HypnoFanfics

Sans repères

Série : Criminal Minds
Création : 15.06.2011 à 00h01
Auteur : Ptitsirene 
Statut : Terminée

« Suite (de la suite lol) donc dîtes-moi toujours ce que vous en pensez que je sache quoi améliorer =D » Ptitsirene 

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Le pick-up venait de leur droite et heurta leur voiture au niveau de la porte arrière gauche. Le choc fut violent. Lucy était sonnée et désorientée, mais elle put sortir tant bien que mal de la voiture. En s’appuyant sur la carrosserie, elle fit le tour juste à temps pour voir le véhicule qui les avait percutés tourner dans une rue adjacente. Elle appela son collègue et vit qu’il ne répondait pas. Lucy, paniquée, s’approcha et se rendit compte qu’Hotch avait une plaie sur la joue mais il était seulement assommé par la collision. Il était encore conscient et Lucy l’aida à s’extraire de ce qui restait de leur voiture.

Il était tard et il n’y avait pas eu de témoins. Hotch reprenait peu à peu ses moyens et prévint Rossi pendant que Lucy appelait une ambulance. Il raccrocha le premier et observa la jeune femme : du sang avait coulé le long de son bras droit d’une coupure, elle avait également une entaille assez importante au front qui continuait de saigner celle-là. Lorsqu’elle eut fini sa conversation, elle vint s’asseoir près de lui. Elle le détailla sous toutes les coutures pour chercher des blessures éventuelles.

Lucy : « Ok mis à part la coupure sur ta joue et ta tête, tu es blessé autre part ? »

Hotch : « J’ai mal au poignet gauche mais ce n’est rien. Et toi, ça va ? »

Lucy : avec un sourire rassurant « Oh oui j’ai juste une petite coupure de rien du tout au front… »

La jeune femme semblait agitée, elle devait encore ressentir les effets de l’adrénaline.

Hotch : « Lucy, tu as aussi une plaie au bras, regarde. »

La jeune femme suivit son regard et remarqua pour la première fois sa blessure. Elle eut l’ait très surpris.

Hotch : « Maintenant, concentre-toi et dis-moi à quel autre endroit tu as mal. »

Lucy : « Ma cheville droite est bizarre… Autrement, ça a l’air d’aller. Oh zut, j’ai oublié mon sac dans la voiture ! »

Elle se leva mais n’eut pas le temps d’esquisser un mouvement. Elle s’évanouit d’un seul coup devant Hotch qui essayait de la réveiller mais sans succès. Heureusement et dans un timing remarquable, l’ambulance arriva près d’eux. Hotch leur raconta ce dont il se souvenait et lorsqu’il chargeait Lucy toujours inconsciente dans l’ambulance, les autres membres de l’équipe arrivèrent. Les ambulanciers leur indiquèrent dans quel hôpital ils allaient et Rossi, Morgan, Seaver et Reid firent savoir à Hotch qu’ils se retrouvaient là-bas. Ce dernier monta avec Lucy.

Une fois arrivés à l’hôpital, Hotch et Lucy furent séparés le temps d’être examinés. Hotch s’en tirait bien : quelques égratignures et une grosse bosse à la tête en plus d’avoir le poignet gauche cassé. Anxieux, il demanda au médecin des nouvelles de Lucy.

Hotch : « Comment va la jeune femme qui a été amenée en même temps que moi ? Est-ce qu’elle s’est réveillée ?»

Médecin : « Oh oui, elle s’est réveillée et semble en forme, c’est le moins qu’on puisse dire… »

Il affichait un petit sourire désabusé et avait laissé échapper un petit rire amer.

Hotch : soulagé mais curieux « Comment ça ? »

Médecin : « Et bien elle s’est laissée examiner mais elle refuse de prendre les médicaments qu’on lui donne, même ceux contre la douleur, et n’écoute pas nos conseils. »

Hotch : soupirant « Qu’est-ce qu’elle peut être bornée parfois… Je peux la voir ? »

Médecin : « Oui. J’espère que vous pourrez essayer de la raisonner un peu. »

Hotch entra avec le médecin dans la chambre de Lucy. Celle-ci tournait comme un lion en cage, et ce malgré le bandage visible à sa cheville droite. Elle s’immobilisa en les voyant et remarqua immédiatement le plâtre sur le poignet de son supérieur.

Lucy : « Hotch ! »

Hotch s’approcha et la serra dans ses bras. Au début hésitante, la jeune femme finit par enrouler ses bras autour de son cou.

Médecin : « Bien, Melle Lyell, nous avons les résultats de vos examens. »

Il hésita avant de poursuivre, regardant Hotch qui fit mine de se lever pour sortir.

Lucy : en le retenant « Allez-y Docteur, je vous écoute. »

Médecin : « Le malaise que vous avez fait n’est pas dû à votre blessure à la tête. D’après vos examens de sang, vous souffrez de quelques carences donc à mon avis, cet évanouissement est lié au fait que vous ne mangez pas assez. Cela risque de se reproduire si vous  ne changez pas de comportement. »

Lucy : « D’accord mais autrement, je vais bien ? »

Médecin : dans un soupir « Oui, en effet. »

Hotch : « Vous pouvez nous laisser s’il-vous-plaît ? »

Le médecin ne se fit pas prier et sortit de la chambre.

Hotch laissa éclater sa colère, encore accentuée par la peur qu’il avait ressentie lorsqu’elle s’était écroulée devant lui.

Hotch : « Mais c’est pas vrai ça, tu es plus têtue qu’un troupeau de mules !!! Alors maintenant tu vas m’écouter attentivement. Tu vas arrêter tes âneries et manger normalement, je vais m’en assurer ne t’en fais pas. Quant aux médecins, tu vas les écouter et prendre les médicaments qu’ils te donneront, est-ce que je suis assez clair ? »

Lucy : sur un air de défi « C’est un ordre ? »

Hotch : « Puisque tu le prends comme ça, alors oui c’en est un ! »

Il respira un peu pour se calmer et reprit la parole.

Hotch : « Ne m’en veux pas mais j’essaie de prendre soin de toi, et ton aide ne serait pas de trop. »

Lucy : « Moi aussi j’ai eu peur pour toi… Cet accident m’a rappelé à quel point la vie peut être courte alors je veux bien te donner une chance. »

Hotch ne s’y attendait pas et la surprise passée, il se jeta sur elle et ils échangèrent un baiser passionné et langoureux. Lorsqu’ils se séparèrent le souffle court, Hotch avait un immense sourire et semblait littéralement rayonner. Lucy se sentait bien dans ses bras, en sécurité et heureuse. Mais la réalité s’imposa soudain à son esprit.

Lucy : « Strauss, qu’est-ce qu’on va lui dire ? Comment on lui expliquera qu’on était seuls tous les deux ce soir ? Elle va avoir des soupçons... Et nous des problèmes ! »

Hotch : « On verra, on trouvera bien quelque chose. »

Ils entendirent des coups à la porte. Hotch s’assit sur la chaise pendant que Lucy se glissait sur le lit. Rossi entra dans la chambre avec Reid.


Ptitsirene  (28.06.2011 à 14:09)

Rossi : « Content de voir que vous allez bien tous les deux. »

Puis il posa les yeux sur le plâtre de Hotch et la cheville de Lucy.

Rossi : « Enfin presque… Ça va aller ? »

Hotch : « Oui on va bien ne vous en faites pas, on a connu pire. »

Il souriait pour rassurer ses collègues.

Reid : « Morgan et Seaver sont restés sur les lieux de l’accident. Vous nous racontez ? »

Hotch leur relata l’accident et la suite jusqu’à ce qu’ils soient amenés à l’hôpital.

Rossi : « C’est donc toi qui conduisais. Tu n’as rien remarqué d’inhabituel ?»

Hotch : « Non, rien… »

Il était devenu méfiant, se doutant à l’expression fermée de ses équipiers qu’ils leur cachaient quelque chose.

Reid : « C’est tout ce dont vous vous souvenez ? »

Lucy : « 4GAX602 »

Rossi : « Pardon ? »

Lucy : « La plaque d’immatriculation du véhicule qui a provoqué l’accident c’est 4GAX602. C’était un pick-up noir, un Ford je dirais, mais je n’ai pas vu qui conduisait. Il a tourné dans une rue pas très loin, en direction de l’est. »

Ils la regardèrent tous les trois surpris.

Reid : « Tu en es sûre ? Il faisait nuit et tu étais sonnée à cause du choc…  Tu as quand même réussi à retenir la plaque et à voir vers où il se dirigeait ? »

Lucy avec un sourire « Oui Reid, j’en suis certaine. J’ai été entraînée à réagir en situation de crise et à relever les détails importants. D’ailleurs je suis désolée de ne pas pouvoir vous en dire d’avantage… »

 Le silence s’installa et Lucy échangea un regard entendu avec son patron.

Hotch : très calme « Bon et si vous nous disiez exactement tout ce que vous savez, et notamment ce que vous essayez de nous cacher depuis tout à l’heure. »

Rossi : « Votre accident d’hier soir… En réalité il est possible que ce n’en soit pas vraiment un. »

Lucy : choquée « Comment ça, qu’est-ce que vous essayez de nous dire ? »

Reid : « Morgan nous a appelé… Il a trouvé une pochette d’allumettes du « bistrot » près de votre voiture. On pense que le suspect a essayé de s’en prendre à vous mais qu’il a raté son objectif. »

Les 2 agents n’eurent aucune réaction pendant quelques secondes  puis lorsque la vérité finit par s’imposer à eux, Lucy chercha la main de Hotch qui la lui serra instinctivement. Ils avaient inconsciemment besoin de la présence de l’autre.

Hotch : « Quelle ironie… Hier Lucy s’inquiétait pour vous et elle m’a dit qu’il fallait faire attention car personne ne représentait mieux le gouvernement que des agents fédéraux.  Faîtes tous très attention et personne ne va nulle part s’il n’est pas accompagné. On va devoir être très vigilants. »

Rossi et Reid avaient évidemment remarqué la réaction de leurs partenaires mais ils n’avaient rien dit.

Rossi : se levant « On va vous laisser vous reposer un peu, on repassera plus tard pour vous tenir au courant. »

Hotch : « Je viens avec vous, de toute façon le médecin a dit que je pouvais partir. »

Lucy : « Je ne reste pas ici non plus, je rentre avec vous. »

Hotch : « Bien essayé mais hors de question. »

Lucy : « Et en quel honneur tu pourrais partir et pas moi ? »

Hotch : tout bas « Moi, je ne me suis pas évanoui… »

Lucy : sur le même ton « C’est hors sujet et tu as entendu le docteur ? Je vais bien alors arrête ! »

Puis elle reprit plus fort, de façon à ce que ses collègues entendent également.

Lucy : « Quoi que tu fasses, je vais sortir d’ici. Tu sais que je le ferai alors ce serait quand même plus simple que je rentre avec vous, non ? »

Il était coincé et il savait qu’il n’avait pas d’autre choix que d’accepter. Bon sang, ce qu’elle pouvait être butée !

Hotch : « Très bien, on te laisse quelques minutes pour prendre tes affaires et parler aux médecins. On t’attendra à l’entrée du service. »

Rossi prit Hotch à part quelques minutes.

Rossi : « Aaron, je sais que ça ne me regarde pas, mais fais attention. »

Hotch : « Je ne vois pas… »

Rossi : « Je t’en prie pas à moi ! Je ne suis pas dupe. D’ailleurs personne ne l’est dans cette équipe alors  bien qu’on soit très heureux pour Lucy et toi, faîtes très attention. Vous savez que c’est formellement interdit. »

Hotch : « Ecoute, elle et moi c’est tout récent mais je crois que c’est sérieux. On est tous les deux conscients des risques qu’on prend mais on ne peut rien changer à ce qu’on ressent. »

Rossi : « Strauss nous a déjà appelés. Tu te doutes qu’on ne lui a rien dit mais quelque chose me dit qu’elle non plus n’est pas née de la dernière pluie alors trouvez une histoire convaincante pour hier soir… »

Hotch : « Merci Dave. »


Ptitsirene  (30.06.2011 à 15:15)

Ils repartirent tous en direction du poste mais ils firent un détour par l’hôtel afin que Hotch et Lucy puissent se changer : ils portaient encore leurs vêtements de la veille au soir qui étaient à présent tâchés de sang. Une fois seule dans sa chambre, la jeune femme se regarda pour la première fois depuis longtemps dans un miroir.

Ce qu’elle y vit ne lui plut pas du tout : elle était très pale et de grands cernes entouraient ses yeux  d’habitude pétillants mais qui lui semblaient maintenant éteints. Et ce n’était certainement pas la grande entaille qui barrait son front qui allait arranger ce portrait peu flatteur. Elle n’avait pas de points de suture mais avait des petites bandes adhésives blanches à la place. Elle se dirigea vers sa valise entrouverte sur une chaise et en sortit des vêtements propres : heureusement il lui restait un tailleur bleu foncé. Elle grimaça en se souvenant que c’était un tailleur jupe mais autrement, elle ne ressemblerait définitivement pas à un agent du FBI… Elle l’enfila en vitesse avec des ballerines noires et un chemisier blanc très classique et jura en voyant l’état de la robe qu’elle portait encore hier : c’était une jolie robe chocolat légère et un peu vaporeuse avec des manches courtes, une de ses préférées… Tant pis, elle était fichue !

Ses 3 collègues attendaient Lucy dans le hall afin de retourner au poste. Lorsque Rossi la vit sortir de l’ascenseur et venir à leur rencontre, il ne put s’empêcher de se dire que même blessée et épuisée, elle gardait une allure certaine. Il n’aurait su dire si cela venait de sa démarche gracieuse mais décidée ou bien de la façon dont elle était habillée… Il interrompit là ses réflexions : il était temps de se remettre au travail.

Leur  arrivée au commissariat ne passa pas inaperçue aussi Lucy fut-elle soulagée lorsqu’ils entrèrent en salle de conférence. Morgan était au téléphone avec Garcia pour essayer de retrouver d’autres victimes ou bien le propriétaire du pick-up. Rossi et Seaver avaient décidé de partir voir l’endroit où avaient été abattus les policiers avec Wallace qui acceptait de leur servir de guide. Reid se concentrait sur le profil géographique et coloriait et hachurait une carte des environs.

Elle se dirigea vers le panneau où étaient affichées les photographies des différentes victimes ainsi que des scènes de crimes. Elle étudia attentivement celles prises de leur accident mais rien de plus ne lui revint. Elle soupira de dépit et alla se servir un café pour essayer d’y voir plus clair. Elle essayait de réfléchir et de trouver le petit détail qui lui échappait encore. Mais ce n’était pas facile de se concentrer avec la migraine qui lui tenaillait les tempes… Finalement, elle n’aurait peut-être pas dû refuser les antidouleurs que le docteur voulait lui donner. Elle attrapa le dossier sur la mort « accidentelle » du juge et se mit à le relire. Elle porta sa main à sa tête à plusieurs reprises.

Reid : tout bas « Euh… Hotch ? Je crois que Lucy ne va pas si bien que ça. »

Il observa sa (toute récente) petite amie et la vit également répéter ce geste. Il fit mine de se servir un verre d’eau et posa une boîte de comprimés à côté du dossier de Lucy. Puis, il se pencha vers elle et lui dit au creux de l’oreille : « Tu as oublié ça à l’hôpital… Tête de mule ! ». Lucy hésitait entre être en colère qu’il la couve à ce point ou bien reconnaissante d’avoir anticipé sur ses bêtises. Elle opta pour la deuxième option et avala immédiatement ses cachets. Puis, elle changea de dossier pour passer à celui des deux policiers tombés dans un piège. Elle lisait le rapport des autres policiers qui étaient intervenus sur la scène de crime et eut soudain une idée.

Lucy : « Hotch, est-ce qu’on a les enregistrements des appels au 911 qui ont conduit à la mort des deux officiers ? »

Hotch : « Wallace ne les a pas mentionnés mais ils doivent bien être archivés quelque part je suppose. »

Morgan : en direction du téléphone « Tu as entendu ma beauté ? On a besoin de toi. »

Garcia : « Comme toujours beau gosse… Et voilà, je vous ai envoyé ça, plus rapide que la lumière ! »

Morgan : « Merci princesse je t’adore. »

Ils écoutèrent les appels. Il y en avait eu deux, à propos d’une agression et d’un vol de voiture. A la fin, Hotch demanda à réécouter le deuxième enregistrement. L’homme, qu’ils supposaient être leur tueur, ne montrait aucune émotion dans sa voix ou dans le ton employé. Lorsqu’il donna la plaque d’immatriculation de la voiture soi-disant volée, Hotch fut alors sûr de ce qu’il avait entendu la première fois : le tueur utilisait l’alphabet international pour donner les lettres…

Hotch : « Vous avez entendu ça ? »

Morgan: « 9-Sierra-Echo-Whiskey-762. Il n’avait pas besoin de réfléchir, c’était un réflexe. »

Lucy: « Alors c’est soit un policier ou bien un agent fédéral ou un militaire ou même pourquoi pas un pompier. »

Hotch : « C’est ce qu’il semblerait. On va devoir y aller en douceur avec cette théorie car si on présente mal le profil, la police locale pourrait se braquer… »


Ptitsirene  (01.07.2011 à 00:21)

Cette découverte constituait une avancée importante dans leur enquête même si évidemment, ils étaient encore loin d’arrêter quelqu’un. Il allait falloir dresser un profil qu’ils affineront au fur et à mesure des nouveaux éléments qu’ils obtiendront. Hotch était épuisé par le décalage horaire important et la nuit dernière qu’il avait passée à l’hôpital. Il savait que le reste de l’équipe n’avait pas plus dormi et se doutait qu’ils étaient dans le même état d’épuisement. Bien qu’il n’ait été que 16 heures, il donna congé à ses agents et dit à l’inspecteur Wallace que si jamais il obtenait de nouvelles informations, il ne devait pas hésiter à l’appeler sur son portable et que l’équipe serait là en moins de 30 minutes. Ils arrivèrent à l’hôtel et chacun partit vers sa chambre. Celles de Lucy et Hotch étant situées au même étage, ils descendirent ensemble de l’ascenseur en souhaitant une bonne nuit à leurs collègues.

Lucy : avec un sourire espiègle «Ta chambre ou la mienne ? »

Hotch : souriant « Comme tu préfères. »

Lucy : « Alors je te rejoins dans ta chambre dans quelques minutes. »

Elle l’embrassa furtivement avant de partir, la démarche légère malgré son entorse. Hotch se surprit à sourire tout seul au milieu du couloir alors il alla dans ses quartiers, attendant avec impatience qu’elle le rejoigne. De son côté, la jeune femme sentit son portable vibrer et eut un petit rire en voyant l’identité de l’appelant.

Lucy : «Salut ! Justement j’allais t’appeler… Oui à ta première question et non à la deuxième… Je sais ce que ça représente… Non… Ecoute, j’ai le choix, non ? Alors dans ce cas je refuse… Les choses changent, et moi aussi… Embrasse Linda et les enfants, d’accord ?...Quand ? Non je ne pense pas que ça va être possible… Oui, j’y réfléchirais quand même. Bye ! »

Son humeur s’était brusquement assombrie après ce coup de fil. Elle savait que Hotch l’attendait et cela lui mit un peu de baume au cœur. Elle inspira un bon coup, se recomposa un sourire aussi sincère que possible puis prit quelques affaires et sortit de sa chambre. Elle frappa à la porte portant le numéro 317 qui s’ouvrit immédiatement sur un Hotch souriant. Il s’effaça pour la laisser entrer. Elle hésita l’espace d’un instant puis passa le seuil. Elle l’entendit refermer la porte derrière elle et sentit ses bras autour de sa taille pendant qu’il lui déposait un baiser dans le cou. Lucy frissonna et s’appuya contre lui… Il sentit durant cette étreinte le changement d’humeur de sa compagne mais il ne lui demanda pas plus d’explications : les derniers évènements avaient été pénibles et il pouvait comprendre qu’elle ait un petit coup de blues. Ils restèrent comme ça un petit moment, Hotch enivré par son parfum sucré et intense et Lucy apaisée par son contact.

Hotch : « Tu as faim ? Je vais aller chercher quelque chose à manger. »

Lucy : « Pas vraiment mais j’ai vu un restaurant asiatique pas loin. Je t’accompagne. »

Hotch : « Pas la peine c’est à côté et j’y vais à pied. Repose-toi je n’en ai pas pour longtemps. »

Elle n’eut pas le loisir de protester, déjà il sortait de la chambre. Il revint environ 45 minutes plus tard et ils mangèrent, enfin surtout lui, en discutant de tout et de rien. Ils se couchèrent tôt et s’endormirent d’un sommeil de plomb jusqu’à ce que la sonnerie d’un téléphone ne perturbe leur repos vers 4 heures du matin.

Hotch : « Ne bouge pas, c’est le mien… Inspecteur Wallace, que se passe-t’il ? »

Wallace : « On a une autre mort suspecte, il est probable que ce soit notre homme. »

Hotch : « D’accord, des détails à me donner ? »

Wallace : « Il s’agit d’un pompier qui intervenait sur un incendie dans une maison dans un quartier pauvre cette nuit. Il y a une autre victime, un homme d’environ 30 ans nommé Rick Wilson. »

Hotch : « Très bien, je préviens le reste de l’équipe et on arrive aussi vite que possible. Envoyez-moi l’adresse par sms. »


Ptitsirene  (03.07.2011 à 17:58)

Lucy : soupirant « Ne dis rien, on doit y aller c’est ça ? »

Hotch : « Oui désolé. »

Il la prit dans ses bras et l’embrassa. Il caressa un instant son visage et se rendit compte de l’état de fatigue dans lequel elle se trouvait. Il l’aurait bien laissée dormir mais ce n’était pas possible et il se sépara d’elle à regret. »

Hotch : « Je vais prévenir les autres. »

Lucy : « Je me prépare… »

Ils se retrouvèrent tous dans le hall de l’hôtel. Cela déroutait un peu les employés, peu habitués à voir autant de monde se réunir peu après 4 heures du matin… Ils se mirent ensuite en chemin. Dans la voiture, Morgan taquinait joyeusement Lucy sur son manque de sommeil. Celle-ci ne se privait pas de râler. Elle semblait de mauvaise humeur et plus elle répondait vertement à Morgan, plus celui-ci la poussait. Hotch se sentait surveillant de lycée tout à coup et il finit par leur dire de cesser leurs enfantillages en arrivant sur la scène de crime.

Lorsqu’ils descendirent de voiture, ils ne virent devant eux qu’un immense tas de ruines encore fumantes. La maison possédait un étage et des traces noires s’élevaient au-dessus des fenêtres qui ajoutaient à l’aspect misérables de la bâtisse. La façade était décrépie et le jardin laissé à l’abandon était entouré par des barrières pour la plupart cassées. Des pompiers s’affairaient encore dans ce qu’il restait du pavillon. Il était environ 4h45 et l’inspecteur Wallace semblait être sur les lieux depuis un moment. Il s’avança à leur rencontre, le visage fermé à l’image de toutes les personnes présentes cette nuit là.

Wallace : « Merci d’être venus aussi vite. »

Morgan : « Parlez-nous de ce qui s’est passé ici. »

Wallace : « Les pompiers ont reçu un appel à propos d’un incendie ici ce soir. La première victime est Rick Wilson, 33 ans, qui vivait ici depuis quelques mois. C’est un criminel qui a fait de la prison il y a quelques années pour viol. La deuxième victime est un pompier nommé David Woodland. Il est mort sur le coup lorsqu’un morceau du toit de la maison est tombé sur lui. »

Reid : « D’accord mais c’est une mort accidentelle alors pourquoi nous avoir demandé de venir. Vous avez trouvé des allumettes ? »

Wallace : « On a trouvé les restes d’un paquet d’allumettes mais il était trop calciné pour voir si un nom était écrit dessus. En revanche, du kérosène a été utilisé comme combustible et la première victime ne semble pas être morte d’un accident. »

Lucy écoutait d’une oreille distraite la discussion se poursuivre en se rapprochant de la silhouette fantomatique de la maison. Elle ne pouvait en détacher ses yeux, en essayant de comprendre. Comme tout le monde, le feu exerçait une certaine attraction sur elle : le danger est toujours attirant. Mais jamais elle n’aurait provoqué un incendie ou bien tué des gens. Mais elle se voilait la face : elle avait déjà tué. Même si c’était de la légitime défense, cela revenait la tourmenter de temps en temps. Comme ce soir… Rossi s’approcha d’elle et lui posa une main sur l’épaule.

Rossi : « Tout va bien ? »

Lucy : « Oui, je réfléchissais à l’affaire. Qui a passé l’appel aux pompiers cette fois ? »

Rossi : « Une voisine insomniaque. »

Lucy hocha la tête. Ce n’était donc pas le tueur qui avait appelé…

Lucy : « C’est la première fois qu’il change de victimologie… Pourquoi s’en serait-il pris à cet homme, ce n’est pas franchement un représentant du gouvernement. »

Rossi : « Non, c’est vrai. C’est donc qu’il devait le connaître. »

Seaver : « Hotch va accompagner l’inspecteur Wallace au commissariat, mais il laisse le choix à ceux qui le souhaitent de rentrer quelques heures à l’hôtel. »

Lucy : « Je vais au poste. »

Rossi : « Idem pour moi. »

Toute l’équipe se rendit au poste : ce crime était différent et pouvait leur permettre d’en savoir un peu plus sur leur tueur.


Ptitsirene  (12.07.2011 à 15:07)

Une fois de retour au commissariat, Lucy se porta volontaire pour faire du café à tout le monde : ils en avaient tous bien besoin étant donné qu’il n’était que 6h30 et qu’une longue journée se profilait. Pendant ce temps, Hotch contacta Garcia pour obtenir des informations sur celui qu’ils pensaient être la cible première de l’incendie meurtrier de la nuit précédente : Rick Wilson.  Reid s’occupait d’ajouter le nouveau lieu du crime à son profil géographique pendant que Seaver débattait avec Morgan et que  Rossi et Wallace affichait les nouvelles photos avec celles des autres victimes et lieux du crime.

L’ensemble des enquêteurs se rassembla pour effectuer un nouveau point  sur leur investigation.

Hotch : « Notre suspect vient de changer de M.O. Sa cible cette fois était Rick Wilson, un voyou qui avait fait de la prison. »

Wallace : « Qu’est-ce que ça signifie ? Il se pourrait qu’il se soit trompé ? »

Morgan : « Vu son niveau d’organisation, je dirais que c’est peu probable… En réalité, soit il le connaissait soit il l’a tué uniquement pour attirer les pompiers. »

Seaver : « Mais ce n’est visiblement pas le cas  étant donné qu’après avoir mis le feu il n’a pas appelé les secours et n’est pas resté sur les lieux. »

Rossi : « Il le connaissait donc certainement personnellement et notre homme lui en voulait. Je pense que l’autopsie nous en dira un peu plus sur notre assassin. En attendant, il faut retravailler notre profil. »

Lucy était restée en retrait, ne disant pas un mot. Reid vit bien qu’elle était ailleurs et ne faisait pas attention à ce qui pouvait se passer autour d’elle. Elle serrait sa tasse les yeux dans le vague. Il s’approcha d’elle et la sortie de sa contemplation du vide.

Reid : « Lucy ? »

Lucy : « Oui ? »

Reid : « Tu n’écoutes rien depuis tout-à l’heure. Tu as encore la migraine ? Je connais ça tu devrais te reposer et éviter la lumière franche. »

Elle regarda son collègue qui semblait préoccupé par sa santé. C’était tellement mignon son attitude, ses conseils… Ils avaient à peu de choses près le même âge et c’était peut-être la raison pour laquelle elle ressentait autant d’affection pour ce génie qui avait un cœur d’or quand on le connaissait. Elle se leva et déposa un petit bisou sur sa joue.

Lucy : « Merci Reid ! Je n’ai pas mal à la tête mais c’est très gentil de ta part de t’inquiéter pour moi. Je vais bien, ne t’en fais pas ! »

Reid rougit jusqu’aux oreilles après ce rapide baiser et lui répondit en balbutiant, peu habitué aux élans d’affection de ses collègues (et spécialement venant d’elle).

Reid : « D’accord dans ce cas je ne sais pas ce qui ne va pas mais tu devrais en parler. Pas forcément à moi mais ça fait du bien de parler parfois. »

Lucy : « J’y penserai… »

Elle soupira et tenta de se reconcentrer sur leur tueur en série. Mais rien n’y faisait, ses pensées revenaient sans cesse au coup de fil de la veille. Elle se tenait debout près de la table et laissait son regard balayer la salle. Elle n’entendit pas Hotch s’adresser à elle et lorsqu’il éleva la voix pour la ramener sur terre, elle sursauta violemment et renversa son café encore chaud sur les genoux de Morgan qui était assis près d’elle.

Morgan : « Hé mais ça va pas ! »

Lucy : horrifiée« Oh excuse-moi Morgan ! Je suis vraiment désolée… »

Morgan : mi amusé mi agacé« Si c’est une vengeance parce que je t’ai taquinée ce matin, c’est bon j’ai compris je ne le referai pas ! »

Lucy : « Mais non voyons ça n’a absolument rien à voir, je suis simplement maladroite et c’est tombé sur toi. »

Le sourire contrit de sa collègue prouva à Morgan qu’elle était sincère et il lui sourit en retour.

Morgan : à Hotch  « Bon il ne me reste plus qu’à me changer alors… »

Lorsqu’il quitta la pièce, Hotch décida d’intervenir et s’approcha de Lucy.

Hotch : dans un murmure « Dans le bureau de Wallace, maintenant. »

Le ton qu’il avait employé ne souffrait pas de discussion toutefois il la regarda dans les yeux pour s’assurer qu’elle le suivrait. Ce qu’elle fit en traînant les pieds.

Hotch : « Ferme la porte. Alors, tu vas te décider à me dire ce qui ne va pas ? »

Lucy : impassible « Je ne vois pas de quoi tu veux parler. »

Hotch : « Hier soir tu étais triste, ce matin de très mauvaise humeur et maintenant tu n’arrives pas à te concentrer plus de 3 minutes d’affilées ! Je te repose donc la question : quel est le problème ? »

Lucy : agacée « Et je te répète que tout va bien, il n’y a aucun problème. »

Hotch : « Mais arrête, je n’en crois pas un mot ! Et toi non plus d’ailleurs ! Parle-moi… »

Lucy : « Ça ne changerait rien et je n’en ressens ni l’envie ni le besoin. Pour ce qui est du travail, je vais faire en sorte de me concentrer. »

Elle s’apprêtait à tourner les talons pour partir quand Hotch se mit entre la porte et elle.

Hotch : déterminé « Je ne te laisserais pas partir avant de savoir ce qui se passe, ou bien ce qui s’est passé et qui te met dans cet état. »

Lucy : sur un ton de colère froide « Laisse-moi passer ! »

Ils s’affrontèrent du regard un instant puis il reprit la parole.

Hotch : « Tu as dit que tu me laissais une chance… Ça fait partie des choses que je veux partager avec toi, quoique ce soit tu peux m’en parler et je voudrais que tu le fasses. Tu peux te reposer sur moi, je ferai ce que je pourrai pour t’aider et si je n’y peux rien alors je me contenterai d’être présent. »

Elle céda face à cette nouvelle déclaration et s’assit sur une des chaises avant de lui parler du coup de téléphone. Enfin, d’une partie seulement…

Lucy : fatiguée « J’ai reçu un appel de l’un de mes anciens collègues de la NSA. Il se trouve qu’ils attendent de moi quelque chose que je suis incapable de faire… »

Hotch : « Je ne comprends pas, il va falloir que tu sois plus explicite. »

Lucy : « C’est dans 3 jours… L’enterrement de Ryan. Ils veulent que je vienne assister aux obsèques. Enfin surtout sa femme… »

Hotch : « Et tu n’as pas l’intention d’y aller ? »

Lucy : « Pas après ce qui s’est passé. Comment je pourrais regarder Anna en face alors que j’ai laissé son mari se faire tuer ? »

Hotch : « Je ne pense pas qu’elle voit les choses comme ça si elle a réclamé ta présence. Tu devrais aller à cet enterrement pour pouvoir dire au revoir à ton ami. Tu lui dois bien ça… »

Lucy : désespérée « Je sais, je sais… Mais je n’en aurai pas la force, je n’irai pas. »

Hotch : « D’accord. On y retourne ? On a toujours un dangereux tueur qui court dehors. D’ailleurs je me permets de te rappeler qu’il s’en est pris à nous deux si tu avais besoin d’une motivation supplémentaire. »


Ptitsirene  (21.07.2011 à 22:34)

Hotch avait abandonné la partie pour le moment afin de la laisser réfléchir un peu, mais il ne renonçait pas pour autant à la convaincre. Rossi interpella Hotch lorsqu’ils arrivèrent en salle de conférence. Le rapport d’autopsie leur était parvenu et il était pour le moins intéressant. Il y était en effet noté comme cause du décès une fracture des vertèbres cervicales très nette, et comme le mentionnait dans son rapport le médecin légiste, cela ressemblait étrangement à la manière de tuer enseignée aux commandos d’élite de l’armée. Il échangea un regard avec les autres agents et décida de révéler leurs conclusions à Wallace.

Hotch : « Inspecteur Wallace, le tueur que nous recherchons est définitivement un militaire ou bien un ancien militaire. Cela veut aussi dire qu’il pourrait actuellement faire partie de la police ou bien des pompiers s’il n’est plus en service actif. »

Wallace : « Je suis d’accord avec vous sur le fait que la façon de tuer est un peu spéciale mais… »

Rossi : l’interrompant « Il y a aussi cet enregistrement de la personne qui a prévenu les secours. »

Il lui fit écouter le message où l’homme utilisait l’alphabet international. Wallace semblait toujours gêné à l’idée que le tueur qu’il poursuivait pouvait être « dans leur camp » mais la démonstration était convaincante et il semblait accepter cette idée.

Wallace : « Très bien mais rien ne prouve qu’il soit de chez nous, il se peut très bien qu’il soit toujours en service actif. »

Hotch : apaisant « Nous n’avons accusé personne et vous avez tout à fait raison : il est probable qu’il soit toujours militaire mais nous ne devons éliminer aucune hypothèse. »

Plus tard dans la journée, Garcia les contacta pour leur donner les résultats de ses recherches. Elle était toujours exubérante mais cette fois elle se trouvait dans un état de surexcitation assez avancé. 

Garcia : « Mes petits loups, vous saviez déjà que je suis un génie mais je me suis encore une fois surpassée vous allez m’adorer !!! »

Reid : « Qu’est-ce que tu as Garcia ? »

Garcia : « Toujours aussi impatient mon cher docteur Reid. »

Hotch : « Garcia, viens-en au fait s’il te plaît. »

Garcia : « Bien sûr Monsieur. J’ai trouvé un lien entre le juge assassiné, un des policiers et Rick Wilson ! Ils ont tous été impliqués dans une histoire de meurtre il y a environ un an et demi. Rick Wilson a été accusé d’avoir violé et tué une jeune femme de 26 ans appelée Madeline Morton mais il a été relâché par le juge à cause d’un vice de procédure et l’officier Jay avait participé à l’arrestation de votre victime de cette nuit. »

Rossi : « C’est trop gros pour être une coïncidence… Regarde du côté de la famille Morton, quelqu’un qui fait ou a fait partie de l’armée ? »

Garcia : « Non, j’ai rien elle était fille unique et avait perdu son père vers l’âge de 15 ans… Oh mon dieu ! »

Seaver : « Quoi d’autre Garcia ? »

Garcia : « Elle était fiancée et il n’a pas supporté de la perdre on dirait. Son fiancé s’est suicidé 3 mois après son meurtre. »

Morgan : « Essaie de chercher du côté du fiancé aussi s’il avait des proches militaires. Merci ma beauté ! »

Lucy : « Garcia, attends ! La mère de Madeline Morton est toujours vivante ? »

Garcia : « Oui, elle habite encore à San Diego au 1347 Franklin avenue. »

Lucy : « Ok c’est noté, merci ! »

Garcia raccrocha et Lucy se tourna vers Hotch.

Lucy : « Je voudrais aller lui parler si ça ne vous dérange pas. Ces meurtres ont l’air d’être liés à celui de sa fille alors je suis sûre qu’elle pourrait nous aider. »

Hotch : « C’est une bonne idée vous voulez que je vous accompagne ? »

Lucy : avec un sourire gêné « En fait, je pensais y aller avec Reid. »

Hotch : « Aucun problème, tenez-nous au courant de vos découvertes, on en fera de même. »


Ptitsirene  (03.08.2011 à 12:48)

Lucy conduisait pendant que Reid jouait le rôle de copilote pour se rendre chez madame Morton. Il avait insisté pour conduire étant donné que sa partenaire avait une entorse mais Lucy avait pris le volant après lui avoir assuré que ça ne la gênait absolument pas. Et vu la façon dont elle venait de prendre ce virage (sans compter les précédents), Reid se disait qu’elle avait probablement raison. Enfin arrivés à destination, Reid descendit de voiture à peine celle-ci arrêtée.

Reid : « Je te préviens, c’est moi qui conduis au retour. »

Lucy : étonnée « Pourquoi ? »

Reid : « Parce que j’aimerais si possible revenir en vie au poste. »

Ils se disputaient à propos de la conduite sportive de la jeune femme en avançant vers l’entrée d’une élégante petite maison semblable au reste du quartier pavillonnaire dont elle faisait partie. Les murs d’un blanc immaculé contrastaient avec les volets verts clair et le jardin débordant de fleurs, toutes plus belles les unes que les autres. On pouvait voir au soin apporté à ces plantes que la personne qui vivait là y tenait beaucoup. C’était une jolie maison bien entretenue mais quelque chose dans cette profusion de couleurs mettait mal à l’aise les 2 agents du FBI : c’était trop, toutes ces nuances plus vives les une que les autres devenaient étouffantes.

Ils se turent et frappèrent à la porte, conscients qu’ils venaient remuer de douloureux souvenirs pour cette femme.

La porte s’ouvrit sur une femme d’environ 55 ans, plutôt jolie même si on pouvait voir sur son visage que la vie n’avait pas toujours été tendre avec elle. Elle était brune avec quelques cheveux blancs, ses yeux étaient d’un bleu très clair mis en valeur par son visage ovale et ses pommettes assez hautes. Le tout était complété par des lèvres minces et un nez droit et fin. Elle tenait ses lunettes dans une main tandis que l’autre devait probablement tenir la poignée.

Lucy : « Bonjour, madame Morton ? Je suis l’agent Lyell et voici l’agent Reid. Nous sommes du FBI et nous avons quelques questions à propos de votre fille Madeline. »

Kate Morton : « Ma fille est morte il y a plus d’un an maintenant. »

Une immense tristesse avait empli sa voix et ses yeux étaient à présent baignés de larmes.

Lucy : doucement « Nous le savons madame et nous sommes désolés mais nous voudrions éclaircir certaines choses. Pouvons-nous entrer quelques instants ? »

Elle s’écarta et laissa entrer les deux agents qu’elle précéda dans le salon. Celui-ci était petit et confortable mais surtout lumineux. Madeline était très présente, il y avait un nombre impressionnant de photos d’elle à tous les âges. La plus récente représentait une jeune femme épanouie et souriante avec un jeune homme dont elle semblait très proche. Sur celles où elle était petite fille, on pouvait la voir avec un homme qui devait être son père. Toutes ces photos étaient regroupées sur un guéridon qui formait une sorte d’autel à la mémoire de sa fille disparue.

Le chagrin de cette femme avait ému Lucy qui hésitait à remuer le couteau dans la plaie mais elle n’avait pas le choix.

Kate Morton : « Je vous écoute. Que voulez-vous savoir ? »

Reid : « Connaissez-vous un homme appelé Rick Wilson ? »

Kate Morton : « C’est le monstre qui a pris ma fille. Pourquoi ? Il a recommencé, c’est ça ? »

Lucy : précipitamment « Pas à notre connaissance madame. En fait il a été assassiné hier soir. »

Kate Morton : « Tant mieux ! Dieu me pardonne mais il n’a eu que ce qu’il méritait et j’offrirai des fleurs à celui qui a fait ça ! »

Reid : « Justement madame, nous pensons que vous pourriez connaître le tueur que nous recherchons. »

Kate Morton : « Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? Si vous sous-entendez que j’ai quoi que ce soit à voir avec ça, vous vous trompez lourdement ! »

Lucy : « Pas du tout nous n’avons rien dit de tel. Vous pourriez le connaître car nous recherchons un tueur en série qui semble s’attaquer à des représentants du gouvernement, plus particulièrement à tous ceux qui ont travaillé sur la mort de Madeline. Il a tué le juge qui a libéré Wilson, Wilson lui-même ainsi que l’un des policiers. Et il a aussi tué des pompiers qui n’avaient rien à voir avec ça et il ne s’arrêtera pas. »

Reid : « Est-ce que vous connaîtriez quelqu’un qui aurait à ce point voulu venger la mort impunie de votre fille ? »

Kate Morton : « Non, je ne vois pas… »

Lucy : « Un ex petit-ami, un membre de la famille, un ami, un collègue de travail… Il se  pourrait  qu’il soit ou ai été militaire.»

Soudain, une lueur de compréhension traversa le visage de Kate Morton. Reid et Lucy sortirent de la maison quelques minutes après et pendant qu’il s’installait au volant, la jeune femme pris son téléphone et appela ses collègues.

Lucy : « Hotch ? On a un nom. »


Ptitsirene  (13.08.2011 à 00:49)

Lorsqu’ils arrivèrent au commissariat, l’équipe était en train de briefer les agents et membres du SWAT qui allaient aider à la capture du suspect. Ils avaient fait circuler un petit dossier contenant sa photo ainsi que les renseignements sur l’endroit où il avait été localisé.

Hotch : « Nous pensons que notre tueur est Adrian Michaels. Il a fait partie des forces spéciales et a été rendu à la vie civile  il y a un peu plus de 3 mois. »

Rossi : « Il s’agit d’un ami d’enfance du fiancé de Madeline Morton, la jeune femme assassinée par Rick Wilson. Il avait repris contact avec son meilleur ami de l’époque environ 1 an avant le décès de Madeline. »

Seaver : « Il se venge de tous ceux qu’il considère comme responsables ou ayant joué un rôle dans la mort de ses amis. Pour lui, les pompiers n’ont pas sauvé son ami lorsqu’il s’est suicidé, le juge a laissé échapper le tueur parce que les policiers ont mal fait leur travail. »

Morgan : « Nous pensons également qu’il prépare sa vengeance depuis très longtemps. Il est méticuleux et déterminé et surtout il n’a pas peur de s’en  prendre à des agents entraînés. »

Hotch : « Nous allons donc devoir être très prudents car il est extrêmement dangereux et très probablement armé. Restez sur vos gardes  il est très bien entraîné. »

Ayant déjà toutes ces informations, Reid et Lucy avaient quitté la réunion pour aller enfiler des gilets pare-balles avant de rejoindre leurs collègues et de partir arrêter leur suspect.

L’arrestation fût plus rapide que prévue : ils enfoncèrent la porte de l’appartement où Adrian Michaels logeait depuis son retour mais l’homme les attendait. Ils lui crièrent de baisser son arme mais avant d’avoir pu réagir, l’homme c’était suicidé d’une balle dans la tête. En fouillant le logement, ils trouvèrent quelques bidons remplis de kérosène ainsi que des pochettes d’allumettes du Bistrot. Ils étaient bien au bon endroit. Sur la table de nuit, Lucy trouva deux photos : l’une représentant un petit garçon au milieu de ses parents où elle reconnu Adrian alors âgé d’à peine 4 ans et une autre beaucoup plus récente où on pouvait le voir en compagnie de Madeline Morton et de son fiancé. On voyait au second plan qu’ils se trouvaient tous les trois devant un restaurant : « Le Bistrot ». Cette deuxième photo était datée de quelques jours avant l’assassinat qui avait tout déclenché.

Leur travail étant terminé, ils reprirent l’avion pour Quantico. Tout le monde dormait mis à part Lucy qui veillait dans un coin en terminant son rapport. Adrian Michaels lui faisait de la peine malgré tout ce qu’il avait fait : il s’était retrouvé orphelin très jeune et c’était surtout pur éviter les foyers d’accueil qu’il s’était engagé dans l’armé. Puis il avait retrouvé d’anciens amis et avait eu l’impression d’avoir à nouveau une famille mais tout c’était brusquement terminé et le sentiment d’abandon lui avait fait perdre la raison.

Le lendemain, Lucy arriva de bonne heure au bureau. Elle devait voir Erin Strauss qui l’avait convoquée dans son bureau.

Lucy : « Madame, vous vouliez me voir. »

Strauss : « En effet agent Lyell. Je dois vous parler alors fermez la porte derrière vous. Bien, je vais être directe et j’attends de vous une réponse franche : avez-vous une liaison avec votre supérieur, l’agent Aaron Hotchner ? »

Lucy avait senti cette question arriver et elle savait qu’il ne servirait à rien de mentir.

Lucy : « Oui. »

Strauss : « Vous reconnaissez donc contrevenir à la règle de non fraternisation en vigueur au FBI ? »

Lucy : « Oui Madame. »

Strauss : « Dans ce cas, je pense que vous savez aussi que vous avez deux possibilités : arrêter cette relation et rester tous les deux dans cette équipe ou bien l’un de vous est muté ou viré. Je préfèrerais la deuxième option en ce qui me concerne. »

Lucy : « J’ai combien de temps pour décider ? »

Strauss : « Je vous laisse 48 heures. Si je peux me permettre agent Lyell, vous avez reçu une offre et je serais vous je l’accepterais. Je détesterais avoir à vous virer vous où l’agent Hotchner. »

Elle jubilait littéralement et menaçait ouvertement Lucy de s’en prendre à Hotch. La jeune femme bouillait de colère, ce qu’elle parvenait difficilement à masquer.

Lucy : « Oui mais vous n’êtes pas moi. »

Elle quitta le bureau sans laisser le temps à Strauss de répondre et se dirigea droit vers le sien. Elle savait exactement ce qu’elle avait à faire… Elle monta ensuite jusqu’au bureau de Hotch et frappa avant d’entrer.

Hotch : « Lucy ? Je croyais que tu te reposais… Qu’est-ce qui ne vas pas ? »

Lucy : « Je suis désolée. »

Elle sortit son arme et sa plaque qu’elle posa sur son bureau pendant qu’il la regardait, abasourdi.

Hotch : « Qu’est-ce que ça veut dire ? »

Lucy : « Je démissionne. Je quitte le FBI Aaron. »

Hotch : « Pourquoi ??? Je ne comprends pas. »

Lucy : « J’ai vu Strauss ce matin : soit je démissionne soit tu es viré en gros. J’ai reçu une offre d’emploi de la NSA et je crois que finalement je vais l’accepter. »

Hotch : « Attends Lucy, tu ne peux pas partir comme ça. On finira bien par trouver une solution. »

Lucy : « Si tu n’acceptes pas ma démission, je remonte la donner à Strauss à qui rien ne fera plus plaisir que de l’accepter. J’aime autant que ça soit toi. »

Elle sortit en laissant Hotch complètement abattu dans son bureau. Elle rassembla ses affaires puis alla dire au revoir à Garcia le temps que les autres arrivent. Elle les embrassa un par un et quelques larmes finirent par lui échapper. Hotch les observait depuis son bureau mais ne descendit pas participer à son départ. Au moment où elle allait partir, Morgan la retint par le bras et lui murmura « c’est pas définitif » à l’oreille.

Elle quitta Quantico en ayant l’impression d’un immense vide et d’un gâchis complet.


Ptitsirene  (22.08.2011 à 00:07)

"Aux plus importantes croisées de notre vie, il n'y a pas de signalisation."

Ernest Hemingway


Ptitsirene  (22.08.2011 à 00:08)

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