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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : The L Word
Création : 24.05.2018 à 16h42
Auteur : Milaie69
Statut : Terminée
Alors là on est loin d'une Tibette story mais plutôt une Jenrel... M'inspirant de faits réels (chronologie des années, tweet etc...) je suis sur ce projet depuis des mois et je n'ai pas
Cette fanfic compte déjà 46 paragraphes
A Vancouver, l’ambiance était devenue... Glaciale. Jennifer était sortie de son bain, avait enfilé un pantalon d’intérieur et un gros sweat à capuche. Elle était descendu pour préparer le petit déjeuner d’Ella qui venait de se réveiller pour se rendre à son entraînement hebdomadaire de basketball. Les pancakes étaient chauds, les oeufs prêts à être cuits et les oranges fraîchement pressées. Tout paraissait totalement normal, excepté dans la tête de la maîtresse de maison qui fulminait.
« -Salut Mam’s »
Jennifer, qui avait mit les oeufs dans la poêle, n’avait même pas prêté attention à sa fille, installée sur l'îlot central de la cuisine.
« -Allooooo?? »
En se retournant avec l’assiette elle se tapa le coude à un placard qu’elle n’avait pas refermé et fit volé l’omelette au sol.
« -Et Merdeeee! » Vociféra-t-elle.
« -Il y a de l’ambiance ce matin, t’es sûre que ça va Mam’s?
-Euuh... Pardon ma chérie, je n’avais pas vu que tu étais là, oui oui ça va, j’ai... J’ai juste mal dormi.
-T’inquiète pas pour les oeufs, t’façon j’ai pas très faim. » Dit-elle en sautant du comptoir, pancakes en bouche et prenant son sac de sport. « On y va? la semaine dernière le coach a fait faire dix tours de terrain à Dinah, un pour chaque minute de retard.
-Oui oui, je te rejoins je prends mon sac. »
Affranchies de leurs hauts respectifs, Laurel et Françoise continuaient de s’embrasser mais cette fois-ci sur le grand canapé du salon. Leurs mains commençaient à se frayer des chemins dans des endroits plus intimes les uns que les autres, ce qui n’était pas pour leur déplaire. Beaucoup moins novice que sa partenaire de la soirée, Françoise avait prit les commandes et semblait savoir exactement comment s’y prendre pour rendre l’atmosphère de plus en plus chaude.
Jennifer quant à elle avait réussi à déposer sa fille à l’heure pour son entraînement mais n’avait pas quitté le parking pour autant. Les yeux rivés sur son portable, elle scrutait le moindre commentaire
sous la photo qui l’avait faite sortir de ses gonds deux heures plus tôt. Poussée par une petite voix dans sa tête, elle lui envoyait un message privé.
« Quitte à être encore plus énervée, autant que je sache pourquoi » Se dit-elle.
En Italie la soirée se déroulait parfaitement bien, les deux amantes se découvraient de plus en plus...Littéralement.
« -C’est ton téléphone qui vient de sonner?
-Laisse, c’est Insta.”
Le téléphone se remit à sonner, ce qui irrita légèrement Françoise.
“-Sinon... Tu peux l’éteindre?
-Non désolée je peux pas, je dois rester joignable au cas où, pour mes filles... Mais continues, viens...”
La photographe se redressa, se grattant la tête et s'assit sur le canapé. Laurel, qui sentait son invitée se tendre, se dirigea vers son téléphone.
“-Tu sais quoi? Je vais désactiver les notifica...”
Elle bloqua net devant son écran. Françoise, qui l’avait vu changer de couleur en prenant son smartphone, savait qu’il ne s’agissait pas d’un commentaire d’une personne lambda. Elle fit mine de ne rien voir et se leva, enfilant son t-shirt pour se rendre sur la terrasse, cigarette à la main.
“-Ben qu’est-ce que tu fais?
-Je fume une clope, pourquoi?
-Sérieusement? On n’était pas sur le point de faire autre chose?
-Ecoute Laurel, crois-moi ce n’est pas l’envie qui m’en manque mais mon petit doigt me dit que tu as quelques petites choses à régler avant. Tout n’a pas l’air très clair”.
Elle éteignit sa cigarette, prit ses affaires et se dirigea vers la porte. “-Tu as mon numéro.
-Mais attends je...
-Je ne suis pas très adepte du triolisme.”
Elle lui sourit et sortit, refermant la porte derrière elle et laissant Laurel au milieu de la pièce à moitié nue, téléphone à la main...
“Je vois que tu as fais de belles rencontres en vacances...”
C’est ce que lui avait envoyé Jennifer sur la messagerie instantanée du réseau social. Puis elle avait
rajouté (par orgueil, probablement) : “Surtout une à priori...”.
Le sourire aux lèvres, elle jeta son téléphone sur le siège passager et démarra le Range Rover. Elle roulait sur Burrard Street, quand son téléphone se mit à sonner. Elle se doutait bien de qui se cachait derrière ce message, elle gara sa voiture sur un parking d’un drive-in et s’empressa de récupérer son smartphone.
LH: Je ne sais pas si tu as une activité sexuelle avec ton mari (et d’ailleurs, je ne veux pas le savoir) mais tu viens de me faire passer à côté d’une partie de jambes en l’air inespérée...
JB: Ah oui? Tu couches le premier soir?
LH: Ben là pour le coup, je n’ai pas couché du tout...
JB: Aouch... Désolée! Il était si irrésistible que ça pour que tu ne puisses pas te retenir?
LH: IL? Qu’est qui te faire croire que c’était un “il”?
Le rictus de Jennifer s’effaça à l’instant même où elle lu le message.
JB: Je ne sais pas... Ca ne m’avait jamais effleuré l’esprit à vrai dire.
LH: Tu sais pourtant que je suis attirée par les femmes, non?
JB: Oui oui je sais, c’est juste que je pensais avoir le privilège d’être la seule...
LH: Rassures-toi, vu sa réaction je ne suis pas prête de la revoir et de ce fait, tu es encore la seule ;-)
JB: Alors c’était bien une fille?
LH: ...
JB: Je vois... Ma fille va bientôt sortir du basket, je dois y aller... Excuse moi encore pour ce soir, la prochaine fois je m’abstiendrais. Je t’embrasse.
Jennifer posa son téléphone et eu du mal à réaliser ce que Laurel venait de lui avouer. Elle voyait quelqu’un. Une femme. La seule chose qu’elle avait retenue de leur conversation, c’est qu’elle avait eu très envie d’elle. A cet instant, même le camion qui se tenait à côté d’elle ne lui aurait pas fait aussi mal en lui rentrant dedans que ce qu’elle venait d’entendre. Elle déglutit non sans mal et récupéra Ella à son cours de Basketball.
Deux mois plus tard, les vacances de Jennifer et sa famille touchaient à leur fin. Ils avaient décidé de parcourir l’Italie en voiture tous les trois et après quinze jours, ils en avaient vu du pays. Ils avaient atterris à Milan, étaient descendus jusqu’à Rome, puis Naples et en Calabre. La deuxième semaine ils
avaient rapidement parcouru la Sicile (qu’ils connaissaient bien) pour se rendre en Sardaigne, d’où ils repartiraient deux jours plus tard pour le Canada.
Le dernier soir, ils avaient jeté leur dévolu sur un tout petit village réputé pour sa tranquillité et sa discrétion. Les personnes connues qui séjournaient en Sardaigne se retrouvaient souvent ici puisque le coin étant tellement reculé que les habitants les connaissaient à peine.
Même si la nuit était tombée, les badauds se promenaient, glaces à la main, leurs petits couraient partout en riant. Bras dessus bras dessous, Jenifer et son mari fermaient la marche à leur fille qui avait les yeux rivés sur son téléphone à capturer des Pokémon. Ken aussi était happé par son Iphone qu’il avait rallumé quelques heures plus tôt pour se reconnecter avec le travail évitant un retour à la réalité trop brutal. Jennifer quant à elle se sentait un peu seule mais profitait quand même du paysage.
A quelques mètres de là, sans le savoir, Laurel ses parents et ses filles cherchaient une terrasse pour boire un verre et manger une glace. Les petites étaient surexcitées à l’idée d’être dehors si tard et ne tenaient pas en place.
“-Maman là, là!!! regarde un peu plus loin ils font des glaces! Viens”
Elle n’eu même pas le temps de lui répondre que Nala avait prit la poudre d’escampette. Laurel et sa mère, Gina étaient parties la rejoindre pour ne pas qu’elle s’éloigne trop pendant que son père, Andy, et Lola traînaient la patte.
“-On se met là Laurel?
-Oui maman, c’est parfait! Je vais juste commander les boissons au bar. Qu’est-ce que vous prenez toi et papa?
-La même chose que toi ma puce.
-Bières?
-Pourquoi pas! C’est nos vacances à nous aussi!”
Laurel lui sourit et entra dans le restaurant. En attendant ses bières, elle discutait avec le serveur qui lui parlait de son rêve d’aller aux Etats-Unis pour travailler mais qu’il attendrait très certainement les prochaines élections présidentielles avant de sauter le pas, trop effrayé par Trump et sa politique drastique envers les immigrés. Ses filles l’avaient rejoint en courant pour choisir leur glace. Lola avait choisi le classique vanille/fraise tandis que sa soeur s’était laissée tenter par un stracciatella. Les mains pleines, les petites rejoignirent leur table en pariant que Nala n’arriverait jamais à la finir tandis que leur mère les rejoignit quelques minutes plus tard.
“-Chérie, regarde qui je viens de croiser?”
Laurel n’en croyait pas ses yeux. Elle posa le plateau, interloquée par la scène improbable qui se jouait face à elle. Elle remarqua aussitôt une profonde gêne dans les yeux de Jennifer, qui ne pouvait pas la regarder plus de quelques secondes. Ken, déjà installé, parlait football avec Andy et Ella aidait Nala à manger sa glace.
“-Tu veux boire quelque chose chéri?
-Prends moi une biè... Et merde c’est le boulot qui appelle, excusez-moi un instant. -Attends je vais venir avec toi!
-Non c’est bon installe toi, j’en ai pour deux minutes.”
Alors là, Laurel se disait qu’elle était dans la quatrième dimension. Dans un premier temps, la situation était somme toute assez cocasse mais Jennifer semblait tellement... pas elle. Elle ne l’avait jamais vu comme ça, même si en partant commander à boire elle avait lui avait sourit, elle semblait...triste. C’est peut-être d’ailleurs cette tristesse qui lui donnait des haut le coeur et qu’elle n’avait qu’une envie, la prendre dans ses bras.
Elle se sentait mal aussi parce qu’elle avait revu Françoise, qu’il y avait eu quelque chose entre elles et qu’elle serait obligée de lui dire qu’elle avait revu la femme mariée...
Assise entre ses parents elle regardait Ken au loin en train de parler vivement au téléphone, les trois petites qui jouaient à “Pokémon Go” et elle se disait que tout serait tellement plus simple si elles n’avaient jamais cédé autant de fois à la tentation. Mais à chaque fois c’était plus fort qu’elle. De leur premier baiser dans les bois lorsqu’elle était enceinte jusqu’à leur semaine incroyable en Polynésie.
Jennifer était revenue et s’était installée avec son spritz, presqu’en face de la blonde, qui essayait tant bien que mal d’établir un contact visuel.
“-Votre mari à l’air contrarié, j’espère que ce n’est pas trop grave...
-Ne vous en faites pas Gina, disons que les vacances ne sont pas tombées au bon moment!
-Oui mais vous savez, lorsque l’on est son propre patron, si on ne se met pas un coup de pied aux fesses de temps en temps pour les vacances et bien on ne partirait jamais!
-Je suis totalement d’accord avec vous Andy, je dois presque le menacer de lui jeter son téléphone pour qu’il arrête de travailler. Mais là, je comprends que quinze jours ce soit long.”
Nala arriva, les yeux presque fermés vers sa mère et la prit dans ses bras.
”-Je suis fatiguée maman, on peut rentrer?
-Ah oui?Je croyais qu’on devait faire une MEGA GIGA nuit blanche dehors? -Quand j’aurais 11 ans j’y arriverais...
-On en reparlera à ce moment alors... Allez viens mon coeur on r...
-Non non chérie, reste avec tes amis, papa et moi on est fatigué on prend les filles et on rentre,
profites de ta dernière soirée et laisse nous profiter de nos petites filles. -Vous êtes sur?
-Mais oui!!”
Gina, Andy et les filles saluèrent tout le monde et prirent le chemin de l’hotel. Le silence était pesant mais Ella, absorbée dans son jeu, n’y voyait que du feu. les deux amantes se regardaient furtivement, l’air coupable. Ken revint sur les nerfs, prit sa bière et l’a finit d’une traite.
“-Faut que je rentre à l'hôtel ma puce je suis désolé mais ce con de Jonathan ne comprends rien à ce que je lui explique, il faut que je fasse une vidéo conférence depuis l’ordinateur. Ella tu rentres avec moi?
-Ouai, de toute façon il n’y a plus de rien à capturer...
-Jennifer, Reste avec Laurel sauf si t’es fatiguée?
-Oui je vais ren...
-Ne t’inquiète pas Ken, je la ramènerai! Ca m’a fait plaisir de te voir en tous cas!”
Jennifer ne s’attendait pas du tout à ce que la soirée prenne cette tournure là, encore moins que Laurel se montre si insistante pour qu’elles restent ensemble. Ca ne lui ressemblait pas, elle avait plutôt pour habitude de lui courir après, mais pas cette fois et ça lui était très agréable.
“-Ok... Laurel je compte sur toi pour prendre soin d’elle, c’est l’amour de ma vie.”
Il dit au revoir à Laurel, prit la main de sa fille et avant de partir se pencha vers sa femme et l’embrassa tendrement, ce qui réveilla les haut le coeur de Laurel.
“-Il aurait du te pisser dessus, ça aurait été plus rapide...- T’es bête! “
Les deux femmes se sourient et regardèrent chacune d’un côté, l’atmosphère devenant de plus en plus pesante.
“-Ca te dirais de marcher un peu? J’ai un peu la bougeotte.
-Tu veux aller où?
-Il y a une petite crique un peu plus bas, on a passé la journée là-bas avec mes parents, c’est très calme et très mignon, même si avec la nuit qui est tombée je perds toute crédibilité, elle vaut le détour.
-Je te suis.”
Depuis qu’elles étaient parties du restaurant, aucune des deux ne parlaient. Laurel jetait des coups d’oeil rapides en direction de son amie mais celle-ci n’y prêtait pas attention. La foule disparaissait peu à peu dans leur dos, laissant place aux chants reposant des grillons mais aussi au doux bruit des vagues.
“-Tu la revu?”
Jennifer s’arrêta nette au moment de poser la question, laissant Laurel marcher quelques pas devant elle, comme si elle ne voulait pas avoir la réponse à travers ses yeux. On sentait dans son intonation qu’elle avait ce besoin, presque viscérale, de lui demander.
“-Oui... On s’est revu deux fois.”
La brune s’avança puis, dans un silence assourdissant, elles continuèrent leur chemin.Les yeux de Laurel ne quittaient pas le sol et les dernières minutes de promenade parurent des heures. La blonde n’avait pas menti, l’endroit était à couper le souffle: l’horizon n’en finissait plus, la lune paraissait quatre fois plus grosse que d’ordinaire et la mer semblait avoir trois teintes de bleus différentes. Les arbres qui se trouvaient derrière elles laissaient à penser qu’ils étaient là pour préserver ce petit coin de paradis des hommes et de leur besoin de toujours tout s’accaparer.
Laurel s'assit sur le sable. Elle regardait le paysage et sans détourner les yeux du spectacle, prit la main de Jennifer et la fit s’assoir entre ses jambes. Cette dernière souffla instinctivement, comme pour tenter d’évacuer la boule qu’elle avait à l’estomac. Laurel l’enlaça et la serra un peu plus contre son corps, faisant mourir sa bouche au creux de son cou. Jennifer ferma les yeux, savourant la douceur de ses lèvres et l’odeur de son parfum.
“-Je suis la pire des égoïstes... Je me doute que tu as des liaisons, c’est normal... Mais depuis ton divorce, tu ne m’as jamais parlé d’aucune conquête. Et maintenant il y a cette femme... et d’un seul coup, ça devient réel...
-Je comprends, je ressens la même chose vis à vis de Ken. Je sais que tu es mariée mais tout à l’heure j’ai eu envie de le cogner pour t’avoir embrasser, c’est bête parce qu’il était là bien avant moi...
-Je suis désolée...
-Non, tu n’as pas à l’être... Si je n’ai jamais eu de relations sérieuses c’est parce que même si pendant toutes ces années je t’ai évité, il y avait une part de moi qui t’attendait... Et qui t’attends toujours.
-C’est pas juste pour toi!
-Mais c’est je le veux bien... C’est pour ça que j’ai décidé de donner une chance à Françoise. J‘ai beau t’aimer passionnément, il faut que je me rende à l’évidence sur le fait que tu ne quittera pas ton mari et c’est ton choix et je le respecte mais il faut que tu respecte le mien...
-Je sais... Pour tout t’avouer, ça fait des lustres qu’il ne s’est rien passé entre nous. Je pense très sincèrement qu’il voit quelqu’un d’autre et j’ai envie de te dire que ça me va bien...
-Alors qu’est-ce que tu fais encore avec lui? où sont tous tes principes de femme forte et indépendante que tu prônes à longueur d’années?
-Je sais... C’est toujours bien plus simple de donner des conseils aux autres plutôt que d’agir pour soi. J’espère peut-être simplement qu’il le fasse lui...
-Tu sais quoi? Je n’ai pas envie de me triturer le cerveau avec tout ça ce soir. Avec toi dans mes bras et une vue pareille, je veux juste profiter de l’instant présent...”
Laurel lui sourit et la serra encore plus contre elle. Elle humait sa chevelure brune,embrassa son cou, ses joues... Elle aurait tout donné pour que le temps s’arrête. Jennifer tourna sa tête et frotta son nez à celui de la blonde puis,avec toute la tendresse du monde, vint poser ses lèvres sur les siennes.
-Je t’aime Laurel... Dès le premier jour où je t’ai vu, je t’ai ressentie dans tout mon corps. -Je t’aime...”
Leur baiser reprit de plus belle, leur faisant oublier tout autour d’elles. Jennifer se retourna complètement face à Laurel, en appuie sur ses genoux. Les mains contres ses joues, elle intensifia leur étreinte. Laurel glissa ses mains sous la robe de sa maîtresse et s'agrippa à ses fesses musclées.
“-Nan on peut rien faire ici, tu imagines si un paparazzi nous surprenait? T’imagines la tête de nos filles en voyant ce genre de photos?”
-Et ton mari.
-Oui et mon mari...
- Force est de constater que pour une fois, tu as raison...
-Pour une fois?”
Jennifer se releva ajustant ses sous-vêtements, l’air faussement outrée. Elle passa la main dans les cheveux de la blonde pour la recoiffer.
“-Oui, oui pour une fois!
-Dommage en tous cas...
-Oui, ça promettait de grandes choses, mais c’est peut-être mieux comme ça.”
Elles reprirent toutes les deux le chemin de la civilisation et comme elle le promit à Ken, Laurel accompagna Jennifer jusqu’à son hôtel. A une centaine de mètres de l’arrivée, la brune s’arrêta et ramena sa belle vers elle, dans une ruelle sombre. Elle la plaqua contre le mur et l’embrassa si fort qu’elles oublièrent presque de respirer.
“-Je crois que nos chemins s’arrêtent ici.
-Oui. Ton bullmastiff va finir par se douter de quelque chose et va finir par me mordre!”
Jennifer lui sourit avec toute la tendresse du monde, lui caressant la joue et se dirigea en direction de son hôtel. Laurel attendit de ne plus la voir avant de tourner les talons.
Cette nuit là, elle ne rentra pas tout de suite retrouver les siens, elle déambulait dans les rues, tiraillée entre la joie d’avoir passé du temps avec l’amour de sa vie et la mélancolie de ne pas avoir pu l’avoir plus longtemps rien que pour elle...
To be continued...
FIN