Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Jeunesse et protection des mineurs
Cette fanfic ne convient pas aux lecteurs de moins de 16 ans. Elle peut contenir des passages où la violence est suggérée, utiliser un langage susceptible de choquer ou comporter des scènes de sexe non explicites.
Ce pop-up te demande, lors de ta première connexion sur cette fanfic, de certifier que tu es âgé de plus de 16 ans pour pouvoir la lire. Si tu valides, ce pop-up n'apparaîtra plus. Si tu annules, ce pop-up réapparaîtra lors de ta prochaine visite.
Nous comptons sur ta franchise pour cliquer sur le bouton approprié :
Série : The L Word
Création : 19.06.2014 à 17h20
Auteur : jenbette
Statut : Terminée
L'histoire débute en l'an 1937
Cette fanfic compte déjà 113 paragraphes
Et pendant ce temps , au siège de la gestapo.
D’une voix larmoyante , Eric évoque ce qui aurait pu être entre Tina et lui :
« Ah ... ! Tina ! Si tu avais voulu … si tu avais accepté mes avances … si tu avais voulu que nous vivions ensemble , tu aurais fait de moi le plus heureux des hommes et à l’heure actuelle nous aurions deux ou trois enfants aussi blonds que leur mère , exactement ce que le Führer désire pour le troisième Reich ! »
Mais aussitôt , sa colère reprend le dessus , ses yeux s’emplissent de haine à nouveau .
« Tu vas voir , d’ici peu tu seras moins fière quand nous aurons arrêté ta compagne ! Et moi je vous aurais à ma merci et votre châtiment sera terrible ! » ricane-t-il méchamment.
Prise de panique à cette évocation , Tina serre les poings ( surtout ne pas lui donner le plaisir de me voir anéantie par cette nouvelle ! ). Elle relève la tête et le regarde droit dans les yeux.
Cette attitude fière et digne , le rend fou furieux ! Au paroxysme de sa colère , ne se contrôlant plus , il hurle à travers la porte voisine , en direction de sa secrétaire :
« Fräulein ! Mademoiselle ! apportez immédiatement ce que nous avons préparé pour cette malade incurable ! »
Aussitôt , à croire qu’elle était aux aguets derrière la porte et n’attendait que ce hurlement , une jeune femme entre portant dans ses mains une sorte de robe grise à rayures . Elle la tend à Tina avec dans ses yeux une grande compassion.
Eric hurle à nouveau :
« Déshabille toi immédiatement et enfile cette nouvelle tenue rapidement ! »
Sous l’œil ironique de son geôlier , Tina s’exécute. Sans perdre une once de sa fierté ( quoique cela lui coûte ! ) , elle se met nue devant lui …
« Arrête ! » crie-t-il à nouveau.
Pendant quelques secondes qui semblent interminables à Tina , il contemple sa nudité d’un regard cynique , obcène. Il s’attarde sans vergogne sur ses seins. Badine à la main , il s’approche et lui caresse le ventre , l’œil lubrique , prêt à prolonger son exploration plus bas , toujours plus bas …
« Dring ! Dring ! » la sonnerie stridente du téléphone vient rompre cette atmosphère lourde de menaces , au grand soulagement de Tina.
Instantanément , Eric retrouve figure humaine.
« Ca suffit ! Habille toi ! » aboie-t-il encore une fois.
Elle enfile la robe tendue par la jeune femme et découvre , cousue à hauteur de la poitrine , un triangle noir , signe infâmant pour Tina.
Vaincue , humiliée , elle ne parvient plus à retenir ses larmes.
De nouveau retentit un hurlement :
« Maintenant , emmenez la , débarrassez moi de cette dégénérée ! » crie-t-il avec mépris , toujours pendu au téléphone.
« Allez , dehors ! Je t’ai assez vue sale gouine ! Hors de ma vue ! » ajoute-t-il de sa voix d’hystérique , le corps secoué de gestes incontrôlés.
Tina qui a retrouvé un semblant de sang-froid , ose une dernière tentative pour l’amadouer :
« Dis moi au moins ce qu’il va m’arriver , ce que tu as prévu pour moi ?
- Tu le sauras bien assez tôt ! Ce qui est certain c’est que la punition va être à la hauteur de la faute commise , à la hauteur de ma déception ! On ne se moque pas impunément de moi , moi , le chef de la gestapo , tu vas t’en apercevoir ! Et maintenant , mademoiselle , débarrassez moi de cette malade au plus vite avant que ma colère n’explose et que je ne l’abatte comme une chienne ! »
Docilement , la jeune femme entraîne Tina hors du bureau, loin de ce monstre fanatique …
« Venez , suivez moi !
- Où m’emmenez-vous ?
- Je ne peux rien vous dire pour l’instant … Simplement que vous devez attendre que l’on vienne vous chercher , là seulement vous saurez. Venez vous asseoir dans cette pièce. »
Et elle s’en va laissant derrière elle une Tina très angoissée.
Tina est emmenée dans une toute petite pièce à l’écart du bureau d’Eric , une Tina plus qu’inquiète , en proie à tout un tas de questions … Elle se souvient trop des discours tenus devant elle , il y a quelques années maintenant , concernant les personnes gays et le sort qui leur était réservé. Elle se demande également si Sophie a pu expliquer à Bette ce qui lui est arrivé , si Bette a compris où elle a été emmenée …
« Bette , mon amour , je souhaite de tout cœur que tu aies pu partir avant que ces monstres ne t’arrêtent ! »
Pendant ce temps , Bette quitte l’ambassade américaine avec les mêmes précautions qu’elle a prises pour y arriver !
En suivant les indications précises données par l’ambassadrice , elle trouve facilement l’endroit où se cache le maître d’œuvre.
Plus que surpris par cette arrivée inattendue , il s’exclame d’une voix joviale :
« Bette ! Bette Porter ! Que faites vous ici ? Que me vaut le plaisir de votre visite ? Un nouveau pavillon à construire ? Une nouvelle galerie à mettre sur pied ? Hélas , vous tombez mal ! Mes occupations ont bien changé .
- Non , Pierre , rien de tout cela … répond-elle l’angoisse au cœur.
- Au fait , comment m’avez-vous trouvé ? »
Et la conversation se poursuit dans la cachette de Pierre. Un Pierre très étonné de cette présence en ce lieu improbable pour Bette.
La surprise passée , il renouvelle sa question :
« Au fait ? Comment m’avez-vous trouvé ? Permettez moi d’être étonné , à l’heure actuelle peu de gens savent où je me terre !
- Soyez tranquille ! C’est l’ambassadrice Griesham qui m’a envoyée vers vous.
- Ah ! Oui ! Barbara ! C’est une femme charmante …>> ajoute-t-il , l'air soudain rêveur !
Il se reprend aussitôt :
<< Nous sommes restés en contact depuis l’exposition. Nous nous sommes revus plusieurs fois. Et , au vu de la tournure prise par les événements que traversent notre pays , elle m’a proposé son aide malgré le désir de neutralité exprimé par son président. Et comme elle semblait bien vous apprécier à l’époque , je suppose qu’elle vous a dirigé vers moi pour une raison importante ! Expliquez moi donc tout cela !
- Pierre , c’est très simple , j’ai besoin de votre aide ! C’est très important pour moi ! »
Alarmé par le ton soudain très inquiet de Bette alors qu’il l’a toujours connue bien décidée , toujours très active et sans doute sur ses propres capacités , il comprend à cet instant que sa requête est motivée par quelque chose de vital pour elle.
Il la prend par le bras :
« Venez Bette , suivez moi dans un endroit plus discret , on ne prend jamais assez de précautions par ces temps très troublés ! Les murs ont des oreilles … »
Pierre entraîne Bette dans une pièce dont l’entrée est dissimulée derrière une armoire …
« Venez , suivez moi Bette. Là nous serons loin des oreilles éventuelles , la pièce est insonorisée . Vous pourrez me raconter votre histoire . Il me semble qu’elle vous met dans une grande détresse ! Je ne vous ai jamais vue ainsi même quand les travaux n’avançaient pas assez vite à votre gré ! Ou que les fournisseurs étaient en retard ! »
Bette le suit docilement , c’est son dernier espoir ! Il lui faut absolument trouver une solution urgente pour sauver Tina et surtout trouver les mots pour le convaincre de leur apporter son aide au plus vite !
Elle lui raconte donc tout depuis le début , comment elle a connu Tina , dans quelles circonstances , comment elle est devenue la femme de sa vie , leur bonheur partagé , leur joie d’habiter ensemble , d’avancer côte à côte malgré les difficultés actuelles et comment elle est prête à prendre tous les risques afin de retrouver son Amour, pourvu qu’elle la sorte des griffes de la gestapo et surtout des griffes de ce fou qu’est devenu Eric !
« Oh ! Là ! Bette ! Doucement ! Vous me demandez d’intervenir au cœur même du bâtiment de la gestapo ! Cela ne va pas être facile ! Mais vous pouvez compter sur moi. Seulement cette organisation va demander un certain délai ! Il vous faudra être patiente … On n’improvise pas une telle expédition , il faut établir un plan très solide et sans faille , un plan très précis dans ses moindres détails ! Je vous rassure … c’est chose faisable … nous avons réussi , depuis quelques temps , à infiltrer des gens au cœur même de ce bâtiment . Nous avons toujours besoin d’être renseignés sur ce qu’il s’y passe. Donc tout espoir n’est pas perdu de sortir l’amour de votre vie de ce nid de frelons ! Il reste à souhaiter que ce fameux Eric n’ait pas la vengeance trop expéditive ! »
« Pierre si vous saviez l’espoir que vous faites renaître en moi ! Dites moi ce que je dois faire , je vous obéirai sans problème. Je veux me joindre à vous dès que votre plan sera au point. J’ai tellement hâte de retrouver ma Tina.
En attendant , si vous le voulez , je peux me rendre utile , par exemple , je vous aiderais à traduire les messages venus d’Angleterre. Si vous me donnez une radio , je pourrais envoyer des messages outre Manche. Je me ferais toute petite afin de ne pas vous déranger dans vos activités de résistant. Par contre , sans vouloir abuser de votre gentillesse , pourriez-vous me trouver un endroit où vivre sans être inquiétée. A l’heure qu’il est notre appartement doit être sous surveillance et je pense que tant qu’Eric ne m’aura pas trouvée , c’est une chance , un répit supplémentaire pour Tina …
- Oui , Bette , c’est faisable mais je vous préviens , vous allez devoir renoncer à un certain confort pendant quelques temps !
- Je suis prête à tout Pierre ! Ne vous souciez pas de cela ! Seul compte pour moi la perspective de voir Tina libre …
- Marché conclus ! Personne ne vous trouvera là où je vais vous envoyer ! Dès que j’aurais mis quelque chose au point , je vous ferais prévenir par celui ou celle qui viendra vous portez les messages à traduire. Surtout méfiez vous de tout le monde , évitez de sortir si ce n’est pas nécessaire … en un mot : prudence ! »
Pendant que se déroule cette entretien , assise sur un banc inconfortable , menottée , Tina , dans sa triste robe à rayures, son triangle noir cousu sur la poitrine , attend toujours que l’on vienne la chercher .
Plus les minutes passent, plus la panique augmente ! Rester ainsi sans nouvelles de ce qui va lui arriver ne fait qu’augmenter son angoisse et le sort de Bette l’inquiète encore plus. Elle lui importe plus que sa vie !
Mille questions traversent son esprit.
« Qu’est-ce qu’ils attendent ? Est-ce une idée d’Eric pour me faire craquer , pour m’humilier un peu plus ? Ou bien il espère bien prendre Bette aussi ! Il serait bien trop content de nous humilier toutes les deux , de nous avoir à sa merci ! Je vois déjà sa mine réjouie et ses yeux pervers nous scruter avec convoitise … Où es-tu ma chérie ? As-tu compris le message de Sophie ? As-tu réussi à te mettre à l’abri d’une descente de la gestapo chez nous ? »
Elle ferme les yeux un instant, la tête appuyée contre le mur , elle se relâche quelques minutes. Elle a besoin d’évacuer toute cette tension accumulée pendant l’entrevue qu’elle vient de subir. Cette tension qui lui a permis de rester debout , fière et digne devant son tortionnaire !
…
Et soudain défilent dans sa tête tous les moments heureux de leur amour. Elle revoit la beauté rayonnante de Bette , ses yeux si chauds quand ils la caressaient … et ses mains , ses mains si douces sur son corps … et ses baisers au creux de son cou …
« Oh ! Bette t’ai-je jamais dit comment ton amour m’a transformée , m’a comblée ? Je n’ai jamais vécu pareils instants si intenses avec personne ! Tu es la seule à m’avoir aimée ainsi , à m’avoir fait découvrir un tel plaisir , un tel bonheur ! Quand le désir brillait dans tes yeux , je me sentais transportée , le corps frissonnant , les jambes flageolantes dans l’attente des moments délicieux , fabuleux que nous allions partager. Et , quand je t’aimais à mon tour , j’adorais ta façon de réagir à mes caresses , ta façon de te donner si totalement ! Tu étais si belle alors , toute alanguie après le plaisir , si vulnérable entre mes bras …
Bette ! Bette ! Ma chérie ! Que va-t-il advenir de nous ? De toi ? De moi ? Nous reverrons nous un jour ? Le seul souhait que j’ose encore émettre , est que la gestapo ne te prenne jamais , que je reste vivante en toi pour longtemps ! »
Alors qu’elle allait s’écrouler , succomber à ce chagrin insupportable , la porte s’ouvre brutalement !
« Debout ! Suis moi ! » hurle un homme en se précipitant vers elle , fusil à la main.
Encore abasourdie par ce qu’elle vient de revivre , elle ne réagit pas immédiatement !
L’homme l’empoigne brutalement ! Elle marche tête basse , telle une bête blessée. L’homme l’entraîne vers un escalier bien sombre qui descend dans les sous-sols …
De nouveau la panique s’empare de Tina.
« Où m’emmène-t-il après cette si longue attente ? Vers quelle destination ? Je n’en peux plus de ne pas savoir ! Vers la mort peut-être ? »
A cette pensée, elle défaille et manque de s’effondrer ! Heureusement pour elle , l’homme la retient lui évitant ainsi une chute mortelle dans cet escalier aux marches inégales ! Avec ses menottes , elle n’aurait pas pu l'amortir …
<< Cela aurait tout réglé ! Plus de questions à me poser ! Plus à souffrir ! Quelle délivrance rapide !>> pense-t-elle en se redressant. Et Bette ? J'allais l'oublier ! Honte à moi !
Cet incident réglé , ils continuent leur descente … marche après marche … c’est un vrai calvaire pour Tina en proie à une angoisse grandissante ! L’esprit toujours préoccupé par les mêmes questions inquiétantes !
Après un temps qui lui a paru interminable , ils finissent par arriver devant une lourde porte qui s’ouvre automatiquement devant eux.
Elle est poussée violemment à l’intérieur .
La porte se referme dans son dos avec un grincement lugubre …