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Série : The L Word
Création : 19.03.2012 à 11h18
Auteur : LaPalice
Statut : Terminée
Il faut placer les évènements à la fin de la saison 2
Cette fanfic compte déjà 18 paragraphes
Tina se disait que la petite puce serait en sécurité avec maman B... ou que peut-être qu'elle et maman B devraient changer de place parce que... Elle se faisait plein d'illusions quant aux soins que Bette porterait à son enfant, alors, qu'en réalité, c'était plutôt les infirmiers et infirmières qui en prenaient soin avec une douceur digne d'une mère.
Voyant que sa compagne était perturbée, Bette lui offrit de changer de place, s'il était possible de le faire, puisqu'il ne s'agissait pas que d'une chambre de motel délabréée.
-Docteur, peut-on changer de place, moi et ma conjointe? Elle désirait se rapprocher de notre fille, demanda Bette, avec un sourire en coin.
-Non, je suis désolée, auourd'hui l'enfant a subi assez de changements, il ne faudrait pas déplacer les appareils autour d'elle, et donc, les vôtres...
***
Shane observait, encore, sa douce qui dormait paisiblement, oubliant le lieu dans lequel elle se trouvait, et se retrouverait encore pour une période de temps indéterminée.
Le docteur qui était en charge de Shane était le même que celui de Carmen, le docteur Hunt, les deux avaient subi un choc et devaient aller en trauma, et il n'y avait aucune raison pour que le docteur qui s'en occupe soit le docteur Robbins....
Connaisant la passion de Carmen pour la musique, Shane demanda à un docteur si il était possible que quelqu'un lui apporte une radio et des CD. Elle pensa alors à Kit!
Kit pourrait, en effet, être la sauveuse! Bon, elle n’avait pas de diplôme de médecine ou quoi que ce soit du genre, mais elle était de l’extérieur, et était digne de confiance! Tout défila alors dans la tête de notre Shane Nationale… Elle connaissait bien Kit à cause de son amie, Bette, elle s’était ramassée dans une chambre avec un bébé, à cause de ses amies, Tina et Bette. Il fallait qu’elle les retrouve comme elle l’avait fait avec Carmen. Ne se rendant pas compte de l’incongruité de sa lubie, elle se leva, fit quelques pas vers l’avant, se dirigeant vers sa bien-aimée, et lui toucha délicatement le bras, dans le but de la réveiller en douceur. Sa peau était écorchée, ce n’était pas la peau douce qu’elle connaissait. La Mexicaine ouvrit les yeux une fraction de seconde et les referma aussitôt à cause de la lumière qui lui paraissait trop forte. Elle avait, en effet, l’impression de fixer le Soleil durant une éclipse solaire complète, les éclipses qui causent la cécité.
Shane tentait, en vain, de la faire venir. Elle ne prononçait pas un mot, sinon son nom. Son nom, celui dont elle avait tant rêver. Celui que Jenny avait pu prononcer avant elle. Shane ressentit aussitôt une haine si puissante envers son amie, sa meilleure amie. Celle avec qui Carmen avait vécu certaines choses. Celle dont elle avait été jalouse.
Se rendant compte de ce qu’elle faisait, notre Casanova posa un baiser sur la joue de celle qu’elle aimait, peu importait le fait qu’elle soit recouverte d’ecchymose, et retourna, sagement, à son lit.
Je ne fais que transmettre le texte de TimArlie !
Elle bipa immédiatement le Docteur Hunt pour le questionner sur ses amies qui n’étaient pas là. Du moins, qu’elle ne voyait pas.
Le médecin arriva, en courant, en questionnant sa patiente :
-Que se passe-t-il? Elle va bien? dit-il en désignant Carmen du doigt. Et vous, vous êtes correct?
Son interlocutrice hocha délicatement la tête et lui dit d’une voix impuissante : « je me demandais seulement si… »
Hunt l’interrompit, un peu frustré qu’on l’ait appelé pour lui poser des questions aussi basiques qui n’étaient pas reliés au domaine médical alors que les infirmiers étaient là pour ça.
-Est-ce que vous pourriez poser la question à mes internes ou à mes infirmiers?
-Ouais…
Une jeune femme, aux cheveux entre le brun et le roux, fit son entrée dans la pièce, souriant aux éclats affichant des dents parfaites qui contrastaient avec son rouge à lèvre. Elle semblait énergique et aux alentours de la mi-vingtaine. Elle lui offrit un regard plein de compassion.
-Vous vouliez nous poser des questions?
-Ouais… je voulais savoir où étaient mes deux amies : Bette Porter et Tina Kennard! Elles étaient avec moi durant l’incident, et j’étais dans la même chambre que leur petite puce…
-Heum, permettez-moi d’aller demander ça à ceux qui gèrent les chambres et leurs occupants.
-Je vous en prie, dit-elle avec un certain sarcasme dans la voix, comme si elle n’allait pas permettre une interne de l’aider à retrouver ses amies.^^
La jeune femme quitta la pièce en laissant les documents sur la table de chevet de Shane. Que de tentation elle laissait sur sa table de chevet.
Shane mit d’abord sa main sur l’enveloppe de papier kraft ouverte. Elle regarda à droite, puis à gauche, puis encore à droite, guettant l’arrivée d’un membre quelconque du corps hospitalier. Elle ouvrit le dossier médical sur lequel son nom était inscrit. Sur la première page figurait les informations de base : sa date de naissance, son sexe, son état civil, son lieu de naissance, une quelconque particularité, à croire qu’elle était recherchée par la police, un peu comme l’était Jill dans le film Gone avec Amanda Seyfried et Katherine Moennig… et une photo d’elle, d’ailleurs, elle ne se souvenait même plus de l’avoir prise, tout ce qu’elle remarqua, c’est qu’elle avait mauvaise mine dessus. Des pages suivaient, racontant ses antécédents médicaux. Il n’y avait que deux pages, il faut dire aussi que quand elle était blessée dans sa jeunesse, personne de se précipitait pour l’aider. Puis venaient 5 pages sur son état à son arrivée, avec qui elle était et tout ce qui semblait s’être passé. Elle lit ces pages en diagonale, pressée par le temps, se rendant compte qu’elle était celle qui s’es était tirée avec le moins de blessure-- psychologique et physique. À la toute dernière page du document, elle lit :
« La patiente présente des masses importantes dans les poumons. »
Abasourdie par la nouvelle, elle remit les feuilles et l’enveloppe à leur place initiale, très maladroitement.
L’interne revint pile à ce moment. Shane n’avait même pas éveillé les soupçons!
-J’ai omis de me présenter, dit-elle, je suis le docteur Grey, Alexandra Grey, si vous avez besoin de moi, mentionnez mon prénom ainsi que mon nom, je ne suis pas la seule Grey ici.
-Et mes amies, elles?
-Elles sont dans une chambre, dans le service du Docteur Torres et avec le Docteur Robbins, qui s’occupe de l’enfant.
Robbins lui rappela quelque chose, quelque chose dont elle ne se souvenait plus. Elle se revit alors se réveiller dans l’autre chambre, avec ce Docteur, cette miss parfaite.
L’envie d’aller les rejoindre ne se fit que plus forte, soudainement, peut-être bien à cause de la pédiatre. Elle ne comprenait pas, pourtant, elle n’avait échangé que des bribes de conversation avec elle. Elle ne ressentait rien, sur le coup, à peut-être une envie de la prendre en photo. Après tout, elle était en amour avec une certaine personne dans sa chambre, qui n’était pas un médecin.
Elle était confuse, paumée.
Grey quitta la pièce, ayant répondu à la question de sa patiente.
Convaincue d’avoir l’esprit embrouillé par la fatigue, Shane ferma les yeux et succomba aux bras de Morphée.
Elle rêva, étrangement, à Robbins. À ses yeux bleus, ses cheveux bouclés, comme ceux de Boucle d’or, son sourire incroyable et sa façon de parler. Elle ne voulait plus sortir de ce rêve, de ce qu’elle voulait comme réalité.
Elle se réveilla. Le Soleil commençait à se cacher. Elle était affamée et bipa une infirmière qui lui apporta un sandwich à la dinde, digne des repas d’hôpitaux, ainsi qu’un verre d’eau et d’une pomme, même ces deux aliments semblaient suspects. Shane s’ennuyait, soudainement, de la façon dont Carment cuisinait. Peut-être est-ce dû au goût, disons, particulier, que la nourriture avait au Seattle Grace Mercy West Hospital
Fatiguée, épuisée et abattue par la nouvelle que l’on ne lui avait pas révélé, elle se rendormit, d’un coup, vidant son esprit de tout ce qui la tracassait, laissant place aux rêves les plus enchanteurs. À son réveil, vers 9h30, le Soleil d’était déjà pointé depuis belle lurette n’attendant que son éveil pour percer dans les fenêtres des bâtiments de l’Ouest de Seattle. Le brouhaha habituel régnait dans l’hôpital, tandis que Shane tâchait à réfléchir à son avenir, et à ce qui se passerait si … Elle pensa, tout d’abord, à garder tout secret, à aller voir un notaire et à faire son testament en léguant quasiment tout à sa chérie et le reste, à ses ami(e)s. Elle se dit, par la suite, qu’elle aurait sans doute besoin du soutien moral de ses ami(e)s et de sa compagne, parce qu’elle ne tiendrait pas le coup, seule, seule à l’hôpital, seule à l’intérieur.
-Sh-sh-aa-nnee, dit une voix tremblante, insécure et apeurée, tu es là? Tu es là pour moooi? continua la voix féminine qui venait du lit d’à côté.
Ça prit une vingtaine de secondes à Shane pour sortir de sa bulle et réaliser, qu’enfin, Carmen s’était réveillée, et peut-être pour de bon.
-Carmen! Carmen?! Carmen! Carmen! Oui, je suis là, là pour nous deux! Là pour toi! Ça va? Tu es correcte? Tu n’as pas mal !? s’exclama Shane, estomaquée par le réveil de celle qu’elle adorait.
-Ohh, je suis correcte, on peut dire… contenue du fait que, que, que… elle n’était plus capable de continuer sa phrase, elle était bouche-bée.
-De quoi? De l’accident qu’on a eu? Ahh, ouais, tu t’en ai bien tiré quand même!
Elle opina du bonnet, en guise d’approbation, un peu ébranlée par ce trou de mémoire.
-As-tu mal? On a un docteur attitré, et je crois qu’on a aussi une interne, le Docteur Hunt et le Docteur Alexandra Grey, lança-t-elle, un peu innocemment, en mettant l’emphase sur le prénom du Docteur Grey, comme elle lui avait de le faire.
-Noon, répondit-elle, à bout de souffle.
Shane prit quand même la sage décision de biper le Docteur Hunt, qui, après maintes vérifications, déclara que Carmen était sur une bonne voix, et que l’opération avait porté fruit, cependant, elle n’avait pas abordé ses problèmes amnésiques, après tout, toutes les victimes d’accident dans les films avaient des problèmes de mémoire et réussissaient à s’en sortir avec brio.
Carmen ne réclama que de l’eau, et l’attention de celle qui partageait son cœur. Elle n’avait pas l’appétit, elle s’était réveillée trois jours auparavant et n’avait manger qu’un petit yaourt, sous la pression de toute l’équipe médicale! Mais ce n’était pas suffisant et elle avait des infusions pour subvenir à ses besoins alimentaires, surtout avec la quantité de médicaments qu’elle avalait, elle devait se remplir l’estomac à un certain minimum. Après avoir bu son énième verre d’eau, son appétit la gagna : elle réclama un petit quelque chose, on lui revint avec le dessert du jour, du pudding au riz.
Elle avait beau détester ça d’habitude, qu’elle le mangea d’un coup, sans même se rendre compte de quoi il s’agissait. Si seulement Shane avait cette insensibilité dans ces circonstances, parce que même si elle mangeait sans dire un mot, elle grimaçait par moment! Bref, Carmen avait commencé à s’alimenter un peu, sans même l’intervention de mille et une machines et des docteurs.
Elle se portait mieux, mais sa mémoire ne lui revenait pas. En fait, elle se souvenait de tout, sauf de tout ce qui s’était passé depuis l’accident.
Au moins, elle savait que l’un des meilleurs nérochirurgiens du pays s’y trouvait. Elle allait sans doute pouvoir retrouver la mémoire avec son intervention!
De leur côté, Tina et Bette ne faisaient que vivre leur vie de couple, de famille, dans une chambre d’hôpital. Tina était blessée, mais cela n’empêchait pas Bette de venir la prendre dans ses bras délicatement. Elles étaient heureuses, presque plus que d’habitude, Bette n’avait pas à s’absenter pour le boulot ou pour X raison. La petite fille se portait plus que bien, mais les médecins ne voulaient pas la faire revenir chez elles puisque ses deux mamans restaient encore.
Maman B allait bien devoir repartir avec la petite, étant toutes deux presque complètement rétablies.
Bette avait passé tests après tests, elle n’avait qu’une commotion cérébrale légère. Elle n’avait pas de séquelle du choc. Rien qui laissait présager quelque chose de mauvais. Il n’y avait pas de quoi s’inquiéter.
-Maman B et toi vous allez retourner à la maison. À la maison, dit Tina, avec sa faible voix, en décortiquant chaque syllabe, sachant qu’Angie ne comprendrait sans doute que les mots « Maman B » et « Maison », mots sur lesquels elle mit un emphase.
Elles n’eurent pas vraiment besoin de faire de quelconques valises, elle passèrent simplement à la boutique au rez-de-chaussée pour avoir quelque chose à revêtir avant de partir. Bette ne savait d’ailleurs pas exactement comme elle allait repartir… sachant que le véhicule avec lequel elle était arrivée n’était clairement pas celui qu’elle allait utiliser.