Dans la salle d’interrogatoire de la police de Las Vegas
depuis maintenant plusieurs minutes, Charlize Severson attendait dans la salle d’interrogatoire. c’était le Capitaine Brass qui lui avait demandé de venir, et il aurait pu avoir la courtoisie de ne pas la faire attendre… elle ne supportait pas cela, mais elle ne voulait surtout pas le montrer.
Brass entra bientôt dans la salle, suivi par Gibbs. Tony et Ziva étaient restés derrière la vitre teintée de la salle d’interrogatoire.
si Brass avait fait attendre Charlize Severson, c’était pour la mettre à l’épreuve, pour qu’elle craque plus facilement : il avait la certitude de tenir la meurtrière et il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour l’arrêter.
BRASS : veuillez excuser notre retard, Mlle Severson.
Charlize Severson se força à sourire.
CHARLIZE : ce n’est rien. mais dîtes moi ce que je fais ici ?
GIBBS : il nous reste encore certaines questions à vous poser.
CHARLIZE : allez y, je vous écoute.
BRASS : tout d’abord, nous voudrions que vous nous répétiez ce que vous avez fait le soir du meurtre du Capitaine Manday.
CHARLIZE : j’étais dans le bureau de mon père. il me parlait du rachat d’un casino.
GIBBS : et avez vous vu Mike Manday ce soir là ?
CHARLIZE : non.
GIBBS : pourtant nous avons retrouvé l’un de vos cheveux sur sa chemise.
CHARLIZE : il a pu tomber n’importe quand !
BRASS : certes.
GIBBS : Mlle Severson, suivez vous toujours votre traitement pour combattre votre colère ?
Charlize regarda Gibbs d’un air mauvais : elle trouvait cette question bien déplacée.
CHARLIZE : non, je n’en ai plus besoin depuis plusieurs mois.
BRASS : oui.cet interrogatoire commençait à agacer au plus haut point Charlize Severson.
CHARLIZE : vous ne seriez pas en train de m’accuser du meurtre de Mike par hasard ?
BRASS : nous cherchons juste à connaître la vérité Mlle.
GIBBS : le Capitaine Manday et vous, vous êtes vus le soir de son meurtre.
CHARLIZE : NON !
GIBBS (insistant) : vous vous êtes vus. vous l’avez vu avec une autre femme. ça vous a mise dans une colère noire que vous n’avez pas pu maîtriser.
CHARLIZE (énervée) : NON !
GIBBS (en parlant plus fort qu’elle) : et là, vous l’avez tué. par jalousie.
CHARLIZE (énervée) : oui je l’ai tué !
AbbyCath (23.02.2008 à 19:24)
FLASH BACK
Devant le MonteGrande
on voit le Capitaine Manday qui sort de sa voiture, puis qui se dirige vers le MonteGrande.
une jeune femme (qui semble un peu ivre) se dirige vers lui, puis commence à le draguer.
Charlize Severson arrive sur le parking du MonteGrande. elle voit Mike Manday et la jeune femme. son visage exprime de la colère.
CHARLIZE (narratrice) : j’ai vu Mike avec une jeune femme. et il n’avait pas l’air dérangé par le fait qu’elle le draguait.
Mike Manday éloigne doucement la jeune femme qui le drague. puis il entre dans le MonteGrande.
CHARLIZE (narratrice) : ensuite il est entré dans le MonteGrande. moi, j’ai préféré ne pas le rejoindre. et je suis passé par l’autre entrée du casino pour rejoindre le bureau de mon père.
Dans le MonteGrande
on voit que, un peu plus tard dans la soirée, Charlize et son père sortent du bureau de Mr Severson. dans le couloir, il y a Mike Manday.
CHARLIZE (narratrice) : je ne pensais pas le recroiser dans la soirée. mais il était dans le couloir. Il voulait me parler et on est rentrés dans le bureau de mon père.
Dans le bureau de Mr Severson
on voit que Mike Manday essaye de parler à une Charlize Severson qui refuse de l’écouter.
CHARLIZE (narratrice) : il voulait me parler. mais il m’avait tellement énervée dans le parking, avec cette fille, que je ne voulais pas l’entendre.
on voit que Charlize est près du bureau de son père. son regard tombe sur le coupe papier de son père. elle l’attrape.
CHARLIZE (narratrice) : c’est à ce moment là que j’ai vu le coupe papier de mon père.
FIN DU FLASH BACK
AbbyCath (23.02.2008 à 19:32)
Dans la salle d’interrogatoire de la police de Las Vegas
Charlize Severson pleure.
CHARLIZE : puis nous sommes sortis du bureau de mon père.
BRASS : et vous avez perdu votre sang froid.
GIBBS : vous vous êtes servie du coupe papier de votre père pour tuer le Capitaine Manday.
Charlize, en pleurant, acquiesce d’un signe de la tête.
BRASS : votre père était il au courant ?
CHARLIZE : oui bien sûr. c’est lui qui s’est occupé de faire disparaître le coupe papier.
GIBBS : et vous savez où il l’a mis ?
Charlize fit « non » de la tête, puis elle se remit à pleurer.
AbbyCath (23.02.2008 à 19:38)
Dans le laboratoire de la police scientifique de Las Vegas
les deux équipes d’enquêteurs étaient au complet. Gibbs venait de raconter aux autres les aveux de Charlize Severson. quant à Brass, il était parti trouver Mr Severson (et son coupe papier par la même occasion).
peu après, Brass entra dans le laboratoire.
il raconta aux autres qu’après l’interrogatoire de Mr Severson, son coupe papier avait été retrouvé dans sa voiture.
BRASS : Charlize a été inculpée pour meurtre. quant à son père, on le tient pour dissimulation de preuves et complicité de meurtre.
TONY : donc cette affaire était un crime passionnel…
CATHERINE : oui.
BRASS : j'ai amené le coupe papier. on l’a trouvé taché de sang.
Brass tendit à Grissom le sachet en plastique qui contenait le coupe papier de Mr Severson.
GRISSOM : je m’occupe de comparer le sang du coupe papier à celui de la victime.
en disant cela, Grissom commença les analyses.
tous regardèrent avec attention l’écran de l’ordinateur, et aucun ne fut étonné lorsque celui ci afficha la mention « POSITIF ».
BRASS : bien. je vais pouvoir présenter ces résultats au juge. (en se tournant vers Gibbs et l’équipe du NCIS) : ravi d’avoir travaillé avec vous.
GIBBS : nous de même.
Brass récupéra le sachet qui contenait le coupe papier et il sortit du laboratoire.
AbbyCath (23.02.2008 à 20:27)
Dans un bar de Las Vegas
l’enquête sur le meurtre du Capitaine Mike Manday étant bouclée, l‘équipe du NCIS allait bientôt reprendre l’avion pour rentrer à Washington. c’était pour cela que les experts avaient proposé à leurs collègues de Washington d’aller prendre un verre dans un bar sympa.
les deux équipes étaient installées au bar, un verre devant elles.
Sara était un peu en retrait : elle réfléchissait à cette affaire. elle pensait à Grissom aussi.
Tony s’approcha d’elle. Sara le regarda : certes il était très gentil, mais pas fait pour elle (elle en était certaine).
TONY (en sirotant son verre) : alors ? à quoi pense une belle jeune femme comme vous ?
SARA (en souriant) : oh, à bien des choses…
ni Sara ni Tony n’avaient remarqué que Ziva les observait du coin de l’œil. même le fait que Grissom les regardait n’avait pas échappé à la jeune enquêtrice du NCIS.
McGee, Abby et Greg discutaient un peu plus loin : tous les trois avaient de nombreux points communs au niveau de leurs goûts, et ils les partageaient avec animation.
Ducky et Robbins se rappelaient de vieux souvenirs de leurs études en Angleterre.
quant à Catherine, Warrick, Nick, et Gibbs, ils discutaient de tout et de rien. seul Grissom semblait ailleurs, et fixait Sara et Tony.
AbbyCath (25.02.2008 à 18:50)
Dans l’avion pour Washington
le lendemain, Gibbs, Tony, Ziva, McGee, Abby et Ducky étaient dans leur avion.
Gibbs semblait dormir. Tony, quant à lui, rêvassait.
ZIVA : alors Tony ?
TONY : alors quoi ?
ZIVA : Sara Sidle ?
TONY : oh, une jeune femme vraiment gentille. mais pas faite pour moi.
McGEE : non, ça ne m’étonne pas.
Ziva et Abby se mirent à rire.
Tony se tourna vers McGee.
TONY : pourquoi tu dis ça, le « bleu » ?
McGEE : ben, ça me semble évident non ?
ZIVA : oui, à moi aussi !
Tony les regarda sans rien comprendre.
ZIVA : Sara est dingue de son patron !
ABBY : oui, ça crève les yeux !
ZIVA : et ça semble réciproque.
Tony fit une tête bizarre : il avait juste remarqué que Grissom semblait amoureux de Sara, mais pas le contraire.
McGEE : oui, c’est sûr. alors pas trop de regrets Tony…
devant l’air abasourdi de Tony, tous se remirent à rire.
AbbyCath (25.02.2008 à 18:51)
Dans la salle de repos
Sara était dans la salle de repos. elle s’apprêtait à rentrer chez elle quand une voix l’interpella : c’était Greg.
SARA : ah, c’est toi !
GREG : oui.
SARA : au fait, tu ne voulais pas me dire quelque chose ? tu sais, plus tôt dans la soirée, tu voulais me parler avant que Grissom n’arrive !
GREG : oui.
SARA (impatiente) : allez ! raconte moi !
GREG : d’accord. hier j’ai reçu un coup de téléphone. on m’a proposé de participer à un cours. dans l’une des plus grandes universités des USA ! en tant qu’intervenant !
SARA (ravie) : mais c’est super Greg !
GREG (ravi) : oui !
Nick entra dans la salle de repos.
SARA : hey Nick, tu ne devineras jamais ! Greg va aller participer à un cours dans l’une des plus grandes universités du pays !
Nick regarda Greg avec un grand sourire.
NICK : c’est génial Greg ! félicitations !
GREG : merci.
NICK : pour fêter ça, on devrait aller boire un verre !
SARA : oui !
Sara, Nick et Greg sortirent de la salle de repos.
AbbyCath (25.02.2008 à 18:54)
Dans le couloir les trois experts croisèrent Warrick et Catherine. ceux ci, après avoir appris la bonne nouvelle se joignirent volontiers à eux. puis le petit groupe passa devant le bureau de Grissom.
celui ci les regardait.
Dans le bureau de Grissom Sara frappa à la porte et entra.
GRISSOM : vous avez fait du bon boulot sur cette affaire.
SARA : merci.
Sara chercha à cacher une certaine déception : Grissom ne pensait qu’à son travail, et ce n’était pas prêt de changer…
SARA : au fait, Greg va participer à un cours de sciences dans une grande université.
GRISSOM : c’est une très bonne nouvelle.
SARA : oui. et avec les autres, on a décidé d’aller fêter ça. vous voulez venir avec nous ?Grissom regarda Sara.
GRISSOM : non, je suis désolé. mais j’ai encore beaucoup de travail qui m’attend.
SARA : ce n’est pas grave.
Sara se tourna : elle sentait que sa déception allait bientôt se transformer en larmes.
Grissom se sentit gêné.
GRISSOM : peut être une autre fois ?
SARA : oui.
Sara sortit du bureau. elle inspira profondément, puis partit rejoindre ses collègues qui l’attendaient avec impatience.
seul dans son bureau, Grissom se sentit un peu stupide : pourquoi avoir refusé cette invitation ? accepter aurait fait tellement plaisir à Sara. il détestait la savoir triste, mais il n’ignorait pas que son refus l’avait déçu.
« non, c’est bien mieux ainsi » jugea t’il. « pour elle comme pour moi ». sur cette pensée, il se remit au travail.
AbbyCath (25.02.2008 à 18:55)