Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : The L Word
Création : 27.10.2009 à 18h33
Auteur : Thea1
Statut : Terminée
Volupté, drame, intrigues, sensualité, batailles, sexe, trahisons, amour etc. sur un fond homérique
Cette fanfic compte déjà 42 paragraphes
Toutes les guerrières et notables s'étaient rassemblée pour l'occasion. Dana et Helena apportèrent un chevreau et Alice et sa mère les prémices de leurs terres en sacrifice.
Jenny saigna l'animal et ses aides préparèrent la viande qui serait brûlée sur l'autel avec les gerbes d'orge, ainsi que les parts qui seraient servis lors du banquet.
- Que disent les augures? s'empressa de demander Alice en souriant de toutes ses dents à l'amour de sa vie.
D'habitude Jenny était avare de mots lorsqu'il s'agissait de prédire l'avenir, mais là, la pythie parla brièvement, trop brièvement, ce qui mit Kitra et Marina mal a l'aise, mais personne d’autre ne semblait s’en soucier.
Elles se rendirent sur les marches du temple ou les jeunes vierges, ainsi que les mères allaitant leurs enfants vinrent à la rencontre du nouveau couple.
Dana et Alice s'agenouillèrent devant la reine, prêtant allégeance sur la ceinture d'Hyppolite qui depuis toujours conférait le pouvoir suprême du peuple libre à qui la portait.
La prêtresse noua les mains du jeune couple ensemble par un fil de laine rouge, rappelant que l'union prenait fin qu'a la mort d'une des deux compagnes.
- Qu'on apporte mon arc, ordonna Kitra.
Ensemble, Dana et Alice allaient tirer une flèche enflammée vers chaque point cardinal, rappelant ainsi que ces terres appartenaient éternellement aux filles de Lysippe, la reine amazone la plus vaillante de tous les temps, et qu'elles se devaient de rester unies pour regarder ensemble dans la même direction.
- Ca va mon cœur? demanda Dana avant de tirer la première flèche.
- Je n'ai jamais été habile, mais avec toi à mes côtés, je peux tout.
Dana l'embrassa avec beaucoup de tendresse et d'émotions, et déjà les quatre flèches embrasèrent le ciel, laissant éclater des cris de joie dans tout Themiscyra.
Poséidon, Hadès, Apollon et Ares complotent en riant et en buvant ensemble.
Quand mes frères, frapperons-nous ensembles ?
En ce jour de fête oui, que nos ennemies tremblent
Elles s’aiment, sans le moindre souci
Tant d’insouciance, quelle folie
Promesse éternelle, déjà fini
Déjà son corps se putréfie
Juste un fil, voilà à quoi tient une vie
Quand mes frères, frapperons-nous ensembles ?
En ce jour de fête oui, que nos ennemies tremblent
Du sud je répandrai le feu sur terre
Et de l’ouest je déchainerais les mers
Au nord retentira un cri de guerre
A l’est tombera la noble guerrière
Car la vie humaine n’est que poussière
Elle était là, devant elle se trouvait, enfin, l’amour de sa vie. Alice lui souriait de la même façon qu’elle l’avait fait lors de leur première rencontre, ce sourire qui avait touché son âme, ce sourire qui lui avait volé son cœur. Dana l’embrassa avec passion, lui ôtant délicatement la couronne qui ornait son front. La bretelle de la tunique d’Alice glissa sur son avant-bras et la robe de Dana tomba doucement sur le sol.
- Que les déesses me pardonnent, mais tu es plus belle que chacune d’entre elles.
Ses lèvres descendirent le long du cou, alors que ses bras déposèrent avec douceur le corps frémissant sous ses baisers sur la couche ornée des plus fines fourrures. Ses mains explorèrent les seins et le creux des reins d’Alice qui s’abandonna totalement à son amante, qui lui fit enfin découvrir les plaisirs de la chair.
- Je ne me souvenais pas, que tu avais été blessée lors d’une bataille, questionne Alice en caressant le dos de sa compagne.
- Un accident de chasse, une mauvaise rencontre avec un sanglier !
Alice en traça les contours de baisers brûlant et emmena à son tour Dana aux portes de l’Olympe, à mille lieux de savoir ce que les dieux avaient décidé.
Elles rayonnaient de tous leurs êtres, leur bonheur était parfait.
- Alors que disent les oracles ? Dis-moi Jenny, dis-moi vite !
- Calme-toi Alice, ça prend du temps d’interpréter les signes célestes.
- Mais encore ?
La pythie ne put s’empêcher de rire de bon cœur devant tant d’empressement.
- Ce seront des filles aussi belles que leur mère.
- Des ? demanda la jeune femme surprise.
- Eh oui, les dieux doivent beaucoup t’apprécier pour te faire don de jumelles.
Alice ne peut s’empêcher d’embrasser la prophétesse sur les deux joues et se précipite au camp d’entrainement pour annoncer la nouvelle à Dana.
- Alors Tina, on m’a dit que tu avais enfin eu l’honneur de rencontrer ma future compagne ?
- Je ne vois pas de qui tu parles Kelly ? répondit celle-ci en ce concentrant sur la cible.
- Moi je crois que tu vois parfaitement. Comme si une princesse pouvait même envisager de s’unir à une moins-que-rien telle que toi.
C’était donc elle, la mystérieuse jeune femme, à qui la main de Bette avait été promise. Tina perdit sa concentration et une fois de plus, Kelly remporta le concours de la meilleure archère.
La voix de Dana retentit soudain tout essoufflée :
- Mes amies, Alice et moi-même avons une grande nouvelle à vous annoncer !
- Un jour, je te tuerai, murmura Kelly à l’oreille de sa rivale.
- Ca, ca reste à voir, la menaça Tina en retour.
- Je suis enceinte de jumelles ! dit Alice d’une voix triomphante.
Dana prit sa compagne dans les bras pour la faire tournoyer, lorsque tout à coup, la guerrière s’effondra au sol.
Etaient-ce les flocons de neige qui se mêlaient aux cendres ou étaient-ce les cendres de la noble guerrière qui se mêlaient aux premiers flocons, nul n’aurait pu le dire avec assurance.
Alice errait seule dans la vaste forêt entourant Themiscyra en hurlant sa peine :
- Pourquoi m’avez-vous abandonnée, alors que j’ai passé ma vie à vous servir dignement ? Pourquoi Athéna as-tu levé le glaive contre elle ? Et toi Héra, pourquoi avoir rompu le lien de notre union, alors que nous avions respecté à la lettre tes commandement ? Aphrodite, déesse de l’amour, je te maudis, je te maudis ! Artémis, que tes animaux sauvages viennent me dévorer et toi Perséphone, déesse de l’au-delà, emmène-moi auprès d’elle, par pitié, emmène-moi auprès de Dana !
Elle se laissa tomber sur ce duvet blanc dont le froid absorba peu à peu sa douleur. Alice ferma les yeux, elle ne craignait pas la mort, au contraire, elle la désirait de toutes les fureurs de son âme.
- Ne vous avais-je pas dit que je réussirais ?! lança triomphalement Apollon en levant sa coupe d’ambroisie.
- Si on veut, mais j’aurais préféré une bonne bataille, ronchonna Arès.
- Cela viendra mon fils, cela viendra, assura Zeus.
- En plus, par la douleur du chagrin, nous allons éliminer trois amazones de plus, sans faire le moindre effort, continua Poséidon.
- Va falloir que je fasse de la place par chez-moi, ria Hadès
- D’ici moins de deux ans, Hercule aura fini ses travaux et ensemble avec Thésée, nous les enverrons détruire le peuple libre une fois pour toute, annonça fièrement le père des dieux.
- Et toi, si tu comptes empêcher cette guerre, je te transpercerai de tes propres flèches, menaça Arès le pauvre Eros, terrorisé devant tant de haine.
- Qu’on nous apporte plus de vin, hurla Poséidon, tandis qu’une ombre s’éloigna rapidement du palais des dieux.
- Tina, on a besoin de toi ! Tina, tu es là ?
La princesse se permit d’entrer sous la tente de la jeune guerrière qui se réveilla en sursaut.
- Bette ?!
Devant le spectacle qui s’offrait à elle, celle-ci aurait dû détourner les yeux, mais la beauté du corps nu de Tina semblait inexorablement attirer le regard de Bette.
- Je suis confuse, finit-elle par dire, en se retournant.
- Ce n’est rien, bredouilla Tina, aussi troublée qu’elle.
- Que me voulez-vous à une heure aussi tardive Altesse ?
- Alice est partie seule en forêt pour y apaiser sa peine, seulement elle n’est toujours pas rentrée et puisque tu connais les bois comme personne ici, je voulais te demander de faire équipe avec moi pour les recherches.
- Laisse-moi le temps de m’habiller et je te suis.
Bette sortit, des fantasmes plein la tête.
- Ressaisis-toi ma grande, ce n’est vraiment pas le moment !
Alice errait entre ciel et terre, entre le doux tapis de neige, les moutons d’océans et les nuages blancs ornant le firmament. Des visages inconnus et pourtant familiers miroitaient devant ses yeux.
Un trône sur lequel se tenait Héra en grande discussion avec les muses. Aphrodite naissant comme chaque jour d’un coquillage sur les rives de la mer, d’une éclatante beauté, mais qui ne rivaliserait jamais avec celui de sa moitié, son tout. Athéna et Artémis se mesuraient dans une joute joviale, accompagné de rires.
Alice voulait crier :
- Comment pouvez-vous vous amusez ainsi, alors que le monde sombre dans les ténèbres ?! mais sa voix ne lui obéissait plus.
Soudain les regards se perdirent vers l’horizon, Alice se retourna pour voir ce qui venait de déranger les déesses.
- Perséphone, que fais-tu ici, n’est-ce pas encore la saison pendant laquelle tu demeures auprès d’Hadès ?
- Pardonnez-moi ma reine, mais il y a urgence !
La déesse des enfers et du printemps fit signe à une tierce personne de s’approcher.
- Dana, murmura Alice en grelotant de froid, Dana…