Tous assis, ornant le contour d’une table de réception, Grissom, Catherine, Sara, Nick et Warrick s’était mit sur leurs trente et un pour une soirée organisée par L’assemblement des laboratoires scientifiques d’investigation des scènes de crime du Nevada. Cette soirée se donnait à l’hôtel Dowlenge, à Carson City. Ils étaient tous invités pour un séjour dans les suites les plus prestigieuses de cet Hôtel. Un scientifique, mit en retraite commença un long discours sur tout et n’importe quoi. Catherine se croisa les jambes, gracieusement, en souhaitant à chaque seconde la fin du discours. Sara regardait Grissom, d’un regard évasif. Elle mémorisait les mots qu’ils avaient échangés, tentant de comprendre ce qu’ils signifiaient… « -Grissom, j’ai…j’ai l’impression de tourner en rond. Vous voyez, j’en ai mare d’attendre que vous vous décidiez à bouger, notre relation est bloquée depuis je ne sais combien de temps au même stade, je sais que vous aimez bien l’équilibre, mais…j’ai comme l’impression que cet équilibre me rend invisible à vos yeux.- Sara, vous savez qu’entre nous c’est compliqué depuis le début, j’essai de donner de mon temps pour ma vie privée, mais je n’y suis tellement pas habitué, je crois que j’ai un peu trop misé sur le travail ces temps-ci et je m’excuse si ça vous a blessé.- D’accord, ce n’est pas exactement ce que je voulais entendre, mais merci. Vous croyez que vous arriverez un jour à atteindre votre vie privée?- Peut-être, sûrement bientôt. – Et ce jour, je pourrai atteindre cette vie privée avec vous…? » un moment de silence s’était alors installé, et là, il lui avait sourit, un sourire qui veut dire oui, ou sûrement, peu importait…il s’était ouvert à elle et elle n’arrivait toujours pas à y croire…
Sara observait Grissom. Malgré leur discussion d’hier matin, elle le trouvait un peu froid, comme s’il l’avait déjà oublié… « une âme solitaire et un cœur endurcie » se dit-elle.
Elle sourit légèrement.
Grissom pensait à leur dernière affaire. Le meurtre d’un homme, Benjamin Colman, dans le stationnement d’un stade de baseball du conté de Clark. La femme du jeune homme de vingt, Annie-Pier Colman ans restait introuvable, tout comme leur bébé de six mois, Bastien. Il avait mené cette enquête avec Warrick. Il ne tenait pas à ce que Catherine soit au courant de l’affaire. Comme elle était elle-même mère, les disparitions et les meurtres d’enfants la troublaient, et Grissom en était conscient. Il trottait toujours sur ce dossier, à la recherche de nouveaux indices. Les documents concernant l’affaire étaient tous empilés sur le dessus du comptoir de sa chambre, hors de portée de Catherine. Il attendait la fin de la soirée avec impatience afin de pouvoir continuer ses recherches.
Catherine, elle, était un peu sur les nerfs depuis quelques temps. Grissom lui avait caché le meurtre et la disparition de la famille Colman. Même si elle n’était pas sur ce dossier, elle aurait aimé être informée de son existence. C’est quand Warrick s’est échappé qu’elle la sut. Il n’y avait qu’une seule raison pour laquelle elle n’avait pas déployé sa frustration sur lui, il avait raison, et elle aurait eu tort. Tout les deux savent très bien que cette enquête aurait été dirigée par les compulsions de Catherine, c’est pourquoi Grissom l’avait écarté de tout ça. Son désir de confronter Grissom prit le dessus. Elle n’allait quand même pas le laisser faire selon lui sans rien faire, ce n’était pas son genre…
Les applaudissements retentirent dans toute la salle, le discours avait prit fin. Les gens des différents coins du Nevada se levèrent et prirent place sur la piste de danse. Un danse plutôt chic, élégante. Grissom s’éclipsa par la porte d’entrée, retournant dans sa suite pour continuer son affaire. Catherine le suivait du regard et se retourna quand elle sentit une main sur son épaule. Elle se retourna et souria quand elle aperçût le visage de Warrick. Elle se leva et se dirigea vers la piste de danse, la main dans celle de Warrick, dans celle d’un ami. Elle passa un bras le long de son épaule, puis autour de son cou. Elle plaça son autre main au creux de la sienne, à la hauteur de leurs épaules. Lui, déposa sa main libre sur la hanche de Catherine. Ils se mirent à danser au rythme de la musique. Le sourire accroché aux lèvres, comme si le temps passant n’était que plaisir.
Sara dansait au bras de Nick, même si l’homme bienveillant qui se trouvait devant elle n’était pas celui qu’elle attendait. Malgré Grissom qui flottait dans ses pensés, elle trouva moyen de se sentir bien auprès de Nick, comme si il pouvait la protéger de tout, comme un grand frère…
- Dis donc! C’est pas mal comme endroit. »
- Oui, mais il me manque bien notre labo de Vegas. »
- Profite-en Nick! »
Après quelques minutes de danses, Catherine et Warrick allèrent s’asseoir à leur table.
-Euh…je dois y allez. »
-Pourquoi? Il n’est que 21h00. »
-Je sais, mais j’ai beaucoup de sommeil en retard. Prétexta-t-elle. »
Elle le remercia d’un baisé sur la joue qui l’effleura à peine. Elle sortit par la porte principale et se rendit jusqu’à l’ascenseur. Elle monta jusqu’au sixième étage, l’étage ou logeait Grissom. Elle, elle était installée trois étages plus hauts, au neuvième. L’Hôtel comportait onze étages. Elle longea un mur beige, avec une bordure dorée jusqu’à une porte ou un petit écriteau était posé : « 609 » en lettres d’or. La suite de Grissom. Elle ne prit pas la peine de frapper à la porte, elle pouvait entrer et sortir du bureau de Grissom comme dans un moulin. Dans sa chambre d’Hôtel, c’était un peu la même situation. Elle ouvrit la porte et la referma délicatement. Grissom ne l’avait pas remarqué tout de suite, il continuait à éplucher les dossiers sur la table, devant une grande porte vitrée, qui donnait sur un balcon fleurit. Catherine prit une des feuilles qui se trouvait sur la table, c’est à ce moment que Grissom remarqua sa présence. Elle le regarda droit dans les yeux, il fit de même.
-Pourquoi ne m’avez-vous pas parlé de cette affaire? »
-Ce n’est pas le genre d’affaire que j’aime mener, et j’étais persuadé que Warrick ferait très bien l’affaire. »
-Pourquoi vous l’avez choisi? Je veux dire…j’aurais très bien pu le faire, et je me serais démené pour faire aboutir cette enquête et vous le savez. »
-Justement, Warrick se laisse guider par sa passion du travail, vous, vous vous seriez laissé guidé par votre colère et vos émotions, vous êtes mère, alors n’allez pas dire le contraire. »
-Peut-être, peut-être que je n’étais pas la mieux placée pour mener cette enquête, mais la prochaine fois, informé moi en. »
-Si vous y tenez. »
-… (Petit sourire)
Ils se levèrent et admirèrent la nuit tombée, à travers la porte du balcon. Grissom se leva et leur servit un ver de champagne à tout les deux, Catherine longea ses bras le long de sa robe noire et prit la coupe que Grissom lui tendait.
-En l’honneur de notre bon travail. »
-…et de l’honnêteté. Répliqua Catherine. »
Il buvèrent et déposèrent leur vers sur la table de chevet en frêne verni. L’ambiance était calme, la pièce n’était pas trop éclairée, juste assez pour qu’ils se voient l’un l’autre.
-Vous savez, je ne suis pas pressée de rentrer à Vegas. »Entama Catherine.
-Je vous comprends, pourquoi vouloir quitter le paradis, pour retrouver ses problèmes. »
-Vous considérez cet Hôtel comme le paradis, voyons Grissom, vous avez vu mieux… »
-Pas l’hôtel, la ville en générale. Calme, accueillante, loin de tout. »
- Au fond, vous avez bien raison, je n’ai qu’à rester ici si la vie m’épuise tant. »
- La vie vous épuise, vous avez pourtant l’air d’une femme forte. »
- Vous voyez, je passe mon temps a donné mon énergie à tout ce qu’il y a autour de moi, et l’énergie dont j’ai besoin, il ne m’en reste plus. J’en ai mare, personne ne dit merci pour tout ça, c’est trop dur comme vie, mais j’y suis coincée, et je n’ai pas le droit de me plaindre. Vous l’avez dit vous-même, je dois être forte, plus que les autres, mais pourquoi? Je ne vois vraiment pas… »Elle passa sa main dans ses cheveux blonds et souffla doucement l’air qui s’était accumulée dans sa bouche à force de choisir ses émotions, et de les vivre.
-Vous savez, rien n’est facile. Mais toute ce que vous donnez aux autres prouve que vous aurez toujours quelqu’un près de vous, même s’ils ne vous rendent pas leur gratitude, ils sont là. Vaut mieux être mal entouré que d’être seul. »
-Grissom, être seul, c’est être tranquille, c’est ce que tout le monde recherche…d’une façon ou d’une autre… »
-Peut-être, mais si vous étiez seul, vous préfèreriez sûrement ne pas l’être, car la solitude est vraiment le pire des fardeaux à porter, croyez moi. »
-Qu’est-ce que vous en savez? Vous ne serez jamais seul… »Elle lui sourit en le regardant droit dans les yeux.
-Vous m’aurez toujours près de vous. » Rajouta-t-elle.
C’est à ce moment précis que Catherine remarqua qu’ils s’étaient rapprochés l’un de l’autre durant cette discussion. Les mains de Grissom effleuraient presque ses hanches…
-À part pour l’enquête, pourquoi vous n’êtes pas resté danser…? »
-Je ne suis pas un danseur de première, personne ne se serait joint à moi. »
-Moi, si vous me l’aviez proposé. »
Elle lui sourit, il fit de même. À ce moment, ils étaient pratiquement collés l’un sur l’autre. Catherine sentait le souffle chaud et réconfortant de Grissom lui caresser les joues. Elle le regarda à nouveau droit dans les yeux. Pour la première fois, Grissom se laissa guider par ses émotions du moment. Il déposa sur ses lèvres un baisé doux et sécurisant, comme s’ils étaient loin de tout. Quand il sentit les douces mains de Catherine errer dans les siennes, il réalisa quelque chose, quelque chose d’important. S’il n’avait jamais été plus loin avec Sara, ce n’était pas parce qu’il en était mal à l’aise, c’était tout simplement parce qu’il ne le voulais pas. Mais là, à l’instant présent, ce qu’il ressentait pour Catherine, c’était au-delà de ses conflits avec Sara, au-delà de son travail accaparant, au-delà de ses limites, et c’est pour cette raison qu’il ne voulais jamais quitté ce baisé de sa vie. Catherine était simplement bien. Elle réalisait que ce qui se passait ce soir n’allait peut-être pas aboutir, mais Grissom lui fit vite oublié cette idée. Sans rompre le baisé, Catherine entraîna Grissom jusqu’au bord du lit, il la déposa sur le couvre-lit et rompit le baisé, juste le temps de voir dans le regard de Catherine si elle réalisait comme lui ce qu’ils étaient entrain de faire, comme s’était le cas, ils recommencèrent à s’embrasser, cette fois plus romantiquement que jamais.
Tout en dansant au bras de Nick, Sara pensait à Grissom. Elle mourait d’envie de le voir, de lui parler, d’être tout près de lui. Nick semblait remarquer le fait que Sara était plutôt évasive. Sara n’en pouvait plus, elle devait voir Grissom, s’il ne dansait pas avec elle, il devait au moins se trouver près d’elle.
-Nick, je crois que je vais retourner dans ma suite, il est presque 23h00 et je suis un peu fatiguée. » Mentit-elle.
-Tu veux que je te raccompagne? »
-Euh…non merci, je ne risque pas de me perdre, ma chambre est au troisième. »
-D’accord, bonne nuit alors. »
Elle s’éloigna en direction de l’ascenseur. Lorsqu’elle fut à l’intérieur, elle hésita un moment avant de presser le bouton du sixième étage.
Sous des draps de soie, Grissom et Catherine s’étaient découverts sous un jour différent, après dix-huit ans d’amitié. Grissom s’était endormi. Catherine, elle, était bien réveillée, au creux du corps de Grissom, Elle déposa un bref baisé sur ses lèvres afin de le tirer de son sommeil. Quand il ouvrit les yeux, il en vit d’encore plus grand, des yeux d’un bleu pétillant, remplis d’amour, un amour qu’il partageait avec la personne qui avait de si beaux yeux. Sans vraiment vouloir se tirer de cet instant parfait, il se redressa et enfila un t-shirt et un calson. Puis il reprit place, la tête de Catherine posée sur son torse, il glissa son bras le long du dos de Catherine.
-Grissom, je ne… » Sara entra dans la pièce.
Ce qu’elle vit la choqua à un point qu’elle reparti aussitôt. Grissom se leva et se dirigea vers la porte. Catherine se rhabilla assez rapidement et se dirigea aussi vers la porte. Grissom se tourna vers elle. Elle commença à lui parler :
-Je ferais bien de rentrer. »
-Dans votre suite? »
-Non, chez moi, ce n’était pas prévus qu’elle tombe sur nous et…enfaîte rien n’était prévus, je dois…je ferais vraiment mieux d’y allez. »
-Ce qui vient de se passé ne change rien à ce que nous avons fait et je doit être sincère, les choses vont être difficiles dans les temps prochains. »
-Je sais, mais je crois qu’il faudra attendre que Sara s’en remettre avant… »
-Ne dites plus rien. On se quittera sur ça. »
Il l’embrassa, lentement, car il était conscient que c’était leur dernier baisé avant longtemps. Il la regarda s’éloignée vers l’ascenseur, avec un sentiment de honte très lourd à l’intérieur de son âme.
Deux semaines plus tard, le calme était revenu. Sara était toujours prise dans cette réalité maudite qui l’attristait au plus grand point. Celui qui lui avait promit de l’amour, celui qu’elle aimait, celui qui devait être là pour elle comme il lui avait promit, n’était nul autre que celui qu’elle avait surpris entrain de prouver son amour à une autre, Catherine. Pourquoi l’avait-il choisi? Qu’avait-elle que elle n’avait pas? Catherine, Catherine…? Elle ne voulait pas se faire plus de mal en ressassant toute cette histoire dans sa tête minute après minute, mais elle ne pouvait faire autrement, Grissom était loin d’elle, mais ses pensées en étaient parsemées à chaque instant. Elle se mit à pleurer, des larmes de colère, de désespoir d’amertume.
Grissom leva les yeux et vit Catherine franchir la porte de son bureau. Elle était encore plus radieuse qu’à l’habitude. Il se leva et se dirigea vers elle. Il la regarda tendrement.
-On fait quoi? » lança-t-elle.
-Je l’ignore. »
Sans conclure la conversation, Catherine s’avança vers lui et précédé d’un instant d’hésitation, vint déposer sur ses lèvres le plus courageux, le plus digne et le plus chaleureux des baisés que quiconque puisse faire.
-Vous êtes prit ce soir? »
-Non, Lindsay dort chez ma mère. »
-Je vous invite à dîner? »
Lovianna (14.05.2006 à 00:39)