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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : The L Word
Création : 24.05.2018 à 16h42
Auteur : Milaie69
Statut : Terminée
Alors là on est loin d'une Tibette story mais plutôt une Jenrel... M'inspirant de faits réels (chronologie des années, tweet etc...) je suis sur ce projet depuis des mois et je n'ai pas
Cette fanfic compte déjà 46 paragraphes
En sortant de l’avion, l’artiste n’en croyait toujours pas ses yeux, elle cherchait Jennifer au milieu d’une meute de touristes qui rejoignait leur tour opérateur, quand elle reconnu au loin la silhouette élancée et le visage caché derrière de grosses lunettes de soleil celle qui lui offrait ces vacances improvisées. Une fois dans la berline noire aux vitres teintées, Laurel sauta au cou de Jennifer excitée comme une gamine qui arrivait chez Mickey.
-« Merci merci merci merci, mille fois! Je n’arrive pas à y croire!
-Je suis contente que ça te plaise. Il nous reste une étape avant d’arriver à notre hôtel…
-Oui? Qu’est ce que c’est?
-l’hydravion!
-Ouch…
-T’inquiète pas tu vas adorer! »
Les deux femmes arrivèrent à l’aérodrome où un engin presque préhistorique les attendait .
Laurel hésitait un peu à se diriger vers l’hydravion, Jennifer qui pouvait sentir son angoisse lui prit la main et lui adressa son plus beau sourire.
-« Ne t’en fais pas Lo! Ça ne durera pas longtemps. Si vraiment tu as peur, regarde moi d’accord?
-Euh… Oui, enfin je crois… »
Elle montèrent toutes les deux dans ce petit bolide et s’envolèrent. Le décollage se déroula sans encombre et comme promis, une fois dans les airs, Laurel oublia presque qu’elle avait peur tant c’était beau. Elle pouvait distinguer les différentes petites iles ainsi que les chambres sur pilotis qui semblaient flotter dans l’océan. Elle n’avait jamais vu pareilles couleurs de toute sa vie, jamais autrement qu’en photos. Le pilote annonça qu’il se préparait à l’amerrissage et quelques appels d’air firent leur apparition. Laurel entra en panique totale et c’est à ce moment là que Jennifer lui agrippa la main et la regarda dans les yeux. Elle l’apaisa en très peu de temps, subjuguée par la profondeur de son regard.
Enfin arrivées au Taha’a Island Resort et Spa, un jeune homme leur prit leurs bagages et les conduisit à leur Pilotis « The overview suit ». Un lit King size en bois, inondé de pétales de roses, surplombait la chambre. Le parquet avait l’air d’avoir été vitrifié rien que pour elles tant il brillait. Laurel parcourait des yeux la pièce, elle n’en revenait pas et se rendit compte qu’au pied du lit se trouvait une trappe vitrée qui donnait sur l’océan. Jennifer, qui était sur leur terrasse privée lui demanda de sortir. Là encore, elle pensait rêver: deux transats face à l’eau n’attendaient qu’elles. Les caillebotis, le parasol en paille, les deux cocktails de fruits frais sur leur table mais aussi la musique polynésienne en léger fond ne pouvaient leur indiquer qu’une seule chose: c’était le paradis.
-« Ils nous ont laissé un petit mot Lo!
-Qu’est ce que ça dit?
-Vous êtes ici chez vous
-Tu m’étonnes! »
Elles s’installèrent chacune sur un fauteuil et trinquèrent à leur semaine, loin de tout. Jennifer retira sa robe paréo blanche, très ample, laissant place à un maillot de bain, blanc lui aussi simple mais à son image, magnifique. Laurel ne loupa pas une seconde de ce spectacle du coin de l’oeil, et entama la conversation.
-« Je dois avouer que tu as fais très fort.
-Je t’avais dis que je devais me faire pardonner!
-C’est un peu excessif quand même. Je n’ose même pas imaginer ce que ce doit être quand tu fais une vraie grosse bêtise…
-Ah ben là c’est la féssée… » Dit-elle en prenant une gorgée du cocktail.
-« Oh putain je me suis étouffée tu aurais pu attendre que j’avale avant de dire une chose pareille!
-Tu t’ais pas dit que c’était peut-être fait exprès? Pour que tu ailles te mettre quelque chose de plus léger ?
-Ahaha maligne! J’y vais! »
Laurel entra dans la salle de bain et comme le reste de la suite, c’était époustouflant. Le mélange du bois et du marbre blanc rendait l’ensemble très chic mais en même temps très sobre. Elle en avait vu des belles salles de bain, dans de grands hôtels, mais jamais avec une vue pareille. La baignoire immense se trouvait au centre, collée à une vue panoramique sur le large et de chaque côté, un lavabo de marbre finissait d’habiller la pièce qui n’avait besoin de rien d’autre. Elle troqua alors son combi short kaki pour un bikini noir moulant son corps ferme et bien dessiné.
De retour sur la terrasse, elle ne vit plus personne. Elle dirigea très vite ses yeux au large, sachant bien qu’elle allait trouver sa belle à la conquête de l’océan. Amusée, elle reprit son cocktail et l’attendit patiemment les pieds dans l’eau, assise sur leur ponton donnant un accès privé à l’eau. L’eau devait avoisiner les 30 degrés, les poissons multicolores dansaient autour des pieds de la blonde qui s’amusaient avec eux. Une bonne dizaine de minutes plus tard, Jennifer arrivait enfin de sa baignade improvisée, essoufflée certes mais rayonnante.
-« J’ai faillit attendre!
-Je suis désolée, mais bon c’est pas comme si tu ne pouvais pas me rejoindre…
-Je n’ai pas ton endurance…
-C’est pas le souvenir que tu m’as laissé! »
Elle s’avança suavement entre les jambes de Laurel, posa avec délicatesse le verre et l’a fit vaciller dans l’eau. Un hurlement retentit dans toute l’ile ce qui fit éclater de rire Jennifer.
« -Tu es un monstre, tu ne te rends pas compte comme le soleil cogne!
-Si si j’ai agis en tout état de cause » collant son corps à celui de sa partenaire « mais regarde maintenant tu n’es pas mieux?
-Là maintenant tout de suite? Oui je suis bien… »
Leur respiration se faisait légèrement haletante et leur regard ne quittait pas leur bouche respective. Leurs mains commençaient à parcourir leurs corps et de manière très douce se frôlaient le nez. Pour faire redescendre la tension sexuelle palpable, Jennifer lança de l’eau au visage de Laurel, qui répondit à cette provocation en tentant de lui mettre la tête sous l’eau… En vain. En effet, Jennifer possédait une force incroyable et c’est presque sans effort qu’elle se débarrassa de la blonde en un temps records.
La journée s’était passé comme un conte de fées, elles avaient profité de la journée pour faire le tour de la petite ile. Elles avaient parcouru une dizaine de kilomètres, à travers la mini jungle, se rappelant de leur endroit à Vancouver sur le plateau de The L Word. Elles avaient vu des oiseaux aux couleurs improbables, des feuilles tellement grosses qu’elles s’étaient amusées à se les rouler autour d’elles et des petits animaux qu’elles ne reverront certainement jamais.
Le soir, elles avaient prévu de manger au restaurant de l’hôtel mais leur périple du jour avait eu raison d’elles. Après une douche douloureuse à cause des coups de soleil, elles s’étaient littéralement effondrées sur le grand lit « quelques minutes » pour reprendre des forces, mais ne s’étaient réveillées qu’à l’aube.
C’est Laurel qui s’était levée la première, profitant de la quiétude et des premiers rayons du soleil pour poster quelques photos sur les réseaux sociaux.
-« Déjà debout?
-Oui, je viens de poster des photos sur Insta sur la journée d’hier, histoire de ne pas, moi non plus me faire trop discrète sur la toile.
-Oui ça pourrait paraître louche. »
Elles avaient rapidement enfiler un paréo par dessus leur maillot de bain et se dirigeaient vers le restaurant pour le petit déjeuner. La nuit n’avait pas tout à fait laissé place au jour, et c’est peut-être ce qui donna du courage à Laurel pour prendre délicatement la main de Jennifer, qui ne manqua pas de sourire et de bomber légèrement le torse, marquant sa fierté.
A cette heure-ci, le restaurant était presque vide, seule un couple de retraité était aussi matinale qu’elles. Après avoir posé leurs affaires à une table, elles s’avancèrent vers le gigantesque buffet. Là, une montagne de fruits exotiques plus beaux et plus savoureux les uns que les autres n’attendaient qu’à être dégustés. Il y avait aussi un ilot central avec du muesli, des fruits secs et à coques différents types de lait:de vache, de chèvre, de soja, d’amandes… Un autre buffet, encore plus imposant que le premier leur faisait face: du bacon, des oeufs, des toast d’avocats et une multitude de mets salés attendaient bien au chaud, sous cloches.
« -Dans ces moments-là, je voudrais avoir deux estomacs » Dit Laurel, les yeux brillants.
« -Regarde-ça Laurel comme c’est beau »
Elles n’en revenaient pas. Un arbre dominait la pièce, en plein centre avec ses énormes feuilles et plusieurs fontaines de jus de fruits coulaient comme des cascades. Les clients pouvaient soit se servir à « la source » avec des coques de noix de coco, soit prendre des bouteilles directement dans des piscines de glaces pilées.Encore une fois, et comme à chaque fois qu’elles posaient leurs yeux sur quelque chose, elles se disaient qu’elles ne pouvaient pas voir plus beau.
Le petit déjeuner ne s’éternisa pas, trop pressées de profiter d’une nouvelle journée et de retourner dans leur bulle. Elles avaient décidé de louer, pour la journée un scooter des mers, à la découverte d’iles vierges.
Panier repas réfrigéré en mains (qui se résumait en réalité à deux sandwichs une bouteille d’eau et une de rosé) et gilets de sauvetage sur le dos, elles montèrent sur le scooter, Jennifer aux commandes. Elles naviguèrent une demie heure quand Laurel lui fit remarquer un bout de terre qui paraissait immaculé et proposa de jeter l’ancre à cet endroit.
Effectivement, il n’y avait personne. La plage était entourée d’une végétation d’un vert flamboyant, de fleurs grosses comme des pastèques, d’interminables bananiers, de lianes par centaine, mais on pouvait quand même apercevoir l’autre extrémité de l’ile.
Elles passèrent la matinée à nager avec les poissons, munies de masques et de tubas: des raies, des poissons papillons, des idoles des maures… Ils étaient tous venus à la rencontre des deux femmes qui les nourrissaient de leurs sandwichs.
-« Lolo, tu sais quelle heure il est? »
Laurel, regarda le soleil.
-« Oula oui! Il est rosé et quart »
Elles pouffèrent de rire et telle deux adolescentes, se mirent à faire une course improvisée jusqu’à la plage. Installées sur leurs paréos, elles se passaient la petite bouteille de rosé en regardant les énormes montagnes au loin.
-« Vraiment, je ne saurai pas comment te remercier pour tout ça…
-Le fait que tu es accepté est au delà de ce que je pouvais espérer, vraiment!
-A nos vacances clandestines! » Lança Laurel en levant le rosé presque tiède en direction de Jennifer qui lui répondit en mimant son geste, avec la bouteille d’eau.
Afin de profiter de leur soirée et de ne pas finir endormies à l’heure des poules, elles avaient décidé de rebrousser chemin en début d’après-midi et de lambiner sur leur transats. Même si la seule marque de tendresse se résumait à l’étreinte du matin sur la route du petit déjeuner, une tension sexuelle latente était belle et bien présente. Il y avait des regards, des effleurements, de la jalousie lorsqu’un homme se montrait un peu trop avenant envers l’une ou l’autre. On sentait bien, derrière leurs rires et leurs discussions frivoles, que les deux femmes attendaient que l’autre face le premier pas.
Vers 20h, Jennifer sortait de la douche et s’apprêtait à revêtir sa tenue du soir: Une robe en jean bleue, semblable à une chemise trop grande pour elle, qui s’arrêtait au milieu des cuisses et des tropéziennes noirs. Elle avait attaché ses cheveux, bouclés par l’humidité, en queue de cheval haute et relevé ses manches au trois quarts. Elle avait maquillé ses yeux d’un petit coup de mascara et sa bouche d’une couleur rouge mate. Elle était magnifique et sentait la fleur d’oranger. Laurel l’attendait, accoudée à la rambarde de leur terrasse, regardant le soleil tirer sa révérence. Elle portait quant à elle, une robe blanche courte en dentelle, style bohème. Ses cheveux, encore un peu humide, avaient été travaillé pour leur donner un effet « plage » aux allures coiffés/décoiffés. Ses coups de soleil de la veille avaient laissé place à un doré que les peaux claires cherchent en toutes saisons. Sa bouche fine était habillée d’un simple baume à lèvres, et ses yeux de mascara.
Jennifer sortit pour la contempler de plus près, admirant son corps huilé et hâlé se demandant quand allait s’arrêter cette douleur au creux de son bas ventre.
-« Tu es magnifique Lau… »
Laurel se retourna et fut frappée par la beauté irréelle qui se tenait en face d’elle. Ses yeux se remplirent d’envie et d’admiration.
-« Wouah… Comme tu es belle! »
Flattée, Jennifer sourit, baissant la tête et frottant machinalement son pied aux caillebotis. Laurel s’avança vers elle et lui tendit sa main.
-« Tu viens? On va être en retard pour notre réservation. »
Avec un regard plein d’attente et un sourire qui en disait long, la brune répondit à son geste et, main dans la main, elles se dirigèrent jusqu’au restaurant, qui avait complètement changer d’ambiance.
Les lumières tamisées, les tables à l’écart les unes des autres et plusieurs serveurs à disposition rendaient l’atmosphère ultra romantique. Au centre, l’immense arbre du matin avait laissé place à un groupe de musiciens local qui jouait ses plus belles mélodies.
Installées en terrasse, tous leurs sens étaient en éveil: le son d’un toere (instrument tahitien) une nourriture traditionnelle à base de poisson pêché le matin même, une vue imprenable sur le lagon, une légère brise et leurs mains qui ne pouvaient se défaire l’une de l’autre.
-« Je voudrais lever mon verre à ton anniversaire beauté…
-Mon anniversaire? Mais c’est demain!
-Techniquement Mademoiselle Holloman, mais si je me fie à l’heure de Washington… Nous sommes demain! »
En lui disant cela, elle sortit un tout petit paquet cadeau.
-« Oh mais tu vas t’arrêter un jour de me gâter?
-Tais-toi et ouvres le » Dit-elle en buvant une gorgée de vin.
Laurel ouvrit la boite et découvrit un bracelet de distance de couple. Il était fait de perles blanches avec une unique perle noire. Au moment où elle leva les yeux vers Jennifer, celle-ci lui montrait son poignet habillé de son opposé.
-« Ça fait fureur en ce moment et je me disais que c’était de circonstance…
-C’est trop beau… Merci, mille fois merci »
Elles terminèrent leur repas dans l’allégresse, entre regards provocateurs et éclats de rire. Après avoir mangé, elles se dirigèrent au bar pour « un dernier verre ». Le barman leur servit un punch tahitien: du jus d’ananas frais, du rhum brun, du sucre de canne, des morceaux de banane, de mangue, d’orange et évidemment un bâton de vanille. Vers une heure du matin, légèrement pompettes, les femmes saluèrent le jeune homme derrière le bar qui finissait son service. Encore sous le charme de cette soirée, elles voulurent prolonger un peu la nuit en se baladant le long de la plage, chaussures à la main.
Près d’une heure plus tard, les voici de retour dans leur suite. Sur le lit, une enveloppe écrue, au nom de Laurel était posée sur un bouquet de fleur de Tiaré. Cette dernière, se demandait ce qu’elle pouvait bien contenir et sous les encouragements de Jennifer se décida à l’ouvrir.
« Chère Laurel,
Toute l’équipe du Taha’a Resort and Spa vous souhaite un merveilleux anniversaire.
Pour célébrer avec vous ce jour si spécial, nous vous invitons à nous rejoindre au SPA dans la matinée pour bénéficier du soin Taha’a Royal.
Prévoyez deux heures et demie de votre temps pour ce cadeau qui vous est offert par une de vos plus grandes admiratrices…
Bien à vous,
La Direction. »
Laurel leva les yeux vers celle qui était derrière tout cela. Sans dire un mot, elle fit virevolter le mot et et s’avança vers elle, se pinçant les lèvres inférieures. Elle agrippa sa tête et ramena sa bouche à la sienne pour l’embrasser avec passion. De toute sa vie elle n’avait jamais eu envie de personne comme elle avait envie d’elle. Elle l’a jeta presque violemment sur le lit et grimpa sur elle, ôtant sa robe en dentelle. Les gémissements de plaisir résonnaient dans la chambre et les sous vêtements des deux femmes voyageaient à travers la pièce tandis que leurs corps tentaient de ne faire plus qu’un.
Jennifer la dévorait des yeux, se laissant complètement guider par sa maitresse qui semblait savoir ce qu’elle voulait. La moiteur de la nuit rendait l’atmosphère encore plus sexuelle et elles comptaient bien rendre la nuit plus chaude encore. Laurel parcourait le corps de la brune avec sa langue et le léger goût salé de cette dernière la rendait folle. Elle empoigna fermement ses seins et suçota ses tétons jusqu’à les faire devenir aussi durs que possible. Un frisson parcourait le corps entier de la métisse qui commençait à se tordre de douleur.
-« Touche moi Laurel…
-Chuuuuut… »
Laurel glissa furtivement un doigt dans l’entre jambe de son amante pour jauger son degré d’excitation et force était de constater ô combien elle l’était. Jennifer tentait de lui mordiller la bouche mais celle-ci tenait les rennes et ne comptait pas se laisser faire. Elle bloqua ses bras au dessus de sa tête et commença des va et viens langoureux en elle tout en se frottant sur sa cuisse.
-« Ecarte les jambes Jen… »
Celle-ci s’exécuta sans montrer de résistance, ce qui lui permis d’aller encore plus loin dans son corps. Jennifer, qui avait pu se défaire de ses menottes, commença à lui faire l’amour.
Elles n’avaient même pas prit la peine de fermer la porte et en cet instant, c’était le cadet de leur soucis. Elles avaient laissé leurs vies de femme et de mère sur le continent américain, pour s’adonner à ce qu’elles savaient le mieux faire ensemble: s’aimer.
Le chant des oiseaux de nuit, le bruit des vagues, l’odeur de leurs corps se mélangeant rendaient l’ambiance très érotique. Dans un élan de luxure, Jennifer se releva et entraina Laurel avec elle. Elle l’a bloqua face contre le mur et la cambra, colla son corps au sien et glissa une main en elle pendant que l’autre lui agrippait les cheveux basculant sa tête en arrière. Laurel planta ses ongles sur les fesses de sa partenaire tandis que son autre bras s’accrochait au mur pour ne pas tomber.
-« Plus de dix ans que j’attend de te mettre dans cette position… »
-T’arrêtes pas! »
Jennifer accéléra la cadence, inondée par l’excitation de la blonde. Elle lâcha ses cheveux pour la mettre au niveau de son bas ventre, exerçant une pression un peu plus forte à son geste. Après ça, Laurel trembla de tout son corps et deux orgasmes finalisèrent leurs ébats.
-« Je t’aime…
-Tu dis ça sous le coup de l’émotion, alors ça ne compte pas! »
Les premiers rayons du soleil commençaient à transpercer la suite lorsque Laurel se réveilla. Elle enfila un léger peignoir en soie, fournit par l’hôtel et cachant son corps entièrement nu, puis se dirigea dans l’unique autre pièce pour faire couler un bain. Sur une étagère, une grosse panière en osier servait de support à un assortiment de produits: bain moussant, boules effervescentes, fleurs pour le bain. Elle se servit de tout ce qu’il y avait à disposition et très vite, une odeur de vanille envahit la pièce. Elle plongea dans la mousse et regarda le paysage.
Dans le grand lit, Jennifer se réveilla en tapotant à côté d’elle, à la recherche d’une présence. Son visage s’illumina au souvenir de la nuit dernière et sourit, presque gênée d’avoir eu si peu de pudeur. Elle entendit Laurel patauger et se leva pour la rejoindre. Adossée à l’encadrement de la porte, elle l’admirait.
-« Qu’est ce que tu es belle...
-Tu parles... Je suis vieille...
-Un coup de blues d’anniversaire? -Peut-être... »
Jennifer s’avança et plongea dans la baignoire, prit les joues de la blonde dans ses mains pour qu’elle la regarde.
-« Tu es encore plus belle qu’à 30 ans... Tu as un visage parfait et pour couronner le tout, tu es super sexy!
-Mouai, dit-elle avec un léger rictus, tu dis ça simplement parce qu’on a fait des cochonneries cette nuit et que j’ai tellement été géniale que tu veux qu’on recommence...
-J’avoue qu’il y a un peu de ça... Mais bon, sans vouloir paraître mesquine, cette nuit tu ne m’as pas montré grand chose... Enfin si, que tu pouvais monter très haut dans les aiguës. »
Laurel se mordit les lèvres, attrapa les jambes de la métisse pour les ramener autour de sa taille et rapprocher leurs corps. Ses mains remontèrent le long de ses cuisses et tandis qu’elle en posait une dans le bas du dos de sa maîtresse, l’autre s’aventurait dangereusement dans son entrejambe.
-« On va remédier à tout ça alors... »
Elles s’embrassèrent langoureusement et avec toute la tendresse du monde, Laurel lui fit l’amour. Les odeurs de vanille, la vue sur l'île, la mousse et les bruits d’eau rendait la scène magnifique. Jennifer commençait à onduler ses hanches et son souffle devenait de plus en plus fort.
« Je veux aller dans la chambre... »
Leurs corps encore perlés d’eau, Laurel fit asseoir sur le rebord du lit sa maîtresse et tout en maintenant leur regard l’une sur l’autre, elle s’agenouilla devant elle, lui écartant doucement les jambes. La respiration de Jennifer s’accélérait et posa ses mains en arrière, pour se maintenir et s’offrir un peu plus.La blonde embrassa l’intérieur des cuisses, doucement... Elle se rapprocha du sexe de la brune qui laissa tomber sa tête en arrière. Laurel lui caressa le clitoris du bout de sa bouche, tendrement, le laissant gonfler et durcir, puis son pouce vint continuer le geste pour qu’elle puisse la pénétrer avec sa langue. Jennifer agrippa de ses deux mains la chevelure blonde:
« -Oh mon dieuuu... »
Laurel plaqua ses deux mains sur les fesses de sa partenaire et appuya son geste, accélérant les mouvements de sa langue. Une poignée de secondes plus tard, sous des cris presque douloureux, Jennifer explosa.
Elles passèrent leur dernière journée à lambiner au lit, profitant de leurs corps, sachant pertinemment qu’elles ne se reverraient pas de sitôt. Elles avaient commandé au room service un plateau de fruits de mer gigantesque et une bouteille de Möet et Chandon qu’elles se délectaient devant la filmographie de Julia Roberts.
«- Alors tu as réfléchis? -A quoi?
-Le reboot!
-Jennifer, ne remets pas ça sur le tapis, on n’est pas bien là? On profite de nous, c’est tout...
-Ça te plairait pas franchement? Retravailler avec moi... » demanda t-elle avant d’avaler une huître. Laurel lui sourit, trouvant la scène aguichante.
« - Évidemment.. Surtout si tu manges des huîtres tous les jours... Plus sérieusement, même si les années TLW ont été extraordinaires... Elles ont été très sombres, en particulier avec toi.
-Pour moi aussi mais près de 15 ans se sont passés et il s’en est passé des choses tu ne penses pas?- Justement! Il s’est passé beaucoup de choses et ça fait dix ans que j’ai tiré un trait sur le cinéma, jene crois pas vouloir me remettre dedans...
- Tu te rends bien compte que le reboot ne sera pas apprécié par les fans si tu n’es pas de la partie et que le flop sera inévitable...En plus, il n’est pas question d’un plein temps, c’est vraiment pour faire la passerelle entre la nouvelle et l’ancienne génération, au moins le temps que les fans s’attachent aux nouveaux personnages.
- Tu ferais une excellente négociatrice, tu le sais ça?
- Je prends ça pour un oui?
- Prends ça comme un « je vais réfléchir » d’accord?
- Ça me va! Mais bon, ne mets pas t...
- STOOOP Jennifer, je t’ai dis que j’allais réfléchir, maintenant laisse moi voir si Vivian va finir avec Edward ou pas!
- Parce que tu vas me faire croire que tu n’as jamais vu Pretty Woman? Lui dit-elle en s’approchant de sa bouche, doucement.
- Pretty quoi?? » S’amusa-t-elle.
Elles se mirent à rire et à s’embrasser, faisant virevolter les coquillages vides. Telles deux adolescentes à la découverte de sensations nouvelles, elles étaient en perpétuelle demande du corps de l’autre. Elles se surprirent même à explorer des choses qu’elles n’auraient jamais pensé faire un jour mais se sentaient tellement en confiance l’une avec l’autre que ça venait naturellement. Elles passaient de l’éclat de rire à l’excitation la plus intense et bien qu’elles aient toujours été complices, elles ne l’avaient jamais été autant que ces derniers jours. Comme à chaque retrouvaille, elles retombaient folles l’une de l’autre, ce qui rendait la séparation encore plus dure à chaque fois.
Vers 19 heures, Laurel se décida à sortir du lit pour prendre une douche. Jennifer quant à elle, le moral un peu dans les chaussettes, enfila son maillot de bain et partie nager espérant oublier le retour à la réalité du lendemain. Elle plongea directement dans l’eau sans se soucier de la température de celle-ci et commença un crawl rapide.
Laurel, de la baignoire, l’a vit passer devant elle, surprise de ne pas avoir été mise au courant. Elle profita de ce moment de solitude pour appeler ses filles qui commençaient à trouver le temps sans leur mère assez long. Le garçon de chambre vint débarrasser le plateau et leur apporta unChevalier-Montrachet d e 2010, ainsi que plusieurs mises en bouche spécialement offert par la Directrice de l’établissement. Laurel prit l’enveloppe sur la desserte qui leur était destinée:
« Grande fan de la série et de ce que vous avez pu apporter à notre communauté, votre secret sera bien gardé et revenez quand vous voulez. Jillian F. »
Touchée par l’intention mais en même temps inquiète puisque démasquées, elle remercia le jeune homme et lui fit prendre congé. Assise sur un des fauteuils de la suite, elle hydratait son corps, asséché par le soleil et le sel de l’eau. Jennifer arriva à ce moment là, encore essoufflée par la nage.
« -Cette séance de sport m’a fait un bien fou! Ça va toi?
- Oh tu m’as fait peur! Oui ça va, tu vois j’en profite pour me passer de la crème parce que je n’ai pas eu le temps de le faire ces derniers jours...
- Tu as raison, tu as la peau tellement fragile. Je vais sous la douche, tu nous mets un peu de musique?
- Oui Chef, à vos ordres Chef! »
La métisse lui tira la langue en se rendant dans la salle de bain. Laurel enfila une parure de sous vêtement bleue marine, galbant sa poitrine magnifique et un tanga en dentelle qui sublimait ses fesses fermes et rebondies, puis revêtit une nuisette assortie.
De son côté aussi, Jennifer voulait vraiment marquer le coup pour leur dernière soirée. Après s’être lavée, c’est dans une parure mauve et un kimono orné de grosses fleurs qu’elle se présenta devant Laurel.
« -Tu es... » Laurel s’avança, les yeux remplies d’admiration et lui caressa la joue. « Magnifique!- Merci ma jolie blonde, je te trouve à tomber, genre littéralement! »
Aretha Franklin en fond, les deux femmes savouraient le vin qu’on leur avait offert. Laurel donna le petit mot de la Directrice à Jennifer, qui sourit en le lisant.
« -Tu vois, c’est pour ce genre de femme que tu dois être de la partie pour le revival!
-Attends, la nana en gros nous dit qu’elle sait qu’on a passé les derniers jours à baiser et c’est tout ce que ça t’inspire?
-Elle a bien dit qu’elle garderait le secret non?
-TU ES MARIÉE Jennifer! Tu l’as oublié? Elle pourrait saboter toute ta vie, un soir où elle a un verre dans le nez, ou pour contrer les spéculations de fans...
-Saboter ma vie? Ou la tienne? Parce que je ne te sens pas du tout rassurée...
-Evidemment que je ne suis pas rassurée, ça peut aller super loin! Imagine qu’elle nous ai pris en photo ou qu’elle...
-Ressaisies-toi frangine! Profitons de notre dernière soirée ensemble et promis, si le FBI me pose des questions, je dirais que je ne t’ai jamais vu!
-Pfff »
Laurel éclata de rire. Elle avait compris qu’elle était partie un peu trop loin dans son discours et pour une fois, elle allait faire ce qu’on lui disait: profiter...
Le ventre plein et la bouteille vide, l’atmosphère se faisait plus pesante mais surtout plus nostalgique. La nuit était bien entamée, les deux femmes savaient que d’ici quelques heures elles devraient se quitter et faire comme si elles n’avaient jamais existé l’une pour l’autre. Assises parterre face à face, elles ne se regardaient que très peu mais leurs jambes entremêlées ne se quittaient pas.
Comme un signe de la diva, « i say a little prayer » démarrait et c’est Jennifer qui mit fin au silence. « -Lève-toi bébé, danse avec moi! »
Elle lui prit les mains et les passa autour de son cou tandis que les siennes se placèrent sur ses hanches. Pour la première fois de leur vie, elles comprirent les paroles, comme si elles avaient été écrite pour leur histoire. Durant la chanson, elles ne se quittèrent pas des yeux, se murmurant les paroles au rythme de l'interprète.
« -Je déteste ce moment-là, cet instant qui nous ramène doucement à la réalité. J’aime mon mari, j’aime ma famille mais toi... Je crois que le jour où tu es venue auditionner pour le rôle de Tina, je savais que c’était toi!
-Jenn...
-Sincèrement, je sais que tu peux tout me reprocher et à raison, tu as tout fait pour que ça marche
entre nous et moi j’ai joué la carte de la facilité mais je cr...
-Chuut... Écoute, on n’est pas là pour te flageller sur une histoire vieille de 15 ans, mon divorce n’a rien à voir avec nous deux, il était inévitable et tu le sais. Je pense qu’on a prit la bonne décision, avec du recul je me dis que si on avait tout quitté pour se mettre ensemble, on ne serait peut-être pas là aujourd’hui.... La pression des médias, des fans, la distance entre ton travail et le mien. Je sais que tu es mon âme soeur mais je sais aussi qu’on se serait détruite toute les deux.
-J’en suis consciente, mais je t’avoue que tu me manque, tous les jours tu me manque. T’es la passion qui me dévore, celle que la plupart des gens passent leur vie à chercher mais qui fait énormément souffrir parce qu’une fois trouvée, elle devient... Viscérale. Tu m’es viscérale.
-Je t’aime Jen. »
Doucement, elle s’embrassèrent. Il n’y avait plus de musique et pourtant elles continuaient de danser. Leur étreinte se faisait plus insistante. Plus triste aussi. C’était leur dernier moment à elles,
où elles pouvaient encore s’appartenir et ne comptaient pas passer à côté. Elles ne firent pas l’amour cette nuit-là mais la passèrent enlacées l’une contre l’autre, ne faisant plus qu’une.
Trois mois qu’elles s’étaient écoulés depuis leur voyage et comme convenu, elles ne s’étaient donné aucune nouvelle. Avec les aléas de la vie, leur travail et leur famille, elles n’avaient pas eu le temps de penser à leur petite escapade idyllique... Ou presque. Un matin Jennifer rentrait de son jogging, complètement éreintée par son sprint final. Sa fille dormait encore et son mari était cloîtré dans son bureau, comme presque tous les weekends, en vue de décrocher un contrat avec une énorme firme chinoise qu’il convoitait depuis des mois. Elle se dirigea machinalement dans la salle de bain et se fit couler un bain.
De l’autre côté de l’océan, en Italie, Laurel se préparait. Cette fois-ci, elle ne se rendait à aucun vernissage ni aucune exposition, elle ne sortait même pas de la maison qu’elle avait loué pour les vacances. Elle se préparait à un rendez-vous... Avec une femme, Françoise D. (Cette femme existe alors je préfère ne pas dévoiler son nom complet, au cas où).
C’est une photographe française qu’elle avait rencontré quelques semaines auparavant. Au fil de la soirée, les deux artistes avaient sympathisé et au fil de la conversation, s’étaient rendues compte qu’elles passaient l’été à quelques kilomètres l’une de l’autre. La suite se fit sur Instagram, quelques jours plus tard, où elles décidèrent de se voir avant l’arrivée des parents et des filles de Laurel.
Confortablement installée dans sa baignoire, Jennifer prit son téléphone et regardait machinalement les réseaux sociaux. C’est un énième commentaire de fan de The L Word parlant de « Tibette » qui lui fit se demander ce qu’il pouvait bien se passer dans la vie de Laurel... Et quel choc! Laurel venait de poster une photo sur Instagram d’une table dressée pour deux personnes avec en légende « Dîner d’été? ». Cette vision lui fit l’effet d’une bombe. Elle se doutait bien que Laurel ne resterait pas célibataire indéfiniment. Elle plaisait aux hommes et aux femmes mais surtout elle avait le droit au bonheur. Même si elle était totalement consciente de cela, elle ne pouvait s’empêcher de vouloir lui hurler dessus, sa jalousie s’était matérialisé en une boule dévastatrice logée dans sa gorge, l’empêchant même de déglutir.
La soirée avait très bien commencé pour Laurel. Ça faisait très longtemps qu’elle n’avait pas autant apprécié une nouvelle rencontre. Françoise était une jolie femme, blonde au cheveux courts avec un style assez branché, qui avait la même passion qu’elle pour les arts. Ce qui la faisait le plus craquer, c’était son accent français... Au fur et à mesure de la soirée, la conversation devenait de suggestive et cela lui plaisait énormément.
« -Et donc tu es entrain de me dire que mise à part cette mystérieuse femme mariée avec qui tu as eu une aventure, tu es toujours sortie avec des hommes?
-C’est ça...
-Mais... C’est toi ou cette nana qui a mit un terme à votre relation?
-Disons que c’était d’un commun accord... Mais dis-moi, tu es là pour me séduire ou me parler de mes anciennes conquêtes?
-Je me renseigne en réalité... » Lui dit Françoise en buvant une gorgée de vin.
Laurel, le regard plus coquin s’accouda à la table, se rapprochant de façon significative. « -Ah oui? Et bien raconte, j’aimerai savoir à quelle sauce je vais être mangée...
-Je voudrais bien remercier celle qui a permis que je puisse faire ça... »
Doucement, elle s’approcha de Laurel et l’embrassa. Le baiser ne dura que quelques secondes mais assez pour donner aux deux femmes l’envie d’aller un peu plus loin. Leurs sourires en disaient long sur ce qu’elles s’apprêtaient à faire...