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Série : CSI : Crime Scene Investigation
Création : 15.11.2007 à 19h38
Auteur : SarahDanny
Statut : Terminée
« Bonne lecture! » SarahDanny
Cette fanfic compte déjà 8 paragraphes
Catherine et Nick étaient sur une scène de crime, Joyce Lindt, une femme d’une cinquantaine d’années, venait d’y être retrouvée morte par son mari. Les deux CSI relevaient des indices ADN sur le corps quand un bruit attira l’attention de la jeune femme.
- Tu as entendu ? demanda-t-elle à Nick
- Quoi ?
- Ce bruit.
- Non, qu’est-ce que c’était ?
- Je ne sais pas.
Elle tendit à nouveau l’oreille mais elle ne réentendait pas le bruit, couvert par les voix de deux policiers.
- Je ne sais pas, répéta-t-elle en reportant son attention sur le cadavre.
Un silence pesant se fit dans la pièce quand le bruit reprit « tic, tac, tic, tac ».
- Nick…
- Ouais, répondit-il distraitement.
- Tu…
Mais elle n’eut pas le temps de finir sa phrase car il y eut une gigantesque explosion. Catherine et Nick furent pris dans les flammes, le souffle les projetant à 30 mètres de la scène de crime.
Grissom était dans son bureau quand Conrad Ecklie entra dans son bureau, l’air solennel.
- Gil, j’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer…
- Allez-y répondit-il en retirant ses lunettes.
- Catherine Willows et Nick Stokes sont morts dans l’explosion de leur scène de crime.
Grissom resta sans voix, comme paralysé.
- Quoi ? parvint-il à dire
- La scène de crime a explosé, expliqua tranquillement le chef de l’équipe de jour, les policiers n’avaient pas constaté la présence de la bombe.
Le superviseur se redressa tout doucement, en prenant appui sur son bureau.
- Vous avez prévenu les familles ? demanda-t-il enfin.
- Pas encore, peut-être préférez-vous le faire ?
- Oui… je préfère.
Conrad se rapprocha du bureau et murmura d’un air faussement désolé :
- Navré Gil…
Grissom venait de passer 6 heures à donner des coups de téléphone, essayant de son mieux de consoler les familles effondrées. Puis, il avait contacté ses CSI, qui arrivaient tout juste sur leur scène de crime. Enfin, il se rendit à la morgue où Robbins examinait les corps calcinés.
- Oh, Grissom !
- Bonjour doc, murmura-t-il en regardant les deux cadavres.
- Je… Toutes mes condoléances.
- Merci
- Leurs familles sont arrivées ?
- Non, pas encore. Celle de Nick vient juste de prendre l’avion et Lindsay est en train de dormir. Sa grand-mère préfère attendre, lui dire ce qui s’est passé avant…
- Je vois… Qui s’occupe de l’enquête ?
- L’équipe de relais et les affaires internes.
- Bien, je leur ferai parvenir mon rapport.
Grissom acquiesça d’un signe de tête et s’approcha des tables métalliques.
- Je… Vous étiez d’excellents criminologues, mais avant tout d’excellents amis, déclara-t-il tout bas.
- Gil, vous n’avez rien à vous reprocher.
- Peut-être… mais c’est moi qui les ai envoyés là-bas. Ca aurait pu être moi.
Brass était avec Warrick et Greg sur une scène de crime. Les deux CSI essayaient de se concentrer. Les larmes n’avaient pas encore percé, ils ne réalisaient toujours pas.
- Qui est-ce ? demanda l’ex-laborantin.
- Rolland Hartmann, 56 ans
- Mort par exsanguination, constat le beau métis.
- Je… commença Brass.
Il plaqua une main contre son torse, les yeux exorbités, s’écroulant.
- Jim ! s’exclama Greg.
Warrick était déjà auprès de lui.
- Il fait un infarctus.
Il se releva et saisit sa radio, s’éloignant vers la falaise.
- Envoyez un hélicoptère à la sortie de Vegas, près de la route 34E.- Bien reçu, répondit une voix.
Le jeune homme se retourna :
- Il arri…
Warrick venait de glisser sur un caillou et tomba dans le ravin.
- Warrick ! s’exclama Greg en se précipitant au bord de la falaise.
Le jeune homme regarda le gouffre et Brass. Revenant vers le capitaine, il dit :
- Je reviens, je vais…
Il stoppa net, Brass était mort. Il tenta de lui faire un massage, complètement paniqué. Comprenant qu’il ne pourrait rien faire, il alla vers la falaise et descendit vers le ravin.
- Warrick ! Warrick ! Warr…
Le sang du jeune homme se figea, le corps inerte de son collègue gisait à quelques mètres de lui. Le beau métis avait la face ensanglantée, enfoncée contre une pierre.
- Warrick, murmura-t-il en le secouant légèrement.
Il était déjà trop tard.
Sara était dans les vestiaires, en train de pleurer, quand son portable sonna.
- Sidle ! répondit-elle.
- Sara, c’est Greg ! Warrick et Brass… ils sont morts… je n’ai rien pu faire…
- Une bombe ?
- Non, Brass a fait un infarctus et Warrick est tombé dans le ravin… je… je n’ai rien pu faire…
- Mais… Tu as appelé un hélicoptère ? Ils ne sont peut-être pas morts… Ils…
Ses larmes redoublèrent.
- Ils sont morts Sara, lâcha le jeune homme d’une voix déchirante. Les secouristes viennent de les emmener dans des housses mortuaires.
La grande brune se laissa choir le long de son casier. Sans même s’en rendre compte, elle raccrocha. Quand Grissom entra dans la pièce, les yeux rouges, elle eut un sanglot puissant.
- Ils sont morts… pleura-t-elle
- Je sais… ils ne pouvaient pas savoir qu’il y avait une bombe et…
- Non Gil, coupa-t-elle, pas Catherine et Nick. Brass et Warrick !
- Quoi ?! Quand ?
- Il y a à peine cinq minutes, Greg m’a appelé.
- Une autre bombe ?
- Non, une attaque et un accident, Greg n’a rien pu faire…
3 jours après, Sara, Greg, Grissom et Sofia étaient au cimetière avec les quatre familles de leurs collègues décédés. Mia, Booby, Hodges, Robbins et David étaient également présents. Un religieux récitait des passages de la Bible, accompagné par des enfants. Quand ce fut fini, pratiquement tout le monde pleurait. Greg avait posé sa tête sur l’épaule de Sara, qui était enlacée par Grissom.
- Je n’en peux plus, murmura Greg, je vais aller au labo.
- Ne vous enfoncez pas dans le travail, Greg, lui dit Grissom
- J’ai besoin de penser à autre chose, pendant un moment. Je reviendrai pour la veillée.
- D’accord, acquiesça Sara en lui essauyant une larme.
La veillée était commencée depuis une heure et Greg n’était toujours pas revenu. Inquiète, Sara en parla à Grissom.
- Tu veux qu’on aille voir ?
- Oui.
- D’accord.
Ils s’excusèrent et partirent pour le LVPD. Quand ils trouvèrent Greg, celui-ci était assis contre les vestiaires, la tête plongée dans ses mains.
- Greg ? appela Sara.
- Que se passe-t-il ?demanda Grissom.
- Mia est morte, elle baignait dans son sang quand je suis arrivé. Elle s’est suicidée. Les coroners de l’équipe de jour viennent de l’emmener.
Sara réprima un haut-le-cœur et alla s’asseoir à côté de lui.
- Tu ne pouvais rien faire.
- Je n’en peux plus de voir mourir mes collègues, mes amis.
- Le destin suit son cours mais nous n’y pouvons rien, murmura Grissom.
- Peut-être, mais il s’acharne sur nous ! s’exclama-t-il.
- Je sais.
- Non, vous ne savez pas ! C’est moi qui étais avec Brass et Warrick quand ils sont morts. C’est moi qui ai trouvé Mia, étendue, les poignets ouverts !
- Calme-toi, lui dit la jeune femme.
Le service suivant leur sembla très dur, Ecklie ne leur avait donné aucune affaire, de peur qu’ils soient discrets. Grissom et Sara étaient enfermés dans leurs bureaux, tandis que Greg écoutait parler Hodges sans grande attention. Celui-ci était en train de lui expliquer qu’il ne croyait pas au destin, un café à la main, quand l’ex-laborantin s’exclama :
- Je m’en fous !
- Sympa, j’essaye juste de faire la conversation !
Greg prit appui sur la table, près des prises, d’une main et tapa violemment de l’autre sur la table de travail. Tout se passa très vite. La prise grésilla quand le contenu d’un flacon se renversa sur elle et Greg commença à avoir des spasmes, électrocuté. Affolé, Hodges cria mais Sara et Grissom eurent juste le temps de voir leur collègue rendre son dernier soupir.
- Greg ! hurla Sara, hystérique.
Les coroners venaient de partir avec le corps quand Sara sortit,le LVPD lui donnait une impression de claustrophobie. Sofia était déjà adossée au mur, les yeux perdus dans son gobelet de café.
- Ils viennent de l’emmener ? s’enquit le lieutenant Curtis.
- Oui, murmura la CSI en essuyant ses joues baignées de larmes.
- Je n’arrive pas à y croire, on voit déjà assez de morts dans notre métier, sans avoir à voir nos amis sur des tables d’autopsie !
Elle se releva et shoota le poteau près de la route. Se retournant violemment, elle cria à moitié :
- J’en ai marre de ce travail ! Je ne supporte plus de voir tous ces cadavres, devoir rester distante, ne jamais craquer !
En disant cela, elle fit un pas en arrière et…
- Sofia !
Un camion venait de faucher la jeune femme et celle-ci était étendue, du sang coulant de son oreille.
- Sofia ! Sofia ! Ecoute-moi, tu ne vas pas mourir, je vais appeler une ambulance !
Elle sortit son portable et appela le 911. Elle raccrocha et se tourna vers son amie :
- Voilà, ils arrivent. Tu vas… Sofia ? Sofia ! Réponds, réveille-toi ! Tu ne peux pas mourir, pas maintenant !
Malheureusement, la mort avait déjà fauché son âme.
Sara et Grissom étaient dans l’appartement de cette première. La jeune femme était en pleine crise de nerfs. Elle criait tellement fort que tout l’immeuble pouvait l’entendre :
- Pourquoi maintenant ? Qu’est-ce qu’ils ont fait pour mériter ça ? Pourquoi ce foutu destin s’acharne ?
- Du calme, ça ne les ramènera pas.
- Peut-être, pas plus que de ne rien dire. Je te déteste d’être aussi calme dans un moment pareil !
Pour toute conclusion, elle lui jeta un oreiller à la figure et partit pleurer dans sa chambre. Quand il y entra, elle était effondrée sur son lit, la tête dans l’oreiller.
- Tu ne pouvais rien faire pour Sofia, Honey.
- Je sais, mais avec tout ça, j’en viens à me dire que le LVPD porte la poisse ! Qui nous a lancé une malédiction ?
Grissom alla s’asseoir près d’elle et la serra contre lui.
- On va surmonter ça, ensemble.0
- Oui… je ne te laisserai jamais, Gil… jamais.
Sara et Grissom étaient en train de faire la cuisine quand la jeune femme déclara :
- Et si on mangeait sur le balcon ?
- Ouais, d’accord.
- Je vais mettre la table.
Elle saisit les couverts et s’éloigna. Tout se passa comme au ralenti. Grissom vit Sara s’effondrer alors qu’elle posait un verre sur la table. Il se précipita :
- Sara !
- Ahhh ! gémit-elle, une main plaquée sur son ventre.
Le sang coulait à flots.
- J’ai froid.
- Ne dis pas ça, tu vas t’en sortir.
Il saisit son portable et appela les secours.
- Gil, je t’aime.
- Moi aussi ma chérie, mais tu vas vivre.
- Je ne sens plus mes membres…
Son visage était baigné de transpiration. Il appuya une main sur la blessure et lui caressa le visage de l’autre.
- Les secours vont arriver, accroche-toi.
- Non, je vais mourir.
- Ne dis pas ça, mon amour.
- Gil, je t’aime.
- Je sais, et tu ne vas pas mourir.
Il disait cela comme s’il essayait de s’en convaincre lui-même. Des larmes perlèrent dans les yeux de la jeune femme.
- Je ne sens plus rien…
- Courage, ils arrivent, j’entends les sirènes.
- Je n’entends rien…
- Mais si Sara, regarde-moi, regarde-moi.
La CSI avait le regard lointain, comme si elle ne le voyait pas.
- Je t’aime, murmura-t-elle avant que sa tête ne retombe.
Elle était morte.
- Ca va ? demanda Sara qui rangeait un chemisier dans son tiroir.
- Hein ? Je dormais ?
- Oui, depuis plusieurs heures. La fièvre n’est pas tombée, constat-t-elle.
- J’ai fait un cauchemar, expliqua-t-il. Tous les membres de l’équipe mouraient les uns après les autres. Tu venais juste de rendre ton dernier souffle quand je me suis réveillé.
- Je vois…
La porte s’ouvrit avec fracas et une petite fille entra, suivie par sa grand-mère.
- Sherryl, tu m’écoutes quand je te parle ? disait la vieille dame en langage des signes.
La petite fit mine de ne pas comprendre et alla s’étaler sur le lit.
- J’ai eu un A aujourd’hui, se vanta-t-elle.
- C’est bien ma puce.
- Je suis la meilleure !
- Mais c’est qu’elle frime la petite, lâcha Sara en la chatouillant.
- Je ne suis pas petite, j’ai 6 ans.
- D’accord, la grande.
- Je veux aller au parc.
- Tu n’as pas de devoirs à faire ?
- Si, mais…
- Alors je t’aide à les faire et après on file au parc.
- Ouais !
Sara, Sherryl et la mère de Grissom sortirent, le laissant seul. Il se rallongea et poussa un soupir de soulagement.
FIN