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Série : CSI : Crime Scene Investigation
Création : 24.11.2008 à 01h21
Auteur : marguerite
Statut : Terminée
« Une voiture fonce dans la maison de Grissom. À première vue, ce n'est qu'une banalité de la vie, mais l'évènement se transforme bientôt en drame... » marguerite
Cette fanfic compte déjà 42 paragraphes
De mauvaise foi, Sara s'était installé dans le bureau de Grissom et elle classait des dossiers et remplissait des rapports. C'était des tâches que tous refusaient de faire ou évitaient pour leur platitude. Elle était concentrée et ne remarqua pas la présence de Grissom, Catherine et Nick avant qu'ils lui adressent directement la parole. Pour la deuxième fois dans la journée, elle eut un sursaut. Ils allèrent s'asseoir autour d'elle sans un mot. Cette attitude inquiéta profondément Sara.
-Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle, soudain nerveuse.
-On voudrait te poser quelques questions sur William... commença simplement Grissom.
Ça y est, elle était carrément inquiète. Qu'avaient-ils découvert sur son frère ? Était-il réellement le meurtrier de Carmen, Watson, Handers et Manderson ?
-Savais-tu qu'il a déjà été arrêté, ici-même à Las Vegas ? continua-t-il.
Surprise, Sara fit non de la tête. Son frère avait fait de la prison ?
-Il a fait... de la prison pour quoi ? ajouta-t-elle.
-Conduite en état d'ébriété et attaque sur un membre de la police, répondit Grissom.
-Il n'a jamais aimé les agents de police, confessa Sara.
-On s'en doute, ironisa Nick.
Il s'attira un regard furieux de Catherine.
-Est-ce que vous pensez réellement qu'il a pu faire ça ? Est-ce que vous pensez vraiment qu'il a pu tuer les quatre ex-détenus ? s'exclama Sara.
Devant l'air hésitant de Grissom, elle le pria de tout lui révéler.
-Ne m'épargnes pas ! ajouta Sara.
Catherine décida de prendre la parole, en voyant l'air torturé de Grissom. Il n'arriverait jamais à poser la question qui s'imposait.
-On se demandait Sara... Grissom nous a dit que votre père vous battait, mais...
Grissom évitait le regard de sa compagne et Sara comprit bientôt le sens caché des mots. Elle laissa cependant Catherine finir.
-Est-ce que ton père t'a déjà... violée ? Ça expliquerait une telle rancoeur envers les violeurs...
-Non, dit fermement Sara. Mon père ne m'a jamais violée. Il se contentait de frapper. Il n'a jamais...
-Tu es sûre ? retiéra Nick.
-Je le sais ! s'énerva la jeune CSI, malgré elle.
Elle était à fleur de peau et la moindre petite situation la faisait grimper aux rideaux. Non, son père n'avait jamais fait ça ! Elle le saurait sinon !
-Écoutez, cherchez ailleurs. Ce n'est pas à cause de moi, s'il a fait ça. Ce dont je doute sérieusement.
-Sara, on sait que c'est ton frère, commença Catherine, mais il est possible qu'il est tout de même..
-Vous l'avez vu ! Vous savez qu'il ne règle pas une situation avec du poison ou autre méthode du genre. Il utlise ses poings...
-Sara, dit Gil en soupirant. Ce qu'on veut savoir, c'est si...
-Non, Gil !
-Sara, laisse-moi finir, s'il te plaît...
Elle lui accorda la parole d'un geste impatient de la main.
-Est-ce qu'il y a quelqu'un de ton entourage, à ta connaissance qui a subie des abus sexuels ?
-Non ! soutint-elle fermement.
-Personne ? Ta mère, une ancienne petite amie, une personne proche...
-Je ne connais pas assez son entourage pour le savoir.
-Donc, tu avoues que tu ne connais pas réellement ton frère ? demanda Nick.
-C'est un aveu ? s'empressa de dire Sara. Il a trois ans de plus que moi. Quand ma mère a tuée mon père, nous avons été séparés. Ce n'est qu'il y a environ deux ans que nous nous sommes retrouvés. J'ai manqué 23 ans de sa vie et lui aussi de la mienne. Quand on s'est revus, on a pas parlé de nos anciennes fréquentations. De toute façon, ça ne me regarda pas avec qui il sort.
-Manifestement, il ne pense pas la même chose... marmotta Grissom.
-Manifestement non !
Ils l'avaient énervés. Elle était épuisée. Elle ne dormait pas beaucoup la nuit et les évènements la vidaient complètement. Sara sentit alors la nausée montée et elle se leva. Elle parcourut à grandes enjambées les couloirs du LVPD une main posée sur sa bouche, ignorant les appels de ses collègues. Ella arriva finalement à destination. Elle se pencha devant la toilette et laissa s'échapper le peu de contenu de son estomac. Aussitôt débarbouillée, elle décida qu'un peu d'air frais lui ferait le plus grand bien.
-Mademoiselle Sidle, vius avez du courrier ! s'exclama Judy, tandis qu'elle passait devant la réception.
Elle prit l'enveloppe qu'elle lui tendait. Elle ne portait aucune inscription, hormis celle de l'adresse du labo et son nom à elle. Elle ouvrit et sortit un papier, étonnée. Elle lut alors la phrase plusieurs fois.
Ceux qu'on croit connaître ne sont parfois que le pâle reflet de ce qu'on sait réellement d'eux...
La feuille tomba sur le sol devant elle. La jeune femme qui l'avait en main quelques instants plus tôt ne bouge pas. Elle voudrait bien courir dans les bras de son amant, mais l'horreur la glace sur place. La nausée qu'elle avait encore est terminée. Désormais, Sara a peur. Une seule personne pronnonce cette phrase régulièrement.
Son frère, William.
La phrase est tappée à l'ordinateur, Verdana de grosseur dix. La lettre est simple. Comme précisé plus tôt, il n'y a pas d'adresses ou autres informations autres que celle concernant le labo et l'identité du destinataire. Mais Sara a peur. À sa connaissance, une seule personne pourrait lui envoyer ça et espérer qu'elle y trouverait un sens.
Encore une fois, son frère William.
Ça y est. Elle en a assez. Elle veut régler cette histoire au plus vite et reprendre sa vie avec Grissom au plus tôt. Elle veut accoucher, élever son enfant avec Gil et être en paix. Maintenant, elle n'a plus le choix, elle doit aller retrouver William.
Sans attendre, la lettre toujours sur le sol, la jeune femme tourne les talons et sort finalement dehors, là où elle voulait aller avant de lire la lettre. Elle ne sait plus vraiment ce qu'elle veut faire, mais une chose est sûre.
Sara doit régler cette histoire, seule, avec son frère - une décision qu'elle pourrait éventuellement regrettée.
-Vous avez vu Sara ? demande Gil.
La plupart font non de la tête, certains disent l'avoir vu se précipitant aux toilettes. D'autres soutiennent qu'ils l'ont vu quitter le stationnement dans la voiture de Grissom. Ce dernier est justement inquiet. Où est-elle ? Que fait-elle ? Néanmoins, Gil a confiance en sa jeune compagne. Si elle est partie, elle avait une bonne raison. Après tout, elle est retirée de l'enquête et iL comprends que classer des dossiers n'est pas super passionnant, mais c'est la seule chose qu'il peut lui laisser faire. Il aime mieux attendre que l'enquête soit résolue avant de l'assigner sur autres choses. Il aime mieux qu'elle ne soit pas seule.
Comme leur relation est désormais su par la majorité de leurs collègues, il ne pourra décemment plus travailler avec elle, sans s'attirer des commentaires et des railleries. Il la mettra donc avec Catherine - il a également une confiance aveugle en elle et sait qu'elle prendra soin de la brunette.
Il arrive finalement à la réception et parle à Judy. Elle lui révèle que Sara avait reçu une lettre. " Qui est d'ailleurs est toujours sur le sol ! affirme-t-elle, outrée." Elle était troublée, toujours selon la réceptionniste. Quand Gil demanda des précisions sur la lettre, elle lui réponds : " Je ne regarde pas votre courrier ! Sur l'enveloppe, il n'y avait rien, sinon l'adresse du labo et le nom de mademoiselle Sidle..."
D'ailleurs, elle lui pointe sur le sol une feuille de papier sali d'eau boueuse. Le résultat de plusieurs jours de pluie sur Las Vegas. Il la prends. Il parvient à lire la phrase et une mauvause impression lui monte à la gorge. Mais qu'a fait Sara ? Papier toujours en main, il s'élance vers son bureau et prends son manteau et ses clés. Sortant rapidement son portable, il appelle un taxi.
Il ressort de son bureau et part vers la sortie. Il croise Catherine et Nick, qui surpris essaient de l'arrêter, même quelques instants. Ils veulent lui faire part de leurs découvertes sur les fréquentations passées et présentes de William Sidle. Ils n'ont pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il les a déjà dépassés, continuant son chemin vers la sortie. Il sort dehors au moment où son taxi arrive. Il ne sait pas où est Sara, mais il sent qu'il peut la trouver. Deux âmes qui s'aiment se trouvent toujours. Il réalise que son avenir proche est on ne peut plus incertain, mais ça ne le dérange pas. Il sait ce qu'il doit faire là, maintenant.
Il doit trouver Sara.
-Merde ! s'exclama William. Qu'est-ce que je suis sensé faire maintenant ?!?
Il se tourna vers la porte, et constata qu'Amy était partie précipitemment. Il se jeta presque sur le téléphone. Il essaya de ne pas regarder sa soeur écrasée sur le sol à ses côtés. Il composa un numéro. Quand ça répondit, il demanda à parler à M. Grissom. Il précisa que c'était une urgence. La voix de la jeune Judy lui parvint:
-Je vais essayer de le trouver, mais il me semble bien qu'il a quitté le bâtiment il y a environ quelques minutes...
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-Avez-vous vu Grissom ? demanda Judy en passant devant Catherine et Nick, toujours au milieu du corridor, légèrement étonnés par la réaction de Grissom.
-Je crois qu'il vient de quitter le bâtiment...répondit Nick.
-C'est dommage, dit-elle à son casque portatif. Il vient juste de quitter le bâtiment, vous l'avez raté de quelques minutes. Est-ce que je peux prendre le message ?
La voix au téléphone demanda alors à parler à un autre de ses collègues, n'importe lequel fera l'affaire. Elle se tourna les talons et revint près de Catherine.
-L'homme qui voulait parler à M. Grissom veut parler à n'importe lequel de vous. Il dit que c'est une urgence. À ce que j'ai compris, il connaît Mademoiselle Sidle et il a des informations sur votre grosse enquête sur les ex-détenus.
-Je le prends, dit Catherine. Transférez-le sur ma ligne et dites-lui que je lui réponds dans quelques instants, le temps de me rendre à mon bureau.
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Après avoir raccroché, Catherine se précipita dans la salle de réunion et demanda rapidement une mise au point. C'est urgent, précisa-t-elle.
Une fois tous arrivés, ils comprenèrent par l'air grave de leur supérieur du moment qu'il s'est passé quelque chose. La première question qui fusa vint de Warrick.
-Où sont Sara et Grissom ?
Devant le mutisme de Catherine, il comprit que ça les concernait.
-Catherine, dis-nous tous. Que se passe-t-il ?
Elle leur avoua n'en avoir qu'une mince idée.
-Tout a commencé quand Sara nous quittés Grissom, Nick et moi, pour se diriger vers les toilettes, semble-t-il. Ensuite, elle est passée à la réception et elle a su qu'elle avait reçu une lettre. Elle serait sortie et partie dans la voiture de Grissom selon certains. Ensuite, Grissom serait passé derrière elle et aurait trouvé la lettre qu'elle avait eu à la main plus tôt. Il a compris qu'elle était partie et il est partit à son tour, dans un taxi, puisque Sara avait pris sa voiture. Apparemment, Sara voulait régler l'histoire des ex-détenus avec William. C'est lui qui a tenté de rejoindre Grissom, il y a quelques minutes. Il l'a raté de peut-être quelques instants. Si Grissom n'avait pas eu le temps de partir, ce ne serait peut-être pas si grave, mais le fait est Sara est chez William. Amy, la petite amie de ce dernier est derrière toute l'histoire. Et elle déteste Sara manifestement. Dès qu'elle a vu la brunette, elle l'a assommé. Amy est partie et William a peur pour sa soeur. Voilà pourquoi il voulait joindre Grissom. Mais il est parti on ne sait où et...
-Attends un instant, la coupa Nick. Si Amy est partie, William n'a qu'à amener Sara ici. Elle sera en sécurité et on peut joindre Grissom sur son portable pour lui dire de revenir...
-Justement Nick, si tu m'avais laissé finir, tu aurais compris. Grissom est la prochaine cible de Amy...
Le silence se fit et l'impact des paroles de Catherine les percuta. Sara avait malencontreusement engrangé la machine. En quittant le labo, il était sûr que Grissom serait parti à sa recherche. Ainsi, Amy s'assurait de l'avoir seul. Elle avait largement le temps de le tuer et d'une façon sans doute horrible. Elle ne savait cependant pas que William lutterait à contre-courant contre le plan de sa "petite-amie". Mais, malgré tout, la machine avait tout de même été engrangé par le départ précipité et sans explication de Sara... Catherine, Nick, Warrick, Brass et Greg quittèrent le labo en priant presque. Il ne souhaitait pas découvrir les cadavres de Sara et Grissom.
Ils allaient agir, mais pour l'issue de cette journée, seul le destin le déciderait...
Grissom roulait lentement dans la rue, en scrutant attentivement la foule dévalant le trottoir. Il espérait rencontrer quelqu'un qui connaissait Sara ou la jeune femme. Rien. Il était avec Sara depuis plus de deux ans, ils allaient avoir un enfant, mais il était incapable de trouver une seule personne qu'elle connaissait en dehors des collègues du bureau. À moins qu'il n'y en est pas ?
Pas le temps d'y penser !
Il devait trouver Sara. Il sentait qu'il tardait trop, des conséquences graves s'en ressortiraient. Cette impression désagréable l'avait envahi quand il avait réalisé qu'il ne savait pas où trouver sa compagne. Elle avait pris sa voiture; s'il la trouvait, il pourrait repérer sa subordonnée. Mais où diable pouvait-elle être ?
Soudain, une femme attira son regard. Il rangea sa voiture sur le côté de la rue et l'interpella. Après un moment, la femme en question s'approcha.
-Gil ? Je peux vous aider ? demanda-t-elle, mi-surprise, mi-contente.
En parlant de lui-même à Amy, Gil Grissom lui avait sauvé un temps fou.
Sara ouvrit lentement les yeux. Les larmes lui montèrent aux yeux quand elle sentit la vive douleur qui lui traversait la tête. Dès qu'elle remua légèrement, elle vit un corps se pencher sur elle et la soulever. Sara reconnut immédiatement l'odeur de pin que dégageait toujours William. Elle murmura faiblement:
-Will... Qu'est-ce que je fais ici ?
-Chut Soeurette ! On va aller rejoindre tes collègues; il faut qu'on trouve Gil.
-Pourquoi ?
-Viens en voiture... J'ai pleins de choses à t'expliquer en chemin et je n'aurai peut-être pas d'autres occasions.
Ils montèrent et William appela Catherine pour vérifier sa position.
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Le fusil pointé sur lui, Gil se demanda comment il en était arrivé à ça. Amy lui avait dit qu'elle savait où se trouvait Sara. Il avait suivi ses indications au travers de la ville, mais dès qu'il avait vu la maison abandonnée dans le quartier le plus mal famé de Las Vegas, il avait pensé s'être fait avoir. Visiblement, il avait eu raison. La maison, il l'avait par la suite, appartenait à Hug Parson. Ça blouquerait la boucle, disait Amy en entrant dans la maison.
-C'était vous ! s'exclama Grissom avec surprise.
-Oui, c'était moi...Avant de vous tuer, je vous dois bien la vérité...
Grissom déglutit bruyamment.
-Je suis la tante de la petite fille que Handers a violé. Ma soeur, sa mère, voulait que justice soit rendu. Ça l'a été, mais pas assez au goût de Parson. Il y a quelques semaines, il est venu me voir pour me dire qu'il avait compris entre les branches que Handers voulait recommencer ce qu'il avait fait. Il voulait savoir si j'était prête à le couvrir et si je le suivrais. Bien sûr, lui ai-je dis. Il m'a également demandé quel moyen j'emplorais pour tuer cet homme. J'avais entendu dire que les poisons sont reconnus pour être utilisés par des femmes. Je lui ai suggéré l'acide, car en plus, ça fait souffrir. Il tua Colin Handers sans attendre. Une fois le crime commis, il m'avoua qu'il ne savait pas quoi faire du cadavre. Je l'ai convaincu de me laisser le cadavre. Une idée saugrenue me prit. J'ai pris la voiture de William sans vraiment réfléchir et je l'ai fait foncer dans votre maison. J'ai trouvé le coup plutôt réussi. Je voulais que vous vous intéressiez à notre petite histoire. Je voulais de la reconnaissance pour mes idées originales.
Elle rejeta ses cheveux vers l'arrière et renifla.
-Vos idées sont en effet... assez spéciales ! s'écria Grissom, en espérant attirer la sympathie d'Amy.
-Ne vous inquiétez pas Grissom ! Rien ne sert de me flatter. J'ai fait mon choix. Je vais simplement continuer mon récit... Donc, j'ai réussi un coup de maître en tuant rapidement Manderson et Carmen. William ne croyait pas que j'avais fait ça, il alla donc vérifier si le crime était bel et bien commis. Coincidence ou fatalité ? Vous étiez dans la maison au même moment et il tomba sur sa soeur. Il a paniqué et il la blessa. Il s'en veut encore. À ce moment, j'ai exprimé mon envie de vous tuer. Il vous a vanté, mais je lui fait valoir les bons points de vous voir disparaître. Ne sachant plus quoi faire, il m'a laissé faire. Je travaille à la maison de réhabilitation parfois. Je savais que vous aviez trouvé une piste. Au début, j'ai voulu faire plâner le soupçon au dessus de Pier Watson, j'ai vite compris que ça ne fonctionnait pas. William était là, également quand vous êtes allés, vous et Sara à la maison. Il s'est caché, bien évidemment. À partir de ce moment, il a fallu trouver une façon de se débarasser de Watson. Encore une fois, mon originialité s'est manifesté.
Elle eut un petit rire cynique. Grissom regarda derrière lui pour essayer de trouver quelque chose pour l'assomer. Rien !
-Arrêtez immédiatement ! s'exclama-t-elle, furieuse. Vous allez mourir et c'est ainsi ! Maintenant, je veux continuer mon histoire... J'ai ommi un détail, évidemment. Notre dîner, tous les quatre. Quand je suis parti, je savais seulement que William voulait vous parler. Il était impossible de parler ouvertement des meurtres, il le savait. Quand j'ai appris qu'il avait essayé de vous séparer de Sara, ça m'a mis en grande colère. Au moins, il a perdu. Si vous saviez à quel point il était dépité... Ensuite, j'ai su que vous aviez arrêtez Parson. J'ai envoyé William l'obliger à dire qu'il avait commis les autres crimes. Évidemment, Sara l'a entendu. Il a essayé d'aller tout expliquer et régler les choses avant que je vous tue. C'était sa dernière chance. Ça n'a pas marché et il a essayé de vous éloigner une nouvelle fois. Échec encore. J'ai envoyé la lettre à Sara. Elle s'est précipitée chez William dès qu'elle la vue. je l'ai assomée et je suis sortie pour vous trouver. Maintenant, je vais vous tuer.
Elle enclencha l'arme et Grissom entendit le clic caractéristique des armes semi-automatiques.
-Préparez-vous à faire vos adiex, Gil...
Soudain, un vacarme retentit. La porte fut défoncée et Grissom entendit des voix. Il eut le temps de voir Amy paniquer et tirer dans sa direction. Dans tout le bruit ambiant, une voix résonna. Celle de Sara.
-NNNOOOOONNNN !!!
Un cri de douleur retentit, mais ce ne fut pas Grissom qui le poussa. Il se retrouva projeté sur le sol par une masse en mouvement. Il vit du sang autour de lui, mais il n'aurait pas pu dire c'était celui de qui. Il savait seulement que quelque chose était couché à moitié sur lui. Catherine et Greg se précipitèrent pour aider le pauvre qui s'était lancé sur Grissom.
Il s'agissait de William. Brass, aidés de quelques policiers attrapèrent Amy, qui n'opposa aucune résistance. Le gros du problème fut Sara.
La jeune femme s'élança sans réfléchir, en proie à une grande colère sur Amy. Nick tenta de la rattraper, mais elle avait déjà fait trois pas. Gil, une fois debout, s'approchait de Nick et Sara.
-Je m'en occupe ! s'exclama-t-il à l'adresse de son jeune CSI.
Voyant le texan hésiter à lâcher Sara, il l'enjoignit d'un geste impatient. Dès que l'expert eut lâché sa prise, Sara avança. Grissom lui prit le bras gauche et la ramena contre lui. Avec ses deux bras, il l'emprisonna fermement. Elle essaya de se débattre, mais après quelques instants de vains efforts, elle se laissa aller sur l'épaule de son superieur. Grissom lui murmura à l'oreille:
-Chut... Calmes-toi ma belle... Rien ne sert de réagir comme ça. Tu le sais, la vengeance est un plat qui se mange froid ! D'ailleurs, tu ferais exactement ce qu'elle a fait. Tu ne veux pas être comme elle, n'est-ce pas mon coeur ? Maintenant, respire un bon cop; je te relâche seulement si tu es vraiment calme.
Sara respira un bon coup et fit comprendre à Gil qu'il pouvait la lâcher. Ce qu'il fit. Nick lui adressa un regard réprobateur, mais il comprit que le superviseur avait la situation bien en main. Une ambulance arriva et ils embarquèrent sans attendre William. D'ailleurs, on craignait pour sa vie. Sara lança un regard rempli de haine à Amy, qui le lui rendit bien, quand elle passa à côté de Gil et elle, menottée et accompagnée par Brass et d'un autre policier. Ils l'amenèrent rapidement et tous les experts furent finalement seuls dans la maison. Sara, les larmes coulant librement sur ses joues, semblait inconsolable. Grissom la tenait étroitement dans ses bras et il déposa un doux baiser sur son front.
Les autres qui observaient la scène sentirent toute la tendresse et l'amour qui se dégageait du couple. Un peu à l'écart, personne n'osait les déranger. Même Grissom avait les larmes aux yeux. Oui, il souhaitait que Will s'en sorte, mais il avait frôlé la mort et cet homme, qu'il ne connaissait presque pas, lui avait sauvé la vie en risquant la sienne. À ce que Grissom avait compris, par plusieurs fois, il avait essayé de la lui sauver. Gil comprenait maintenant tout ce qu'il devait. Aussi se surprit-il à prier pour que son beau-frère reste en vie.
Ils finirent par quitter la maison un après l'autre. Tous allèrent chez eux, mais Grissom et Sara se rendirent au Desert Palm pour avoir des nouvelles de William. Ils furent longtemps dans l'ignorance. Après un moment, le docteur sortit de la salle d'opération la tête basse. Sara, depuis un moment endormie sur Grissom, avait la tête appuyée dans le creux de son épaule. Gil envoya un signe de tête au professionnel, mais l'homme lui fit non de la tête.
Officiellement, William Sidle mourrut le 15 décembre, à 3H38, au Desert Palm Hospital à Las Vegas.
Gil ne savait pas comment annoncer la nouvelle à Sara. Après tout, son frère venait de mourir. Il savait qu'elle serait détruite; elle avait toujours eu peur de le perdre et voilà que ce l'était pour de bon, cette fois. Il la laissa donc dormir, car de toute façon, il n'y avait plus rien à faire et la pauvre était épuisée. Sara avait manifestement besoin de se reposer, alors Gil resserra simplement son étreinte sur elle. Malgré lui, malgré le fait qu'il se soit battu contre cet homme, il eut les larmes aux yeux et elles coulèrent lentement sur ses joues sans qu'il puisse tenter de les retenir. Il pleurait pour deux raisons. La première, c'était par "amour" pour Sara; il savait la tristesse qu'elle ressentirait quand elle apprendrait la nouvelle. La deuxième, c'est que cet homme avait sacrifié sa vie pour que Grissom lui reste bien vivant. Et il n'avait voulu que le bien de Sara tout le long de l'histoire.
Et ça, Grissom ne pouvait le reprocher à personne.
Quand les portes d'ascenceur s'ouvrirent à côté de lui et qu'il vit sortir Catherine, Warrick, Nick, Greg et Brass, il leur fit signe de garder le silence. En voyant les larmes silencieuses sur les joues de leur chef, les amis comprirent aussitôt que William avait trépassé. Cependant, en levant le bras, Gil réveilla Sara. Cette dernière se releva et s'étira un peu. Elle jeta un regard à son homme. Comprenant à son air la nouvelle, elle s'exclama dans le calme du corridor d'hôpital:
-Non ! Ne me dis pas que... Qu'il... Non ! C'est impossible....
Les sanglots parsemèrent sa voix et Grissom s'approcha immédiatement d'elle pour la serrer fortement contre lui.
-Oui Ma Chérie... William est mort il y a moins d'une heure.
-Ça ne se peut pas, tenta-t-elle de dire.
Assistant à sa douleur, ses amis voulurent s'approcher, mais Brass lui fit comprendre de laisser Grissom gérer la situation.
-Je n'ai pas eu le temps de le connaître, Gil. C'est impossible qu'il soit mort ! Impossible, tu m'entends ?
Voir Sara si triste était un massacre pour Grissom. Il essayait de la consoler, mais il comprenait sa douleur. La soeur et le frère venait de se retrouver et ne s'était pas vu beaucoup.
Pour Sara, le pire fut les regrets. Pour Gil, ce fut les funérailles...
La lecture du testament fut difficile. Les derniers voeux de William était simple; il léguait tout ce qu'il avait à Sara. Il souhaitait être enterré dans un cercueil à l'endroit choisi par sa soeur. Gil dut être présent avec sa belle à toutes les étapes des démarches, car sa Sara était inconsolable. C'en était incroyable. Elle avait pris un petit congé pour se remettre sur pied. Un jour, Grissom, qui avait également pris des vacances, était arrivé à la maison et l'avait trouvé sous la douche à pleurer. Sans parler du fait que son ventre commençait à grossir et que bientôt, dans trois mois, il deviendrait plus qu'évident. Ha j'oubliais ! William avait légué tout son argent aux descendants éventuels de sa soeur. D'une manière ou d'une autre, il savait qu'il aurait été oncle.
Les funérailles furent... terribles.
Évidemment toute l'équipe fut présente comme ils l'auraient été pour supporter n'importe quels membres de l'équipe. Sara parvint à garder son calme pendant la messe, mais dès qu'elle voulut s'avancer pour parler, les larmes commencèrent à parcourir ses joues. Et balbutia son discours difficilement, ça faisait pitié à voir. Dans son texte, elle remerciait notamment William pour son geste. Elle mentionnait également leur séparation sans parler plus des raisons. Une personne que Sara n'avait pas vu se présenta devant elle lorsque tous lui présentèrent leur condoléances et leur sympathie.
-Sara, ma puce...
Surprise, troublée, Sara ne dit rien. Dans sa fragilité, Lauren Sidle n'eut aucun mal à se frayer un chemin dans les bras de sa fille. Sans se rendre compte de ses gestes, l'experte serra sa mère très fort et eut de la misère à s'en séparer.
-Désolée Maman... Avoir su, j'aurais suivi Will et je serais venu te voir bien avant... J'ai complètement oublié de t'appeler... Je suis désolée.
-Ne t'en fais pas, ma cocotte. Quelqu'un a compris que tu ne le ferais pas. Je ne t'en veux pas; c'était au dessus de tes forces. Je remercie cependant le jeune homme qui m'a appelé.
Lauren tourna la tête vers Grissom, qui se tenait aux côtés de Sara.
-Tu sais Maman... J'avais peur de te voir, mais je crois qu'avec ce qui est arrivé à William, j'airais été idiote. J'aurais répété exactement les mêmes erreurs qu'avant.
Elle inspira et un sanglot parcourut malgré elle sa voix.
-Au moins, la mort de William aura servie à cela...
Elle éclata en gros sanglots amers. Grissom voulut la prendre dans ses bras pour la rassurer et la supporter, mais Lauren fut plus rapide. Elle prit sa fille sur son coeur. Les larmes coulèrent également sur le visage de la mère. Grissom se revit alors, dans ses souvenirs les plus sombres, dans les bras de sa mère, âgé de neuf ans, aux funérailles de son père. Il se recula légèrement, pour laisser un peu de tranquilité à la mère et à la fille qui se retrouvaient.
Il traversa lentement le cimetière et se rendit au bord du petit ruisseau qui serpentait le terrain. Il s'installa sur le sol et regarda l'eau pendant un moment. Puis, il leva les yeux au ciel. Les nuages étaient blancs; le ciel était bleu. Tout était normal. Gil se demanda ce qu'il se serait attendu de constater. Évidemment, le monde continuait de tourner de lui, indépandemment à sa douleur et à celle de Sara.
Soudain, il lui sembla que les nuages se déplaçaient un peu. Ils formèrent un visage flou, souriant. Étrangement, il faisait penser à celui de William, surtout en voyant la ligne floue qui faisait le sourire. Grissom sentit alors une présence à ses côtés et prit sans réfléchir la main de Sara.
-Tu vois ce visage, mon coeur ? lui dit-il en pointant la forme étrange dans les nuages. C'est un signe de Will. Il ne voudrait pas que tu pleures autant. Il voudrait que tu sois heureuse...
-Tu as sans doute raison, Chéri.
Sara ravala ses larmes et déposa un baiser sur la tempe de Gil.
-Je vais aller rejoindre ma mère. Je voulais juste m'assurer que tu allais bien. Tu étais parti alors...
Elle se leva et s'éloigna sans ajouter un mot. Grissom, la tête toujours levée vers le ciel, murmura à l'intention du nuage:
-Je t'en dois une, Will. Je vais te faire une promesse et je crois que tu seras d'accord avec moi.
Il prit une grande inspiration et ajouta:
-Je te jure que je prendrai toujours soin d'elle et que je serai toujours là... Tu peux reposer tranquille, cher beau-frère.
Il se leva ensuite et alla rejoindre la foule qui commençait à disperser légèrement.
Les mois passèrent. Avec le temps, les regrets de Sara furent moins vifs. Elle comprit cependant qu'elle ne devait plus répéter ces erreurs avec sa mère. Cette dernière avait quitter San Francisco pour pouvoir être plus présente avec sa fille. Elle vivait dans un appartement près de chez Grissom. Sara avait fini par se débarasser de ses meubles et de son appartement et elle avait emménager officiellement chez Gil. La chambre pour le bébé était même prête. Sara aurait voulu aider à préparer l'arrivée de leur enfant, mais après cinq mois de grossesse, elle commença à être enflée de partout et à faire du diabète de grossesse. Elle passa une grande partie du dernier temps couchée. Grissom était évidemment au petit soin pour elle, tout en travaillant le mieux possible.
Sara était justement assise dans la berceuse de la chambre. Ne sachant s'il aurait une fille ou un garçon, le couple avait choisi un beau vert pastel et un bleu ciel qui s'apparenterait à un ou l'autre des sexes. La main droite posée sur le ventre, elle tenait un verre de jus dans l'autre. Après un moment, elle posa le verre sur le meuble à ses côtés. Elle était bien; elle s'endormit presque aussitôt.
Soudain, elle sursauta et sentit un coup dans le bas ventre. Elle pensa que le bébé venait de donner un coup de pied particulièrement fort. Puis, un autre. Finalement, elle comprit que les contractions venaient de commencer.
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-Grissom ? demanda Greg.
Il parcourait les labos depuis l'appel de Sara. Cette dernière était désormais à l'hôpital accompagnée de sa mère, car elle allait bientôt accoucher.
-Je crois qu'il est sur une scène de crime. Pourquoi ? répondit Catherine.
-Sara est à l'hôpital et va accoucher.
Elle se redressa complètement dans sa chaise.
-Qu'est-ce que tu foues ici ? Fonce sur le téléphone et appelle-le sur son cellulaire !
Joignant le geste à la parole, Greg parvint à joindre Gil sur son cellulaire. Ce dernier déposa Nick sur la scène de crime et partit à l'hôpital pour y vivre un des moments les plus importants de sa vie...