regard doux et emplit de douleur. Je posais une main sur son visage, et des rideaux de larmes avaient manifestement conquis son être. Je la serrais un peu plus fort pour la rassurer, que c’était bon, j’attendais ce moment depuis ce premier jour ou je l’ai sentis. Elle plaisait à mes sens, et mon être. Je ne voulais qu’elle.
-Tina, je ne voulais pas te bousculer comme ça, entre la lettre, et l’autre jour à l’hôpital, je ne pouvais me contenir encore, mais en aucun cas je voulais te faire de la peine
-Bette, ce n’était pas un problème,
Ses paroles tremblaient, elle frissonnait de partout, et sous ma paume, son cœur était en émeute.
-J’ai eu peur…Avoua-t-elle
-Peur de quoi ?
-En te voyant te battre, en te regardant sur ce lit, j’ai eu peur que…
-Non Tina je suis plus forte que ça. Je l’ai fait pour toi
Elle se recroquevilla dans mes bras.
-Bette, il faut que je te dise quelque chose…
-Je t’écoute
-Tu ignore ce qui c’est réellement passé ce jour là…
J’allais savoir…Mais pourquoi c’est Tina qui me le dit
-Tina ne te sent pas obligé
-Tu dois savoir la vérité, je ne veux pas que tu vives dans le mensonge avec moi
Ses aveux venait de me réchauffait le cœur, j’eus un petit sourire…
-Je t’écoute, lance toi
Elle me lâcha doucement, et m’invita sur le canapé. Elle prit un grand souffle.
-Ce jour là…Quand tu es arrivée, j’ai compris qui tu étais vraiment. Tu es l’amour que j’ai toujours attendu, je n’ai eu qu’une envie, te prendre dans mes bras, mais je ne le pouvais. Tu t’es battue devant moi, des coups, des cris, du sang, défilaient devant moi. A un moment tu l’as dominé, tu en as profité pour me délivrer, mais elle c’est jetée sur toi, te blessant plus que jamais, tu ne pouvais plus rien faire, à e moment là, je me suis dit « Si je ne fais rien, elle va partir ». Je me suis débattue comme je pouvais, et il y avait une arme juste à côté de moi. Je l’ai prise, et j’ai hésité longuement, quand j’ai vue ton visage en sang, tes cris qui ne cessaient de me percuter, j’ai tiré…
Je ne savais quoi répondre, j’ignorais si ce qu’elle disait été vrai.
-Mais les filles m’ont dit que
-Elles ont voulu cacher la vérité de peur de te faire du mal
-Donc Jenny est…
-Oui, et Jodi est bien en prison
-Pourquoi l’hôpital tu es partie ?
-J’ai eu peur que tu me rejettes. En arrivant ici aujourd’hui je suis tombée sur une de tes lettres, celle ou tu énonces, les souffrances qu’une femme peut connaître, et j’ai compris que c’était toi toute ces femmes…
Tous ses aveux, je me doutais bien que quelque chose se cachait…
-Bette je t’aime…