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Série : CSI : Crime Scene Investigation
Création : 03.11.2008 à 00h42
Auteur : gaby84
Statut : Terminée
« fic où les apparences sont trompeuses... » gaby84
Cette fanfic compte déjà 25 paragraphes
-Où étiez-vous ? demanda Nick.
-Depuis que ma femme m'a jetée, je vis dans ma voiture, un peu partout.
Installé dans la salle d'interrogatoire, Sara, Nick et Brass faisaient face à Dany Gabbon. Le visage de ce dernier étair noirci et ses cheveux étaient enmêlés. Une horrible odeur s'élevait de lui, comme s'il ne s'était pas lavé depuis un moment. Sara essayait de se concentrer, mais l'odeur l'écoeurait vraiment. Pourtant, elle en avait vu bien d'autres...
Nick remarquait l'inattention de sa collègue et ça l'irritait pas mal. Il comprenait qu'elle était dans une situation troublante, mais habituellement, elle parvenait à travailler tout de même.
-Avez-vous eu des nouvelles récentes de votre ex-femme ?dit Sara.
C'était la première fois qu'elle parlait depuis le début de l'interrogatoire. Ils n'avaient pas encore avertis Gabbon que son ex-femme était morte. Il se demandait bien ce qu'il faisait là.
-Je l'ai vue mercredi, grogna-til. Je suis allé à la maison récupérer quelques affaires.
Sara échangea un regard avec Nick. Le corps de son ex-femme, Nora, avait été trouvé mercredi vers vingt-trois heures. Elle se redressa sur sa chaise, sentant qu'elle le tenait.
-À quelle heure avez-vous été la voir ?
-Il devait être... vingt heures.
Ça collait. Le légiste avait dit que la mort remontait à trois heures. Tout, tout, tout collait.
-Vous êtes-vous disputés ? s'enquit Brass.
-Oui, comme toujours depuis notre divorce. Pourquoi ? Est-il arrivé quelque chose à Nora ? J'ai appelé pour lui parler, mais ça ne répondait pas.
-Nous avons retrouvés le cadavre de votre ex-femme, vers 23 heures mercredi. selon le légiste, la mort remontait à trois heures. Or, à ce que vous avez dit, vous étiez chez elle trois heures plus tôt... laissa entendre Nick.
Si Gabbon était triste ou surpris, il n'en laissa rien paraître.
-Si j'avoue, est-ce que je risque moins de prison ? demanda-t-il alors.
Ainsi, il avoua qu'il battait sa femme depuis longtemps. Elle n'avait rien dit, mais qu'elle avait commencé à ne plus le supporter. Elle avait demandé le divorce. Il ne l'avait pas pris. Prétextant vouloir reprendre certaines choses qui lui appartenait, elle l'avait laissé entrer. Il l'avait tué sans regret. Sara frissona à ces aveux. Brass le remarqua. Pour lui, Sara était un peu comme un père. Il connaissait aussi son passé, pas comme d'autres collègues de la brune.
Au beau milieu des aveux de Gabbon, elle se leva et sortit de la pièce sans un mot. Les gars la laissèrent partir. Elle alla directement au toilette. Arrivée là, elle se regarda dans le mirroir et du avouer qu'elle avait l'air malade. Elle était blanche et tremblante. Le récit de Gabbon avait réveillé des souvenirs douloureux, que Sara avait cachée au plus profond d'elle même. Et c'était assez douloureux de les laisser ressurgir...
Après un moment, après s'être nettoyé le visage, après avoir repris quelques couleurs, elle sortit de la pièce, en essayant d'effacer ces sombres images.
Elle avait réussi à berner tout le monde, faisant croire qu'elle avait simplement eu besoin d'aller aux toilettes. Tous ? Non. Elle, elle l'avait remarqué...
PLUS TARD DANS LA NUIT...
Sara était assise dans la salle de repos et mangeait son sandwich. Olivia arriva et s'installa à côté d'elle. Elle remarqua immédiatement que sa collègue semblait manger avec difficulté. Elle s'empressa de demander ce qu'elle avait.
-Ho, répondit Sara. La fatigue... et une enquête difficile. En fait, difficile, parce que... ça me rapelle des choses que j'ai vécu.
Les deux femmes commencèrent à discuter des enquêtes qu'elles avaient faites récemment. Grissom passa dans le corridor et en entendant la voix de sa bien-aimée, ralentit.
Ils échangèrent un regard, qui n'échappa pas à Olivia. Le sourire qu'elle avait sur le visage se transforma en moue. Quand Gil repartit, elle dit d'un ton faussement enjoué:
-Catherine m'a dit que vous aviez toujours été complice...
Sara hocha de la tête.
-Bon, je vais aller voir Grissom. J'aimerais lui remettre mon rapport au plutôt, histoire de mettre cette histoire derrière moi.
Olivia la regarda partir, un sourire en coin.
Sara alla directement au bureau de Grissom. Elle savait que Olivia avait remarqué le regard qu'elle et lui avait échangé. N'importe qui l'aurait vu, à moins d'être aveugle...
-Grissom ! s'exclama Sara tout de suite en entrant dans le bureau.
Ce dernier releva la tête, surpris.
-Ha, vous ! dit Gil avec un petit sourire.
-Je voulais vous parler, concernant... l'enquête.
Elle se tourna, ferma la porte, mais ne la verrouilla pas. Si elle s'asseyait seulement en face de Grissom, ils auraient simplement l'air de discuter, et ça semblerait moins suspect. Elle s'installa dans le siège en face de lui.
-Je crois qu'il y a des détails que tu ne sais à propos du moment où j'ai reçu la lettre chez toi, commença Sara en abandonnant le vouvoiement, maintenant que plus personne ne pouvait les entendre.
-Oui, justement, je voulais savoir comment ça s'était passé...
-J'étais assise dans le divan et je regardais la télévision. J'ai entendu un bruit et je me suis précipité hors de la maison. J'ai vu un facteur déposé qui a levé les mains en l'air. Je crois que je lui ai fait peur... Cependant, il m'a dit qu'il ne faisait que livrer le courrier. Il n'y avait pas d'adresse de renvoie sur l'enveloppe. Sur le coup, j'ai vérifié les empreintes, mais je n'ai rien trouvé. J'ai réfléchi et je me suis dit que si un des experts commettaient un crime, il saurait effacé ces traces et ne pas se faire repérer. Nous cotoyons le crime tous les jours. On dit souvent que le crime parfait n'existe pas. Je me souviens que Warrick a déjà eu une enquête où il n'y avait aucune piste. Et là... j'ai peur que ça soit un crime parfait.
Grissom la regarda pendant un moment.
-Je ne crois pas que c'est un crime parfait. Je suis sûr qu'il y a quelque part un ou des indices qui nous aideront à trouver qui s'en prends à toi.
Sara retenait difficilement ces larmes.
-Et si... dit-elle malgré les gros sanglots qui affligeaient sa voix. Et si.. Les seuls indices qu'on trouve, ce soit après mon meurtre...
Sa voix se brisa. Grissom lui tendit un mouchoir.
-Sara... Je jure sur la tête de ma mère que je ne laisserai personne te faire du mal. Tu m'entends ? Je le jure.
Sara avala avec difficulté. Elle avait la gorge serrée par la peur. Ici, dans le bureau de Grissom, elle se sentait en sécurité. Ici, elle savait que personne ne viendrait lui faire du mal. Gil la regarda dans les yeux.
-Garde toujours ton arme sur toi. Toujours. Et dès que tu te sens menacée ou que tu trouves qu'une des autres employées pose des questions ou essaie de t'isoler avec elle, sors-la. Sans hésitation. D'accord ?
-D'accord.
Le scientifique regarda la femme de sa vie pendant un moment avec tendresse.
-Fais attention à toi. On se voit dans quatre heures.
En hochant de la tête, elle sortit du bureau pour retourner au travail. Gil jeta encore un coup d'oeil au dossier sur son bureau.
-Assez de paperasse, maintenant, il est temps de chercher pour vrai.
De ce pas, il alla au vestiaire. Il commença par essayer de trouver des empreintes sur la case de Sara et sur son cadena. Elle était posée sur son sac, lui avait-elle dit.
Il eut deux empreintes bien nettes. Il se dépêcha des les faire analyser. Il eut deux personnes, évidemment du labo: Sara et ... Lui-même.
C'était illogique, car il n'avait jamais touché au casier à Sara, encore moins poser un de ses doigts sur le cadena. La personne qui lui en voulait avait du s'arranger pour mettre ces empreintes dessus. C'était sûrement une façon de fausser la piste. Quant à la lettre... Elle avait été postée. C'était la seule information qu'on savait dessus. Et retracer son chemin était quelque chose de complexe. Même si on retrouvait dans quelle boîte elle avait été postée, il y a des centaines et des centaines d'empreintes ! Sur l'envelopple, les empreintes des emplyés de la poste... Grissom ne doutait pas qu'il pourrait retracer tout ça, mais il n'avait pas plusieurs jours à perdre. Il voulait régler cette histoire au plus vite.
Ce soir, ou plutôt cette nuit. Pourquoi pas ?
CHAPITRE 6: La vengeance est un plat qui se mange froid
Il était maintenant l'heure de partir. Le travail était fini et les experts de l'équipe de jour arrivait. Nick était parti depuis quelques minutes. Il voulait dormir un peu. Warrick était en train d'interroger un suspect en compagnie de Catherine. Après, les deux iraient déjeuner ensemble. Puis, ils retourneraient chacun chez eux pour pouvoir se reposer. Greg avait eu le reste de sa nuit de congé: il était chez lui. Olivia, quant à elle, allait remplir le rapport. Elle irait aussi par la suite au lit. Grissom cherchait Sara. Il la savait quelque part. Comme elle n'avait plus d'enquête, la sienne ayant été bouclée durant la nuit, il se demandait bien elle pouvait être. Il commençait à être inquiet, quand il passa devant la salle de repos.
La tête appuyée sur ses deux bras, elle dormait.
Il s'approcha sans bruit, ne désirant pas la réveiller tout de suite. Il la regarda dormir pendant environ cinq minutes. Même en plein sommeil, elle semblait tendue, comme si son cerveau ne voulait pas décompresser. Il posa alors la main sur son épaule. Elle se releva rapidement. Sous ses bras, elle avait caché son arme et l'avait tenue dans ses mains, même en dormant. Elle pointa vivement le revolver sur Grissom. Elle appuya le canon sur son ventre. Elle resta dans cette position avant de se rendre compte qu'elle menaçait son amant. Elle abaissa aussitôt son arme.
-Désolée... murmura-t-elle d'une voix fatiguée.
-C'est rien, ma puce. Allez viens ! dit-il en l'aidant à se relever.
Il l'accompagna au vestiaire. Ils ramassèrent leurs choses. Il embarquèrent dans la voiture de Griss. En chemin, il lui expliqua ce qu'il avait trouvé. Il savait que les nouvelles n'étaient pas vraiment encourageantes. Lui-même du faire un effort pour cacher son poing. En voyant ces maigres découvertes, il avait voulu se venger quelque part. Il avait fracassé son bureau. Il avait meurtri son poing de cette façon. Au lieu de le défouler, ce coup avait rajouté à sa fureur.
Arrivés chez Grissom, Sara commença à l'embrasser. Ils oublièrent alors tout. Plus le baiser devenait passionné, plus Grissom passait ses mains dans le dos de Sara. Quand sa main passa très près de son soutien-gorge, elle se détacha de lui.
-Je préfère le lit, pour ça.
Rapidement et en deux temps trois mouvements, ils s'y retrouvèrent... en pleine action.
TOUJOURS AU LVPD...
Elle regardait le dossier devant elle avec peu d'intérêt. Elle sortit son portable. Elle devait vérifier où était Grissom et Sara. Elle vit, à l'aide de son complexe système de caméras, qu'ils étaient chez lui, en train de "s'amuser..." Elle entra dans une telle fureur ! Elle devait travailler et eux, ils ne pensaient qu'à ça ! C'était inadmissible !
Elle se leva, laissant le dossier grand ouvert devant elle. En laissant ces choses sur la table, même son portable, elle se dirigea vers la sortie. Elle ne pouvait plus attendre pour les faire payer !
DE RETOUR CHEZ GIL GRISSOM...
Grissom retomba sur le côté. Il prit Sara sous son bras. Il la réchauffa. Gil recommença à l'embrasser tendrement. Ses sentiments pour elle était si fort que rien ni personne ne pourrait lui le faire oublier. Il aimait Sara, tout simplement.
Ils restèrent couchés pendant un moment. Ils regardaient et en même temps ils réfléchirent à tous ce qui s'était passés, à tout ce que ça avait pris, avant que les barrières entre eux s'affaissent. Après quelques minutes, Gil n'en pu plus. Il avait une grande envie d'aller au toilette uriner. Il tentait de lutter contre. Il ne voulais pas quitter le confort, la chaleur et les bras de Sara.
Il dut malgré tout sa réticence sortir de son lit. Une fois au toilette, il se soulagea. Il crut entendre un gémissement de la chambre, mais il ne boigea pas. Cependant, quand il revint dans la chambre, il sentit que quelque chose avait changé. Sur le pas de la porte, il essaya de voir à travers le noir. Rien. Il faisait trop sombre. Il avança en silence. Il n'aimait pas ce qu'il ressentait. Il avait l'impression que le bonheur, le désir et le plaisir qui les avait encerclé après la relation sexuelle était terminée.
Il sentit une arme contre sa tempe. Quand il entendit une voix qu'il connaissait pourtant bien dire:
-Je ne te conseille pas de bouger, sinon elle va mourir et toi aussi...
Il vit Sara attachée, nue sur une chaise. Elle avait un ruban sur la bouche et des larmes pleins les yeux...
Elle avait attaché Grissom à la structure du lit. Elle lui avait fait enfiler un caleçon et avait permis à Sara de mettre un soutien-gorge et une paire de culotte. Elle regarda l'heure. Il n'était que 10 heures et quart du matin, mais elle avait envie de s'amuser un peu.
-Où cachez-vous votre marteau, Monsieur Grissom ?
Il parut surpris par la question, mais également très inquiet.
-Et ne mentez pas, s'empressa-t-elle de dire. Sinon, je prends un couteau dans les tirroirs de la cuisine et je coupe les doigts de votre dulcinée un par un...
-Dans le tirroir de la table du salon. Il est sous la pile de revue scientifique. Le manche est bleu si ça peut aider.
Sans attendre, elle sortit de la pièce. Elle avait baillonnée Sara. Gil la regarda. Il se retenait lui aussi pour pleurer. Elle n'avait encore pas fait de mal à un ou l'autre, mais il se doutait bien que cela allait bientôt commencer. Et il avait peur. Car, la vengeance ne se dirigeait pas directement vers lui, mais plus vers Sara. Et il avait juré d'empêcher quiconque de lui faire du mal. Maintenant, cependant c'était un peu difficile...
Quand elle revint, elle avait également trouver une petite boîte de clou. Elle le déposa sur le lit, au pied de Grissom, proche de la boîte de clou. Soudain, Grissom avait très peur !
-Je crois que je vais vous clouer tout les deux à vos places. Je vais commencer par toi Sara...
-Olivia, (Surprise, surprise...) s'exclama Gil, tu ne peux pas faire ça... Qu'est-ce que ça va t'apporter ! Réfléchis-y ! Et puis... Et puis... La vengeance est un plat qui se mange froid !
Il avait débité tout ça en essayant de la raisonner. Olivia se tourna et le regarda.
-Ha oui ? Veux-tu que je vous dise quelque chose, Monsieur le supposé savant scientifique Grissom ? C'est vous qui aurait du réfléchir... bien avant ce soir ! Regretter maintenant, ça ne sert à rien ! Rien, vous m'entendez ? RIEN !
Elle avait pratiquement hurlé sa tirade. Grissom avait vraiment peur. Sans plus accorder d'attention à Grissom, Olivia sortit un clou, prit le marteau et s'approcha de Sara. Quand elle avait parlé de clouer à leur place, Gil n'avait pas vraiment pensé qu'elle allait les clouer...
Olivia donna un grand coup et frappa les doigts de Sara. Celle-ci, même baillonnée, cria de toute ces forces. La douleur était telle qu'elle sentit des larmes se former dans ces yeux. Ces doigts étaient évidemment cassé, mais ils étaient aussi pliés et crispés. Sara ne pouvait plus les bouger.
-Maintenant que je les ai cassé, je vais te clouer, Sara, dit calmement Olivia, comme si c'était une chose parfaitement normale.
Olivia plaça le clou et frappa encore une fois d'un grand coup.Le clou se planta dans la main. La douleur était à la limite intolérable. Grissom ne pouvait plus supporter cette horreur. Olivia arracha alors le papier collant qui retenait la main gauche de Sara. La main bougea et Sara échappa un cri de douleur. Olivia lui arracha également son baillon.
-Je veux bien entendre tes prochains cris... dit-elle pour se justifier.
Grissom n'en pouvait plus. En plus, tout était de sa faute. Il devait agir !
-Arrête Olivia ! Arrête ! Ça n'a pas de sens... Elle va mourir ! Frappe-moi... C'est ma faute, elle, elle n'a rien fait. S'il y a quelqu'un que tu dois faire souffrir, c'est moi !
Olivia le regarda, sentant la fureur l'embraser encore plus.
-Tu crois que je vais arrêter parce que tu me le demandes ! Tu crois ?!? Justement, je sais qu'en la faisant souffrir, elle, ça te fait plus mal... À TOI ! Tu comprends maintenant ? Tu comprends ? TU COMPRENDS !?!
Sur ce, Olivia recommença à frapper Sara. Cette dernière ne pouvait plus réfréner ces cris de douleurs. Après ses mains, Olivia s'attaqua à ses pieds et plus précisément aux orteils.
Pour Sara, c'était atroce, mais pour Gil, c'était tout aussi insupportable. Il aurait cent fois mieux aimé qu'elle s'attaque à lui...
Olivia avait fini de clouer Sara "sur place" depuis un moment, mais elle s'était assise sur le lit, afin de regarder son oeuvre. Elle ne bougea pas pendant quelques heures, quatre tout au plus. Grissom, toujours attaché à son lit, regardait la scène avec découragement. Il avait peur, mais surtout il était mal. Il avait entendu résonner les cris de douleur de Sara, mais il n'avait rien pu faire.
Le soleil changeait l'éclairage dans la pièce. C'était le seul indice pour Gil, qui lui permettait de savoir à peur près quelle heure il était. Il jugea qu'il devait être environ trois ou quatre heures de l'après-midi, peut-être plus, peut-être moins. Après un long silence, Olivia se releva, ce qui le fit sursauter, lui et Sara.
-On continue à s'amuser ! s'exclama-t-elle.
Elle reprit le marteau qu'elle avait laissé tomber sur le sol. Elle frôla Grissom et monta presque sur lui pour aller lui frapper la main droite.
-Tâche de ne pas crier trop fort...
Gil avait toujours été endurent à la douleur. Il savait aussi l'anticiper. Il ne se faisait pas d'illusions. Cependant, malgré le fait qu,il avait imaginé une douleur incroyable, quand Olivia frappa ce fut mille fois pire que ce qu'il avait imaginé. Il comprenait maintenant pourquoi il avait vu le visage de son amante se tordre comme ça, un peu plus tôt.
Après lui avoir cassé les doigts, elle arracha ses liens et cloua la main. Grissom essaya de retenir un gémissement de douleur, mais ça faisait tellement mal. Elle reprit le même manège pour l'autre main.
Aux cris de douleur de l'homme qu'elle aimait, Sara releva difficilement la tête. Elle avait froid et elle avait sacrément mal aux mains et aux pieds. Elle n'osait pas regarder ces doigts, mais quand elle le fit, elle eut de la difficulté à retenir des larmes. Ces doigts étaient repliés les uns sur les autres. Elle ne pouvait pas les bouger. Le sang se mêlait également aux blessures. Le clou en était sans doute la cause. Et le clou... Il était planté en plein milieu de la main. Sara essaya de se retenir de supplier Olivia, parce que Grissom l'avait déjà fait et ça l'avait salement mis en colère. Comme châtiment, elle avait donné un autre coup sur le clou, bien que celui-ci était déjà assez enfoncé. Elle avait plutôt cassé toute sa main droite et son poignet à la place...
Olivia essaya tant bien que mal de clouer les pieds de Grissom, mais elle perdit patience et débarqua du lit. Elle se rapprocha de Sara, empoigna ses cheveux et rapprocha son visage du sien.
-Tu as mal ? Tu as peur ? C'est vraiment ce que je voulais, mais quelque chose me dit que ce n'est pas suffisant. Qu'en penses-tu ?
Elle attendait la réponse de Sara, qui s'empêcha de laisser échapper un gémissement de douleur.
-J'ai raison, tu n'as pas eu assez mal ! Je veux que tu ais mal comme moi j'ai mal quand je vous ai vu ensemble ! ET JE PEUX TE DIRE QUE J'AI SOUFFERT !
Elle reprit le marteau et envoya un coup dans la joue de Sara. Le coup défonça sa mâchoire. Sara laissa échapper un long sanglot.
-Arrête ! supplia Grissom.
Olivia le regarda, complètement démente.
-Je crois qu'on a déjà eu cette conversation. Plus tu demanderas que je l'épargne et plus tu la verras souffrir.
Elle lança le marteau qui tomba sur le sol avec un bruit mat. Elle jeta un regard circulaire à la pièce.
-Je crois que je vais aller me tapper un somme... Tout ce défoulement d'émotions, ça épuise ! Soyez calme et ne me dérangez pas... Sinon vous le paierez tous les deux !
Et elle sortit de la pièce. Ils l'entendirent s'écraser sur un des sofas. Gil reporta son attention sur Sara.
-Dis-moi que c'est un cauchemar et que je vais me réveiller, parvint-elle à articuler, malgré sa mâchoire brisée.
Grissom aurait voulu arracher ces liens et s'enfuir avec Sara. Cependant, ces "liens" se limitaient à des clous dans le mur et il n'avait pas la force de faire ça. L'éclairage diminua dans la pièce. Sara et lui restaient là, à s'observer. Rien ne pouvait leur faire lâcher leur contact virtuel.
-Et dire que quelques heures plus tôt, j'ai commencé à regarder pour qu'on parte en voyage quelques jours... J'avais pensé à la France.
Sara acquiesça de la tête.
-Et au sommet de la tour Effeil, je t'aurais demandé en mariage.
-Vraiment ? demanda Sara.
Grissom hocha de la tête.
-Vraiment... Si on s'en sors, Sara, dis-moi, tu accepterais de me marier ?
-Oui, toujours.
Grissom eut un sourire. Depuis le début de sa captivité, il avait glissé dans son lit. Il essaya de se replacer, mais ses bras bougeaient. Et donc ses poignets aussi et tout jusqu'aux mains. Il poussa un cri de douleur. Ils retournèrent les deux à leur silence.
-Dis Sara, est-ce que tu peux voir l'heure de ta place ? Quelle heure est-il ?
-Il est six heures.
Le service commence dans trois heures, dit Grissom. Rassures-toi Chérie, il ne nous reste plus très longtemps à souffrir. Ensuite, quand ils se rendront qu'on est pas là et que Olivia non plus, ils comprendront et viendront sûrement nous sauver, ajouta Grissom avec espoir.
-Ouais, marmonna Sara.
Si on est pas encore morts d'ici-là, pensa tristement la belle brune. Après un instant de silence, le portable sonna. Ils entendirent Olivia se lever. Elle entra dans la pièce, prit le portable et regarda qui était celui qui appelait.
-Nick ! dit-elle à haute voix. Qu'il est casse-pieds, celui-là !
Une lueur traversa le regard de Grissom. Tout n'était peut-être pas perdu !
CHAPITRE 7: Un portable à la Cendrillon
Nick était arrivé avec quelques heures d'avance. Grissom lui avait dit de le faire la veille. Il voulait lui parler au sujet de l'histoire sur Sara. D'ailleurs, Nick aurait aimé savoir où son superviseur en était avec ça. Mais pour en parler, il aurait d'abord fallu qu'il le trouve. Il avait appelé chez lui et n'avait pas réussi à lui parler. Il avait essayé chez Sara. Nada. Il avait aussi appelé sur les deux portables et ça n'avait rien donné.
Malgré lui, il commençait à être inquiet.
Il visita les laboratoires un à un. L'équipe de jour était un peu étonné de le voir si tôt. Il les questionna. Il leur posa tous les même questions. Avaient-ils vu Grissom ? Sara ? Si oui, où, quand et comment étaient-ils ? À chaque question, il déspérait à trouver des réponses. Il se tanna et appela Brass. Quand il lui expliqua la situation, ce dernier lui dit qu'il arrivait aussitôt. Il croisa Hodges.
-Hey, Hodges ! Aurais-tu vu Sara ou Grissom ?
-Je ne les ai pas rencontrés, ce matin quand je suis parti. La seule personne que j'ai croisé, c'est Olivia. À ce que je peux dire, elle avait l'air en colère. Quand je lui ai demandé ce qu'elle avait, elle n'a pas voulu me répondre et elle a gromelé quelque chose.
-Quoi ? demanda Nick, soudain intéressé.
-Je ne sais vraiment pas quoi. Ça ressemblait à: "Gnonomme".
-"Gnonomme" ?
-Oui.
Nick se retourna, il allait partir, quand Hodges le rattrapa.
-Nick, en passant, j'ai trouvé ce téléphone sur une table de travail. Si tu trouves le propriétaire, ça serait gentil de lui redonner.
Il tendit l'appareil à Nick.
-D'accord, marmonna Nick.
Il prit l'appareil et s'éloigna à grandes enjambées. Il s'arrêta devant la porte du bureau de Grissom et regarda le portable. Pour découvrir à qui il appartenait, il devrait l'ouvrir. Ce qu'il fit. Il fouilla un peu, sans découvrir le propriétaire. Il tomba cependant sur quelque chose d'intéressant.
Il y avait une tonne de vidéos. Ils portaient des titres différents, mais qui se ressemblait. Il descendit la liste, surpris.
-Appartement Grissom, 10 à 20 heures.
-Appartement Sara, 10 à 20 heures.
-Bureau de Grissom, 10 à 20 heures.
-Toilettes du LVPD, 10 à 20 heures.
Et continuait la liste de pleins d'autres endroits. Stupéfait et très inquiet, Nick comprit qu'il était tombé sur un portable qui était le point central d'un système de caméra. Il comprit également qu'il avait probablement trouvé l'appareil de la personne qui en voulait à Grissom et Sara.
Il choisit la vidéo la plus récente. Le titre était: Appartement de Grissom, 12 novembre, 1 à 10 heures. La vidéo commença. On voyait sur le petit écran l'appartement de Grissom, le salon plus précisément. Il ne se passait rien, alors il avança la vidéo. Il vit Grissom et Sara entrés et se diriger vers la chambre. Encore là, il avança. Puis, il vit Grissom se diriger vers la salle de bain et une forme inconnue (impossible de dire qui c'était) entrer dans l'appartement.
Elle se dirigea vers la chambre. Bien qu'on ne voyait pas la chambre sur l'écran, on entendait bien ce qui s'y passait. Il entendit des cris de douleur, puis il vit Grissom retourner dans la chambre, nu. Il continua à visionner la vidéo et plus ça allait plus ça redevenait clair. Après un moment, il entendit clairement la voix de Sara pousser un cri de douleur. Il sursaura littéralement. Puis, plus tard, la voix de Gil:
-Arrête Olivia ! Arrête ! Ça n'a pas de sens... Elle va mourir ! Frappe-moi... C'est ma faute, elle, elle n'a rien fait. S'il y a quelqu'un que tu dois faire souffrir, c'est moi !
Il arrêta la vidéo et se frotta les yeux. Il alla dans les photos. Il regarda le repértoire.
C'était en majorité des photographies de... Olivia.
Bouche bée, Nick resta un moment, le cellulaire de sa collègue en main. Les cris de douleur qu'il avait entendu en visionnant le vidéo lui faisaient peur, même s'il n'avait rien comme tel. Brass arriva derrière lui sans que l'expert s'en rende compte.
-Hey ho Stokes ! Vous êtes là ?
-Olivia... murmura Nick, perdu dans ses pensées.
-Olivia Warrington ? demanda Brass. Quel est le problème avec elle ?
Nick le regarda avant de dire à voix haute ce qu'il avait imaginé, dans sa tête.
-Je crois que Olivia a espionné Grissom et Sara à l'aide de ce téléphone, dit-il en brandissant le téléphone devant Brass. Il y a des tonnes de vidéo et j'en ai regardé une, la plus récente.
Il la montra à Brass.
-Je sais qu'on entend des cris de douleur, mais...
-On entend Grissom de demander à quelqu'un d'arrêter à une autre personne. Je crois que cette autre personne est Sara, car on reconnait sa voix quand elle crie. Quand Grissom demande d'arrêter de faire du mal à Sara, il prononce le nom de Olivia comme si c'était elle qui faisait le mal.
Brass le regarda pendant un moment, incrédule.
-C'est tout ? C'est la seule raison pour laquelle vous soupçonnez Olivia ?
-Non, s'empressa de dire Nick. Presque toutes les photos sur l'appareil en sont de Olivia.
-Et... commença Brass.
-Je n'arrive ni à joindre Sara, ni Grissom.
-Peut-être dorment-ils. Vous savez, Nick, que quand on reçoit des menaces de morts, on dort mal.
-Justement ! s'exclama Nick. Ils recevaient des menaces de mort, je vois cette vidéo, ces photos, ce nom et les deux qui ne répondent pas. Vous ne trouvez pas que ça commence à faire beaucoup d'un coup ? Je crois que Grissom et Sara sont en train de se faire torturer par Olivia.
-Vous voyez des poux là où il n'y en a pas, dit Brass en soupirant. Je connais la famille de Olivia Warrington. J'ai été à l'université avec son père. Quelqu'un de tout à fait respectable. Jamais cette gamine n'aurait fait ça...
Nick voulut rouspeter, mais Brass lui fit signe d'arrêter avec sa main.
-Allez à la salle de repos, votre service commence dans quelques minutes, si Grissom, Sara et Olivia ne sont pas là, nous aviserons !
Sur ces paroles, Brass partit, laissant Nick bouillant de colère.
Nick était assis dans la salle de repos et croisait et décroisait ces doigts. Il était certain que Grissom et Sara étaient en danger, quoi qu'en pensait Brass. Il attendait avec impatience les autres. Greg et Warrick arrivèrent en riant.
-Ben quoi ! s'exclama Greg à Nick. Ça va pas aujourd'hui ?
Essayant de taire sa colère et son inquiétude, il leva la tête. Il n'avait aucune raison d'être furieux après eux, surtout qu'il n'y était pour rien si Brass avait décidé d'ignorer les "signes".
-Disons que... je suis pas vraiment dans mon assiette. Grissom est là ? demanda-t-il, tout en sachant très bien la réponse.
-Non, je ne l'ai pas vu. Pas plus que Sara et Olivia.
Warrick avait parlé sur un ton innocent. Il vit la mâchoire de Nick se crisper. Il décida de faire comme si de rien n'était. Si Nick voulait parler, il parlerait. Catherine arriva sur ces entrefaites.
-Je ne trouve ni Grissom, ni Sara, ni Olivia ! s'écria-t-elle. Ont-ils décidés de prendre les trois congés ? C'est vraiment pas le temps, pleins d'affaires viennent juste de débarquer...
Nick secoua de la tête. Il était incroyablement inquiet. Il était désormais certain qu'ils attendaient trop, ils ramasseraient Grissom et Sara à la petite cuillère. Et ça l'effrayait.
-Je crois, en fait que Olivia a décidé d'un congé forcé pour Grissom et Sara, marmonna Nick.
Cependant, il avait parlé assez fort pour que ses collègues entendent.
-Que sais-tu qu'on ignore ? demanda Catherine.
-Trop de choses. Malheureusement, j'ai promis à Grissom et Sara.
Greg échangea un regard avec Catherine.
-Tu les a surpris ensemble, c'est ça ? dit-il avec un sourire moqueur.
-Si j'étais vous, je ne rierais pas.
Il essayait de rester calme, mais le temps passait et moins il y avait de chance que Grissom, Sara et Olivia arrivent. Il sentait peu à peu la peur gagner ces entrailles. Il devait parler et expliquer, tout à ces amis.
-Écoutez-moi et surtout ne m'interrompez pas ! dit Nick en se levant. Et suivez-moi.
Intrigués, Warrick, Greg et Catherine suivirent Nick, jusqu'au bureau de Grissom. Il leur expliqua tout depuis le début. Ébahis, les trois experts nouvellement informés de la situation échangèrent des regards consternés.
-Voilà pourquoi Sara semblait toujours au bord des larmes et de la crise de nerfs, murmura Greg.
-Voilà pourquoi Grissom a retiré Nick de l'enquête, l'a mis avec Sara et qu'il a laissé Olivia et Greg continuez seul leur enquête... continua Warrick.
-Voilà pourquoi j'ai autant blessé Sara, il y a deux jours environ. Elle a peut-être pensé que c'était moi, la folle du LVPD... ajouta Catherine.
Nick leur fit part de ces soupçons à l'endroit de Olivia. Ces amis semblaient trouvés ça logique.
-On appelle Brass et on fonce chez Olivia. Si on en trouve rien, on va chez Sara et ensuite chex Grissom ! s'exclama Catherine en se levant.
-Je ne crois pas qu'on devrait faire la maison de Grissom en dernier, mais en premier.
-Pourquoi ? s'enquit Greg.
-Souvenez-vous, dit Nick, quand Grissom a appris que Sara était menacée et qu'on a avait saccagé son appartement, où lui a-t-il proposé d'aller ?
-Chez lui, murmura Warrick.
-C'est là que nous allons, alors.
Greg, Nick, Catherine et Warrick s'entassèrent dans la voiture de ce dernier. Comme l'expert allait démarrer, Brass arriva.
-Surtout, on en va pas chez Grissom, s'empressa de dire Nick.
Sans poser de questions, ils acquièscèrent.
-Où allez-vous ? demanda-t-il.
Comme personne ne répondait à sa question, Jim perdit patience et tapa avec le plat de sa main la porte avant côté conducteur.
-Où allez-vous ? Je crois qu'on a des enquêtes à mener...
Nick rompit enfin le silence.
-On va chez Grissom.
-Ha, dit Brass avec un air entendu. Vous soupçonnez encore Olivia Warrington? Je suppose également que vous avez embarqués les autres avec vous ? Très bien, Nick, j'ai compris. Quand Grissom m'appelera, frustré de s'être fait dérangé par vous dans son sommeil, je lui dirai que vous étiez entêté...
Comme personne ne quittait la voiture, il ajouta:
-Vous croyez VRAIMENT que Grissom et Sara sont en danger ?
-Oui, dit simplement Catherine.
-Bonne route, alors. Ne venez surtout pas pleurez sur mon épaule, quand il vous aura réprimandés !
Sur ce, il tourna les talons et regagna le LVPD.
-Démarre! s'exclama Greg, devant l'hésitation de Warrick.
Ce qu'il fit sans attendre. Ils roulèrent pendant une dizaine de minutes, jusqu'à ce que la voiture ralentisse, ralentisse, ralentisssseeeee... Jusqu'à que la voiture s'arrête complètement, en plein milieu de la rue. Warrick donna un coup de poing sur le volant.
-MERDE ! dit-il.
-Qui a-t-il ? demanda Catherine, assise à la place du passager.
Warrick afficha un air embarassé.
-Je n'ai plus d'essence. Je devais la remplir avant de retourner chez moi demain matin, mais avec l'histoire de Grissom, Sara et Olivia, j'ai complétement oublier. Désolé, avoua-t-il, gêné.
Nick soupira bruyamment.
-Que fait-on ?
-Bonne question, répondit Greg.
-On peut appeler une dépanneuse, dit Catherine, mais là, on est sûr d'attendre un bon dix-quinze minutes. Si on part à pied chez Grissom, pendant que quelqu'un reste avec la voiture pour attendre la dépanneuse, on va quand même arriver dans dix-quinze minutes chez Grissom. Si on retourne au LVPD, on en a pour presque une demi-heure. C'est beaucoup trop, surtout si on prends en compte qu'il est sûrement en train de se faire battre par Olivia.
Par chance, une voiture ralentit sur le bord du chemin. Un homme en descendit et s'approcha des experts.
-Je peux vous aider ?
Nick s'empressa d'accepter. Il répartit aussi les tâches.
-Catherine et moi, on fonce chez Grissom. Vous deux, vous attendez la dépanneuse. On vous appele dès qu'on a du nouveau !
Ils donnèrent l'adresse à leur bon samaritain et quittèrent précipitament leur amis.
-Pourquoi c'est toujours nous ? demanda Warrick, avant que Catherine et Nick embarquent avec le gentil monsieur.
-Parce que toi t'as oublié de mettre de l'essence dans ta voiture et Greg n'est pas préparé à affronter ce qu'on va peut-être voir...
-Mouais, marmonna Greg. C'est vrai que c'est toujours nous deux...
Nick venait d'embarquer dans la voiture de l'homme avec Catherine, quand son portable se mit à sonner. Il jeta un regard. Il vit que c'était Brass qui appelait et il décida de ne pas répondre. Le téléphone sonna encore à plusieurs reprises. Puis, il arrêta et ce fut au tour de Catherine. Énervée par le manège de Brass, elle répondit.
-Catherine, vous devez immédiatement attendre. N'entrez surtout pas chez Grissom. Attendez-moi ! s'exclama la voix de Jim.
-Quoi ? Pourquoi ? Vous avez changé d'avis ?
-J'ai eu Grissom au téléphone... Ce que j'ai compris, c'était sa voix, annonçant que Sara lui avait demandé quelques jours de congé pour aller à des funérailles dans sa famille. Il prétendait qu'il allait arriver très en retard et que Olivia ne se sentait pas bien. Je l'aurais cru, si ça avait pu paraître crédible. J'ai aussi entendu la voix de Sara s'écrier : Non ! Non ! Lâche-moi ! Un grand : LA FERME ! qui était la voix de Olivia. Suivi d'un :TU VAS ME LE PAYER ! Puis, la ligne a coupée sur un cri de douleur. Je pourrais jurer que c'était Sara.
-Non ! s'écria Catherine.
Son éclat attira le regard de Nick. Catherine raccrocha immédiatement. Elle regarda Nick, affolée. Puis, elle se tourna vers le chauffeur de la voiture.
-Acélèrez et dépassez tout le monde ! lui dit-elle.
-Mais... balbutia le conducteur.
-On est de la police scientifique. Deux de nos collègues sont en danger de mort. C'est une urgence et je peux vous jurer que vous n'aurez pas de contraventions ni rien. Mais, je vous en supplie, ACCÉLÈREZ !
-Catherine, que t'a dit Brass ?
-Il a confirmé tes soupçons !
L'air grave, Nick regarda le chauffeur, épouvanté.
-Accélèrez ! lui cria-t-il aussi.
Le conducteur, presque paniqué et assez intimidé par les deux experts, appuya considérablement sa vitesse. Il n'osait pas. En vérité, il commençait à regretter sa décision de les aider. Il se surprit à penser que c'étaient peut-être des criminels qui tentaient de fuir la police. Ils prétendaient sûrement qu'ils étaient qu'ils étaient des scientifiques pour qu'il accélère. Persuadé qu'il avait raison ( et par sa peur également) il commença à ralentir.
Voyant ce qu'il faisait, Nick paniqua.
-Mais que faites-vous ? demanda-t-il.
-Je ralentis, dit simplement le conducteur.
Il n'osait pas dire qu'ils les avaient repérés.
-Pourquoi ? demanda violemment Catherine.
-Parce que... et il ajouta la voix tremblante, je n'embarquerai pas dans vos maniganceries. Vous en avez peut-être eu d'autres, mais moi, vous ne m'aurez pas.
Agacé, Nick dégaina son flingue. Il voulait vérifier ces munitions en cas de fusillade- ce qu'il souhaitaiy bien sûr éviter. Le chauffeur paniqua littéralement à la vue de l'arme.
-Non, pas de ça dans ma voiture !
-On est flics ! s'exclama Catherine.
-C'est ça, marmonna le conducteur, incrédule.
D'un seul et même geste, Nick et Catherine sortirent leurs plaques et la montrèrent au conducteur de la voiture.
-Accélèrez ! dit Nick entre ses doigts.
-Sinon, on porte plainte contre vous pour entrave à la justice ! ajouta Catherine.
L'homme enfonça le gaz et s'en voulut de s'être emporté dans ces stupides scénarios.
-On se calme ! J'accélère ! Rappelez-moi l'adresse ...