HypnoFanfics

La Fureur de Torchwood

Série : Torchwood
Création : 05.08.2009 à 18h09
Auteur : Rhea01 
Statut : Terminée

« C'est une fanfic qui suit Etranges Connections et Souvenirs Perdus (si vous ne les avez pas lus, vous ne serez pas trop perdu quand même). Avertissement : contient des passages violents.  » Rhea01 

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La camionnette de Cardiff Expression, petite chaine de télévision locale, venait de freiner juste à coté des policiers qui gardaient la maison. Une petite bonne femme, rousse, ronde, le visage criblé de tâches de rousseur sauta du véhicule encore en mouvement. Elle était habillé d’une robe verte pomme, largement décolleté qui jurait avec ses cheveux. Elle était suivie d’un caméraman grand et maigre, à peine assez fort pour porter la steadycam à l’épaule. La petite rousse semblait bondir sur place, le micro en avant.

- Messieurs, commença-t-elle d'une voix enjôleuse, pour le journal télévisé de ce soir, Cardiff Expression, voulez-vous nous dire quelques mots ? Allez un petit sourire, messieurs, c’est pour la télé, votre mère va surement vous regarder.

- Sandy Muller ? demanda Gwen en retirant ses lunettes de soleil et lui tendant la main, Gwen Cooper, Torchwood.

- Oui, c’est vous qui m’avez fait appeler par un certain Mr Jones, voix de velours celui-là. Kuseck, tu coupes ça au montage. – le caméraman fit OK avec ses doigts – pardonnez-le, il ne parle pas beaucoup, contrairement à moi, finit-elle dans un éclat de rire.

- J’ai besoin de renseignements et en retour, je vous donne des infos, ça vous va ?

- Hé, j’aime ça, chérie, tu va droit au but. Ok, demande-moi ce que tu veux, j’espère juste que ton info en veut le coup.

- De quoi faire un gros reportage et t’assurer une bonne audience. Ce matin, dans le journal, il y avait une information sur un corps retrouvé à Splott, pas loin d'ici. J’ai besoin de savoir comment vous avez eu cette info.

- Un message déposé à la rédaction, dans notre vieille boite aux lettres. A l’ancienne, ça nous change des rumeurs d’internet. Kuseck n’était pas encore là. Encore à cuver, hein ? dit-elle en lui bourrant les côtes d’un coup de coude amical comme un ours, alors j’y suis allée moi-même. C’est moi qui ai appelé les flics quand j’ai vu le corps. J’ai même laissé mon nom, pour ce qu’ils en font. J’ai envoyé l’info à un vieux copain de South Wales Echo et j’ai passé l’info aux news du matin. Dis-moi, le p’tit gars là-bas, il est aussi à Torchwood, parce qu’il a l’air vraiment extraterrestre ou alors il est timide ?

Gwen suivit son regard. Sandy reluquait Hill, qui l’air innocent écoutait la conversation par la fenêtre ouverte, alors que Martha aidait Geraint à mettre le corps dans un fourgon de police.

- non, c’est un profileur qui aide la police de Cardiff. Il dit qu’il n’aime pas les journalistes.

- Laisse-moi deux heures avec moi et je le ferais changer d’avis. Deux heures de plus et il saura pourquoi il ne nous aime pas, dit Sandy en se redressant, faisant pigeonner son impressionnante poitrine.

Gwen se mit à rire, elle aimait bien Sandy. La journaliste avait autant d’estime d’elle-même que Jack. Lui aussi l’apprécierait certainement.

- Hum, se reprit-elle, et ce papier il disait quoi ?

- Tenez, j’en ai une copie. D’un sac en bandoulière, rouge explosif, elle sortit une photocopie un peu chiffonnée où des mots étaient tracés d’une main malhabile.

- Gwen commença à lire « moi, Jack, je vous averti, je sui de retour et malheure à celles qui croiseront mon chemain. Aujourdui, je reprends mon oeuvre, les impies payeront poure mon exile et ce soire je fini mon ouvrage. Signé Jack l’eventreur » elle releva les yeux sur Sandy, celle-ci avait les yeux verts sombre et paraissait inquiète.

- Vous savez, quand on a lu ça, on a pensé à un gamin qui nous faisait une blague, rapport à l’orthographe. Mais bon, ça ne coûte rien d’aller vérifier et de faire notre boulot, hein ? Alors Jack l’éventreur est de retour, filme Kuseck, filme.

- Tu tu tu, pas tout de suite, fit Gwen, pour l’instant on pense surtout à un copieur, quelqu’un qui reproduit les actes du tueur en série jusqu’au moindre détail. Tu comprends qu’on en puisse pas le laisser faire.

- Bien sur que je comprends, pas envie d’être un de ses victimes ! Comment la presse peut-elle vous aider ? Sandy avança ses seins vers Gwen et jeta un coup d’œil vers le Dr Hill. Gwen nota que Sandy avait un petit coup de cœur pour le psychologue. Elle réprima un sourire narquois. Si ces deux-là se rencontraient, ça pourrait faire jaillir de sacrées étincelles.

- C’est assez simple. On te laisse faire le reportage de ta vie sur ce qui s’est passé dans cette maison-là. Mais tu ajoutes qu’un homme est suspecté, 26 ans, connu des services de police, qui réside dans la rue Adélaïde, près de l’endroit du premier meurtre. Tu peux ajouter tous les détails que tu souhaites sur Jack l’Eventreur.

- C’est plutôt tordu ton plan, tu crois vraiment que l’autre va gober ça. C’est un peu fort de café.

- Je sais, mais ce n’est qu’une partie infime de notre plan. Toute la police est sur la brèche à patrouiller et à vérifier tous les comportements suspects. Ne t’inquiète pas, tout le monde est sur l’enquête. On a seulement besoin de l’aide de la presse pour mettre la pression sur notre tueur.

- Entrer dans son jeu. Bon, chef, ton plan est le mien maintenant. tu me fais un topo sur la situation à l’intérieur et tu m’arranges un rendez-vous avec votre psychologue et on vous fait ça.

- Pour le psy, on va voir… s’il est d’accord.

- Pas besoin de son accord, mon chou, tu l’assommes, tu le mets dans mon camion et je m’en occuperais toute seule.

Gwen s’étrangla de rire, ce petit bout de bonne femme lui plaisait beaucoup. Elles serrèrent la main en souriant. Sandy fit signe à Kuseck, de recommencer à filmer alors qu’elle prenait place devant le cordon de police. Gwen retourna vers le SUV où Martha et Geraint deviser, écouté d’une oreille distraite par Tony Hill.

- j’espère que vous savez ce que vous faites, dit Hill, en fronçant des sourcils, vous savez que ce n’est pas prudent de mener une telle opération avec un tueur en série. Sans parler de la peur qui va saisir la ville une fois la nouvelle diffusée. Je connais le prix de jouer avec les nerfs d’un tueur, surtout si vous le faites passer pour un copieur. Par expérience, je peux vous dire qu’il ne supporte pas d’être mis en face de la réalité. Vous allez fracasser l’image qu’il a de lui-même et il va devenir excessivement dangereux. Etes-vous prêts à en assumer le prix ?

Gwen ne répondit pas. Le plan de Jack devait fonctionner. Elle voyait la petite Sandy faire son reportage, filmant chaque policier et résumant la situation. Elle leva les yeux au ciel, et aperçut à nouveau une ombre humaine qui s’échappait par les toits. Elle l’oublia aussitôt.

- Au fait, reprit-elle, les yeux rieurs, vous avez une touche avec elle, si vous voulez aller lui parler, elle vous accueillera avec plaisir.

Il mima un frisson de peur, mas elle vit une lueur d’intérêt s’éveiller dans son regard, alors qu’il admirait les formes plantureuses de la journaliste. Elle se mit à rire.

- Allez Docteur, je vous ramène dans les locaux de la police. Vous allez pouvoir étudier les rapports d’autopsie à loisir. Vous allez pouvoir l'admirer aux infos. Je vous parie que ça va passer en boucle sur toutes les chaines dès ce soir.

- C’est bien ce que je crains, dit-il d’un ton grognon, en se renfonçant dans le siège de cuir du SUV. Mais bon, ramenez-moi au poste central.

- Bien, Chef, fit Gwen d’un ton narquois, en saluant au passage les deux journalistes qui travaillaient.


Rhea01  (17.08.2009 à 18:47)

Ianto arpentait nerveusement son salon. Jack, les bras croisés attendait patiemment qu’il retrouve son calme. Ils venaient de voir le reportage de la journaliste passer aux informations, et les infos étaient relayés par les autres chaines d’information et par les journaux en libre service dans la rue.

Sandy avait fait du beau travail. Elle avait monté des images d’époque relatives aux premiers meurtres de Jack, avec des images prise sur les lieux de crimes, agrémentées de suppositions finement dosées. Seul le meurtrier pouvait savoir que le suspect, recherché soi-disant par la police, était faux. Elle avait cité le bar Pinsherman et la rue où ils avaient retrouvé le premier corps. Elle avait même dit qu’elle imaginait le tueur vivant près de sa première victime, citant l’adresse de Lila.

Ianto se sentait vulnérable, il était d’accord avec l’avis du psychologue, pour une fois. Il avait le sentiment que le tueur n’allait pas apprécier être considéré comme un copieur, « une simple copie du vrai Jack l’Eventreur », les mots exacts de la journaliste, ni que ses meurtres soient attribués à quelqu’un d’autre.

Ce qui l’inquiétait le plus, c’est que Martha et Gwen monte la garde dans la rue. Il réprima un frisson, elles étaient plus vulnérables que lui face à un tueur de femmes. Mais Jack refusait de le laisser sortir, lui assurant être prêt à l’assommer par choc électrique, s’il ne restait pas en sécurité dans son appartement. Ses blessures n'étaient pas totalement guéries et il ne voulait qu'il se mette en danger. Et il prenait sa menace au sérieux. Il actionna son oreillette.

- Gwen, Martha, vous m’entendez ?

- Oui, répondirent les deux femmes.

Elles étaient placées de chaque coté de la rue, se voyant parfaitement. Jack par l’intermédiaire de Ianto leur avait recommandé d’être extrêmement prudente. Gwen avait pris son Glock, tandis que Martha avait accepté, avec réticence de prendre un pistolet paralyseur. La nuit venait de tomber, cela faisait déjà deux heures que la nouvelle tournait en boucle dans la ville et elles attendaient la venue du tueur. Jack espérait que cette astuce allait fonctionner. Et elles espéraient sincèrement qu’il avait raison, car ni l’une ni l’autre n’avait envie d’enquêter à nouveau sur un crime perpétré par l’Eventreur.

Elles entendirent des pas retentir derrière Martha en provenance de la rue principale, désertée par les voitures. Martha se fit toute petite dans le recoin que formaient les containers de poubelles. Gwen releva la tête et tenta de voir au-delà de l’entrée de la rue. Elle bipa Ianto « quelqu’un approche ». Ianto répéta à Jack qui s’approcha de la fenêtre pour regarder attentivement l’angle de la rue.

Puis déboucha de la rue principale un petit homme aux cheveux rares, habillé d’un costume trop grand pour lui. Gwen lui sauta dessus et le retourna violemment contre le mur, le tenant par le col.

- Dr Hill, que faites-vous ici ? fit-elle rageusement,

- Mrs Cooper, je…je…, vous m’étranglez. Elle le relâcha.

- C’est incroyable la force que vous avez, dit-il, se tenant contre le mur, étonné de la violence de la jeune femme.

- Que faites-vous ici ? répéta Gwen entre ses dents, pointant son arme sur lui.

- Baissez votre arme, Gwen Cooper, je ne suis pas une menace, vous savez.

Gwen rangea son arme, mais lui fit signe de se cacher près d’elle.

- je suis venu parce que je m’inquiétais pour vous, votre plan. Il peut marcher. Si notre tueur est persuadé que quelqu’un, ici, est suspecté d’être le tueur, il peut sortir de sa cachette et venir rôder par ici pour voir celui qui lui vole sa gloire. L’homme que votre journaliste a désigné comme le suspect, le voisin de la victime, il doit être averti qu’il peut être en danger. C’est pour cela que je suis venu, pour le prévenir.

- Ne vous inquiétez pas pour lui, il fait partie de notre équipe. Vous ne pensiez pas sérieusement qu’on aurait mis un civil dans cette situation ? Et puis nous sommes ici pour le protéger.

- Alors où est la police ?

- Ils surveillent d’autres points de la ville…

- Gwen, tout va bien ? demanda Ianto dans son oreillette.

- Oui, Tony Hill s’inquiétait pour toi, Ianto, je te l’envoie, il va te tenir compagnie.

- Oh non, pas un psy, murmura le jeune homme.

- Dr, dit Gwen, vous allez au 31, vous montez un étage, et c’est la première porte à gauche. Mon ami vous attend. N’ayez crainte, nous montons la garde.


Rhea01  (18.08.2009 à 20:42)

Tony Hill remonta la rue et entra sous le porche. Il emprunta l’escalier et arriva rapidement à la porte du Gallois « Ianto Jones ». « Arrête, entendit-il à travers la porte, tu peux me «parler» autant que tu veux, mais cesse de jouer avec mes cheveux. Je commence à avoir mal au crâne. ». Tony frappa et entra sans attendre. Un jeune homme habillé d’un costume, malgré l’heure tardive, se tenait dans son salon, debout, bras croisés, dans ce qu’il nota comme une attitude de défiance.

- Bonjour, enfin bonsoir, M Jones,

- Bonsoir. Je peux vous offrir quelque chose. Whisky, café, thé sans doute ?

- Un café, s’il vous plait.

Il remarqua que le jeune homme sursauta alors qu’il se tournait vers sa cuisine. Il admira la collection de films amoureusement amassés, les objets sous vitrine, la décoration sobre et fonctionnelle et l’état de propreté légèrement maniaque de la pièce. Personne d’autre dans la pièce, à qui parlait-il ? Le silence se remplit du bruit de la machine à café et l’odeur vient lui chatouillait agréablement les narines.

- Tenez, dit le Gallois en posant un mug sur la table basse et disposa la sienne de l’autre coté. Il lui fit signe de s’asseoir sur le canapé de cuir sombre.

Tony s’assit du bout des fesses, serrant son sac plastique à ses pieds. Jack le regarda attentivement, profitant de son invisibilité pour le dévisager entièrement. Il lui paraissait être un homme très discret, peu flatté par Dame Nature, mais dont l’affabilité transparaissait naturellement. Pas vraiment son genre de beauté, mais il voyait à ses yeux brillants, l’intelligence qui fourmillait sous ce crâne. Et il aimait l’intelligence. Ianto affectait le calme, mais Jack voyait à sa nuque raide qu’il se contenait difficilement, qu’il n’aimait pas être confiné ici, alors que ses amies se trouvaient au dehors, à attendre un tueur en série.

Que penser de lui alors, coincé dans une bulle de stase, qui ne lui laissait comme seul loisir que regarder le monde autour de lui. Comme l’éventreur avait dû souffrir ! Voir le monde changer autour de lui, sans pouvoir rien y faire, sans pouvoir interagir, seulement avancer lentement vers la faille. Au moins, Jack, lui, était libre de ses mouvements. Il avait essayé de sortir grâce à son bracelet, mais il ne semblait pas fonctionner à l’intérieur de la stase. Il pouvait aller et venir comme il voulait, et il pouvait bénéficier du spectacle de ses amis.

Néanmoins, il commençait à s’ennuyer et il ne se rappelait plus le moment où il avait bu ou mangé. Non, que cela soit nécessaire dans la stase, mais le réconfort de la nourriture lui manquait, un manque à combler comme d’autres qui ne cessaient de s’agrandir à mesure qu’il restait près de Ianto. Il alla souffler sur sa nuque, il adorait voir sa peau se hérisser à ce contact léger, le seul qui lui était permis.

- hemm, fit Tony, alors que le silence commençait à lui peser, vous travaillez depuis longtemps pour Mrs Cooper ?

Jack releva la tête, « non, pas si intelligent que ça finalement. »

- Je travaille avec Gwen depuis presque deux ans et demi, pas pour elle.

- Évidemment, et je suppose que votre chef a disparu, il y a peu de temps et que son absence vous rend dingue, comme toutes ses absences.

Ianto ne répondit pas, mais il évita son regard acéré. Jack admira le self-control du Gallois, seuls ses iris légèrement agrandis trahissait son étonnement. Tony le remarqua également.

- Sans doute est-il plus que votre chef ? Qu’il est plus proche de vous que vous ne voulez bien le laisser croire.

- Pourquoi êtes-vous ici, Dr Hill ? demanda presque trop calmement Ianto, serrant sa tasse convulsivement, cherchant à garder le contrôle de lui-même. Les psychologues avaient le don de le hérisser.

- Je m’inquiétais pour vous. Vous jouez le rôle de la chèvre dans le plan de Mrs Cooper. Je suis même étonné qu’il n’y ait pas plus de journalistes, rôdant dans le quartier. J’ai rencontré Mrs Muller en arrivant, elle voulait m’offrir un verre. Je ne regrette pas car votre café est des plus délicieux. Vous mettez un soin particulier dans tout ce que vous entreprenez, que ce soit dans vos relations ou dans les missions les plus infimes comme faire du café. Ce sont vos amis, votre famille, là-bas sur le piano …vous aimez prendre soin des autres, l’alignement parfait de ces photos montrent que…

- N’essayez pas de m’analyser, Dr Hill, dit le jeune homme en se relevant brutalement, le regardant de manière hostile.

- Oh, je suis désolé, vous êtes l’ami qui n’aime pas les psychologues. Pour vous, ils sont juste là pour poser des questions et poser un diagnostic sur tout comportement…

- Ce n’est pas ce que vous êtes en train de faire, l’interrompit Ianto farouchement.

- J’ai un très vilain défaut, n’est-ce pas ? s’amusa Hill, je ne peux pas m’en empêcher. Dès que je rencontre une nouvelle personne, je fais en sorte de pouvoir le comprendre, comprendre son fonctionnement, pour…

- Pour vous y adapter, finit Ianto en souriant, je connais ça.

Hill le regarda étonné. Habituellement, il y avait deux types de réactions à son comportement singulier. Ceux qui l’admiraient et ceux qui le rejetaient. Ceux qui le comprenaient était très rares. Cet homme est tout aussi curieux que moi, se dit-il. Ils se mirent à rire de concert, la tension qui régnait jusqu’ici dans la pièce s’évanouit instantanément. Jack était éberlué. Ianto semblait l’avoir accepté. Un instant, la jalousie lui mordit le cœur.

- vous savez, Mr Jones, je crois que cette journaliste va attendre toute la nuit que je revienne. Votre amie dit qu’elle a le béguin pour moi. Mais je crois qu’elle l’a aussi pour cette affaire. Elle a essayé de m’attirer dans un bar, non loin pour me tirer les vers du nez alors que je venais vérifier que vous êtes en sécurité.


Rhea01  (19.08.2009 à 19:13)

Jack se figea. Sandy était une jeune femme, seule dans le quartier, alors qu’ils cherchaient à attirer l’éventreur ici. Il allait en parler à Ianto via le toucher lorsqu’un cri affreux monta de la rue.

Martha, Gwen, pensa-t-il aussitôt.

Il ne se posa pas de questions. Il se jeta par la fenêtre et atterrit souplement après une chute d’un étage. L’électricité crépita sur sa peau, relevant ses cheveux en une masse électro-statique. Il repéra Gwen et Martha qui couraient déjà en direction de la rue principale. Il se lança et les dépassa rapidement, fonçant à travers les obstacles sans s’inquiéter des décharges électriques qui parcouraient son corps.

Il arriva bientôt face à un couple qui luttait âprement le long de la vitrine du bar. Le long couteau avec lequel Jack menaçait la petite femme, brillait à la lumière dorée des lampadaires agités par le vent maritime. L’homme hirsute frappa droit au ventre. Mais Sandy esquiva avec une habilité qu’on ne soupçonnerait pas chez une femme de sa corpulence. La lame glissa sur la robe verte, lui faisant une estafilade. Elle rugit de rage

« Ma meilleure robe ! Tu vas me payer ça »

Elle saisit son bras au passage et le tira vers elle. D’une rotation du poignet, elle le désarma et le plaqua contre la vitrine. Elle éloigna le couteau d’un coup de pied. Le Capitaine sourit en la voyant faire, elle avait un sacré punch et maintenait le grand escogriffe d’une poigne de fer tout en l’insultant.

- Espèce de connard, plein de merde ! Raclure de fond de chiottes ! Tu boufferas pas de la journaliste, ce soir ! Ça, c’est sûr, mon pépère. Tu fais moins le malin, maintenant.

Elle lui décocha un coup de stilettos dans le genou, le faisant gémir. Il se laissa brutalement tomber à terre, entraina la femme dans sa chute. Sa tête heurta la vitrine du bar, qui explosa sous le choc. L’Eventreur se traina dans les morceaux de verre, insensible à la douleur et s’empara d’un long éclat, l’œil rempli de haine. Le Capitaine cria, sans que personne ne l’entende. Les lampes des réverbères explosèrent sous le choc sonique de sa colère, éclaboussa la scène de gerbes d’étincelles.

Gwen et Martha déboulèrent à leur tour de l’impasse, braquant leurs armes et leurs torches sur la scène.

- N’approchez pas, laissez vos lumières loin de moi, ou je la tue.

Sandy, à moitié assommée, gémit sourdement. Du sang coulait abondamment de sa blessure au cuir chevelu. Jack la saisit par les cheveux et appliqua le morceau de verre sur la gorge offerte de la petite femme, qu’il dominait entièrement.

- Vous voulez voir comment meurt une putain ? Comme toutes les autres ! Pas grande différence entre elles ou celles du temps jadis. Peut-être juste un peu plus difficile à achever. Ça m’a donné le gout de la chasse.

Il se lécha les lèvres comme un loup, les yeux brillants de méchanceté, reniflant l’odeur qui montait de Sandy, l’odeur de sang et de peur qui fouettait ses instincts violent. Il lécha la joue maculée de sang de Sandy, riant de la réaction de dégout de la femme. Ianto et Hill débouchèrent à leur tour de l’impasse. Le jeune homme brandit son arme et comme Gwen, le coucha en joue. Jack, sous le couvert de son invisibilité, avança lentement vers le tueur.

- T’approches pas toi, saleté ! Va pas croire que je ne te vois pas, toi. La petite pierre que j’ai dans la poche me permet de te voir, tu sais. Alors tu viens plus près et je la tue devant toi. Tu ne vas pas m’avoir une deuxième fois, pas question !

Jack s’arrêta, surpris que l’homme puisse le voir.

Tony regardait, bouleversé le visage de Sandy se tordre, alors qu’elle luttait contre les larmes. Elle tremblait et s’efforçait d’échapper à Jack, tentant de rejeter son cou loin du verre tranchant. Il se demandait à qui l’homme parlait et s’aperçut qu’il était le seul à s’en soucier.

Il s’avança courageusement, les mains levées, dans l’espace qu’avait laissé l’équipe de Torchwood. Ianto esquissa un geste pour le retenir mais le profileur était déjà à moins d’un mètre de Jack l’éventreur, à quelques centimètres de Jack Harkness.

- Monsieur, dit poliment, doucement Hill, regardez-moi, je vous prie, oui par ici. Je crois que nous sommes partis du mauvais pied. Je suis ici pour entendre de votre bouche les raisons de vos actes, l’origine de ces crimes. Jack n’est-ce pas ? c’est ainsi que vous vous nommez, c’est ainsi que vous signez vos œuvres…

- Dégage, pathétique aliéniste, je reconnais bien vos manières. Je ne te parlerais pas. Qui crois-tu être pour oser venir me questionner ?

Il accentua la pression de son arme improvisée sur le cou de la journaliste, qui étouffa un cri. Tony leva à nouveau les mains, baissant la tête dans une attitude de soumission, s'approchant encore. Les membres de l’équipe s’entreregardèrent, inquiets de le voir s’approcher à ce point.

- Bien, bien, que voulez-vous ? Je veux dire, à part tuer cette délicieuse femme, qui ne mérite pas un tel sort.

- Comme toutes les putes, elle n’est rien. Vous n’êtes rien !. Que des corps bientôt pourrissants ! Je suis le seul homme ici à être réellement vivant, éternellement vivant et savourant ma chasse. – il serra plus fort le corps de Sandy, l’embrassant violemment – Quel proie de choix, si chaude, si palpitante..

- Pourtant, c’est toi qui ressemble à une proie, fit Tony d’une voix dure, sévère, se redressant de toute sa petite taille, désarmé sans ce couteau qui fait partie de toi, hors de ta portée. Tu ne peux pas faire confiance à ce vulgaire morceau de verre pour accomplir ton œuvre.

Jack regarda Tony Hill, il espérait que le psychologue savait ce qu’il faisait en asticotant un tueur aussi instable et violent. Il allait contre toutes ses préconisations. Il remarqua que Hill fixait Sandy, comme essayant de communiquer avec la journaliste, lui apporter de la force.

- De toute manière, attaqua Hill, plantant soudain son regard bleu, dur comme de l'acier dans les yeux du tueur qui papillonnèrent sous l’effet de la surprise, Qui me dit que tu es bien un homme ! Parce que tu l’affirmes, non, non, c’est trop facile. Moi, je peux affirmer que tu n’es qu’un fou, doublé d’un simple d’esprit. Tu croyais vraiment qu’on allait te prendre pour le vrai Jack l’Eventreur ? Jack est mort, définitivement mort, devenu poussière depuis longtemps et tu n’es qu’un simple copieur de ses meurtres passés à la postérité.

- Argh ! fit le tueur, relâchant légèrement la pression sur la femme pour se tendre vers le profileur. Sandy en profita. Elle se pencha brutalement en avant, utilisant le mouvement du tueur pour échapper à sa prise, elle roula en avant sur le sol, loin de l’éventreur. Celui-ci resta quelques instants sans bouger avant de se précipiter sur le psychologue qui l’attendait.

PAW. Un coup de feu retentit derrière Gwen et Ianto, qui n’avaientt pas eu le temps de tirer. La balle pénétra dans l’œil droit de l’Eventreur et ressortit à l’arrière de son crâne, accompagnée de bribes de cervelle. Le tueur continua sur sa lancée, inconscient de sa propre mort, avant de s’effondrer aux pieds de Tony Hill.


Rhea01  (19.08.2009 à 19:18)

Aparté : (Deus ex Machina, mais ce n'est pas le même, Evalyre)

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- Voila comment meure une légende ! dit une voix familière dans l’ombre, un tueur de moins sur terre.

L’homme à qui appartenait cette voix, apparut dans la lumière de la torche que Martha braqua sur lui.

- toi, cracha Ianto, en se précipitant sur John Hart, le tenant en joue. Gwen le retint du bras, il s’arrêta mais ne cessa pas de le braquer.

- Voyons, Gueule d’Ange, la colère ne va vraiment pas avec tes yeux..

- Et toi, où étais-tu depuis, depuis… ? Ianto se maitrisait difficilement, maintenu par Gwen qui tentait de l’apaiser.

- Depuis la mort de ta petite copine…J’étais à gauche et à droite. Je surveillais la ville. Des nouvelles de Jack, au fait ? Il sursauta violemment.

- Tu viens juste de le rencontrer, il est en stase, dit Martha en souriant légèrement, tandis qu’elle s’occupait de Sandy qui récupérait peu à peu.

- Il est en stase ? La voix de John dérapa dans les aigus tandis qu’il pâlissait, personne n’est fait pour supporter ça. Il faut le sortir de là immédiatement !

- Tu crois qu’on t’a attendu pour s’en rendre compte ! jeta Ianto en vérifiant que Jack l’Eventreur était bien mort. – Jack lui tapota sur le bras – oui, Jack, je sais, la pierre. Je la cherche.

Il fouilla le cadavre, retenant sa respiration, l’homme sentait si mauvais. A l’intérieur du manteau couvert de crasse, il mit la main sur la pierre, qui se trouvait dans un mouchoir noir, sale et humide. Reniflant de dégout, il sortit une pierre noire, où palpitait une lumière bleue faiblissante. Il regarda autour de lui. Jack sourit et s’approcha du jeune homme. Il pouvait sentir la pierre réagir à son approche, devenant plus vive. Il l’a pris en main, la première chose qu’il pouvait toucher véritablement.

Tout le monde vit la pierre monter dans les airs, accompagnée d’une main fantomatique, rendue visible par la lumière qui s'intensifiait. Jack debout, pressa la pierre brutalement. Un violent courant électrique le parcourut de la tête aux pieds, dressant ses cheveux sur sa tête et faisant claquer ses dents. Il réapparut aux yeux de ses amis dans une lumière bleuté difficilement soutenable.

L’illumination cessa et il s’effondra sur ses genoux, nez à nez avec Ianto resté au sol. Il reprit son souffle, juste à temps avant d’être renversé par le Gallois qui lui dévora la bouche de baisers.

Le rire clair de Gwen s’éleva dans le ciel noir de Cardiff, accompagné bientôt de celui de Martha. Tony Hill les regardait, abasourdi, sans comprendre. Il ne comprenait pas d’où sortait cet homme, vêtu à l’ancienne mode, qui répondait aux baisers de Mr Jones de façon enthousiaste. Jack capta son regard étonné ainsi que celui de Sandy, plutôt enjôleur.

- Eh bien, Dr Hill, je crois qu’il va être temps de vous donner quelques explications. Ianto, verrais-tu un inconvénient à ce qu’on prenne un café chez toi ? Miss Muller, voulez-vous aller à l’hôpital ?

- Et louper les explications de la bouche d'un des hommes les plus sexy de Cardiff, certainement pas. Où vous vous cachiez-vous, tous les trois ? Je vais bien. Aide-moi juste à me relever, beau gosse, dit-elle en tendant ses bras à Jack.

Il lui tendit ses mains et elle se jeta dans ses bras, jouissant de sa chaleur et de son odeur rassurante.

- Humm, j’en profiterais bien un peu plus, mais je crains que Monsieur ne se montre jaloux.

- Yep

- Oui

Ianto et John Hart avaient répondu en même temps et se regardaient maintenant en chien de faïence. Jack eut un petit rire en voyant les deux hommes s’affronter du regard. Il les jaugea tous les deux, incapable de décider qui aurait le dessus en cas de bagarre. John pouvait être assez vicieux mais Ianto compensait pas une bonne tête de plus et sa jeunesse. Lui savait vers lequel son cœur balançait, cela lui suffisait. Il alla serrer dans ses bras Martha qui souriait de toutes ses dents.

- Oh, Jack, tu nous as tellement manqué

- Mon petit Rossignol, tu sais bien que j’aurais tout fait pour revenir.

Gwen l’enlaça à son tour et posa ses lèvres sur sa joue, savourant le retour de son capitaine, elle aussi. Ils parlaient tous ensemble sans s’arrêter. Tony les regardait totalement dépassé, offrant son bras, d'un air distrait à Sandy qui l’accepta avec soulagement. Gwen et Martha disposèrent du corps de Jack l’éventreur en le déposant dans le 4X4.

John tenta de s’approcher de Jack mais le regard glacial de son ancien compagnon le fit reculer. Il leva les bras.

- ça va, ça va, ne me remercie pas surtout. J’ai bien fait de te suivre, Gwen, dit-il à la jeune femme qui le dévisageait froidement, lorsque je vous ai vu vous intéresser à ces meurtres. Jack, je ne te dois plus rien maintenant, que ce soit pour ton équipe ou pour ton frère.

- Tu oublie Emma, répondit Jack d'une voix polaire, tandis que Ianto serrait les poings rageusement. Elle a sacrifié sa vie pour réparer tes conneries.

John Hart baissa la tête, l’air désemparé. Il savait qu'il aurait pu faire quelque chose pour elle, l'empêcher de partir quand il avait compris qu'elle voulait se sacrifier.

- Je sais, mais c’est envers elle que j’ai une dette, pas envers toi.

- Tu te rappelle ma promesse ? lui demanda Jack, d'un ton sévère, celle de ne pas te rater la prochaine fois qu’on se rencontrerait. Mais, pour cette fois, je veux bien oublier.

- A condition que je disparaisse. C’est ça ?

- Tu m’a bien compris. Dégage et surtout que je ne te revoie pas. Et arrête d’espionner Ianto, vieux jaloux, car ce n'était pas Gwen que tu surveillais, n'est-ce pas ?

John ne répondit pas, esquissant un léger sourire énigmatique. Il leva un bras comme pour dire au revoir, mais sous les regards froids des membres de l’équipe, il se résigna à partir sans mot dire. Il disparut dans l’obscurité, comme avalé par la nuit.

- Bon, les amis, si on allait le prendre ce café ? Il est très tard et j’aimerais bien aller me coucher, dit Jack en passant un bras possessif autour des épaules de Ianto, qui se laissant faire, posa sa tête contre celle de son capitaine.


Rhea01  (19.08.2009 à 23:57)

Epilogue (hé oui, déjà ou enfin, c'est selon)

 

Dans l’appartement de Ianto, Tony Hill était assis à coté de Sandy, avec Martha et Gwen, de chaque coté. Le Gallois leur servit du café, issu de sa meilleure réserve, celle pour les cas particuliers. Jack assit en face d'eux, commença à expliquer comment il s’était retrouvé en stase en lieu et place du meurtrier.

Le Docteur Hill écoutait de toutes ses oreilles. Il fut choqué d’apprendre que l’homme qui était mort dans la rue était le véritable Jack l’Eventreur, retenu prisonnier dans une bulle d’espace-temps pendant 120 ans. Gwen, amusée, se posa la question de savoir ce qui le choquait le plus. Le fait que l’homme était âgé de 150 ans avant de mourir ou le fait qu’il soit mort avant d’avoir pu répondre à ses questions.

Sandy écoutait avec attention, apprenant le plus de choses possible sur Torchwood, qu’elle connaissait que de nom. Elle prenait mentalement des notes pour réaliser un article de fond sur le plus ancien des moyens de protéger la Terre de la menace extra-terrestre. Jack prenait un malin plaisir à raconter des anecdotes sur l'institut, ravi d'avoir un auditoire, suspendu à ses lèvres.

La journaliste trouvait le Capitaine Jack Harkness terriblement attractif. Mais quelque chose de l’ordre de l’instinct féminin, lui disait que rien ne serait possible entre eux. L’homme qui leur avait servi les cafés lui semblait très épris et le capitaine également. Elle leur souhaita tout le bonheur du monde et jeta son dévolu sur le Dr Hill, moins charismatique mais pas mal dans le genre universitaire discret et légèrement paumé. Il lui semblait qu'il n'était pas insensible à son charme explosif. Elle alla jusqu’à lui prendre la main, comme innocemment, mais il ne la retira pas, la regardant seulement avec étonnement.

Elle sentait l’épuisement la gagnait, malgré l’excitation de cette nuit. Elle ne s’étonna pas, l’adrénaline qui la soutenait jusqu’ici avait disparue et ses nerfs tombaient tout simplement. Elle bailla et vit que le Dr Hill avait les plus grandes difficultés à garder ses yeux ouverts lui aussi. Elle lui envoya un baiser du bout des doigts avant de dodeliner de la tête et de s’endormir. Le Dr Hill résista un peu plus longtemps, fixant le visage serein du Capitaine Jack Harkness comme pour le fixer dans sa mémoire. Mais l’endormissement fut le plus fort et lui aussi tomba dans les bras de Morphée, tenant la main de Sandy.

- Eh bien! Ianto, râla Jack pour rire, je commençais à me demander, si tu n’avais pas oublier nos usages.

- Et toi, à raconter la création de l’institut par la Reine Victoria, tu n’as pas peur qu’un jour, ils s’en souviennent.

- Bah, ils prendront cela pour une fantaisie de leur esprit. Et n’oublie pas que l’être humain est toujours enclin à croire ce qui l’arrange. Regardez-les, ils sont mignons ensemble. Ils vont se retrouver dans la même chambre d’hôtel avec une belle gueule de bois et des souvenirs à se faire.

- Bon, Jack, ce n’est pas que je m’ennuie, mais Rhys va se demander encore où j’ai passé la nuit. J’aimerais me réveiller à ses côtés demain matin.

- Je t’accompagne, dit Martha en étouffant un baillement discret, on va déposer le Dr Hill et Sandy à l’hôtel et je vais rapporter la dépouille de Jack au Hub. Je me doute que tu ne nous accompagne pas, Capitaine.

Jack sourit pour toute réponse, tandis que Ianto claquait deux tasses l’une contre l’autre, les mains tremblantes. Les deux hommes les aidèrent à emmener les deux endormis dans le SUV. Gwen et Martha les embrassèrent et elles partirent.

- enfin seuls, toi et moi, fit Jack alors qu’ils étaient remontés dans l’appartement de Ianto.

Celui-ci se tenait très droit, bras croisés, attendant que son capitaine parle. Jack fit durer la tension encore un peu, détaillant le visage de Ianto, ses yeux si clairs qui se troublèrent sous le poids de son regard, son grand front intelligent, plissé par l’inquiétude, son nez fin et retroussé qui lui donnait l’air gamin quand il souriait, sa bouche charnue, délicatement ourlée, appellant les baisers.

Il s’avança vers lui et le prit dans ses bras. Leurs cœurs battants à l’unisson leur donnèrent le frisson, légère évocation de ce qui restait à venir.

- Quelque soit le sort qui nous attende demain, moi aussi, je ne désire qu’une chose : être près de toi, le plus longtemps possible, vivre avec toi, ensemble, même quand tu n’auras plus un seul cheveu sur ton adorable crâne. Je t’…

Avant que Jack ne puisse prononcer un mot qui avait tant tardé à venir, Ianto l’embrassa sauvagement et arracha les vêtements qui offraient une faible protection au Capitaine contre son assaut amoureux. Ils se regardèrent, les yeux pleins de passions, leurs bouches gonflées, leurs corps prêts. Ianto entraina Jack vers la chambre qui les attendait patiemment. Par la porte entrebaillée, les souffles et murmures passionnés se mélèrent au bruit du vent qui s’était levé. Leur sort étaient scellé.

 Fin


Rhea01  (20.08.2009 à 00:03)

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