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Jeunesse et protection des mineurs
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Série : The L Word
Création : 16.12.2018 à 11h11
Auteur : Milaie69
Statut : Terminée
Je crois que je n'ai plus besoin de spécifier de quel couple il s'agit...
Cette fanfic compte déjà 103 paragraphes
La jeune femme, d’environ 25 ans s’approcha d’Angie. Elle portait un t-shirt blanc à l'effigie de la compagnie de croisière et un short très court bleu marine. Elle était mate de peau, des cheveux bruns aux reflets dorés qui tombaient en cascade jusqu’au milieu du dos. Bette jeta un coup d’oeil furtif vers Tina qui bloquait littéralement sur elle. Elle connaissait son goût pour les méditerranéennes et il fallait avouer que celle-ci était particulièrement belle. Elle avait de grands yeux noirs, un nez superbe et des lèvres bien charnues.
“-Re bonjour ragazza!
-Sophia, tu peux dire à mes parents qu’elles n’ont pas à s’inquiéter pour la soirée de ce soir?”
La jeune femme leva les yeux vers Bette et Tina et leur sourit. Elle posa la main sur la tête d’Angelica, comme pour les rassurer.
“-Bonjour, je suis Sophia, une des animatrices du Teen Club. Ce soir on organise une soirée pour que les jeunes puissent se rencontrer. On les incite vraiment à venir, on va faire pleins de jeux histoire de tout de suite briser la glace, ne vous en faite pas, je serai avec six de mes collègues. En plus vous pouvez passer dans la soirée pour vous rassurer.
-Mais vous les prenez en charge à partir de quelle heure?
-Vers 18h, le chef prépare à manger spécialement pour eux et ça se termine vers 22h30…”
Pendant que Sophia expliquait le déroulement de la soirée, Tina semblait subjuguée par son accent italien et ne la quittait pas des yeux. Bette avait presque l’impression d’être de trop, étant donné que l’animatrice ne regardait que son ex.
“-Betty, qu’est-ce que tu en pense? ça à l’air sympa!
-Oui très sympa!
-Bon alors je peux la compter parmis nous?
-Oui et puis mon petit doigt me dit qu’on passera faire un tour…”
Bette se tourna vers son ex et lui fit un clin d’oeil. Tina rougit instantanément tentant de trouver quelque chose à dire pour que Sophia ne remarque pas pourquoi Bette avait dit ça.
“-Oui on passera pour voir si tout va bien!
-Super, j’ai hâte! Et puis si tu veux tu peux, enfin vous pouvez rester moment avec nous pour chaperonner. Je dois y aller, à ce soir!”
Angelica marchait devant ses mères à la recherche d’une activité.
“- Au fait! C’est cadeau!
-De quoi?
-Ben de sacrifier une partie de ma soirée pour que tu puisses revoir Claudia Cardinale!
-Pffff!”
Bette se pencha vers Tina pour lui parler le plus doucement possible afin de s’assurer que leur fille n’entende rien.
“-Pas à moi Casanova, je te connais, tu la baisais des yeux!
-Arrête c’est une gamine!
-Et ben en tous les cas tu lui as tapé dans l’oeil à la gamine!
-Tu dis vraiment n’importe quoi!”
Angie s'arrêta devant le grand mur d’escalade et se tourna vers ses mères. Bette la regarda, donna son pot de glace vide à Tina et frotta ses mains.
“-Si tu arrives avant moi en haut crapaud, tu peux passer deux journées complètes à ton club.
-J’espère que tu as une photo de moi, parce que je vais te manquer…”
Elle donna son pot à sa mère et partit en courant pour mettre un baudrier suivie de près par Bette. Tina savait que sa fille avait prit l’esprit compétitif des Porter mais pas à ce point-là. Les deux se défiaient sans arrêt, c’était une facette qu’elle ne connaissait pas d’Angie et comprenait mieux pourquoi c’était aussi souvent tendu entre elles. Accoudée à la barrière de sécurité, Tina les regardait grimper du plus vite qu’elles pouvaient tout en essayant de déstabiliser l’autre par la parole, Betty devait être sûre d’elle pour mettre en jeu un tel gain, mais c’était sans compter sur l’envie d’Angelica de gagner.
“-Ca fait longtemps que vous êtes ensemble?”
Tina reconnu l’accent de la jeune italienne, qui venait de se poser à côté d’elle tout en regardant la course de la mère et de la fille.
“-Betty et moi? Oh non, nous sommes séparées depuis très longtemps.
-Et vous passez vos vacances ensemble? Waouh en sept ans d’animation je n’avais jamais vu ça! C’est super!
-En fait, ce sont nos premières depuis notre séparation.
-C’est très intelligent de votre part à toutes les deux. Quand je vois le nombre de famille qui…”
Tina ne regardait plus la compétition, complètement absorbée par les yeux et la bouche de Sophia. Elle entortillait une mèche de cheveux tout en l’écoutant. Bette, voulant estimer la distance déjà parcourue, regarda en bas et assista à la scène. Elle ne pu s’empêcher de les regarder, vociférant intérieurement des insultes à l’encontre de l’italienne. Angie profita de l'inattention de sa mère pour accélérer son ascension et arracher la victoire. Elle frappa sur le gong, fière d’elle.
“-Ahaha à moi la liberté!”
Bette fut surprise par le bruit et leva les yeux. Sa fille était à cinq mètres au-dessus d’elle, savourant sa victoire sous les applaudissements de certains vacanciers.
“-Bien joué crapaud! On dirait que l’élève est en train de dépasser le maître!”
Dans leur suite, Chacune préparait sa tenue pour le soir. Angie venait de partir sous la douche, Bette ouvrit la baie vitrée pour s’installer sur le balcon et Tina sortait une bouteille de Martini du mini frigo.
“-Rituel vacancier!
-Waouh, ça fait un paquet d’années que je n’ai pas bu de Martini!
-J’étais obligée, on a toujours fait ça en se préparant!
-Oui entre autre!
-Chuut! Ta fille est juste à côté!”
Tina remplit les verres et vint s’assoir à côté de son ex. L’océan était à perte de vue et le coucher de soleil reflétait sur l’eau, si bien qu’on pouvait apercevoir la rondeur de la Terre.
Une fois prêtes, elles accompagnèrent leur fille au casino où une dizaine d’ados était déjà en plein jeu. Angie les embrassa puis couru vers les deux trois têtes qu’elle connaissait. Sophia fit un signe à Tina en la voyant et continua de parler avec un de ces collègues.
“-Bon allez viens, on va se consoler au bar…” Dit Tina en attrapant le bras de Bette tout en regardant Angie qui leur faisait signe de partir.
“-Le point positif de cette histoire, c’est qu’on sait ce que l’autre ressent…”
La compagnie de croisière avait clairement pensé à tout: des activités pour tous les âges, un parc, des restaurants, des commerces, des salles pour les familles et même un bar, exclusivement réservés au plus de 16 ans, pour les clients qui n’avaient pas envie d’être dérangé par les pleurs des bébés ou les caprices des enfants. C’est donc ici, au “Piano Bar” qu’elles avaient jeté leur dévolu.
“-Deux Viognier s’il vous plaît!
-Tout de suite Madame.”
Verres à la main, elles s’installèrent sur une banquette au fond du bar. l’ambiance était très apaisante, il y n’avait que quelques spots et un néon violet au dessus du bar pour éclairer la salle. Tout avait été pensé pour que les clients se sentent déconnectés du reste du paquebot qui était beaucoup plus axé sur les familles avec enfants.
“-Alors?
-Alors quoi?
-On peut reprendre la conversation de ce matin ou je dois passer par la torture?”
Tina glissa la main sur la cuisse de Bette qui lui sourit et croisa ses jambes de manière à ce qu’elle l’enlève. Légèrement inquiète, Tina écouta attentivement ce que l’autre lui disait.
“-Voilà. Hier j’ai discuté avec Kit, tu sais comme elle voit d’un mauvais oeil tout ça…
-Oui, je sais…
-En fait, elle m’a dit quelque chose qui m’a vraiment refroidi. Elle m’a raconté combien toi aussi tu en avais bavé, comme tu t’étais battue pour avoir la stabilité que t’as aujourd’hui et qu’à trop jouer avec le feu, on allait finir par se brûler. J’ai peur qu’elle ai raison et je n’ai pas envie de tout gâcher.
-Mais pourquoi tu t’auto-flagelle? Pourquoi ça serait toi qui foutrait tout en l’air?
-Parce que je suis la pro dans ce domaine!
-Je ne suis pas mal non plus…
-Pffff, Le truc c’est que… tout s’embrouille depuis qu’on se revoit et en même temps...
-Ca n’a jamais été aussi clair!
-Mais oui, c’est exactement ça!
-Ecoute Betty, je sais que c’est complètement dingue mais je pense la même chose que toi!
-Tu ne penses pas que ça puisse être juste un mirage? Un fantasme de schéma familial qui nous donne envie l’une de l’autre accomplissant un quelconque… Devoir conjugal?
-T’es vraiment en train de me poser cette question Bette?
-Oui…
-Le schéma familial standard, j’ai vécu avec ces dernières années et je peux te garantir qu’il n’y a rien d’excitant là-dedans…
-Oui mais…
-Chut, laisse-moi parler! Je crois que de toute ma vie, je n’ai jamais eu envie de quelqu’un si fort que j’ai envie de toi depuis ces vingt dernières années. Tu fais ressentir des choses à mon corps qu’aucune main, ni aucune bouche n’a réussi à me faire ressentir.
-Tina… Ne commence pas…”
Bette sentait son corps en alerte aux mots que lui disaient son ex. Plus elle lui parlait, plus elle s’approchait d’elle. Tina attrapa la main de Bette et la caressa, faisant tourner son index sur sa paume.
“-Je sais que je te fais de l’effet, je le vois dans tes yeux mais j’avoue que je suis frustrée que tu ne m’ai pas encore embrassé…”
Bette agrippa la nuque de Tina et appuya ses lèvres sur les siennes. De légers gémissements s’échappaient de leur gorge tant elles appréciaient le moment.
“-Kit a raison Tina…
-Pourquoi?
-Je crois que je suis en train de me brûler…”
Tina se recula pour la regarder à la recherche d’une explication. Du bout des doigts, Bette lui caressa l’épaule et attendit quelques secondes, pour trouver les bons mots...
“-Tu sais, ces dernières années, j’ai réussi à plus ou moins mettre de l’ordre dans ma vie. Même si je dormais rarement seule, j’ai toujours été très claire avec ces femmes mais surtout avec moi-même: mon histoire d’amour je l’avais déjà eu et je ne voulais plus revivre ça, elles le savaient et s’en accommodaient. J’ai compris que j’étais guérie de toi des années après que tu m’ai quitté, le jour où j’ai regardé Angie sourire et que pour la première fois, je l’ai vu elle, plus toi... Lorsque j’ai appris que tu venais au chalet avec nous, j’étais plutôt sereine, sûre de moi et des mes sentiments... Le fait est qu’il n’y a pas un seul jour depuis où je n’ai pas pensé à toi. Plus rien ne compte à part toi. A New-York, quand Paola te tournait autour, j’avais du mal à l’encaisser mais ça allait, inconsciemment je savais qu’elle n’était pas ton genre. Quand je t’ai vu agir avec Sophia, je me suis vraiment rendue compte que je ne t’avais jamais considéré comme une simple liaison.
-Bette je…
-A mon tour de parler. Je ne t’estime pas parce que j’ai un enfant avec toi Tina, ni pour toutes les années passées à tes côtés. je t’estime parce que tu es toi. Je t’estime pour me connaître toujours aussi bien, malgré les années. Je t’estime pour être femme la plus pure au monde, même dans tes côtés sombres. Je crois que depuis que je t’ai revu ce jour-là, j’étais redevenue accro. Et plus j’y pense plus je me dit qu’en fait, je n’ai jamais cessé de l’être. Quand j’ai sentie dans la piscine du chalet que toi non plus tu n’étais pas insensible à ma présence, j’avoue… J’ai foncé. Au départ, je pensais que la tension sexuelle entre nous deux allait s'atténuer en passant l’acte mais pour ma part, elle n’a fait que s’agrandir…”
Tina fit signe au serveur de revenir avec la même chose. Il les servit, prenant soin de laisser la bouteille, à la demande de la blonde.
“- Puisque l’heure est aux confessions Bette, moi aussi il faut que je sois honnête vis à vis de toi.”
Elle bu cul sec son deuxième verre et s’en servit un troisième, dans la foulée. Elle ne savait pas trop par où commencer mais se lança quand même.
“-Le jour où je t’ai quitté, je pensais être sûre de mon choix, pour je ne sais quel raison... Les hormones, la bêtise…Peu importe, Je recherchais une présence masculine. Quelques semaines plus tard, lorsque tu as annoncé ton départ, je savais que j’avais fait une énorme connerie! Je savais pourquoi tu partais mais je savais surtout que si tu partais je te perdrais pour toujours… J’ai vécu ton absence tant bien que mal, idéalisant peut-être un peu plus notre relation d’années en années. Quand tu as débarqué à Big Bear, j’ai eu le troisième coups de foudre de ma vie. Le premier c’était toi, dans ta galerie, le second je l’ai eu le jour de la naissance d’Angie et le troisième… c’était encore toi. Mon corps, que je pensais rodé par ta présence, n’en n’avait pas fini avec toi…”
Bette s’approcha de son ex et l’embrassa, d’une manière très douce. Elle l’a prit dans ses bras, la ressentant de tout son être et la regarda, les larmes aux yeux.
“-Ca a toujours été toi Betty. Même lorsque j’étais persuadée du contraire, c’était toi. Je t’aime. J’aime tout de toi, tout ce que celles avec qui tu as passé les nuits ne connaissent pas. Je t’aime quand tu doutes, quand tu penses que la terre entière est contre toi, je t’aime quand tu te réveilles le matin de mauvais poils ou que tu es malade… Si tu savais comme les jours où je prenais soin de toi me manquent… Je t’aime quand tu es forte mais encore plus quand tu es vulnérable. Je t’aime TOI. J’aime ton coeur, ton corps… Je ne sais même pas comment j’ai fait pour te survivre Betty.
-Je t’aime!
-Tu es sûre?
-JE T’AIME! Oui, moi aussi je t’aime! Je ne veux plus passer à côté de ma vie Tina…
-Mais... Entre moi à L.A et toi à New-York comm...
-J’emmerde New-York!”
L'alarme sonna sur le téléphone de Bette, qui indiquait l’heure de récupérer Angie. Devant la porte du Casino, les deux femmes osaient à peine se regarder pour ne pas se faire démasquer. Angie sortit en sueur de la salle, pleine de mousse et encore essoufflée.
“-C’était trop bien, on a fait une soirée mousse vous connaissez?”
Bette explosa de rire en voyant la tête de Tina changer au moment où leur fille posa la question.
“-Qu’est-ce qui te fait rire maman?
-Ta mère! Oui on connaît très bien les soirées mousse, c’est à une de ces soirées où je lui ai dit que j’étais amoureuse d’elle…”
Tina fit les gros yeux à son ex, qui n’avait peut-être pas encore mesurer l'ampleur de ses paroles.
“-Ah bon? Mais vous ne m’avez jamais raconté cette histoire…
-Je suis sûre que Maman T. te la racontera un jour!”
Arrivées dans leur suite, Angie se jeta sur le canapé.
“-Lave-toi les dents et va te coucher crapaud!
-Mais vous allez dormir comment toutes les deux?
-Ne t’inquiète pas pour nous ma puce, maman T. et moi avons dormi ensemble plus d’une fois, on devrait s’en remettre!
-Ok! Bonne nuit les mam’s!”
La petite partit dans sa chambre sans résistance, exténuée par la soirée qu’elle avait passée.
“-Ca ne te dérange pas de dormir avec moi ce soir?
-Bette… Pourquoi ça me dérangerai?
-Je te demande c’est tout…”
Les deux femmes s’allongèrent dans le lit, évitant de se toucher. Quelques minutes plus tard, Angie frappa à la porte.
“-Je peux entrer?
-Evidemment babe, qu’est-ce qu’il y a?
-Je peux rester avec vous ce soir?
-Mon crapaud est trop grand pour rester avec ses mamans la journée mais trop petit pour dormir seul?
-Laisse-là Betty… Viens mon amour!”
Angie sauta sur le lit et se glissa sous la couverture entre ses mères.
“-Nan mais c’est juste que j’ai un peu froid ce soir…”
Bette et Tina furent attendries par les paroles de leur fille. Bette éteignit sa lampe de chevet et blottit la petite contre elle prête à s’endormir, tandis que Tina ouvrit son livre.
“-Maman, qu’est-ce que tu lis?
-L’alchimiste.
-Ca parle de quoi?
-De tellement de choses…”
Bette ouvrit un oeil et regarda Tina. Elle était en pleine lecture et pourtant elle semblait triste. Peut-être était-ce par la soirée, tout ce qu’elles s’étaient dit ou parce qu’elle regrettait ce qui avait été dit. Elle n’en savait rien.
“-Tu peux me faire la lecture Maman?
-Tu es sûre?
-Oui, ça pourra peut-être m’aider à dormir.
-Ok babe. “Voilà, c’était le pur Langage du Monde, sans aucune explication, parce que l’Univers n’avait besoin d’aucune explication pour continuer sa route dans l’espace infini. Tout ce qu’il comprenait en cet instant, c’était qu’il se trouvait devant la femme de sa vie, et sans la moindre nécessité de paroles, elle aussi devait le savoir. Il en était plus sûr que n’importe quoi au monde, même si ses parents, et les parents de ses parents avaient toujours dit qu’il fallait d’abord faire sa cour et se fiancer, connaître l’autre et avoir de l’argent avant de se marier. Qui disait cela n’avait sans doute jamais connu le Langage Universel, car lorsqu’on se baigne dans ce langage, il est facile de comprendre qu’il y a toujours dans le monde une personne qui en attends une autre, que ce soit en plein désert ou au cœur des grandes villes. Et quand ces deux personnes se rencontrent, et que leurs regards se croisent, tout le passé et tout le futur sont désormais sans la moindre importance, seul existe ce moment présent, et cette incroyable certitude que toute chose sous la voûte du ciel a été écrite par la même Main. La Main qui fait naître l’Amour et qui a créé une âme sœur pour chaque être qui travaille, se repose et cherche des trésors sous la lumière du soleil. Parce que, s’il n’en était pas ainsi, les rêves de l’espèce humaine n’auraient aucun sens.”
Angie avait du s’endormir dès la troisième phrase, tandis que Bette l’écoutait, les yeux larmoyants.
“-C’est toi mon langage universel Tina…Et un jour où on sera toutes les deux dans notre lit, vieille et toutes ridées je te dirais ‘tu vois je t’avais dit que t’étais l’amour de ma vie…’
-Betty…
-Embrasse-moi.”
Tina posa son livre, ôta ses lunettes et se pencha vers elle. Bette ne put s’empêcher de l’admirer, passant sa main dans ses cheveux.
“-Comment j’ai fait pour que tu me choisisses Tee?
-Embrasse-moi!
-Attends!Tu pensais ce que tu m’as dit tout à l’heure?
-Oui… Mais je ne pense pas que ce soit le meilleur moment pour en parler.”
Bette se redressa légèrement, de manière à atteindre la bouche de Tina, qui ne refusa pas son baiser. Cet échange était tellement doux qu’il paraissait chaste. Après cela, Bette se blottit à nouveau contre sa fille et ferma les yeux. Tina avait eu plus de mal à s’endormir ce soir-là, les mots de son ex compagne résonnaient encore dans sa tête, telle une chanson que l’on fredonne des heures durant.
Le lendemain, Angelica ne s’était pas faite prier pour bénéficier de sa journée sans parents et prit le large dans la matinée. Après le départ de sa fille, Bette retourna s’allonger aux côtés de Tina qui dormait encore. Elle était allongée sur le ventre, les rayons du soleil caressait son visage et sa jambe, repliée sur le côté, faisait remonter son t-shirt, laissant apparaître ses fesses. Bette ne pouvait que l’admirer, elle qui avait toujours aimé leur fermeté et les comparer à “deux pommes”. Elle embrassa sa main, posée sur le coussin et caressa du bout des doigts son bras. Tina poussa un léger soupir et dans c’est en souriant qu’elle ouvrit les yeux.
“-J’ai toujours aimé te regarder dormir…”
Tina enfouit son visage sous les draps en riant.
“-Arrêtes, je suis affreuse et toute bouffie!”
Bette s’approcha d’elle et lui sauta dessus l’assenant de baiser dans le cou et l’empêchant de se défendre.
“-T’es magnifique, t’es magnifique, t’es magnifique!
-Mon corps, mes choix Mademoiselle Porter! Lâchez-moi sinon je me verrais dans l’obligation de porter plainte!”
Bette se redressa sur les genoux et dégrafa sa chemise de pyjama. Elle leva un sourcil et lui demanda:
“-Porter plainte? Voyez-vous ça… Et pour quel motif?”
Elle fit virevolter son haut à travers la pièce, se retrouvant torse nu et la retourna d’un tour de main pour l’avoir face à elle. Tina lorgnait sur sa poitrine délicieuse et attrapa ses mains, la ramenant sur son corps.
“-Attentat à la pudeur!
-Aouch… Je vais devoir être sévèrement punie alors?”
Tina glissa une main entre les jambes de son ex, la caressant par dessus sa lingerie. Bette sentait la chaleur de l’excitation se dessiner dans son bas ventre et appuya son sexe contre la main baladeuse qui lui procurait cette sensation.
“-J’en ai bien peur oui! Surtout que vous êtes une multirécidiviste… Ne savez-vous donc pas vous retenir?
-Malheureusement non… Et je préfère vous prévenir je recommencerai dès que j’en aurai l’occasion.
-Mademoiselle Porter je crois qu’il va falloir que je vous punisse.
-Oh oui… Punissez-moi fort. Très fort.”