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Série : CSI : Crime Scene Investigation
Création : 03.11.2008 à 00h42
Auteur : gaby84
Statut : Terminée
« fic où les apparences sont trompeuses... » gaby84
Cette fanfic compte déjà 25 paragraphes
ARRÊTE ... OU CRÈVE !
PARTIE 1 : Innocente apparence
Tous les experts étaient dans la salle de repos. Warrick était absent. Olivia, une nouvelle recrue les regardait en riant. Ils parlaient.
-J'en reviens pas ! disait Nick. Ils m'ont coupé le téléphone. Je suis juste incapable de savoir quand il faut payer ou non...
Ils éclatèrent de rire.
-Moi, dès que je reçois la facture, répliqua Sara, je la paye. Ainsi, aucun risque d'avoir des problèmes.
Grissom eu un sourire. C'était bien Sara ça. Rangée et organisée. Sans oublier qu'elle était aussi très prévoyante.
-C'est bien vous, ça, ajouta Greg. Moi aussi j'ai déjà eu des problèmes avec mes factures. Depuis ce temps-là, ma blonde s'en occupe. Elle a trouvé dur de ne pas pouvoir parler au téléphone comme elle voulait.
Les experts rirent encore un peu et Grissom embarqua alors dans son rôle de superviseur.
-Bon... C'est amusant d'écouter ces histoires, mais il faut aussi travailler. Allez, au boulot !
Les criminalistes se levèrent un par un. Sara se redressa avec difficulté, mais elle n'en laissa rien paraître. Elle allait au vestiaire quand un des nombreux techniciens l'appela :
-Sara, viens voir ce que j'ai trouvé pour ton enquête.
Le jeune homme avait analysé la balle trouvé sur le lieux du crime. Il y avait des stries étranges. Selon lui, ce devait être un ajout qui avait été fait sur l'arme qui avait modifié les stries au moment du tir.
-Il faudrait voir dans le système si on a pas déjà enregistré un appareil capable de faire de telles stries.
-Merci, dit Sara. Je vais fouiller.
Elle oublia totalement qu'elle devait aller faire un tour au vestiaire. Elle se mit à consulter le fichier des armes à feu. Puis, elle sentit un étourdissement. Elle avait de plus en plus de difficultés à voir l'écran, mais elle se dit qu'elle avait simplement les yeux en compote. Elle essaya de se lever, tant bien que mal. Nick et Catherine étaient partis sur une scène de crime. Greg, Grissom et Olivia travaillait sur une affaire ensemble. Sara travaillait seule aujourd'hui. La plupart des techniciens étaient en congé, si bien que Sara était seule dans le labo.
Une fois debout, elle se tint sur les murs, tentant de ne pas tomber. Il fallait qu'elle trouve quelqu'un et vite.
Sa vision devenait de plus en plus floue. Sara se sentait lourde et avait l'impression qu'elle allait s'écraser d'une seconde à l'autre. Un sentiment de panique l'envahit. Elle tremblait. Ses jambes étaient molles et ne voulaient presque plus la supporter. Elle entendait de moins en moins le frottement de ses pieds sur le sol.
Elle voyait du noir et pleins de « spots » de couleurs différentes. À tâtons, elle se retrouva dans le bureau de Grissom. Sara s'appuya alors sur la chaise à côté d'elle.
-Je ne... me sens... pas très bien... parvient à articuler Sara.
Grissom, assis à son bureau, se leva immédiatement et s'approcha de la jeune femme.
-Sara ?
Sara tomba alors dans ses bras. Greg et Olivia s'approchèrent.
-Sara ! s'exclama Greg.
Grissom l'étendit sur le sol délicatement. Il jeta un regard sur ses bras, puis vit un bracelet médical. Il le regarda et s'arrêta un moment pour réfléchir.
-Greg, trouvez un manteau, vite ! Olivia apportez-moi un jus. Vous viendrez me le donner et vous repartirez me chercher une barre de chocolat ou n'importe quoi contenant beaucoup de sucre.
Quand les deux enquêteurs eurent quitter la pièce, Grissom entreprit de réanimer Sara. Il en pouvait pas lui donner du jus si elle était inconsciente. Elle ouvrit les yeux.
-Sara, écoutez-moi, dit-il seulement pour la garder éveillée.
Puis, pour lui-même :
-Dépêchez-vous...
Finalement quand Greg arriva, Grissom lui arracha presque le manteau des mains et l'étendit sur Sara. Il en fallait pas qu'elle perde sa chaleur. Olivia entra dans le bureau et essaya d'ouvrir tant que mal le jus, mais elle en était simplement incapable. Voir Sara si mal lui faisait peur. Elle était pâle. Beaucoup trop pâle. Refoulant un souvenir, elle repartit chercher la barre de chocolat avec Greg. Gil prit le jus, l'ouvrit d'un coup et le donna à Sara. Cette dernière commença à boire. Tranquillement, elle s'assit en s'appuyant sur le mur. Elle reprenait des couleurs doucement. Tout c'était passé si vite, se dit Grissom. Puis voyant sa collègue, il se demanda ce qui serait arrivé si elle n'était pas venue jusqu'ici. Vaut peut-être mieux pas y penser après tout...
Olivia et Greg revinrent quelques minutes plus tard. Grissom aida Sara à se relever.
-Je dois... continuer de consulter... le fichier sur les armes à feu, dit Sara.
Il était vrai qu'elle allait mieux, mais il n'était pas question qu'elle retourne travailler. Elle devait se reposer.
-Je vais aller vous reconduire chez vous, Sara, dit Grissom.
Il regarda Greg. Il avait l'air secoué.
-Occupez-vous de Olivia et faites ce que je vous ai demandé toute à l'heure. Je vais rester avec Sara pour m'assurer qu'elle reprend. S'il y a un problème, appelez-moi.
-D'accord chef ! s'exclama Greg.
Gil sortit de la pièce avec Sara. Olivia fit une horrible moue.
-Que c'est gentil ! dit-elle.
-Ouais, dit Greg, en regardant toujours la porte (donc dos à Olivia qui est un peu derrière lui) Il ferait ça pour n'importe lequel de nous.
Il n'avait pas remarqué que sa collègue était sarcastique. Greg sortit de la pièce pour se diriger vers un des labo.
-J'en doute... murmura Olivia quelques instants après que le jeune homme soit sorti
PARTIE 2 : Courriers triés
Grissom arriva devant l'immeuble où Sara restait. Il l'aida à débarquer.
-Vous savez, je suis capable de m'occuper de moi. Ce n'est pas la première fois que je fais une crise d'hypoglycémie. ( C'est ce qu'elle avait...et pour ceux qui le savent pas, ceux qui font de l'hypoglycémie doivent contrôler leur sucre pour ne pas en manquer. Si ceux qui l'ont ne prenne pas assez de sucre, ils font une « crise ». Ça peut être grave si personne n'est là pour les aider. Ça ressemble un peu au diabète, mais c'est différent...)
-Je m'excuse, répliqua Grissom, mais il n'est pas question que vous restiez seule. Vous allez vous reposer et ça je vais m'en assurer. Vous vouliez retourner travailler ! Vous auriez pu encore perdre connaissance.
Sara soupira. Il avait raison et ça l'énervait. Mais en même temps, ça la touchait qu'il manque le travail pour s'occuper d'elle. Elle décida de ne pas se frustrer, mais en même temps ça la dérangeait. Elle savait son appartement en désordre et ...
En arrivant devant la porte de son appartement, Sara déverrouilla la porte. Elle la poussa en retenant son souffle. Grissom le remarqua et s'étonna de voir la jeune femme si tendue. Sara vit alors son appartement. C'était désastreux. Tout avait été repoussé, déchiré, lacéré et déchiqueté. Les objets de décoration étaient disposés sur le sol. On voyait bien que l'appartement n'était pas dans son état normal. De toute évidence, il avait été saccagé.
Grissom regarda Sara, étonné.
-Regardez-moi pas comme ça ! s'écria-t-elle. Je suis arrivée et il était dans cet état, dimanche.
Dimanche, c'était il y a quatre jours.
-Pourquoi n'avez-vous rien dit ? Vous n'avez pas non plus rangé à ce que je vois ! Mais, pourquoi ?
-Je vais aller faire un somme, décida Sara en se grattant la tête. Ensuite, je vous expliquerez tous après... En attendant, faites comme chez vous.
Elle partit dans sa chambre qui semblait être la seule pièce en ordre. Grissom s'installa dans le sofa. Il s'amusa à deviner la place de chaque objet avant le saccage. Puis, quelque chose attira son attention. Un seul détail, dans le salon, semblait ne pas avoir été déplacé. Une seule chose : son courrier.
Gil se leva et s'approcha de la petite. Les lettres et les factures avaient été posés en ordre de grosseur. Il les regarda une après l'autre. Facture, facture, facture... Sur l'enveloppe, il y avait écrit parfois : « Les appeler ! » ou encore « Au plus tard vendredi le 15 ». Seul le courrier avait été laissé dans l'ordre, comme si celui ou celle qui avait saccagé avait voulu attirer l'attention dessus. Le célèbre criminaliste comprit presque aussitôt. Il trouva une lettre, enveloppée dans du papier bleu céruléen. Il tira la lettre de son enveloppe et la déplia. Il n'y avait rien d'écrit. Il sortit une petite lumière pouvait capter l'encre invisible. Il vit :
« Je sais qu'il te veut, mais il ne sait pas ce qui est bien pour lui. C'est moi qui est le mieux. Je te laisse une chance de le laisser tranquille. Sara, tu es chanceuse. Je ne donne pas cette chance à tout le monde. Habituellement, je suis même très farouche. Arrête de le voir et ça réglera tous tes problèmes. Sinon...
Sinon, tu le paieras chèrement. Et je ne te dis pas comment. Mais arrête de le voir, compris ? Je vous surveille et chaque instant passé à ces côtés en est un de trop, sache-le, Sidle... »
-Menaçant, dit une voix derrière lui.
Il se retourna et trouva Sara. Elle tenait dans sa main un jus de fruit.
-C'est la première que j'ai reçue. Par la suite, j'en ai eu trois autres. La dernière était sur la table, disposée pour être sûr que je la vois. Dès que je l'ai vue, je suis partie à l'hôtel. Ça fait quatre jours que je suis là-bas. Et... j'ai peur, dit-elle simplement.
Elle baissa la tête vers ses pieds.
-J'en ai trouvé une dans ma case, au LVPD. J'ai parlé à la secrétaire. Personne n'est passé et n'a demandé de la laisser dans ma case. C'est donc quelqu'un du LVPD. Je n'imagine personne capable de ça. Comme j'étais incertaine, j'ai préféré le garder pour moi.
Grissom s'approcha d'elle.
-Je trouverai pour toi, dit-il.
Sara et lui échangèrent un regard plein de tendresse. Pour la première fois, Grissom ne l'avait pas vouvoyé, mais aucun des deux ne tenta de rétablir la situation. Ils restèrent un moment à se regarder, sans bouger et sans ciller. Puis, Gil sortit de la lune et dit :
-Voudriez-vous me montrer ces lettres, Sara ?
-Avec plaisir...
Elle les sortit et les étala devant eux. Aucune empreinte, aucun cheveu. Un travail de maître, pensa Grissom. Il les lut une par une à voix haute.
-La deuxième dit : « Tu es encore avec lui ! Je te laisse une dernière chance, mais tu n'en auras plus. Mais, je le répète : ARRÊTE. »
Sara acquiesça.
-La troisième était de la sorte : « Je vous ai vu marcher ensemble. Vous aviez l'air si complice. J'étais malade de jalousie, mais vous ne m'avez pas remarqué. Tu dois savoir que je te suis à chaque instant et je sais toujours où tu es. Et lui aussi je le suis... Pour m'assurer qu'il n'est pas en train de fricoter avec toi ! J'en ai parlé avec une femme que tu connais bien et elle m'a dit que vous vous connaissiez depuis longtemps. Et que vous aviez toujours été complice. Maintenant, je te dis, dis-lui qu'il t'écœure et que tu ne veux plus lui parler... Et ARRÊTE DE LE VOIR !! »
Sara se mit à trembler et Grissom la contempla avec compassion.
-Et la dernière contenait seulement les mots suivants : « ARRÊTE ... OU CRÈVE ! » On peut dire qu'elle ne plaisante pas...
-Trouvez qui a fait ça... Je ne sais même pas de qui je dois me méfier et à qui je peux faire confiance. Je ne sais pas non plus qui est l'homme dont cette folle parle. Ça pourrait être n'importe quel homme du LVPD avec qui je parle régulièrement. Donc, autant Nick, que Warrick, que Greg et même vous, dit-elle dans un murmure.
Même moi, se répéta Grissom dans sa tête. Il hocha de la tête.
-Lequel avez-vous trouvé dans votre case ?
-La troisième...
Gil Grissom la relut et soupira.
-Ça pourrait concerner n'importe lequel des hommes du LVPD, comme n'importe laquelle des femmes du LVPD pourrait être celle qui les a envoyés.
-Je sais, dit Sara. Mais je... je crois qu'il s'agit de vous...Je veux dire... Je crois que vous êtes l'homme dont elle parle.
Grissom la regarda, assez confus.
-Moi ? Mais, pourquoi ?
-Nous sommes souvent ensemble... pour le travail, je veux dire, s'empressa-t-elle d'ajouter. Nous nous connaissons depuis longtemps et je crois que nous avons développer une certaine complicité.
-Oui, dit Grissom en réfléchissant, oui c'est bien possible.
Il y eut un silence pendant lequel les deux criminalistes réfléchissaient.
-Qu'est-ce que je fais maintenant, Grissom ? demanda Sara, visiblement inquiète.
-Tu viens chez moi, pour un certain temps... dit Grissom avec un léger sourire.
Il venait de la tutoyer pour la deuxième fois de la nuit. Il s'approcha du fauteuil dans lequel elle était assise et la prit dans ses bras. Troublée, Sara se laissa faire. Depuis qu'elle en rêvait...
-Je ne laisserai personne te faire de mal... murmura Grissom à l'oreille de Sara.
Elle tourna la tête vers lui et ils s'embrassèrent tendrement. Tout était beau et bien. Ils étaient heureux malgré tout et Sara sentait un poids s'enlever de ces épaules. Elle l'avait enfin avouer à quelqu'un et quelqu'un qui allait l'aider.
Ce que nos deux nouveaux amoureux ignoraient, c'est qu'une minuscule caméra, posée sur une étagère parmi le bordel, les filmaient depuis le début...
PARTIE 3 : Une enquête interne secrète...
Grissom et Sara se réveillèrent tard dans la noirceur de la chambre de l'entomologiste. Pour une rare fois depuis une semaine, Sara avait enfin eu une bonne nuit de sommeil. Habituellement, elle arrivait à s'endormir, mais au moindre bruit, elle sursautait et ne se rendormait plus. Elle était épuisée... Si cela ne paraissait pas au travail, Gil l'avait tout de même remarqué.
En vérité, Gil observait souvent Sara lorsqu'elle travaillait. Il aimait la voir se concentrer et voir de petites rides se former sur son front quand elle consultait un rapport et qu'elle ne comprenait pas. Il aimait la voir heureuse, parce que chaque sourire qu'elle lui faisait l'emplissait d'un fort sentiment de désir. Il avait longtemps refoulé ce qu'il ressentait pour elle, car les relations amoureuses entre collègues étaient interdites. Sara et lui en avaient discutés. Au bureau, ils ne changeraient rien à leur comportement qui pourrait laisser croire qu'il y avait quelque chose entre eux. Cependant, dès que le travail serait terminé... Plus personne ne pourrait venir leur dire comment agir ni quoi faire. Ils entendaient bien vivre leur amour dans le secret et sans rien déranger. Ils seraient un peu comme des adolescents qui se cachent de leur parents.
Grissom regarda Sara pendant qu'elle s'habillait. Puis, elle se tourna dos à lui et il vit qu'elle avait le tatouage d'un petit papillon, un papillon bleu. C'était un des spécimens préférés de Grissom. Il eut un sourire : il en avait plusieurs exemplaires dans son bureau. Il en avait aussi souvent parlé. Sans doute que Sara avait su que c'était un de ses papillons préférés et qu'elle se l'était fait tatouer. Ou alors, c'était seulement parce qu'elle aimait ce papillon. Peu importe la raison, Sara sembla encore plus belle aux yeux de Grissom.
Plusieurs heures plus tard, une fois habillés, ils arrivèrent pour se séparer. Grissom allait au bureau pour continuer à travailler et Sara allait se reposer. Avant de partir, ils s'embrassèrent, mais un baiser en amenant un autre, Gil dut se séparer de Sara à regret et lui dire :
-À ce matin...
Quand la porte se referma sur Grissom, Sara se prit la tête à deux mains, ayant de la difficulté à croire qu'elle sortait désormais avec lui, elle qui l'avait tant aimé en secret...
AU LVPD
Grissom débarqua de sa voiture en même temps que Olivia. Cette dernière vint le rejoindre. Pour la forme, elle demanda des nouvelles de Sara.
-Elle va bien, dit-il simplement.
Il croisa son regard et l'espace d'un instant, il crut voir une grosse grimace, mais ce ne fut peut-être aussi qu'une impression. Maintenant qu'il était au courant pour les menaces que Sara avait reçue, il remarquerait sûrement chaque femme avec il travaillait. Il fit comme si de rien n'était et il entra dans le bâtiment en compagnie de la recrue. Il faisait noir depuis environ une demi-heure : la nuit commençait. En arrivant dans la salle de repos, les autres enquêteurs lui sautèrent presque dessus pour avoir des nouvelles de Sara. Il se contentait de dire qu'elle allait bien. Inutile de parler du reste, qui devait de toute façon rester secret. Il envoya ses employés au travail. Ce soir-là, la plupart resterait au LVPD pour analyser les indices trouvés. Éventuellement, certains quitteraient pour des interrogatoires ou pour rencontrer des gens. Mais, pour l'instant, ils restaient. Grissom se dit que c'était sans doute le meilleur moment pour aller voir les femmes du labo.
Il laissa Olivia et Greg faire leur recherches et se promena de labo en labo. Il parlait à gauche à droite. Tant aux techniciennes qu'aux expertes. Il parla à l'équipe de relais et à certaines femmes de l'équipe de jour qui étaient encore là. Après une heure à faire le tour du LVPD, il retourna dans son labo et commença à noter ces impressions par rapport à celles à qui il avait parlé. Nick entra dans son bureau en silence et concentré, Grissom ne s'en rendit pas compte. Nick commença à lire ce que Grissom avait écrit.
-Vous vous cherchez une partenaire ? demanda Nick en riant.
Gil sursauta.
-Vous voulez me faire faire une crise cardiaque ou quoi ?
Nick perdit son sourire et alla s'asseoir devant son superviseur.
-Désolé, je ne savais pas que vous étiez si sérieux... Sur quoi travaillez-vous ? Une enquête interne sur les femmes du LVPD ?
Le superviseur se mordit la lèvre. Il pourrait sûrement l'aider. Nick connaissait beaucoup mieux les femmes que lui. Et il saurait garder le secret.
-Allez fermer la porte Nick.
Il fit ce que son chef lui demanda.
-Ce que je vais vous dire doit absolument rester entre nous. Personne ne doit savoir que vous savez ce que je m'apprête à vous dire. D'accord ?
-D'accord, dit Nick, soudain sérieux.
Il était content que son chef lui fasse confiance, mais en même temps, il se demandait qu'est-ce qui pouvait être aussi grave.
-Hier, quand j'ai été reconduire Sara chez elle, après sa crise d'hypoglycémie, j'ai découvert que son appartement était saccagé. Il est dans cet état depuis dimanche. Quand Sara l'a trouvé comme ça, elle a eu peur et elle a fui à l'hôtel le plus proche. Quand nous sommes arrivés, je lui ai demandé ce qui se passait et elle m'a dit qu'elle m'en parlerait après avoir dormi un peu. Elle est partie et je suis resté là à regarder autour de moi. Une seule chose était en ordre : son courrier. Je me suis demandée si ce qu'elle avait dit quelques heures plus tôt était vrai. J'ai trouvé une enveloppe bleu céruléen. J'ai sorti la lettre, mais il n'y avait rien d'écrit. J'ai essayé avec un lumière qui détecte l'écriture invisible et j'ai découvert un lettre d'avertissement. Selon le contenu de la lettre et ce que j'en ai compris, il y a une femme au labo qui est jalouse du lien entre moi et Sara. Elle pense que nous sortons ensemble, mais il n'en est rien (Hey oui ! Grissom dit tout sauf ça...) Elle a reçu quatre lettres de plus en plus menaçante. La dernière était posée sur la table du salon et disait simplement : ARRÊTE ... OU CRÈVE !
Nick avait l'air soucieux. C'était beaucoup plus sérieux qu'il le pensait. Et il allait tout faire pour aider Sara et Grissom.
-Où est-elle ? demanda le jeune homme. Chez elle ? Je crois que c'est dangereux qu'elle y reste ! Également, comme savez-vous que c'est vraiment quelqu'un du LVPD ?
-Elle est chez moi, jusqu'à ce qu'on coince celle qui a fait ça. Ensuite, une des lettres a été trouvée dans sa case et la secrétaire a dit que personne n'était venue porté quelque chose à son attention.
Il ajouta au regard de Nick :
-La secrétaire est mariée depuis trente ans, elle se plaît à le dire à tout le monde. Je ne pense pas qu'elle a envoyé les lettres.
Nick commença à réfléchir aux femmes qu'il côtoyait. Il pouvait tout de suite éliminer Catherine. Jamais elle n'aurait fait ça. Pendant ce temps, Grissom continua à remplir son document sur ces impressions. Ils restèrent un moment silencieux. Puis, Sara entra, tentant manifestement de garder son calme. Elle marcha jusqu'au bureau de Grissom et sortit une feuille de sa poche et la tendit à Grissom toute tremblante. Sa lèvre inférieure tremblait et ses yeux étaient remplis de larmes. Grissom résista à l'envie de la prendre dans ses bras devant Nick.
Nick releva la tête, tandis que son superviseur lui montrait ce qui était écrit sur la feuille.
CRÈVE !!!était la seule inscription visible à la lumière fluorescente...
Nick essayait de rassurer Sara, avec l'aide de Grissom, mais il n'y avait rien à faire. Elle était dans un pur état de panique.
-Imaginez, dit Sara, soucieuse de garder le secret sur sa relation avec Grissom, je venais d'aller chez vous pour y être en sécurité. Elle l'a su et elle a été me porter cette lettre. Je ne sais plus quoi faire ! J'ai l'impression que peu importe où je serai, elle le sera. Et si c'était vrai qu'elle est toujours en train de me suivre ?
-Sara, calmez-vous, s'exclama Gil. Il n'est pas question que personne ne vous fasse du mal. Nous allons retrouver la personne qui a fait ça et on va l'empêcher de continuer. C'est aussi simple que ça.
Aussi simple que ça... Ces mots résonnèrent dans la tête de Grissom et il regretta presque aussitôt de les avoir prononcés. C'était grave et surtout, c'était loin d'être simple. Nick et lui devaient faire une enquête interne, mais ils ne devaient surtout pas donner de soupçons et encore moins se tromper sur la personne.
-La première chose que je vais faire, je vais aller dire à Catherine que Nick est personnellement impliqué dans l'affaire sur laquelle il travaille. Je vais dire qu'il connaissait la victime. Et moi, je vais faire dire que je dois vous évaluer. Ainsi, les deux nous seront couverts pour nous promener et fouiner un peu partout. Maintenant, Sara vous allez aller travailler comme si de rien n'était. Personne ne saura rien. La personne qui vous en veut ne doit pas penser que vous en avez parler, ni que vous êtes stressée.
-Mais... Mais... balbutia-t-elle.
Nick l'aida à se relever, tout en croisant le regard un peu jaloux de Grissom. Sara replaça un peu ses cheveux et sortit du bureau en gardant la tête haute. Grissom pensait qu'elle devait être bien plus en danger chez lui qu'au LVPD. Il semblait que la femme jalouse était au courant qu'il l'avait invité chez lui. Elle était peut-être au courant qu'il sortait avec elle, ou du moins qu'ils s'étaient embrassés et qu'ils avaient fait l'amour. Il pensait également qu'en présence des collègues, elle n'oserait pas rien faire.
Sara marchait dans le couloir et prit la direction des toilettes. Quand elle en ressortit, elle alla vers la salle de repos, espérant y croiser Greg, qui saurait sûrement la faire rire. Mais en approchant de la salle de repos, elle entendit une voix de femme qui semblait engueuler une autre personne. La voix d'homme qui rententit par la suite était celle de son amant. La femme n'était autre que Catherine.
-Vous lui retirez l'enquête et vous le mettez avec Sara ? Pourquoi ? Parce qu'elle vous a dit qu'elle ne voulais plus travailler seule ? Alors elle a décidée de me voler mon co-équipier ! Mais je vais vous dire, si elle s'est évanouie hier, elle n'a eu que ce qu'elle méritait ! Elle a réussie à attirer votre attention et je gage même qu'elle couche avec vous pour avoir vos bonnes faveurs ! Franchement, Grissom, je vous croyais assez intelligent pour ne pas tomber dans son piège !
-Catherine, vous allez trop loin. Premièrement, je ne couche pas avec Sara et même si c'était vrai, ma vie privée ne vous regarde pas. Ce que je fais en dehors de mes heures de travail ne concerne en rien. De plus, Sara traverse une période difficile et elle est moralement instable. C'est pour cette raison que je met Nick avec elle. En plus, je suis le superviseur et c'est moi qui prends les décisions. Voilà.
Catherine se retourna pour sortir de la salle et elle tomba nez à nez avec Sara. Cette dernière hocha de la tête, les yeux pleins d'eau. Aussitôt, Catherine regretta ces paroles. Malgré tous les défauts de Sara, elle était son amie et sa collègue. Sara se retourna et partit en courant presque se réfugier au toilette. Nick soupira. Encore une bagarre de fille. Grissom avait l'air fâché.
-Je vais aller lui parler, dit précipitamment Catherine.
-Non, dit Grissom, non. Vous avez assez fait de dégâts ce soir.
Pusi, voyant le regard des emplyés autour diriger vers lui:
-Vous n'avez pas du travail ?
Il se tourna vers Nick et dit doucement:
-Commencez l'enquête et elle ira vous rejoindre.
-Et vous qu'allez-vous faire, Grissom ?
-Disons que j'ai un feu à éteindre...
Et sans un mot de plus, tous retournèrent travailler et Grissom prit la direction des toilettes des filles.
Elle ouvrit son portable et alluma le signal des caméras. Elle avait installé un système de caméra sans que personne ne le sache. Chez Grissom, chez Sara, au bureau...
Partout où pouvait se trouver le superviseur de l'équipe de nuit...
Quand elle avait vu Grissom et Sara chez cette dernière, elle était entrée dans une colère panique. Quand elle les avait vu se déshabiller et se caresser chez Gil, elle avait tilté. Il n'aurait pas plus de chances qu'elle. Il refusait son amour, alors lui aussi allait mourir. À 3H23.
PLUS LOIN AU LVPD...
Gil cogna à la porte de la toilette des femmes. Sara, les yeux rougis et bouffis en sortit aussitôt. Elle avait une mine affreuse. Grissom eut un pincement au coeur. Il l'emmena discrètement dans son bureau. Il l'installa devant lui, rappelant également les souvenirs encore présent de la journée d'avant.
FALSH-BACK...
Grissom fit passer Sara devant lui. Ils venaient d'entrer dans son appartement à lui.
-J'aurais besoin de me détendre... dit Sara.
Immédiatement, Gil lui proposa une bonne douche et un lit douillet, ce que Sara accepta avec plaisir. Il lui indiqua où trouver ces choses et la laissa partir. Cependant, dès qu'il entendit l'eau partir, il ne put s'empêcher de penser qu'elle était nue sous une eau chaude... Pas très loin de lui. Cette seule pensée provoqua en lui des images surprenantes. Grissom eut presque aussitôt honte d'avoir de telles pensées. En plus, c'était sur une de ses employés.
Quand elle sortit de la douche, il la fit asseoir devant lui, exactement comme il le ferait plusieurs heures plus tard, cette fois-là au LVPD. Ils s'obsevèrent sans un mot. Puis...
-Je sais que tu n'oseras pas, dit Sara.
Elle ne précisa pas de quoi elle parlait, mais Grissom pouvait aisément deviner. Elle parlait de lui, d'elle et d'eux.
-Tu sais... nous sommes humains, ajouta Sara, comme si c'était là la solution à tous et aussi une affirmation jusque là secrète.
-Je sais...
C'était un discour creux, vide. Ils ne se disaient rien vraiment. Grissom avait peur des vrais mots. C'était vrai qu'ils s'étaient embrassés, mais est-ce que ça avait vraiment une signification ?
Alors, Sara avait été s'asseoir aux côtés de Grissom, se réfugiant sous son bras. Il l'enveloppa inconsiemment. Puis, tout à déraper.
Ils s'étaient embrassés de plus en plus passionnément. La situation leur échappait. Grissom avait tenté de la repousser, mais il en juste incapable. Il avait tenté de l'emmener dans la chambre, mais elle avait refusée.
-Non, ici, maintenant, tout de suite, avait-elle dit en étouffant un gémissement alors que Grissom l'embrassait dans le cou.
Ça y est, ils avaient fait l'amour sur le tapis du salon. Mais, quelques instants plus tard, ils s'étaient repris dans le lit. Décidément, l'un comme l'autre avait eu une soirée mouvementée...
FIN DU FLASH-BACK.
Cette fois-ci cependant, Sara ne bougea pas. Elle réfléchissait. Puis, ils se mirent à parler.
De ce qui se passait. De ce qui allait se passer.
Il l'a consola à propos de ce qu'elle avait entendu de la bouche de Catherine. Elle comprit et hocha de la tête essayant tant bien que mal qu'elle pouvait travailler et qu'elle comprenait et ci et ça...
Elle sortit du bureau de Grissom et la première personne qu'elle croisa fut Catherine.
-Désolée, marmona-t-elle.
-C'est correct, dit Sara. Tu ne pensais pas ce que tu disais. De toute façon, on est pas mal tout sur les nerfs ces temps-ci. C'est juste que la prochaine fois, avant de parler, vérifie tes sources, surtout concernant les rumeurs...
Ça ne semblait pas avoir de rapport avec ce qui s'était passés, mais oui.
(Mot du créateur: je trouve ce paragraphe vraiment nul, mais ces temps-ci j'ai pas vraiment le temps d'écrire, alors... Promis je me reprends pour le prochain paragraphe!!!)
Elle ne savait plus pourquoi, mais elle avait décidé que Sara Siddle et Gil Grissom allaient mourir à 3H23. Puis, elle se souvint. C'était à cette heure qu'ils avaient fait l'amour. C'est là, où, elle avait aussi décider que Grissom allait également mourir. Avec le système de caméra qui était relié à son portable, elle pouvait toujours suivre Grissom et Sara. Plutôt pratique...
En ce moment, Grissom faisait le tour des bureaux. Elle savait qu'il essayait de la coincer. Mais, il ne savait simplement pas qui était ce "Elle". Il voulait la coincer...
Mais elle, elle les coincerait bien avant...
AUTRE PART DANS LE LVPD...
PARTIE 5 : Je vous vois...
Après avoir parlé avec Catherine, Sara essaya de se concentrer, ce qui n'était pas aisé. Elle s'installa à la table, dos à la porte. Un instant plus tard, elle changea de position pour se mettre face à l'entrée. De dos, n'importe qui pouvait entrer. Sara relevait souvent la tête pour voir qui passait dans le couloir. Nick entra dans la pièce.
-Sara ! s'exclama-t-il.
Cette dernière releva la tête vers lui.
-Vous voulez me tuer ou quoi ? demanda-t-elle, presque affolée.
Nick passa sur le commentaire comme si de rien n'était.
-J'ai du nouveau pour l'enquête.
Sara faillit dire : Laquelle ? mais elle se retint. Ce n'était plus seulement son enquête, c'était désormais leur enquête...
-Oui...he... quoi ?
Nick avait remarqué l'air surpris de Sara, mais il l'ignora, tout comme il avait ignoré sa remarque plus tôt.
-En vérité, j'ai un suspect.
(Je vais vous faire un petit résumé de l'enquête... Nora Gabbon avait été trouvée morte, avec une balle dans la tête. La balle avait provoqué la mort. Elle avait été trouvée chez elle. Elle vivait seule et visiblement faisait du télé-travail. Elle venait de divorcer. Son ex-mari, Dany Gabbon, était introuvable, malgré les avis de recherche qu'avait lancé Sara. Les stries sur la balle étaient étranges, alors Sara l'avait fait analysé par un des techniciens. Sara cherchait dans le fichier pour voir quel instrument le tueur aurait pu rajouter sur l'arme pour quelle ne fasse plus les mêmes stries. De plus, sur les lieux du crime (dans la maison, près du cadavre, pour préciser)on avait trouvé de la terre rouge. Grissom avait conseillé à Nick de commencer par chercher la provenance de cette terre...)
-Je vous écoutes, murmura Sara, en soupirant par la suite.
-La terre trouvée près du cadavre se retrouve sur les tablettes de certaines pépinières. Or, si j'ai bien compris, l'ex-mari avait justement une pépinière?
-Oui, dit Sara.
-J'ai vérifié dans le stock, ils en vendent...
Puis, elle se frotta le front. Le problème était tout de même présent.
-Nick, il est introuvable ! Même si on a toutes les meilleures preuves contre lui, on ne peut pas l'arrêter... Il est i-n-t-r-o-u-v-a-b-l-e !
Nick s'installa à la chaise devant Sara. Il comprenait que Sara soit troublée et épuisée. Cependant, elle ne semblait pas capable de se concentrer sur le travail.
-Vous devriez peut-être rentrez vous reposer, Sara. Grissom comprendra...Vous avez l'air exténuée, sans compter que hier, vous avez...
-Chhuttt! S'exclama Sara en agitant devant sa bouche. Je ne suis pas exténuée, loin de là. Et hier, c'est hier. Ça n'a aucune incidence sur mon attitude aujourd'hui.
-Il me semble aussi, marmonna Nick.
Sara fouilla encore une fois les photographies. Nick, lui, regarda Sara avec découragement. Elle était si têtue !
Puis, il pensa à la seule personne qui pouvait lui faire ce commentaire, sans la faire frustrée : Grissom. Il trouvait moche cette histoire. Parce que Sara et Grissom se connaissait bien, la vie de cette dernière était en danger. Ils ne pouvaient pas non plus mettre une super protection autour d'elle, car ça attirerait beaucoup trop l'attention.
Une sonnerie tira Nick de sa rêverie. Sara baissa les yeux vers son portable. Elle venait de recevoir un SMS de Grissom.
Coucou ma belle !
Je sais que c'est idiot, mais je pensais à toi et je voulais m'assurer que Nick n'était pas trop dur. Réponds-moi, ma chérie, simplement pour me dire que tout va bien. De plus, il ne reste que trois petites heures à notre service. Ensuite, nous serons libres ! Du moins, libre de nous aimer... Également, concernant l'enquête interne, RDV à mon bureau dans quinze minutes. J'ai quelque chose... J'envoie immédiatement un SMS à Nick.
Je t'aime ma puce ! À toute à l'heure...
Bisou Gil
xxx
Sara sourit malgré elle. La sonnerie du portable de Nick se fit également entendre. Il lu le message de Grissom.
-Quinze minutes... dit-il en soupirant.
QUINZE MINUTES PLUS TARD DANS LE BUREAU DE GRISSOM...
Grissom soupira et invita Sara et Nick à s'asseoir devant lui. Avec regret, il leur montra la lettre qu'il avait reçu.
-Non, tu... Non.. Vous en avez reçu une... également !
Sara rougit légèrement devant le regard de Grissom, alors que par erreur, elle l'avait tutoyé. Elle forma un petit désolé sur ses lèvres. À l'aide de la lumière, elle lut enfin la lettre à voix haute.
-Vous êtes idiot Grissom... Vous avez mis la vie de Sara en danger en faisant tous les deux ce que vous avez fait. Et elle le paiera cher. Si vous croyez vous en sortir aussi facilement qu'en la cachant chez vous... Au début, je voulais vous épargner, Gil. Vous me permettez de vous appeler Gil, comme vous l'avez permis à Sara ?
À ce moment, Sara releva la tête et regarda son amant. Cette lettre était en train de révéler leur liaison. Gil lui fit signe de continuer à lire. Elle reprit où elle était rendue.
-Donc, au début, je voulais vous épargner. Mais, après ce que vous avez fait tous les deux, après avoir entendu les... cris de Sara (C'est Sara qui bafouille un peu...), que vous méritiez également de mourir. Vous avez également, votre petite enquête n'a échappé à personne. Ils sentent que quelque chose se trame. En plus, mêler Nick à cette histoire était aussi une mauvaise idée, car après mettre occupée de vous deux, je m'occupe de lui... Bonne chance.
Sara remit en tremblant la lettre à Grissom. Gil et Sara n'osaient plus se regarder. Nick essaya de déchiffrer leurs regards.
-Qu'avez-vous fait tous les deux, exactement ? demanda-t-il en se doutant de la réponse.
Quand il vit Sara rougir et Grissom faire un petit air entendu, il comprit. Il aurait du s'en douter. "Les cris de Sara..." C'était simple, ils avaient couchés ensemble.
Et maintenant, Nick se rendit compte qu'il était un peu con d'avoir cru Grissom quand ce dernier avait dit que lui et Sara n'entretenait pas une relation.
-Bon, je vous laisse en amoureux ! s'exclama-t-il.
Et il sortit de la pièce, assez fâché. Sara se leva, alla verrouiller la porte, baisser les stores et s'installa sur les genoux à Grissom.
-Je t'aime Sara, murmura Gil.
Elle avait croisé Nick. Il sembla frustré, mais il en voulait rien. De toute façon, elle n'avait pas besoin qu'il lui explique, car elle avait tout vu et entendu, par l'intermédiaire de la caméra. Elle le regarda s'éloigner, en se demandant s'il allait la soupçonner, lui. Sûrement pas. Personne n'allait la soupçonner, car elle se faisait discrète. Elle ne voulait pas être remarqué ni ressortir par rapport aux autres femmes.
C'était le secret pour que son nouveau plan fonctionne.
DANS LE BUREAU DE GRISSOM...
Sara et Gil s'embrassaient depuis quelques minutes. Puis, essouflés, ils se séparèrent. Une seconde plus tard, le portable de Sara sonnait.
(NOTE DU CRÉATEUR: JE DOIS ALLER SOUPER MAIS JE POSTE LA SUITE DEMAIN PROBABLEMENT... DSL!!!)
-Siddle.
-Sara, c'est Brass. Je vous cherche... En vérité, je vous cherche vous et Gil. Nick est venu me voir. Il m'a tout expliqué. Je suis un peu irrité par cette histoire et j'aimerais qu'on règle ça au plus vite.
Le cerveau de Sara se mit en marche. Il savait tout. Jim Brass savait sûrement pour elle et Grissom. Elle se leva, déverrouilla la porte et arriva nez à nez avec Brass. Ils raccrochèrent.
-J'imagine que Grissom est là ?
Comme une enfant fautive, Sara baissa la tête et entra dans la pièce, Brass et Nick derrière elle.
-Qu'est-ce que... ? commença le superviseur de l'équipe de nuit.
-Je lui ai tout raconté, dit simplement Nick.
Brass, qui quelques secondes, avait eu l'air fâché, changea pour un air plutôt inquiet.
-Je suis un peu irrité, murmura presque Brass. J'aurais pensé que mon meilleur ami serait venu m'informer directement de cette situation. Mais ma colère fait plutôt place à de l'inquiétude. Je me demande qui pourrait sacager l'appartement et envoyer des lettres de menace à Sara et toi. Avez-vous une idée ?
-Pas vraiment, dit Sara.
-La seule chose qu'on sait, c'est qu'elle travaille ici. On ne peut même pas dire si elle est dans l'équipe de jour ou dans celle de nuit... ajouta Gil.
-La question, continua Brass, c'est comment peut-elle être au courant pour vous deux, alors que vous ne vous affichez même pas en public ensemble ?
Gil regarda ses pieds. Il avait presque toujours tout dit à Jim. Mais là, ça le gênait. La relation entre lui et Sara était supposé rester secrète. Il y avait trois personnes, en dehors de Sara et lui évidemment, qui le savaient.
1.Jim. 2. Nick. 3. Inconnue.
Le boulot, maintenant, était de trouver cette inconnue.
-Je peux continuer à enquêter, proposa Grissom. Mon enquête est terminée, Greg et Olivia se sont bien débrouillés et je n'ai pas d'autres crimes à résoudre...
-Soit prudent Gil, avança Brass en posant les mains sur la table de travail de Grissom et en avançant son visage proche du tien. Je te connais mieux que personne, murmura-t-il. Je sais quelle connerie tu peux faire par amour. Je t'en supplie au nom de notre amitié, soit prudent.
-D'accord, répondit l'entomologiste.
Jim s'apprêtait à sortir du bureau quand son téléphone sonna. Il s'éloigna et répondit. Pendant ce temps, dans la pièce, Sara jetait des regards légèrement choqués à Nick. Ce dernier fixait sa montre. Quant à Grissom, il regardait ces pieds. Jim entra de nouveau dans le bureau.
-On a trouvé Dany Gabbon. Il était couché dans une voiture, stationner dans un champs. C'est un de mes hommes qui l'a apperçue. Ils nous attendent. Allez au boulot ! ajouta-t-il en imitant Grissom.
Nick sortit du bureau et Sara fit de même. Avant de quitter la pièce, elle se tourna vers Grissom et envoya un baiser à Gil. Celui-ci esquissa un sourire. Brass le regarda.
-Gil Grissom, amoureux... Qui aurait pu croire ça ? Certainement pas moi !
Il soupira.
-Moi qui avait dit qu'avant que tu ne tombes amoureux, les poules allaient avoir des dents... Je devrais peut-être arrêter dans une ferme avant d'aller rejoindre Dany Gabbon. Peut-être que je pourrais constater quelque chose chez ces petits animaux..
Il sortit en riant. Gil baissa la tête vers son dossier, bien décidé, lui aussi, à trouver le plus rapidement possible qui s'en prenait à lui et Sara...