Entrez dans la grande bibliothèque d'Hypnoweb. De très nombreuses fanfics vous attendent. Bonne lecture ! - Inscris-toi gratuitement et surfe sans pub !
Série : The L Word
Création : 16.01.2020 à 21h12
Auteur : chloe75
Statut : Terminée
ouvelle histoire de Tibette où tous les sens sont à l’honneur, régalez-vous !
Cette fanfic compte déjà 36 paragraphes
Vient l’heure du plat de résistance.
Lorsqu’arrivent nos assiettes avec deux belles côtelettes roussies entourées de pommes de terre sarladaises, je me penche et m’imprègne de ces senteurs délicates et corsées à la fois, convaincue qu’elles resteront à jamais gravées dans ma mémoire.
De l’eau de vie de prune est chauffée à ébullition, flambée et versée lentement sur chaque cabécou.
Après dégustation, mon opinion est contrastée.
C’est parce que c’est ta première fois, tu t’habitueras…
Cette réflexion fit tilt en moi, je songeai alors tout haut:
Et c’est sur cette promesse qu’apparut le dessert…
Un pastis du Quercy dit aussi croustade aux pommes est amené par Suzy la cuisinière. A notre demande, elle nous explique comment réaliser ce chef-d’œuvre de minutie. Ici, il aura été cuit dans le four à pain maintenant ainsi la tradition. Le résultat magnifique où le feuilletage ressemble à la plus fine des dentelles fait que je ne peux m’empêcher de photographier cette nouvelle merveille gastronomique et de féliciter sa conceptrice. Ma seule exigence fut qu’elle soit entourée de nos hôtes exceptionnels.
Puis Julien, l’accordéon en bandoulière commence à jouer un pot-pourri de valses, paso doble… Se crée alors un moment d’euphorie où tombent nos inhibitions. Un seul regard suffit pour que d’un commun accord nous allions danser.
Dès le premier pas, le premier enlacement, ce fut comme si nos corps se connaissaient par cœur. Le rythme de la valse, le tempo du paso doble, la rigueur du tango, rien ne pouvait briser l’harmonie de nos mouvements. Aucun pas, aucune figure n’étaient prémédités, tout n’était qu’instinct, tout était naturel. La sensualité extrême que notre couple dégageait lors de rapprochements et d’effleurements suggestifs enthousiasma le public qui, de joie nous applaudit. Quelques-uns même eurent l’audace de nous demander une danse. Et c’est d’un sourire complice et bienveillant que nous nous plièrent à ce désir bien légitime.
Pas question ensuite de nous rasseoir seules, c’est tous ensemble que nous partagèrent le dessert et le café. On trinqua de nouveau à la richesse de ce terroir, au hasard de rencontres formidables, à l’amitié cordiale et bien entendu à l’amour, source du désir et de la passion.
Des effusions chaleureuses mirent un terme à cette journée riche en émotions où tout a concouru à la rendre exceptionnelle.
Tout est calme, la cheminée ronronne doucement, nos corps douchés, alanguis par la chaleur se reposent, exténués. A l’euphorie de ces dernières heures succède un bien-être salvateur. Tina s’amuse de mes boucles brunes tandis que mes doigts pianotent sur son ventre.
Elle m’interroge :
Elle incline alors la tête en un sourire assuré, offerte à tous mes caprices.
Elle se laisse humer, goûter et les saveurs épicées, florales, sa moiteur devinée m’excitent et m’étourdissent. Je sens monter la fièvre, j’entends mon cœur battre jusque dans mon cou et le sien me suit à l’unisson. Mes yeux la dévorent, ma bouche déchiffre la moindre parcelle de sa peau comme la toile tendue d’un papyrus.
Nos corps se nourrissent de baisers chaque fois moins innocents au point d’en perdre le souffle. Toutefois, entre deux respirations, nous nous abreuvons de doux mots d’amour. Quand ma main impatiente se saisit de sa féminité, mes caresses se font plus intrusives et je sais alors que la jouissance est proche. Quelques centimètres à parcourir encore pendant que les braises sous ma peau s’enflamment. Au bord du gouffre, les yeux dans le vide, happée par les vertiges de l’amour elle s’abandonne enfin dans un gémissement haletant.
Une odeur douce et légère de café réveille mes sens mis au repos après cette nuit d’amour intense. Je me refuse à ouvrir les yeux pour m’en imprégner pleinement et espère que ses effluves suffiront à éclaircir mon esprit pour le moins engourdi.
Les lames du parquet disjoint m’avertissent de l’imminence de la venue de Tina. Lorsqu’elle s’assoit et passe lentement sa main sur mon dos, j’essaie de rester impassible pour prolonger au maximum ce moment de tendresse. Malheureusement, un tressaillement involontaire me trahit et m’oblige à ouvrir les yeux. Elle se penche alors pour déposer sur mon cou, près de l’oreille, délicatement, avec précaution, comme si j’étais un petit être fragile, un simple baiser. Ce chaud contact me tire définitivement du sommeil et je me retourne pour l’attraper. Elle m’évite en prétextant :
Je constate qu’elle est en peignoir et moi totalement nue, complètement vulnérable. Ce contraste fait monter en moi un sentiment d’infériorité et le rouge aux joues. Sans m’en rendre compte, je remonte instinctivement le drap sur moi. Tina rit de moi :
Baissant la tête en signe de soumission, je réplique :
Et nous voici reparties…
Nous ne sommes pas très éloignées du Parc Animalier situé à Gramat. Tina m’indique qu’il faut largement 2h pour le visiter et découvrir toutes sortes de mammifères et d’oiseaux. Arrivées sur place, nous apprenons que trois petits oursons viennent de naître ce qui montre le bien-être qui règne dans ce zoo.
Nous arpentons les larges allées main dans la main, contemplons la faune environnante quand soudain apparaît près d’un bosquet et en toute liberté, un paon blanc en train de faire la roue. Nous savons toutes deux qu’il effectue une parade amoureuse. Sommes-nous encore frappées par le hasard, faut-il y voir un signe du destin, mais quand nous le regardons à nouveau, saisies par sa beauté majestueuse, nos mains se serrent plus fortement comme pour consacrer une union. Sa blancheur virginale, sa queue imitant à la perfection la traîne d’une robe de mariée renforcent encore cette impression. Tina si prolixe habituellement reste silencieuse, d’une gravité qui m’interpelle et je me demande si ses réflexions ressemblent aux miennes. Désarçonnée par cette tension palpable, je m’apprête à me jeter à l’eau quand elle dit :