Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Jeunesse et protection des mineurs
Cette fanfic ne convient pas aux lecteurs de moins de 16 ans. Elle peut contenir des passages où la violence est suggérée, utiliser un langage susceptible de choquer ou comporter des scènes de sexe non explicites.
Ce pop-up te demande, lors de ta première connexion sur cette fanfic, de certifier que tu es âgé de plus de 16 ans pour pouvoir la lire. Si tu valides, ce pop-up n'apparaîtra plus. Si tu annules, ce pop-up réapparaîtra lors de ta prochaine visite.
Nous comptons sur ta franchise pour cliquer sur le bouton approprié :
Série : The L Word
Création : 20.09.2012 à 17h47
Auteur : jenbette
Statut : Terminée
encore et toujours les mêmes héroïnes!
Cette fanfic compte déjà 62 paragraphes
Je rentre directement chez moi, bien décidée à partir une semaine, mettre de la distance entre elle et moi. La douleur aux creux de mes reins ne me laisse aucun répit! Je dois prévenir Tina.
Je saisis le téléphone:
« Allo Tina, je dois m’absenter une semaine . Je vais effectuer un reportage pour le journal d’Alice. Voilà deux semaines que je l’avais promis!
- Bette, avant que vous ne partiez, passez à l’appartement. Angie sera contente de vous voir et moi aussi. J’ai des choses à vous dire. »
Que signifie cette invitation? Aurait-elle trouvé un nouvel amour?
Nous fixons une date pour le lendemain.
J’ai passé la nuit à gamberger!
A l’heure dite, je suis devant sa porte, les jambes flageolantes…Mauvaise nouvelle ou pas?
« Entrez Bette, venez vous asseoir, je dois vous avouer une chose importante pour vous et pour moi!
Vous souvenez-vous quand nous nous sommes vues pour la première fois, dans cette rue? Vous, sur un trottoir et moi sur celui d’en face? J’étais au comble du désarroi, physique et moral. C ‘était mon dernier recours mais je n’étais pas sûre d’aller au bout de ma démarche!
Et là, votre regard Bette, votre regard étonné et plein de douceur…
Jusque là, je n’avais croisé que des regards indifférents, des regards méprisants, des regards soupçonneux! Pensez donc, une femme blanche avec une enfant colorée, cela faisait naître de drôles de pensées chez certaines personnes! Cela se reflétait dans leurs yeux.
Ce jour-là, je pense que votre regard chaleureux nous a sauvé la vie à Angie et à moi!
Puis, au fil des jours passés à vos côtés, je n’ai pas pu m’empêcher de vous observer de plus près, à la dérobée, d’une façon indiscrète, je l’avoue.
J’ai remarqué une chose: ce regard plein de douceur, vous ne l’aviez que pour moi!
Plus nous nous rencontrions, plus il changeait et se remplissait d’un sentiment que je n’arrivais pas à définir…J’étais sûre d’avoir déjà vu un tel regard fixé sur moi…En cherchant bien, au fond de ma mémoire, j’ai trouvé. Ce regard était celui de Tom quand il me parlait d’amour, quand il avait envie de moi, quand il … »
Elle éclate en sanglots! Je suis complètement désarçonnée par cette réaction! Je ne sais pas comment réagir, quelle attitude prendre: la serrer dans mes bras, la laisser aller au bout de son chagrin?
Surtout, je viens de recevoir un rude coup au moral! Elle est toujours amoureuse de Tom! Son ombre plane toujours et encore entre nous!
Mes chances de la conquérir un jour prochain s’éloignent de plus en plus!!!
Ses larmes s’arrêtent subitement! Je tends l’oreille!
« Ne dites rien Bette! J’ai compris. Vous m’aimez et vous souffrez de cette situation sans issue! Pardonnez moi! »
Tina poursuit:
« Partez pour votre reportage mais, surtout, revenez! Je ne veux pas vous perdre. Vous m’êtes devenue aussi indispensable que l’air que je respire. Je vous aime beaucoup trop à mon goût car où cela va-t-il nous mener? C’est la première fois qu’une femme tombe amoureuse de moi et je ne sais pas quoi faire! M’enfuir? Rester?
Patientez Bette s’il vous plaît! Laissez moi le temps de m’habituer à cette idée, à ce sentiment ambigu qui m’habite…
Elle ne m'a pas chassée, pas giflée! Aurais-je une chance un jour?
- Tina, vous êtes adorable! Vous avez tout compris de moi et vous ne vous êtes pas détournée! C’est vrai, je vous aime et je désespérais de ne pas pouvoir le dire. Je comprends que je ne vous suis pas totalement indifférente et que mon regard a réveillé en vous des choses oubliées depuis longtemps. Je comprends votre trouble. Je ne vous importunerai plus!
Je pars pour ce reportage. Quand je rentrerai, faites moi signe si vous voulez continuez cette relation un peu bizarre.
Une chose encore: j’aimerais que le tutoiement soit de rigueur entre nous!
J’aimerais également t’embrasser avant mon départ! Rassure toi, sur la joue, bien sûr! J’aimerais aussi serrer Angelica dans mes bras. C’est une fillette tellement adorable. »
C’est donc décidé!
Je pars en Alaska, à Sitka exactement, faire un reportage sur le centre d’ accueil des rapaces.
Ce centre récupère des oiseaux malades ou blessés: éperviers, aigles, faucons…
Ces animaux sont soignés jusqu’à complète guérison, puis relâchés dans la nature. Ceux que l’on ne peut pas libérés restent au centre en permanence.
C’est le cas de Volta justement. C’est pour elle que je vais là-bas. C’est une femelle pygargue, ce rapace à tête blanche symbole de notre pays.
Elle est dans cet endroit depuis 1992! Elle y a été apporté en très mauvais état. Elle venait de heurter une ligne électrique! Ses blessures ont été soignées du mieux possible mais, malgré tous les bons soins reçus, elle est incapable de retourner vivre librement dans la nature comme tant d’autres!
Le voyage s’effectue rapidement. Le temps de prendre mes bagages et mon matériel, de prendre un taxi, j’arrive à l’hôtel, simple et accueillant ma foi!
Je communique l’adresse à Kit. En cas de problèmes, elle saura où me joindre.
La première nuit est difficile : dépaysement? changement de lit? mais surtout une obsession :Tina!!!
Que fait-elle en ce moment? Combien je voudrais l’avoir à mes côtés…fantasme, fantasme quand tu nous tiens!
Finalement, le travail m’accapare l’esprit. Je photographie, interroge
, classe, commente…Petit à petit, mon reportage prend forme. Je suis assez satisfaite du résultat.
Peu à peu aussi, mes fantasmes s’estompent. Je parviens à me raisonner et je crois même que, tout doucement, j’accepte l’idée de ne partager avec elle qu’une très grande et tendre amitié! Mais, qu’en sera-t-il lorsque je serai de nouveau près d’elle? à la côtoyer chaque jour?
Patatras, la veille de mon retour, temps exécrable, météo défavorable, tempête de neige annoncée, vol annulé…me voilà clouée au sol pour au moins deux jours supplémentaires!
J’avertis Kit. Je prends mon mal en patience. Je retourne à l’hôtel. Je vais peaufiner mon reportage!
Soudain, coup de téléphone!
« Allo, Bette, ici Kit! Je viens de recevoir la visite d’une jeune femme blonde super excitée, inquiète, au bord des larmes… Elle m’a dit te connaître, que vous vous fréquentiez…Elle était tellement énervée que je n’ai pas compris ce qu’elle voulait ni saisi son nom! Elle est repartie comme elle était venue. Je ne sais toujours pas pourquoi elle était là!
- Rassure toi, Kit, je crois savoir qui elle est! C’est la jeune femme dont je vous ai parlé avant de partir! Elle s’appelle Tina. Merci Kit, tu me fais un plaisir immense en me parlant d’elle! Je t’embrasse! À bientôt! »
Je raccroche. Je jubile! Elle se fait du souci pour moi! Je lui manque! Si j’étais plus jeune, je sauterais de joie comme un enfant!
Mon âme, mon cœur sont heureux…Elle tient à moi!
Encore une fois, cette météo détestable est un signe du destin!
Le vol finit par avoir lieu! Je m’installe confortablement sur mon siège. Je ferme les yeux. J’ai la tête remplie des images de Tina…
Le voyage n’est pas très long, heureusement, je trépigne d’impatience!
A peine atterrie, je me précipite pour récupérer mes affaires.
Direction: la sortie de l’aéroport.
Un taxi me tend les bras! Nouveau signe du destin?
Je m’y engouffre. La circulation est intense. J’ai l’impression que la voiture fait du surplace! Enfin, elle me dépose, au bout d’un temps interminable, devant l’appartement de Tina.
Je sonne. Pas de réponse! Je re-sonne! Une voix inconnue me répond. Une jeune fille m’ouvre la porte.
«Bonjour, je suis la baby-sitter, Tina est sortie. »
Angelica a reconnu ma voix, elle arrive comme un petit bolide, me saute dans les bras, me fait un gros câlin. Je suis heureuse…
Je décide d’attendre le retour de ma promise. Elle finira bien par rentrer!
Soudain, la porte s’ouvre!
Elle se tient là, dans l’embrasure de la porte, toujours aussi sublime, aussi attirante…
La surprise la cloue sur place! Puis, elle se précipite vers moi sans se soucier de la présence de la baby-sitter! Elle effleure mes lèvres d’un baiser léger, furtif…un baiser léger comme un papillon. Elle blottit sa tête dans mon cou, se serre contre moi. Je suis sans réaction! Je ne m’attendais pas à un tel accueil! C’est à mon tour d’être clouée sur place!
Enfin, elle me murmure à l’oreille, d’une voix presque inaudible:
« Bette, je ne t’ai pas tout dit l’autre jour! «
Elle se tourne vers la jeune fille:
« Molly, merci, tu peux nous laisser maintenant! Allez dans la chambre d’Angie! »
« Quand je t’ai vue la première fois, sur ce trottoir, en plein soleil, non seulement ton regard m’a bouleversée mais ta beauté…Tu dégageais une telle force, un tel charisme que j’ai senti le poids de ma peine s’alléger et je me suis redressée. Tu étais superbe, tes yeux brillaient d’un tel éclat…
Puis, à force de te côtoyer, petit à petit, cette admiration s’est transformée en amitié, en amitié tendre, en affection, en… amour…
Moi aussi, je t’aime Bette! J’ai eu tellement peur de ce sentiment que j’ai préféré le nier, le taire, l’étouffer et te laisser partir faire ton reportage!
Je pensais que cette séparation me serait bénéfique, que cette distance entre nous, allait calmer cet amour naissant…en vain!
Au jour prévu pour ton retour, je me suis rendue à l’aéroport. J’étais impatiente de te revoir. J’avais enfin admis ce sentiment envers toi ! J’étais prête à l’assumer, à le partager.
Quand je n’ai pas vu l’avion se poser, je me suis tout de suite imaginer le pire! J’ai couru chez ta sœur comme une folle…
Là, vraiment, j’ai compris qu’il était vain de lutter… »