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Série : The L Word
Création : 29.11.2011 à 21h42
Auteur : Alany
Statut : Terminée
L'alcool est l'arme irréprochable de la mort.
Cette fanfic compte déjà 26 paragraphes
24 août 2011 14h23
Je m'acharnais sur la poignée mais en vain. Je m'activais vers les volets et frappais doucement, qu'il puisse entendre que j'étais là. Toujours pas de réaction... Ce qui m'inquiéta .
Bette : Papa ! C'est moi ! Bette ! Allez ouvre-moi !
Je tentais d'ouvrir un volet pour qu'il puisse me voir au travers de la fenêtre mais il avait bien vérouillé les volets.
Bette: Ce n'est pas possible, il ne réagit pas. Il a dut faire un petit somme comme d'habitude. Enfin, ce qui est surprenant, c'est qu'avec son ouïe fine, le moindre bruit le réveille. Ce n'est pas grave, je vais aller voir de l'autre côté, il a laissé une fenêtre ouverte.
Je m'empressais vers la fenêtre qui donnait sur sa cuisine.
Bette : Il n'est pas très fûté ! Il devait bien se douter que j'allais débarquer puisque je n'ai pas de nouvelles de lui depuis un petit moment. Il n'est pas croyable.
Au fur et à mesure que je me rapprochais de cette fenêtre, une odeur puissante et désagréable, m'agressait les narines sans scrupule. Comment était-il possible de vivre dans une telle horreur ? Lui qui avait cette adoration pour les bougies. En revanche, je ne savais pas qu'il pouvait être passioné par de telle puanteur. J'arrivai devant la fenêtre.
Bette: Qu'est-ce que... ?
16 janvier 1995
Bette : Papa tu sens très mauvais !
Père : C'est rien, c'est les soldats que nous avons achevé.
Bette: Comment ça ? Tu as tué des personnes ? Tu es cruel !
Père: Non Bette ! Stop ! C'était dans le contrat de notre mission ! Notre caporal chef a reçu des ordres et nous devons les exécuter .
Bette: Je ne comprend pas.
Père: Tu ne comprends jamais rien ! Je commence à en avoir ras-le-bol !
Bette: Tu me lances un truc pareil, moi je ne peux pas comprendre !
Père: Pour faire plus simple, là où j'étais, ils nous ont ordonné d'abattre des soldats ennemis !
Bette: Mais ça ne m'explique pas pourquoi tu sens aussi fort !
Père: T'es pas croyable ! Ca sent le mort ! Je te l'accorde, c'est une odeur particulièrement horrible, et je ne souhaite à personne d'avoir à l'affronter.
Bette: D'accord. Mais pourquoi tu rentres à la maison avec cette senteur sur toi ?!
Père: Tu ne vas pas en mourrir, ce n'est rien ! Puis, tu es ma fille, tu es un futur soldat ! Tu seras habituée ne t'inquiète pas pour ça !
24 août 14h25
Bette : Non ! Papa ! Hurlais-je d'une voix d'outre tombe.
Tout mon être s'était congeler face au désastre. Je demeurais sur les pavés froids, son visage était devenu inconnu. La blessure était faite. Le sang avait jaillit de toute sa violence et s'était écoulé en silence. Chaque gouttes écrasées par mes pieds annonçaient le fracas de sa destiné. Ce visage que je connaisais ne m'était pourtant plus famillier. Les yeux baissés sur la mort, je me voiyais moi-même comme une étrangère, une coupable à la face souillée. Recroquevillée sur mon âme, le soleil s'était figé, les oiseaux étaient peinés. L'horloge de la vie s'était manifestée pour donner l'ultime coup de grâce.
J'entendais la vie se dérouler... Un instant rien qu'un instant, j'aurais voulu fuir le futur et mourir dès maintenant. Libre et seule. Marquer la pause de ma vie. Souffler sur le passé et libérer mes pensées.Que de souvenirs auquels vais-je devoir boire encore ?! Aucun son ne sortait de ma bouche sèche, aucun appel ne me vint. Des souvenirs auquels je m'adore à ressasser, voilà un nouveau chapitre de ma vie qui s'écrit avec l'encre de ma torture. Chargé à nouveau de douleur, mon coeur était en pleure, nargué par le malheur, la souffrance, la peur et la rancoeur. Il n'a pourtant envie que de couleurs, mais que faire quand la couleur est le noir de la mort ?
... : Que puis-je pour vous Madame ?
Bette: J'ai retrouvé mon père mort dans l'appartement !
Officier : Nous arrivons tout de suite ! Restez en dehors de la maison, nous nous chargeons de tout !
24 août 2011 à 14h27
Bette: Allo !
Alice: Oui ?
Bette : Mon père est mort.
24 août 2011 à 14h35
L'officier : A quelle heure l'avez-vous trouver ? Etait-il malade ? Vivait-il tout seul ? Son nom s'il vous plait ? Son âge ?
Je ne voulais pas répondre à ces questions stupides, je l'avais retrouvé seule, ils ne comprennent rien du tout...
Bette: Vous me gonflez avec toutes ces questions ! C'est débile !
L'officier: Calmez-vous Madame ! C'est le protocole. Nous devinons très bien votre état d'esprit à présent, mais vous devez nous aidez à remplir un dossier.
Bette: Désolée, je ne voulais pas...
L'officier : Ce n'est pas grave, nous comprennons. Est-ce que quelqu'un peut venir vous chercher ? Je ne veux pas que vous repreniez la route dans un tel état.
Bette: J'ai prévenu une amie. Mais ça ira, ne vous inquiétez pas.
L'officier: Mme Porter, vous en êtes certaine ? Sinon je peux vous raccompagner.
Bette : Non merci... Sergent ?
L'officier : Sergent Williams. Mais appelez-moi Tasha.
Bette : Je ne pensais que les sergents pouvaient être aussi souples avec leur identité.
Tasha : Dans des cas comme le vôtre, je me montre sympa. Gardez notre numéro, en cas de coup dur, nous pouvons vous conseiller un suivi psychologique.
Bette : Non merci ça ira. Les psy, j'évite. Je perds mon temps avec eux.
Tasha : Comme vous voudrez.
24 août 2011 14h45
Tasha : Vous ne devriez pas rester ici Mme Porter. Nous devons faire notre travail. Je ne veux pas vous brusquer sur ce qui va enchaîner, je dois juste vous expliquez ce que nous allons faire.
Bette : Allez-y, dîtes-moi.
Tasha : Vous pouvez appeller votre amie si vous le désirez et je lui expliquerais. Ce serait moins difficile à entendre.
Bette: Je suis sa fille jusqu'au bout. Je veux tout savoir ! Je n'ai pas peur, alors expliquez moi !
Le Sergent Williams fit un petit pas en arrière, étonnée de ma décision. Je voyais dans ses yeux noires qu'elle cherchait à comprendre ce qui se passait en moi. Je suis juste la fille de mon père, fière et forte. Alors pour le meilleur comme pour le pire, je reste calme et puissante .
Tasha: Premièrement, nous devons ouvrir une enquête. Il était seul dans cet appartement, la fenêtre ouverte, n'importe qui aurait pu s'introduire. Ensuite, nous allons procéder de la manière suivante, nous allons ouvrir la porte d'entrée avez-vous la clé ?
Bette: Non, mais les propriétaires oui.
Tasha : Nous n'avons pas le temps, nous allons rentrer par la fenêtre et chercher son trousseau de clé. Vous allez prendre ce masque et protéger votre bouche.
Elle me tendit un masque blanc, je m'exécutais de suite.
Tasha: Ensuite, nous allons recouvrir le corps dans un grand plastique blanc, et les médecins légistes entammeront une biopsie. Vous aurez les résultats le jour de l'enterrement, nous vous les remmettrons avec les certificats de décès.
Bette : J'ai juste une question ?
Tasha : Je vous écoute.
Bette : Où emmenez-vous mon père ? Et vous allez déclarer quelle heure de décés ?
Tasha : J'allais y venir. Je vais vous passer une carte de la personne à voir pour tout ce qui concerne vos voeux et l'enterrement. Pour la déclaration, nous allons voir avec ce qu'en déduit le médecin. Logiquement, ce sera quand nous le verrons, mais vous l'avez trouvé avant. Vous voulez vraiment voir la suite des événements ? Nous risquons de vous heurtez.
Bette: Je vous arrête là, je veux tout voir.
24 août 2011 à 14h50
Une petite voiture bleu venait d'arriver en trombe. Je vis une petite femme blonde descendre au loin. Je reconnu la silhouette d'Alice. Au même instant, les soldats du feu venaient de sortir le corps. Il était là, sous ce plastique blanc, je flirtais avec la mort. Les hommes le mirent dans le camion, fermèrent les portes et partirent.
Tasha : Je crois que c'est votre amie là-bas. Je lui fais signe de vous rejoindre, il serait préférable.
Bette: Je ne suis pas une faible, je résiste ne vous inquiétez pas.
Tasha : Je préfère...
Je sentis la main d'Alice effleurer mon dos.
Alice: Bette...
Je me retournais et elle me prit dans ses bras.
Alice : Je suis là... Glissa-t-elle dans mes oreilles.
Tasha : Mme Porter, vous devriez rentrer avec votre amie.
Bette: Ne vous inquétez pas Tasha, je vais y arriver. Nous devrions y allez Alice.
Tasha: Attendez deux minutes ! Je vais juste vous écrire le nom de la personne à contacter absolument. C'est une bonne amie à moi et elle fait un très beau travail. Vous pouvez me redonner la carte ?
Je la lui tendis. Elle écrivit un nom et un numéro.
Tasha : Voilà ! Demandez Mme Kennard. C'est la meilleur dans ce domaine, elle ne vous fera pas trop patienter et elle ne percute pas les personnes dans ces épreuves.
Bette: Merci beaucoup. Je ne pense pas qu'on se reverra alors je vous souhaite une bonne continuation et bon courage. Heureusement que nous avons des personnes comme vous dans ce monde.
Tasha : Je serrai présente le jour de l'enterrement, j'aimerais vous voir. Je vous laisse. Euh... Mademoiselle ?
Alice : Oui ?
Tasha: Faites attention à Mme Porter. Veillez à ce qu'elle reste bien entourrée.
Alice: Comptez sur moi.
Je vis les yeux d'Alice pétiller. C'était évident, elle avait craqué. Elle lui dessinait son plus beau sourire.