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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : The L Word
Création : 04.11.2013 à 18h20
Auteur : jenbette
Statut : Terminée
Bette et Tina heureuses. Eric en fuite.
Cette fanfic compte déjà 138 paragraphes
Cédant à son envie, elle s’approche de la belle endormie, commence à caresser son visage, effleure ses lèvres d’un tendre baiser. Tina, tel un chat, s’étire, ronronne de plaisir, s’offre toute entière aux divines caresses…
« Bette, mon amour, quel réveil agréable ! Continue ce que tu as si bien commencé ! »
Dans un élan amoureux, elle saisit Bette par le cou, pose sur ses lèvres un baiser ardent et lui souffle à l’oreille :
« fais moi l’amour ! Tes caresses si légères ont éveillé en moi une soif de toi que tu te dois d’apaiser ! »
La tentation est grande !!!
Hélas pour les deux amantes, des pleurs de bébé retentissent à cet instant crucial !
Complètement dégrisée, Bette se précipite au chevet de sa fille laissant là une Tina frustrée et légèrement dépitée… Faisant bonne figure malgré tout, elle se lève et va retrouver Bette.
Ensemble, elles s’activent auprès de leur fille à la salle de bain.
Tina, encore sous le coup du désir qui vient de la traverser, ne peut s’empêcher d’agacer, de provoquer Bette par des petits baisers plantés dans son cou, par des mots tendres susurrés dans son oreille… elle finit par l’enlacer et la serrer très fort contre elle.
Ce jeu amoureux est difficilement supportable pour Bette ! Tous ses sens sont en émoi…Elle a de plus en plus de mal à résister à cet appel…
Finalement, un regard encore plus appuyé, plus ravageur, plus langoureux vient à bout de sa résistance…Elle perd tout contrôle et, dans un élan de passion pure, elle bouscule son amour contre le lavabo…A ce moment là, plus rien ni personne ne pourrait l’arrêter… Elle serre son amour tout contre elle dans une étreinte étroite et la prend…là…sans préliminaire aucun.
Tina suffoque de surprise, de bonheur… Elle ouvre la bouche pour laisser échapper un cri de plaisir… Elle n’a jamais ressenti pareille chose ! Mais Bette est plus prompte et étouffe ce cri sous un baiser torride…
Puis, elle relâche son étreinte et s’éloigne aussi rapidement qu’elle était venue !
Sans un regard en arrière, elle prend Angie avec elle et quitte la salle de bain un peu précipitamment laissant une Tina flageolante, déboussolée, abasourdie mais…plus que ravie…!
Le temps pour Tina de passer sous la douche , de s’habiller et elle rejoint Bette à la salle à manger pour partager avec ses deux amours un excellent petit déjeuner.
En arrivant, elle s’approche de Bette, prend sa tête entre ses mains et échange avec elle un baiser à la fois tendre et passionné tout en murmurant d’une voix très douce , encore empreinte de l’émotion qu’elle vient de ressentir :
« Ma chérie, tu viens de me faire vivre un moment de bonheur unique, extraordinaire ! Je t’aime ! »
Une fois attablées devant leur petit déjeuner, Bette interpelle Tina d’une voix qu’elle voudrait sûre, comme s’il ne s’était rien passé. Elle semble avoir repris le contrôle ! Pas totalement toutefois, ses yeux la trahissent…Ils contemplent Tina avec une telle tendresse… elle a encore dans la tête l’image de cette étreinte sauvage…de ce moment inouï qu’elles viennent de partager… Ce léger moment de flottement passé, elle se ressaisit.
« Ne crois-tu pas qu’il serait grand temps pour nous d’affronter la situation qui a motivé notre venue à Paris ?
- Ne t’inquiète pas ma chérie , mon intention était bien d’appeler Jean aujourd’hui ! Je vais le faire aussitôt notre repas terminé.
- Dans ce cas, déjeunons tranquillement. »
Comme annoncé plus tôt, Tina contacte Jean et prend rendez-vous avec lui pour une conversation sérieuse au sujet d’Eric.
« Je suis présent toute la journée, venez quand vous voulez !"
Une heure plus tard, Bette et Tina accompagnées de leur fille se présentent au commissariat. Jean les reçoit aussitôt.
Tina : Jean, je te présente ma compagne Bette. Nous nous sommes connues quand je travaillais encore avec toi. Tu ne l’as pas croisée car quand tu es intervenu pour me sortir des griffes d’Eric, elle avait été obligée de partir précipitamment pour les U.S.A. Tu connais la suite, nous en avons parlé longuement au téléphone. Nous sommes mariées et voici notre fille Angelica.
Jean : que voulez -vous de moi ?
- Parle nous d’Eric. Toi qui l’as reçu et arrêté dans ce bureau, répondent elles ensemble.
- Sur le coup, je ne l’avais pas reconnu ! Il a beaucoup changé. Il est nettement moins arrogant. Il m’est apparu tout à fait sincère dans ses regrets !
- Pourrai-tu nous obtenir la permission de le voir ? Et nous avertir dès que la date de son procès sera fixée ?
- D’accord, je m’en occupe . Mais je vous suggère d’aller voir sa compagne et de discuter avec elle. Je vous donne son adresse mais…j’y pense Tina, tu la connais! Elle habite dans l’appartement d’Eric ! Elle sera plus apte à vous parler de lui que n’importe qui d’autre. En attendant, je vais vous obtenir rapidement l’autorisation de lui rendre visite en prison ainsi vous serez en mesure de constater par vous-même les changements intervenus dans son attitude !
- Merci Jean. Tant que nous ne l’aurons pas vu nous resterons inquiètes ! T’avons-nous dit qu’Angelica est sa fille ?
- Alors là, les filles, je ne peux en aucun cas prévoir sa réaction ! Je souhaite simplement que tout aille pour le mieux pour vous et l’avenir de votre fille ! »
Après avoir pris rendez vous auprès de Carole, Bette et Tina se trouvent en sa présence dans l’appartement d’Eric.
En la voyant, Bette est fascinée par la jeune femme ! C’est le sosie parfait de Tina qui les accueille aimablement .
« Entrez, Mesdames ! Je sais qui vous êtes. Eric m’a longuement parlé de vous avant que nous ne quittions l’Afrique. Je connais votre histoire, comment vous vous êtes connues, dans quelles circonstances…
Bonjour Bette, dit-elle en lui tendant la main. Vous êtes exactement comme Eric vous a décrite : grande, mince, chevelure noire magnifique, teint doré, yeux très vifs, élégance raffinée… vous êtes superbe ! »
Bette ne sait que répondre à tous ces compliments ! Elle a juste une pensée pour Eric ( il m’avait bien observée le bougre ! ) elle ne peut que dire :
« Bonjour Carole ! Merci de nous recevoir ! Et merci de tous ces compliments !
- Je répète mot pour mot ce qu’a dit Eric à votre sujet. Vous êtes exactement comme vous étiez dans ses souvenirs.
- A votre tour, racontez nous comment vous avez connu Eric ? À part que cela s’est passé en Afrique, c’est tout ce que nous savons ! ajoute Bette, curieuse d’en savoir plus sur l’homme qu’il est devenu.
- C’est une longue histoire !!! Sachez seulement qu’il est très courageux. Il n’a pas eu peur d’affronter un gars plus fort que lui pour prendre ma défense. Une brute qui était entrain de me frapper sans retenue et qui m’insultait. Il s’est élancé sans aucune crainte à mon secours et m’a tirée d’une très mauvaise situation ! »
Bette et Tina ne peuvent s’empêcher d’ échanger un regard surpris !
Enfin, Carole se tourne vers Tina.
« Bonjour Tina. Ainsi vous êtes l’ex-fiancée d’Eric, celle à qui il a fait tant de mal ! Je suis contente de vous connaître. Mais je vous assure, il a bien changé. Il a un esprit plus ouvert sur le monde ! Il est devenu plus tolérant vis-à-vis d’autrui ! Il n’a plus qu’une seule idée maintenant : se faire pardonner sa brutalité envers vous. Cela devient presque une obsession ! Il est vraiment sincère dans ce désir de pardon !
- Nous voulons bien vous croire Carole. Vous a-t-il révélé sa haine envers moi quand il a su que je n’aimais que les femmes ?
- Oui, je sais cela aussi ! Mais il n’y avait aucune haine dans sa voix quand il m’en a parlé, je vous assure.
- Carole ? interroge Tina. Pourriez vous me parler de lui plus intimement si cela ne vous gêne pas bien sûr ! Je ne voudrais pas être indiscrète.
- C’est l’homme le plus doux, le plus prévenant, toujours plein de délicates attentions…Nous nous aimons et c’est afin de pouvoir nous marier en France qu’il a décidé de renoncer à sa liberté. Il a tellement honte de son comportement envers vous Tina qu’il a programmé son retour dans l’espoir que vous lui pardonnerez.
- Je veux bien vous croire Carole mais la situation est un peu plus compliquée maintenant. Beaucoup de changements sont intervenus dans nos vies depuis sa disparition soudaine ! »
La conversation se poursuit.
« Voulez-vous que nous en parlions ensemble avant de lui rendre visite en prison? demande Carole.
- Nous pensons qu’il va avoir du mal à accepter que nous nous soyons mariées et que nous ayons un enfant où alors c’est que son homophobie l’a vraiment quitté et cela serait une énorme surprise ! Quand je pense aux regards mauvais qu’il avait pendant qu’il me tabassait, j’ai réellement du mal à croire en un changement si radical ! répond Tina, ou alors cela tient du miracle ! Est-ce l’amour qui l’a transformé ainsi ?
- Oui, encore une fois, croyez moi, aussi difficile que cela puisse vous paraître ! Il a bien compris ses erreurs ! Il se doutait même que vous deviez être ensemble et il l’a accepté sans faire la moindre remarque désobligeante !
- Nous sommes heureuses de l’apprendre, de voir qu’il a abandonné ses réactions homophobes ! Il reste un autre problème à régler avec lui ! Comment va-t-il réagir quand il saura que notre fille est son enfant ? Quand il saura qu’il est le père d’une magnifique fillette ? Quand Tina m’a rejointe aux U.S.A., elle ignorait qu’elle était enceinte ! »
Carole est abasourdie. Elle ne savait rien de cela puisque Eric lui-même n’était pas au courant ! Elle est incapable de rassurer les filles à ce sujet. C’est un événement tellement important qu’elle n’a aucune idée de ce que va en penser Eric !
« Le mieux sera d’en discuter avec lui de vive voix ! Je ne peux pas répondre pour lui ! »
Après encore quelques échanges moins intimes, nos amies prennent congé de Carole. Elles la remercient pour la gentillesse de son accueil et les éclaircissements donnés au sujet du nouveau comportement d’Eric. Elles lui demandent également de ne rien lui dire à propos d’Angie à sa prochaine visite à la prison.
Elles sortent de cette entrevue rassurées au moins sur un point.
« Apparemment, Eric a évolué. Il n’a plus ses œillères . Il n’est plus figé dans son homophobie. Il a dépassé ce stade ! Son attitude semble sincère. Il a vraiment envie d’obtenir ton pardon pour les mauvais traitements qu’il t’a infligé. Qu’en sera-t-il de cette attitude quand il saura pour le bébé ? interroge Bette.
- Inutile de nous inquiéter davantage ! Attendons d’être en sa présence. Cessons de nous torturer avec tout un tas de suppositions. Nous aurons bientôt l’autorisation de lui rendre visite avant la date de son procès, lui répond Tina essayant de paraître détendue.
- Je suis d’accord ma chérie et maintenant, rentrons ! Coleman doit se faire du souci. Plusieurs heures se sont écoulées pendant cet entretien !
- Mais cela en valait la peine. Nous avons découvert qu’Eric pouvait être amoureux et que cet amour l’avait rendu plus humain, plus ouvert aux idées des autres. Je le verrai donc avec moins de crainte ! Nous avons fait connaissance avec Carole qui est des plus charmantes. Elle a également une personnalité des plus attachantes et semble avoir une grande influence sur lui.
- Ce qui est certain, c’est qu’elle aime Eric profondément et qu’elle a réussi à en faire un autre homme, conclue Bette, et, c’est tant mieux pour nous ! »
Aussitôt rentrées, elles se dirigent vers la salle de bain. Il est grand temps de changer Angelica et de jouer un peu avec elle car , en ce moment, les deux mamans négligent un peu leur fille ! Elles en sont bien conscientes ! Elles se promettent de lui consacrer une grande partie de la soirée.
À peine installées, le téléphone de Bette sonne.
« Serait- ce Jean ? Si oui, notre demande de visite à la prison de Fresnes n’a pas traîné ! Les choses seraient-elles entrain de s’accélérer ? » se demande-t-elle.
Elle prend son appareil sans plus tarder, râlant quand même un peu après ce gêneur. Ce n’est vraiment pas le meilleur moment pour la déranger ! Mais lorsqu’elle lit le prénom qui s’affiche, elle panique !
« Bette ? Que se passe-t-il ? demande Tina inquiète à son tour devant la pâleur soudaine de Bette. Est-ce une mauvaise nouvelle ?
- Je ne sais pas encore. C’est Alice. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la dernière fois où j’étais ici. Je venais à peine de te quitter, j’étais heureuse, heureuse de notre nuit passée dans ce petit hôtel ! Notre première nuit …. Et puis, en arrivant ici, Coleman m’attendait avec ce coup de fil alarmant de Kit concernant notre père. J’ai dû quitter Paris en catastrophe et pendant ce temps tu te faisais rosser par Eric et je n’étais pas auprès de toi ! Alors, tu comprends, je souhaite que ce ne soit pas encore un appel en urgence concernant Kit cette fois ! Tu serais de nouveau seule avec lui ! Cela me poserait un rude dilemme : ma sœur ou toi mon amour !
- Décroche ma chérie ! Tu connais Alice ! C’est sûrement encore un de ces bruits qui court à West-Hollywood et elle doit trépigner d’impatience dans sa hâte à te le raconter ! »
Bette décroche enfin !
« Bonjour Alice !
- Dis donc, tu devais être bien occupée pour répondre si tardivement ! La sonnerie a retenti je ne sais combien de fois ! Tina serait-elle dans tes bras ? L’air de Paris te rendrait-il encore plus amoureuse qu’avant ?
- Tu fais fausse route Alice, nous étions simplement entrain de nous occuper d’Angie !
- Toutes mes excuses Bette ! Comment va ma filleule ?
- Super bien ! Elle supporte tout sans rechigner : le décalage horaire, nos différentes sorties… Elle nous laisse nos nuits…C’est une fillette modèle ! Mais, je suppose que ce n’est pas pour elle que tu as appelé !
- En effet, voilà je ne sais combien de jours que vous êtes parties et pas un mot, pas un coup de fil ! Nous sommes dans l’ignorance la plus totale ! Ce n’est pas digne de toi Bette, oublier les amies aussi vite ! Et quelle amie ! Te souviens-tu à quel point nous avons été proches…
- Oui, oui ! la coupe Bette d’une voix légèrement agacée, nous sommes très occupées. Nous n’avons pas vu le temps passer ! »