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Hang on, Ianto!

Série : Torchwood
Création : 17.08.2009 à 21h49
Auteur : iantoculen 
Statut : Terminée

« Voilà ma nouvelle fics, j'espère qu'elle vous plaira. » iantoculen 

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Sur ces mots, Martha s’éloigne du bureau pour rejoindre la trappe qu’elle ouvre. Elle sourit tristement à Gwen et descend. Jack n’a quasiment pas bougé depuis la dernière fois qu’elle est descendue le voir. C’était il y a trois heures. Voilà le temps qu’elle a passée à soigner les blessures de Ianto. Elle contrôle les moniteurs, la température de Jack diminue d’heure en heure. Sa tension et sa fréquence respiratoire aussi. Martha vient s’asseoir près de lui. Elle lui prend la main.

Martha : Il faut que tu te réveilles et vite. Ianto a besoin de toi. Je ne suis pas sûre de réussir à la maintenir en vie assez longtemps pour que tu lui dises au revoir. Je suis désolée, Jack.

Elle pose la tête sur l’épaule de Jack avant de laisser couler les larmes qu’elle retient depuis des heures. Elle ne veut pas le dire devant le reste de l’équipe, mais les soins qu’elle procure à Ianto ne sont que du confort et du nursing. Elle fera comme s’il allait survivre mais elle sait. Lui, elle ne le sauvera pas. Elle sursaute en sentant une main sur son épaule.

Mickey : Excuse-moi. J’ai fini d’installer le matériel pour Ianto. On t’attend pour le descendre.
Martha en séchant ses larmes : Je viens. Je vais rester ici cette nuit, avec Ianto. Tu …. .
Mickey : Je m’en doutais, j’ai préparé deux lits pliant près de celui pour Ianto.
Martha : Deux ?
Mickey : C’est mon ami aussi. Je ne vais pas l’abandonner alors qu’il a besoin de moi. Et puis si tu veux le guérir, tu dois te reposer un peu. Je vais prendre le relais pour le veiller.
Martha : Merci.

Elle ne peut retenir les larmes qui affluent. Mickey se penche et l’enlace tendrement en lui caressant les cheveux. L’étreinte est la bienvenue, pour l’un comme pour l’autre. Mickey a compris. Avec tout ce qu’ils ont vécu ensemble, il commence à la connaître. Ils rejoignent le reste de l’équipe. Rhys et Mickey installent Ianto sur la civière avant d’entamer le trajet jusqu’à la salle de repos. Martha garde un œil sur le pansement et contrôle les paramètres de Ianto grâce à un écran portatif. Gwen suit en tenant la poche de sang. La table et les chaises ont disparus. Mickey a installé deux grands projecteurs à leur place. Le lit est au centre entouré de tous les appareils médicaux demandés par Martha. Les deux petits lits d’appoints reposent contre le mur. Il a même pensé à ramener le réfrigérateur avec les dernières poches de son sang. Martha le regarde, un sourire de gratitude aux lèvres. Il hoche la tête. Une fois Ianto confortablement installé, Gwen retourne chercher du café qu’elle tend aux deux hommes qui restent auprès de leur ami mourant.

Martha et Gwen retournent auprès de Jack. Martha ferme les yeux, elle soupire. Elle branche la perfusion au cathéter qu’elle vient de placer dans le bras de Jack. Le liquide bleu turquoise s’insinue doucement dans les veines du capitaine. Elle s’assoit près de Gwen et boit le café qu’elle lui tend. Que ce soit pour Jack ou Ianto, malheureusement ils ne peuvent qu’attendre.

Lorsque Martha sent qu’on la secoue, elle sursaute. Elle ouvre les yeux pour découvrir Gwen à quelques centimètres de son visage.

Gwen : La perfusion est terminée. Je mets la deuxième?
Martha en baillant : Je vais d’abord l’examiner.

Martha se frotte les yeux en s’approchant du Jack. Il a repris quelques couleurs. Les paramètres sont presque revenus à la normale. En soulevant le pansement, elle constate que la plaie ne suppure plus. Martha a un sourire en sentant le soulagement l’envahir.

Martha : Je passe une deuxième poche pour être sûre. Je crois que d’ici quelques heures, il sera debout. Il est quelle heure ?
Gwen : Neuf heure du matin. Je vais prévenir Rhys et Mickey. Au moins, on a une bonne nouvelle.
Martha : Que veux-tu dire?
Gwen : Ianto s’enfonce. Il est tellement livide. Il a si froid, j’ai peur que tu n’aie raison. Il va mourir.
Martha : Je sais. J’espère seulement le maintenir en vie suffisamment longtemps pour que Jack lui dise au revoir. Bon, je vais voir Ianto.

Martha fini de brancher la poche d’anti-venin et se dirige vers la trappe. Elle avance lentement vers les sous-sols. Elle regarde le ptérodactyle voler en cercle autour de la fontaine en poussant des cris désespérés. Elle pense à la pauvre bête qui ne répond qu’à Ianto, il nous manquera à tous. Elle fait une pause devant la porte de la nouvelle infirmerie. Elle soupire en l’ouvrant. Mickey se tourne pour lui tendre un sourire triste pendant que Rhys s’éveille en s’étirant.

Martha : Comment va-t-il?
Mickey : Pas d’amélioration. Il n’ira pas mieux. C’est fini.
Martha : Il ne nous reste qu’à prier pour que Jack se réveille assez vite pour lui dire au revoir.
Rhys : Comment va-t-il, lui ?
Martha : Beaucoup mieux. Je crois qu’il ne devrait pas tarder à se réveiller. La blessure mettra quelques jours à cicatriser. Mais ça va aller.
Rhys : Je n’arrive pas à croire qu’il va mourir. Je sais que votre boulot, Torchwood et tout ça, est dangereux mais là. Je veux dire, elle n’a pas l’air si grave, sa blessure. Quand j’ai reçu cette balle, c’était un peu pareil et je suis reparti sur mes pieds.

Mickey croise le regard fuyant de Martha, bien sûr il a compris. Martha ne veut pas trahir la confiance de son ami mais s’il doit mourir dans quelques heures.

Martha : Je vais lui faire une transfusion. Mickey, c’est la dernière poche. Tu voudrais bien….
Mickey : Montre-moi l’aiguille.
Martha : Merci.
Mickey : Pas nécessaire.

Ils se taisent en regardant Martha poser la perfusion. Elle prend la main de son ami avant de sentir les larmes poindre à ses paupières. Elle les ravale, elle aura tout le temps de pleurer quand Ianto sera mort.


iantoculen  (13.09.2009 à 20:19)

Martha : Je ne peux rien faire de plus. Je vais passer chez moi prendre une douche et me changer. Prévenez-moi si … .
Mickey : Ne t’inquiète pas. Je te tiens au courant.

Martha se détourne de ses amis. Elle quitte le Hub. Quand elle gare sa voiture, elle cède enfin. Elle reste assise durant de longues minutes secouée de sanglots qu’elle étouffe dans ses mains. Son appartement ne lui a jamais semblé aussi vide. Elle prend le téléphone. Elle compose le numéro sans même regarder le cadran.

Martha : Oh pardonne-moi. Je n’ai pas pensé qu’il était si tard à New York.

Elle discute un long moment avec son fiancé avant de se rasseoir dans le fond du canapé. Il prend le premier avion.
Quand elle revient à la base deux heures plus tard, elle est accueillie par Gwen lui sautant au cou.

Gwen : Jack va beaucoup mieux. Il s’est réveillé pendant quelques minutes tout à l’heure. Tu devrais aller le voir.
Martha : Je passe voir Ianto et ensuite je m’occupe de Jack. Que lui avez-vous dit ?
Gwen : Rien, en fait. Il n’est pas resté assez longtemps éveillé pour ça. Mais il l’a demandé.
Martha : Et comment va….. .
Gwen : Toujours pareil. Tu vas nous dire ce qu’il se passe avec Ianto? Je sais qu’il y a quelque chose d’autre que cette blessure.
Martha : Que tu sache de quoi il s’agit ne changera rien. Il n’y a pas de remède.

Elle se détourne de Gwen pour se diriger vers les sous-sols. Martha regarde le moniteur cardiaque, pose les doigts à l’intérieur de poignet de son ami. Le pouls est fuyant, de plus en plus espacé. Il ne lui reste plus beaucoup de temps. Elle se tourne vers Mickey occupé à pomper sur une petite balle en mousse pour accélérer le flux sanguin. Ça ne le sauvera pas, mais au moins ils auront l’illusion d’avoir tout tenté.

Martha : Je lui refais une injection de morphine. J’ai l’impression qu’il est plus spastique de minutes en minutes.
Mickey : J’ai déjà eu l’épaule explosé comme ça. Crois-moi, c’est très douloureux.
Martha : Moi aussi, j’ai fait la guerre, je sais que c’est douloureux.
Mickey : Je m’en souviens, j’y étais.
Martha : Est-ce que tu as dormi au moins ?
Mickey : Un peu tout à l’heure quand Gwen est venue voir Ianto. Elle est restée un moment. Tu sais, Rhys s’est endormi et je ne voulais pas le laisser tout seul. Des fois que le moment aurait été venu. Je ne veux pas qu’il meurt seul.
Martha : Moi non plus.

Elle prend la main de son compagnon de guerre. Il la serre légèrement pour la réconforter. Elle retourne à son autre patient.

Martha : Alors, il n’est toujours pas réveillé. On peut dire qu’il aime se faire désirer.
Gwen : C’est le moins qu’on puisse dire. Et Ianto?
Martha : Peut-être six ou sept heures. Il faut qu’il y ait toujours quelqu’un avec lui.
Rhys : On y veillera. Tu viens, Gwen. J’ai envie d’un café.

Il entraîne sa femme un peu contre sa volonté, mais elle a compris. Martha a un sourire de gratitude pour Rhys. Une fois seule, Martha enlève le pansement. Les bourgeons commencent déjà à apparaître. Il cicatrisera sûrement plus vite qu’elle le croit. Elle pose la tête sur le bord du lit, elle sent la fatigue des trois derniers jours la submerger. Elle sursaute en sentant la main puissante de Jack se poser sur ses cheveux.


iantoculen  (13.09.2009 à 22:28)

Martha : Oh, ce que je suis contente de te voir. Comment tu te sens?
Jack : Comme si une armée de chenilles cannibales m’avait attaquée.
Martha : C’est presque ça, en fait tu as ….. .
Jack : Je me souviens, j’ai reçu une décharge de venin en voulant protéger Ianto. Ça va, il ne s’en veut pas trop ? Je suis sûr qu’il doit errer comme une âme en peine en se maudissant.
Martha : Pour s’en vouloir, il s’en voulait. Il était même prêt à faire un échange. Lui contre le remède pour te soigner. Gwen a dit qu’il avait l’air désespéré et prêt à tout.
Jack en se redressant sur un bras : Comment ça, avait ?
Martha : Laisse-moi finir de faire ton pansement. Ça saigne encore un peu. C’est la première fois depuis que je te connais que tu vas garder une blessure pendant ….. .
Jack : Martha, comment ça, avait? Où est-il ?
Martha : Il faut te tenir tranquille, tu n’as plus l’habitude d’être blessé longtemps.
Jack : Ça suffit ! Où est Ianto ?
Martha : Il est en bas.

Le visage de Jack devient blême, il imagine le corps de Ianto étendu dans un caisson sous les voûtes de la morgue. Dans son plus beau costume, ou pire le corps atrocement mutilé, méconnaissable. En comprenant le trouble du capitaine, Martha se dépêche de préciser.

Martha : Oh non, ce n’est pas ça. On l’a installé en bas. On lui a fait une chambre d’hôpital dans la salle de repos.

Un instant, Jack sent le soulagement l’envahir, très vite remplacé par une nouvelle bouffée d’angoisse.

Jack : Qu’est-ce que tu ne me dis pas ?
Martha : Je suis désolée, je suis impuissante. Il n’y a rien à faire. Je l’ai maintenu en vie assez longtemps pour que tu puisses lui dire…. .
Jack : Adieu.
Martha en baissant la tête : Oui. Je suis désolée.

Jack saute de son lit si vite qu’il se sent défaillir un instant avant de reprendre contenance. Il attrape les vêtements abandonnés la veille. Ceux qu’il portait quand il s’est déshabillé pour s’étendre auprès de Ianto. De son Ianto, son amant, son grand amour. Il prend la porte le menant au sous-sol, il titube et manque de trébucher une dizaine de fois. Il ouvre la porte à la volée en faisant sursauter Gwen et Mickey absorbés dans la contemplation des dernières heures de leur ami.

Gwen après un moment de surprise : Jack, j’ai eu si peur. Comme je suis heureuse…

Elle allait se jeter dans ses bras quand il l’a repousse sans ménagement.

Jack : Dehors. Tout le monde. Sauf toi.

Il désigne Martha du doigt. Mickey retire le cathéter de son bras et comprime la petite plaie. D’un regard, il exhorte Gwen à le suivre. A contre-cœur, elle referme la porte derrière eux.

Jack : Que s’est-il passé?


iantoculen  (14.09.2009 à 22:57)

Martha : Ils ont tendu un piège pour attraper les ombres. Il me fallait le venin pour fabriquer le traitement pour toi. Ianto voulait prendre ta place si les ombres acceptaient de te soigner. Il ne savait pas que Mickey avait placé un champ anti matière je sais plus quoi.
Jack : Un champ de force à résonance magnétique anti matière.
Martha : Oui, c’est ça. Enfin, Mickey a piégé les ombres avec ce truc. Et avant qu’il n’ait le temps de l’abattre, l’un d’eux a lancé une salve de venin en direction de Ianto. Le venin est resté coincé dans le champ de force mais….
Jack : Mais l’onde de choc est passée. Et qu‘est-il arrivé ?
Martha : Ianto a été percuté de plein fouet, il est tombé par-dessus une rambarde et il a atterri sur une barre de fer qui lui a traversé l’épaule droite. Le temps de le ramener ici, il avait perdu tellement de sang, j’ai fait tout ce que j’ai pu. Mais il n’est pas assez fort pour survivre à ça.
Jack : Pourquoi ? Il est en plein fleur de l’âge, il est fort et en bonne santé.
Martha : Non, Jack. Il ne l’est pas. Il refusait que je t’en parle. Je le maintiens à flot depuis plus de six mois grâce à un composé de synthèse que le docteur m’a donné et à des transfusions régulières. Mais je ne peux pas le soigner. Je continue de chercher un remède mais je ne le trouve pas, que se soit sur Terre ou dans l’espace.
Jack : Et lui, tu lui as demandé ?
Martha : Non, je n’en ai pas eu le temps et Ianto ne veut pas vraiment que je cherche un traitement.
Jack : Quoi ? Pourquoi ?
Martha les larmes inondant son visage : Il a dit qu’il le méritait bien pour ce qu’il a déjà fait. Que si c’est son heure, il est prêt. Son seul regret est de n’avoir passé que si peu de temps avec toi. Je crois qu’il a dit oui pour que je le laisse tranquille. Il est intelligent, il sait que ça ne se soigne pas. Il m’a demandé de prévenir sa sœur mais qu’après sa mort. Il ne veut pas qu’elle vienne ici pour le voir mourir. De toute façon, il est trop tard. Il lui reste quelques heures au mieux.
Jack : Tu aurais dû me le dire. Je pouvais trouver un moyen. Je l’aurais soigné.

Jack se tourne vers le corps de son amant, il pose ses mains de chaque côté de son visage. Il est si pâle comme s’il était déjà mort.

Jack dans un murmure: Je ne peux pas te laisser partir, pas si vite. Tu ne mourras pas, je te l’interdit. Je t’ai fait des promesses et j‘entends les tenir. Je ne t’ai même pas encore montré les étoiles. Accroche-toi, Ianto.

Jack sent monter les larmes, un mélange de chagrin et de colère. Pour un peu, il serait furieux contre lui. L’amour de sa vie, c’est ce qu’il avait pensé quand Ianto lui avait dit qu’il l’aimait pour la dernière fois, sans savoir que ce serait peut-être la dernière. Jack laisse ses yeux courir sur son amant. Son corps si doux, si tendre, comme fait pour épouser le sien. Cette voix si douce quand il lui murmure des mots d’amour et son rire communicatif. Cette façon qu’il a de mettre sa main contre son ventre quand il s’endort. Ces regards qu’il sait lui lancer pour le réconforter, ceux qui le réchauffent comme si Ianto était contre lui alors qu’il est à l’autre bout de la pièce. Non, il ne le laissera pas mourir. Jack s’élance vers son bureau aussi vite que ses côtes endolories le lui permettent. Il passe devant le reste de l’équipe médusée, suivi de près par Martha.

Martha : Que l’un de vous aille auprès de Ianto, c’est imminent. Jack, reste avec lui. Je sais que tu ne supporteras pas de le voir mourir, mais tu dois être fort pour lui.
Jack en sortant la tête d’un tiroir : Parce que tu crois que je vais partir faire une ballade pendant qu’il est en train … en train de ….. . Non. Sûrement pas.
Martha : Mais que fais tu alors?

Mais Jack ne répond pas, il retourne chaque tiroir, chaque carton, chaque parcelle de son bureau. Il s’arrête lorsqu’il trouve une petite boîte en métal. Elle semble ancienne vaguement alien peut-être. Il la regarde avec déférence, avec respect. Comme s’il tenait le trésor le plus précieux du monde dans ses mains. Il pianote un instant sur l’ordinateur de son bureau. Puis il se détourne de son équipe pour retourner vers les sous-sols, ils le suivent. Violemment Jack se tourne vers eux. Le regard noir d’inquiétude et de colère.

Jack : Demi-tour. Je ne veux plus vous voir. Je reste seul avec Ianto.
Gwen : Jack, on va rester avec toi. Pour te soutenir.
Martha : Ianto est mon ami, je veux être présente pour lui.
Jack : Je vous interdis de me suivre et d’entrer dans cette pièce. Quoi qu’il se passe.

Jack pénètre dans la salle de repos, et referme la porte blindée derrière lui. Gwen se précipite sur la serrure mais elle ne peut l’ouvrir. Elle enrage en courant vers la plate-forme, le reste de l’équipe à sa suite. Elle plonge sur un des fauteuils et elle fouille le système de surveillance.

Gwen : Merde, il a pensé à tout.
Mickey : Quoi encore?
Gwen : Il a coupé le système de vidéo surveillance de la salle de repos.
Mickey : Remets-le en route.
Gwen : Je ne peux pas, il a utilisé le code veto.
Rhys : Et alors?
Martha : Il n’y a que Jack et Ianto qui connaissent le code de contre-ordre.
Gwen : Que va-t-il faire?
Martha : Je n’en ai aucune idée. Mais il est super en pétard. Il y avait quoi dans cette boîte? Pas un gant au moins?
Gwen : Ils ont été détruit tout les deux. Mais avec Jack, après tout, on ne sait jamais. Comment était Ianto?
Martha : De plus en plus mal. Il ne tiendra plus très longtemps. Je sais que c’est Jack qui doit être avec lui, mais j’aurais voulu lui tenir la main. Être avec lui. J’aurais voulu lui dire adieu.

L’équipe reste prostrée devant l’écran noir en pensant à la mort imminente qui allait bientôt leur ravir leur collège, leur ami. La mélancolie les submerge. Loin de ressentir de la colère contre Jack, une vague de compassion tombe sur les membres de Torchwood. En se regardant, un accord tacite les unit. Ils laisseront à Jack le soin d’accompagner le jeune homme dans la mort.

Jack reste un instant appuyé au battant de la porte, il regarde le visage livide de son amant. Sa fragilité, sa douleur sont comme des poignards enfoncés dans son cœur. Doucement il s’approche en retenant le cri de rage et de désespoir qui lui brûle la gorge.

Jack en murmurant : Je te promets que tu ne vas pas mourir. Pas aujourd’hui. On a des choses à se dire. J’ai besoin de toi. Tu ne te rends pas compte de ce que tu m’as fait. Jamais je ne serais capable de te le dire en face .Mais je ne pourrais pas vivre sans toi. Laisse-moi le temps de trouver le moyen de te rejoindre avant de partir.


iantoculen  (15.09.2009 à 18:12)

Jack caresse la joue de Ianto et laisse ses doigts glisser sur la petite cicatrice de son cou. Après tout ce qu’il a fait pour le protéger de son destin, ce n’est pas pour le laisser mourir comme ça. Il soupire, il a un frisson en voyant les battements de cœur diminuer et s’approcher du tracé plat. Il ouvre la petite boîte. Il en sort une pièce de cinq centimètres de diamètre, il soulève les couvertures. Il découvre le large pansement recouvrant la partie droite du torse de son compagnon. Le sang commence à transpercer les fines couches de compresses. Jack sent son cœur se serrer plus encore. Avec toute la délicatesse que la peur lui permet, il retire le pansement pour venir déposer la pièce métallique sur le centre de la blessure. Ianto tressaille mais il ne semble plus capable d’ouvrir les yeux.

Voilà ce que Jack voudrait voir, les yeux de Ianto. Son regard si doux empli d’amour, celui qui suffit à lui faire oublier la douleur et le malheur. Il voudrait sentir à nouveau cette chaleur dans son cœur. Celle que seul Ianto sait faire renaître. Mais Ianto sombre à nouveau dans cette semi-mort. Il faut faire vite. Jack prend la seconde pièce, il écarte d’un geste les pans droits de sa chemise. Sa propre plaie commence à saigner en tâchant le tissu des bandages.

En regardant attentivement l’emplacement de la blessure sur le torse de son compagnon, il place la deuxième pièce sur son épaule. Jack soupire avant d’appuyer sur le petit interrupteur à l’intérieur du couvercle de la boîte. Une étrange sensation de chaleur parcourt le corps de Jack. Sa vision se trouble doucement pour finir par disparaître complètement. L’obscurité le recouvre. Puis une impression de mouvement l’atteint accompagné d’une lueur rouge. Il voit l’intérieur de son corps. Avec un sentiment d’effroi, Jack reconnaît le rouge du sang de son amant. Devant ses yeux défilent chaque molécule, chaque atome du corps de Ianto. Jack est grisé par la sensation de vitesse et l’odeur de Ianto qui l’entoure. Il est choqué par l’arrêt brutal de son voyage. Il est comme percuté de plein fouet par la plaie béante dans les chairs de son compagnon. De l’intérieur, il observe attentivement les déchirures et les dégâts sur son corps. Il voit le sang quitter les veines et la vie quitter le corps.

Concentré sur cette vision interne, Jack pose une main hésitante à l’intérieur de la plaie. Sans le savoir Jack tire un cri atroce à Ianto, il ne l’entend pas souffrir. L’endroit où il se trouve dans le corps de Ianto n’est que souffrance, alors une douleur de plus ou de moins, il ne fait pas la différence. Puis soudain le corps de Jack se tord, il tressaille sous la morsure du métal. En faisant un effort surhumain pour maintenir le contact avec le corps de Ianto, Jack est au bord de l’évanouissement. Son corps se déchire doucement à mesure qu’il est transfiguré par la douleur. Une douleur telle qu’il n’en a jamais ressentie. Un mélange de sensations physiques insoutenables et d’angoisse pure. Perdu à mi chemin entre la conscience et la mort, Jack laisse échapper un cri de douleur avant de s’effondrer inconscient sur le sol froid et dur.

Lorsque Jack ouvre à nouveau les yeux c’est pour sentir son corps perclus de souffrance. Il voit le sang s’écouler de ses blessures. Une sensation de faiblesse et de fatigue intense s’empare de lui. Il sombre à nouveau dans l’inconscience en ayant le sentiment de mourir pour la dernière fois.

Gwen tourne en rond dans le bureau de Jack quand sa com vibre dans son oreille.

Martha : Viens vite. Il se passe quelque chose. J’ai entendu des cris.
Gwen : A part faire sauter la porte avec du C4, je ne vois rien à faire. J’arrive.

Elle court vers les sous-sols, vers son ami mourant, vers Jack. Arrivée devant la porte, elle trouve Martha l’oreille collée à la paroi de métal essayant en vain d’ouvrir la serrure. Gwen prend la place de Martha devant la porte et met toutes ses forces pour la secouer. Elle tire, pousse, fait fonctionner la clenche dans le vide sans résultat. Elle est sur le point de renoncer quand elle est repoussée en arrière par la porte qui s’ouvre. Elle ne trouve rien à quoi se rattraper et atterrit douloureusement sur le sol. Elle lève les yeux pour comprendre ce qui s’est passé.
Elle se fige dans son mouvement pour se relever. Elle voit Jack émerger de la petite pièce, le torse maculé de sang, le regard hagard, au bord de l’inconscience. Mais ce n’est pas ce qui la choque le plus. Il est soutenu par Ianto vêtu d’un simple jeans.


iantoculen  (16.09.2009 à 22:10)

A l’endroit, où vingt-quatre heures plus tôt, le corps de Ianto était ouvert en deux se trouve maintenant une cicatrice parfaitement refermée., une étoile rouge foncé contraste avec sa peau d’un blanc laiteux. Il semble tout aussi perdu que le reste des personnes présentes dans la pièce. Il parvient tout de même à articuler.

Ianto : Je crois que je ne pourrais pas le porter tout seul.
Martha en appuyant sur sa com : Eh les mecs, au secours vite !

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Rhys et Mickey se trouvent devant Ianto soutenant Jack. Tout aussi médusé que les deux jeunes femmes, Mickey s’approche, au moment où il tend les bras pour prendre Jack contre lui Ianto s’effondre en perdant connaissance. Rhys, aidé de Martha installe à nouveau Ianto sur le lit médicalisé pendant que Mickey et Gwen font de même avec Jack sur un des lits pliants abandonnés la veille. Martha regarde les deux hommes avant de décider de s’occuper de Ianto en premier. Elle commence par un rapide examen. Elle rebranche l’appareillage médical. Les paramètres vitaux de Ianto sont revenus à la normale. L’examen clinique révèle que les plaies ont complètement disparu au profit de deux cicatrices nettes qui semblent dater de plusieurs mois. De même que l’orifice de la perfusion et des blessures infligées par le weevil et le morceau de verre sont refermées.

Elle se tourne vers Jack en repoussant doucement Gwen qui n’est pas décidée à le lâcher. La plaie de son torse est telle qu’elle l’avait vu quelque instants avant qu’il ne se réveille. En écartant un peu plus la chemise, Martha découvre une plaie béante dans l’épaule droite de Jack. Avec l’aide de Mickey , elle le soulève légèrement du lit pour constater qu’il porte la même plaie à l’arrière de cette même épaule. La plaie ne saigne pas, une croûte commence à se former. Jack respire doucement, comme s’il dormait. Un peu désemparée par la situation, Martha ne trouve rien d’autre à faire que de nettoyer les blessures et de poser un pansement, par sécurité. Un doute l’assaille, elle fait une prise de sang aux deux hommes.

Martha : Ils semblent aller bien tous les deux. Je vais analyser ça. Vous restez avec eux. Au moindre changement, prévenez-moi.
Gwen : Que s’est-il passé ?
Martha: Je ne sais pas. Je crains qu’il faille attendre le réveil d’un des ces deux-là pour avoir la réponse.
Gwen : Tu es sûre qu’ils vont bien ?
Martha : Pour autant que je puisse en juger, je dirais oui. Mais avec Jack, on n’est jamais sûre de rien. Je fais vite. Tenez-moi au courant.

Elle prend la direction de son laboratoire. En préparant son microscope, Martha ouvre les dossiers médicaux de Jack et de Ianto sur l’ordinateur. Au fur et à mesure de ses investigations et de ses réflexions, Martha sent ses doutes se vérifier. Lorsqu’elle termine l’analyse de sang de Ianto, elle confirme son diagnostic. Par acquis de conscience, elle vérifie celle de Jack. Un instant de panique la submerge avant qu’elle ne se calme d’elle-même. Elle redescend vers la salle de repos où elle trouve l’équipe plongée dans le silence. Jack et Ianto n’ont pas bougé, toujours inconscient tous les deux. Sans mot dire, Martha s’approche de Jack pour lui refaire une prise de sang et fait de même avec Ianto. Sans répondre à la question silencieuse de Gwen, Martha reprend le chemin de son laboratoire. Une heure plus tard après avoir vérifié deux fois chaque résultat, Martha retourne voir ses deux amis endormis dans l’espoir de revoir très vite les beaux yeux bleus de Ianto la regarder avec amitié et ceux de Jack avec ce mélange d’admiration et de convoitise qui la fait toujours rougir.

L’aube est sur le point de paraître quand Jack ouvre les yeux. Instinctivement il cherche Ianto. Vite, il l’aperçoit. Il est endormi sur le flanc gauche. Son beau visage tourné vers Jack. Son regard se porte sur l’épaule. Une fine cicatrice barre sa peau. Le soulagement est immédiat.


iantoculen  (17.09.2009 à 18:46)

La tête lui tourne un peu quand il se lève . En marchant vers la porte pour quitter la pièce, il se rend compte que Gwen est endormie sur un petit lit pliant. Elle se réveille en le sentant approcher. Elle sourit, s’apprêtant à parler. Jack pose un doigt sur sa bouche et lui fait signe de le suivre dehors. En se tenant les côtes, Jack referme la porte derrière Gwen. Il n’a pas le temps de se remettre de la douleur qu’a provoqué cet effort que Gwen se jette dans ses bras.

Gwen : Je n’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. J’ai vraiment cru te perdre deux fois de suite.
Jack : Et tu t’es trompée. Il en faut plus que ça pour m’abattre.
Gwen : Oh tu sais, le venin puis cet évanouissement et la blessure. C’était effrayant.
Jack : J’ai connu pire. Tout ce qui compte, c’est qu’il va bien maintenant.
Gwen : D’ailleurs, comment as-tu fait?
Jack : Ça n’a pas d’importance.
Gwen : Arrêtes. Martha n’a pas cessé de nous dire que quoi qu’il arrive même sans cette blessure, il était condamné et là elle dit que tout va bien. Aides-moi à comprendre.
Jack : Tu n’as pas besoin de comprendre. Réjouis-toi pour lui et pour moi. C’est tout ce qui compte.
Gwen sur la défensive : Qu’as-tu fait ? Pour que tu refuse de me le dire, ça ne doit pas être quelque chose de très bien.
Jack : Ça suffit, je suis ton patron et je te dis de laisser tomber. Ça devrait te suffire.
Gwen : Je veux savoir.
Jack en s’énervant : Arrêtes. J’ai fait ce que j’avais à faire pour le garder en vie. Peu m’importe les conséquences.
Gwen : Si tu as fait quelque chose qui nous met en danger pour sauver Ianto, tu dois me le dire. Si on risque nos vie pour…. .
Jack : Pourquoi ? Pour lui, c’est ça ? En fait c’est ça qui te perturbe tant. C’est que ce que j’ai fait est pour lui. S’il s’agissait d’une jolie fille, tu serais moins vexée. Je n’arrive pas à te comprendre. Dès qu’il s’agit de lui, tu es de mauvaise foi. Comme si tout ce que je faisais pour lui n’était pas mérité. Comme si Ianto ne méritait pas que je me batte pour lui. Je commence à en avoir assez.
Gwen : Je n’ai jamais dit une chose pareille. Je suis contente que Ianto aille bien, vraiment. Crois-moi. Mais je suis en droit de savoir si tu nous mets en danger.
Jack : Si danger il y a, ce ne sera que pour moi. Ne t’inquiète pas.
Gwen : Mais je m’inquiète pour toi. Je t’aime et je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose.
Jack : Peut être mais moi je ne t’aime pas. Pas comme ça en tout cas. Maintenant, je vais aller me rafraîchir. Je vais préparer quelque petite choses pour lui. Quand je reviendrai, je veux que tu sois partie. Je veux que tu me laisse seul avec lui. Et je ne veux plus en reparler, jamais. Est-ce clair?
Gwen bredouille : Oui, je vous laisse.

Elle tourne les talons, elle court presque pour retrouver Rhys endormi sur le canapé de la plate-forme.

Rhys : Que se passe t-il ? Encore une catastrophe ?
Gwen : Non. Ils vont bien. Je veux rentrer pour dormir un peu.

Le ton est sans appel. Rhys n’insiste pas, il suit Gwen vers le sas du Hub. Avant de franchir la porte, il croise le regard de Jack. Il comprend que les retrouvailles n’ont pas dû être celles que son épouse attendait. Il ne peut s’empêcher d’en être content. Bien sûr, il aime sa femme et lui fait confiance. Mais il subsiste toujours un doute quand il la voit tourner autour du capitaine. A cet instant précis, sans vraiment savoir pourquoi, ses craintes se sont envolées. En se dirigeant vers son bureau, Jack avise Martha endormie la tête penchée sur la table d’autopsie. Il pose une main sur son épaule.

Martha en baillant : Bonjour Jack. Tu vas bien?
Jack : J’ai mal partout. Je survivrai comme toujours.
Martha : Et Ianto, il va s’en sortir?
Jack en montrant les dossiers devant elle : Tu le sais aussi bien que moi.
Martha : Peut-être, mais une confirmation serait la bienvenue. Une explication aussi.
Jack : Je confirme. C’est bien fini.
Martha : Comment as-tu fait?
Jack : Ah, vous les femmes ! Je produis un miracle et toi, tu veux connaître les ficelles. C’est compliqué à expliquer. Pour faire simple, disons que j’ai utilisé une technologie extraterrestre pour assumer les risques à sa place.
Martha : Je connais bien les capacités des technologies aliens mais là, c’est du jamais-vu. Tu imagines ce que tu pourrais faire avec un tel pouvoir.
Jack : Je n’ai aucun pouvoir. Je ne disposais que d’un essai. Cet objet était unique et j’ai utilisé toute son énergie pour sauver Ianto . Il a été désintégré par la gravité de ses blessures et du reste.
Martha : Mais sa maladie a disparu, je veux dire qu’il n’y a plus aucune trace ni dans son sang et ni dans son organisme. C’est comme si elle n’avait jamais existé.
Jack : Je sais et c‘est tant mieux. Je ne veux pas le perdre à cause d’une chose aussi injuste qu’une leucémie.
Martha : Comment le sais-tu ?
Jack : Avec cet appareil, je suis entré dans le corps de Ianto. Dans ses molécules, ses cellules, j’ai vu tout ce qu’il y avait. C’est en regardant sa mœlle épinière que j’ai compris. Ajouté à ce que tu m’avais dit. Je suis intelligent, j’ai fais le rapprochement.
Martha : Comment savais-tu que ton truc alien pouvait soigner sa leucémie ?
Jack : Je ne le savais pas. D’ailleurs je n’ai compris qu’une fois à l’intérieur. Mon but était de prendre ses blessures pour qu’il puisse survivre assez longtemps pour qu’on se reparle avant …. .
Martha : Tu veux dire que tu as sacrifié un objet capable de guérir n’importe quelle blessure rien que pour lui parler une dernière fois ?
Jack :Toi qui voulais que je reconnaisse mes sentiments, je crois que tu es servie maintenant.
Martha : On ne peut pas faire plus clair.
Jack : Oh que si. Je l’aime plus que ma vie et plus que ma mission.
Martha : Ah et bien si, tu peux être plus clair. Tu lui as dit ?
Jack : Oui. Mais je ne vais pas me gêner pour lui répéter avant de l’engueuler comme je ne l’ai jamais fait.
Martha : Ne soit pas trop dur avec lui. Il ne le mérite pas. Il a été courageux, il était prêt à sacrifier le peu de temps qu’il lui restait pour te sauver. Et on peut dire qu’il l’a fait.
Jack : Je sais. Il mérite que je me batte pour lui. Je ne veux plus jamais qu’il me cache ce genre de chose. Je me suis engagé auprès de lui. Le minimum est qu’il me rend la pareille.
Martha : Parce que tu lui a dit tous tes secrets, peut-être ?
Jack : Non. Mais c’est important. Il était en train de mourir. J’aurais préféré le savoir. Ne serait-ce que pour améliorer ses derniers moments ou trouver le moyen de le soigner. Comme je l’ai fait en prenant sa maladie et ses blessures dans mon corps.
Martha : Si ça t’intéresse, la leucémie a déjà disparu de ton organisme. Et en ce qui concerne la blessure ?

Jack ouvre légèrement sa chemise et fait glisser sa manche droite. Une plaie en cours de cicatrisation ressemblant à celle de Ianto recouvre son épaule.

Jack : Tu crois que je vais avoir une cicatrice ?
Martha : Aucune idée. Mais je ne pense pas. Ta capacité de régénération a été trop sollicitée d’un coup avec l’agression en continue du venin puis par la blessure de Ianto. Mais là, tu te remets très bien. Tout devrait avoir disparu dans un jour ou deux.
Jack : Tant mieux. Sinon à chaque fois qu’il aurait vu la cicatrice, il m’aurait fait un sermon.
Martha en riant : Je n’en doute pas un instant. Alors que vas-tu faire maintenant?
Jack : Prendre une douche, lui ramener le petit déjeuner et ensuite avoir une discussion avec lui. Il me doit un paquet d’explications.
Martha : Peut-être pas tout aujourd’hui. Il a perdu son amie et a cru mourir sans pouvoir te dire au revoir. Et ce, dans la même journée. Ne sois pas trop dur avec lui.
Jack : C’est qui le patron ici? Jusqu’à preuve du contraire, c’est moi. Alors je fais ce que je veux. Si j’ai envie de lui passer un savon, je le ferais. Tout comme si j’ai envie de le prendre dans mes bras en lui faisant l’amour passionnément, je le ferais aussi.
Martha en riant: Pas trop d’agitation, vous êtes encore faibles tous les deux.
Jack en l’embrassant sur la joue : Bien, Madame la grosse voix.
Martha : Comment es-tu au courant?
Jack : J’ai mes sources. Au fait, je suis d’accord. Il a l’air d’un enfant perdu. A plus Beauté.
Martha : Si tu as besoin de moi pour tes pansements, je reste jusqu’à ce qu’il se réveille.
Jack : Bien, oui. Je te tiens au courant.

Il était déjà presque arrivé à la porte de son bureau.


iantoculen  (18.09.2009 à 22:55)

Il descend doucement l’échelle jusqu’à leur chambre, il ne peut retenir un grognement. Jack laisse glisser sa chemise de ses bras, d’un mouvement du pied, il envoie valser sa chaussure gauche qu’il n’avait pas lacé. Il reproduit le même geste pour la chaussure droite. Il se dirige vers la salle de bain en regardant le lit. La dernière fois qu’ils s’y étaient retrouvés, il lui avait enfin dit ces mots. Ceux que Ianto désespérait d’entendre un jour.

A la réflexion, il se ravise et vient s’allonger au creux des draps. Malgré le temps écoulé, l’odeur de Ianto y est encore imprimée. Il se laisse bercer par les effluves de son bien-aimé et s’endort rapidement. Quand il ouvre les yeux, il sent son corps un peu reposé mais encore douloureux, sa peau semble couverte d’une couche de saleté qu’il veut quitter au plus vite. Il se dépêche de prendre une douche en prêtant une grande attention aux plaies sur son torse. Depuis le temps qu’il n’a pas gardé de trace de ses combats, il ressent une étrange sensation. Douloureuse bien sûr, mais quelque chose d’autre qu’il ne peut expliquer. Ianto mourant près à se sacrifier pour lui, et lui qui fait de même. Bien sûr qu’ils s’aiment, comment pourrait-il en être autrement ? Jack finit de sécher les dernières gouttes sur son torse en évitant les plaies. Il ne peut quitter le reflet de ses blessures dans le miroir.

Ianto : Je ne voulais pas que tu saches.
Jack sachant qu’il était là avant qu’il parle : J’avais cru comprendre. Mais pourquoi? Tu ne me fais pas assez confiance?
Ianto : J’ai une confiance aveugle en toi. Je ne voulais pas t’enchaîner à moi à cause de ça. Et puis tu aurais abandonné ta mission pour chercher à me guérir .
Jack : Évidemment. Je te le dis et te le répètes. Je ne veux pas qu’il t’arrive malheur. Pas tant que je n’ai pas trouvé le moyen de te suivre.
Ianto : Tais-toi. Je refuse que tu sacrifie ton éternité au nom d’un amour passager.
Jack en s’approchant l’écume aux lèvres : Je t’interdis de douter de mes sentiments, je t’aime et je t’ai promis de rester avec toi, toujours.
Ianto : Des promesses au moment où tu te perds dans ta jouissance, c’est ça ?
Jack calmement: Je ne suis jamais aussi sincère qu’à ce moment-là. Quand tu m’appartiens, rien n’est plus vrai que ce que je te murmure.
Ianto : Prends- moi dans tes bras.
Jack : Tu veux un câlin?
Ianto : Aussi, mais je meurs de froid.

Jack vient de remarquer qu’il ne porte qu’un jeans. Son regard s’accroche à la cicatrice sur l’épaule de Ianto. Doucement, sans la quitter des yeux, il s’approche de Ianto en ouvrant les bras. Ianto s’attache au torse de Jack en prenant grand soin d’éviter tout contact avec les plaies. Son regard s’attarde un instant sur la blessure en forme d’étoile sur l’épaule droite.

Ianto : Mon épaule ressemblait vraiment à ça ?
Jack : C’est Martha qui a vendu la mèche?
Ianto : Je t’ai senti à l’intérieur. J’ai senti tous les mouvements, l’impression que tu aspirais la douleur en dehors de mon corps. Et je t’ai reconnu, ton odeur, la texture de tes doigts dans ma plaie. Et ta voix, ton cri a résonné dans ma tête en même temps que le mien. Comme si nous ressentions la même douleur, la même blessure au même instant. C’était très fort, enivrant, presque…. .
Jack: Intime!
Ianto : Oui, tout à fait. Je dois vraiment être sado maso.
Jack : Pour être avec moi, il faut l’être, c’est indéniable. Tu as faim ? J’allais te préparer un bon petit déjeuner, ça te tente ?
Ianto : Petit déjeuner ? Quelle heure est-il ?
Jack en regardant sa montre : Quinze heure trente. Bon, un déjeuner tardif plutôt.
Ianto : Ok, j’ai une faim de loup. Ça fait des mois que je n’ai pas eu faim à ce point-là.
Jack : Tu veux qu’on sorte ou on se fait livrer ?
Ianto : Livrer, je n’ai pas envie de m’habiller.

En remarquant le regard lubrique de Jack, il réplique.

Ianto : Non, je refuse toujours de jouer à « et si le capitaine prenait son repas avec Ianto comme assiette ». Je n’ai pas envie de mettre un costume, une cravate et tout ça.
Jack : Dommage, je t’ai sauvé la vie. Deux fois dans la même journée, tu pourrais me faire un cadeau. J’imagine bien un sushi sur tes abdos.
Ianto : Je crois t’avoir sauvé la vie aussi aujourd’hui ou hier. C’est quoi mon cadeau?
Jack : Tu m’as menti et caché des informations importantes. Et je ne t’ai pas passé de savon.
Ianto : Mais ça peut encore venir.
Jack : Va prendre une douche. Je te ramène un jeans propre et une chemise?
Ianto : D’accord. Alors resto romantique?
Jack : Avec chandelles, champagne, regards langoureux, baisers indécents, et caresses explicites ?
Ianto : Si tu veux.
Jack : Tout ça au milieu du restaurant?
Ianto : Ne pousse pas quand même.
Jack en riant : Allez, enlève-moi ça, joli cœur.

Ianto réprime un frisson. Il le ressent à chaque fois que Jack l’appelle ainsi. Il n’en laisse rien paraître et préfère se dévêtir pendant que Jack détaille à sa guise la totalité de son corps. L’eau chaude réveille les dernières parcelles de douleur cachées dans son corps. Il ne saurait dire ce qu’il lui pèse le plus : avoir menti à Jack ou ne pas avoir su sauver Karen. Il commence à se savonner et entend Jack revenir.

Jack : Tu devrais aller voir Matha quand tu auras fini. Elle a beau savoir que ta maladie est guérie, elle veut te toucher pour en être sûre.
Ianto: Elle est encore là. Ça fait combien de temps qu’elle n’a pas dormi ?
Jack: Trois jours. Mais elle ne partira pas tant qu’elle ne t’aura pas vu en bonne santé de ses propres yeux.
Ianto : Je me dépêche. Donne-lui au moins une semaine de congés. Aux autres aussi.
Jack : Mickey est en haut, il assure les dernières heures de couverture pour la journée et après on mettra un écriteau avec fermé pour travaux. Comme ça si on a du travail extraterrestre, on aura la paix pour agir. Je lui dirais de prendre quelque jour pour aller voir sa petite amie après. Et je crois que Gwen n’est pas prête de revenir travailler.
Ianto exaspéré : Qu’est-ce que tu lui a encore fait?
Jack : J’ai défendu ton honneur !
Ianto : C’est très galant de ta part, mais mon honneur se porte très bien. C’est ton amie. Et le jour où je vais mourir, j’aimerais qu’elle soit là pour te réconforter.
Jack en ouvrant la porte de la douche : Si tu répètes encore une fois que tu vas mourir, je t’achève moi-même. C’est clair?
Ianto : Ne t’énerve pas. J’essaye juste de te préparer à ma m…. . à mon absence.
Jack en se calmant un peu : Ouais. On en reparlera. Allez, sors de là. Avant que Martha ne s’endorme à nouveau sur sa table d’autopsie.
Ianto en sortant de la douche : Regardes, ma cicatrice n’était pas plus grande tout à l’heure?
Jack : Peut-être que le sang séché lui donnait un air plus grave ? Ce n’est pas important. Habille-toi.

Ianto enfile rapidement les vêtements que Jack lui tend. Il s’assoit sur leur lit pour lacer ses chaussures. Cette simple pensée suffit à réchauffer son cœur. Jack et lui forment un ensemble, une entité unique et indivisible dorénavant. Ils sont loin d’être un couple au sens conventionnel du terme, ça n’a pas d’importance. Ils se comprennent et ont besoin d’être l’un avec l’autre pour se sentir entier. Il en conçoit un bonheur infini et une angoisse incontrôlable. Comment Jack survivra à son inévitable disparition. Il abandonne ces tristes réflexions en sentant les lèvres de Jack se poser sur son front. Il relève les yeux pour découvrir un sourire radieux.

Jack : Tu as été trop long, elle s’est endormie. Je l’ai installée sur le canapé. Réveille-la doucement.
Ianto : Je ne suis pas une brute, moi. Je ne saute pas sur les gens pour les réveiller comme un certain capitaine que je connais.
Jack : Arrêtes, ou la prochaine fois je ne prends même pas la peine de te réveiller.
Ianto avec un air coquin : C’est une promesse ?
Jack : En réalité, c’est toi le pire des deux.
Ianto : Disons que je cache bien mon jeu. Je vais voir Martha.


iantoculen  (19.09.2009 à 21:16)

Jack suit Ianto des yeux jusqu’à ce qu’il ait disparu en haut de l’échelle. Il se rue sur le miroir dans la salle de bain en ouvrant sa chemise. Il détaille la plaie sur son épaule. Il est soulagé de la voir disparaître, s’effacer peu à peu, comme ça Ianto pourra oublier toute cette histoire. Lorsque Ianto émerge du bureau de Jack, il découvre Martha assise sur le bord du canapé, la tête entre les mains encore à demi dans le sommeil. Elle lève les yeux vers lui et l’invite à la rejoindre en s’écartant un peu.

Martha : Alors comment te sens-tu ?
Ianto : Jamais je ne me suis senti aussi vivant. La fatigue quasi constante a disparu ainsi que les douleurs. Je n’ai même plus mal au crâne.
Martha : Tant mieux. Je suis heureuse que tu sois guéri……. Tu aurais dû le voir. Il était hors de lui. J’ai cru qu’il allait te réveiller rien que pour te tuer lui-même.
Ianto : Non, il était inquiet pour moi. Il ne sait pas s’exprimer autrement qu’en jouant les machos. J’ai appris à traduire. Donc je t’explique. Jack très en colère, fait des allusions au meurtre en parlant de ma personne parce que je me suis mis dans une situation dangereuse. Maintenant traduction, Jack est terrifié à l’idée qu’il m’arrive quelque chose de grave et qu’il ne puisse rien faire pour me protéger.
Martha : Vous êtes vraiment tordus tous les deux.
Ianto : Je suis très timide quand il s’agit d’exprimer mes sentiments et Jack est encore pire. Il a bien fallu qu’on se crée un langage qu’on comprend tous les deux.
Martha : Ne serait-il pas plus simple de vous dire une bonne fois pour toute que vous vous aimez ? Histoire que les choses soient claires et ensuite vous n’en parlez plus.
Ianto : Je lui ai déjà dit et lui aussi. Mais on est des hommes, c’est différent. Trop en dire est parfois pire que de ne pas parler.
Martha : Que s’est-il passé ? Tu étais conscient de ce qui t’est arrivé ?
Ianto : Je me souviens d’avoir eu mal dans le torse et de tomber. Je me rappelle qu’il faisait froid et que j’avais l’impression que mon bras avait été arraché de mon corps. Je crois avoir entendu Gwen m’appeler. Puis c’est tout.
Martha : Tu ne te souviens pas qu’on t’as ramené ici ? Ni de ce que Jack a fait?
Ianto avec un sourire : Dis-le, si c’est ça que tu veux savoir.
Martha : Je suis trop curieuse. Je meurs d’envie de savoir comment il a fait. Il n’a pas été très clair.
Ianto : Qu’a-t-il dit?
Martha : Que c’est un appareil alien, qu’il voulait assumer les conséquences à ta place et que l’appareil unique en son genre a été détruit dans le processus.
Ianto : C’est à peu près ça. En fait grâce à un capteur en métal alien, il est entré dans mon corps et l’a traversé en entier jusqu’à atteindre ma blessure. Et là, il a aspiré ou attiré les plaies de mon corps à l’intérieur de sien.
Martha : Et pour la leucémie ?
Ianto : Je ne sais pas trop, je crois que l’appareil capte ce qui est dangereux et qu’il l’extrait du corps. La leucémie correspond parfaitement à la description. Franchement, je n’ai pas envie de me prendre la tête avec ça maintenant. J’ai juste envie d’être avec lui. J’ai besoin qu’il me réconforte.
Martha : Je me doute. Il n’a pas crié ?
Ianto: Non. Tu sais, ça fait bien longtemps qu’il ne me hurle plus après. Il joue les durs quand vous êtes là, mais en fait il est plutôt tendre avec moi.
Marthe en l’embrassant sur la joue : Je suis très heureuse pour toi. Je vais rentrer. Mon fiancé arrive demain matin très tôt. Je vais le chercher à l’aéroport.
Ianto : Attends, une minute. Jack?
Jack : J’arrive.
Ianto : Le fiancé de Martha arrive demain matin.
Jack : Ça tombe bien. Tu as droit à une semaine de congés. A moins d’une invasion bien sûr.
Martha : Vous plaisantez. Non, vous êtes sérieux ? Je ne pouvais pas rêver mieux. Eh attention, pas de blessure mortelle pendant mon absence.

Elle se lève d’un bond, les embrasse chacun à leur tour avant de partir en courant presque. Lorsque la porte se referme Ianto se sent vaciller sur un poids qui n’est pas le sien.

Jack allongé sur Ianto : Alors comme ça je suis tendre avec toi. Je croyais qu’on était d’accord pour ne pas ébruiter ce genre de rumeur. Tu penses à ma réputation ?
Ianto sur un air de défi : Fais-moi taire!

Jack rit avant de l’embrasser. Le restaurant attendra .

Quand Ianto s’assoit dans le SUV suivi de près pas Jack, la nuit est presque tombée. Il appuie sur le signal de la porte du garage pendant que Jack démarre le moteur et met la ceinture de sécurité.

Jack : Alors de quoi as-tu envie?
Ianto : Tu te souviens de ce petit restaurant à côté du parc? Celui où on peut manger sur la terrasse avec le pont et la rivière comme point de vue.
Jack : Ok direction River Parc. Tu ne vas pas avoir froid si on mange dehors?
Ianto : Ma veste est toujours dans le coffre ?
Jack : Parce que tu crois qu’en te voyant mourant, je me suis dis que j’allais faire le ménage et enlever tout ce qui t’appartiens de ma vie, peut-être ?
Ianto : C’est juste une question.
Jack : Ouais, et bien elles commencent à m’énerver tes questions. Je t’ordonne d’arrêter immédiatement de dire que tu vas mourir ou disparaître. Et si vraiment ça devait arriver, je garderais précieusement chaque objet.
Ianto : Ok, j’arrête. Promis. Bon, si j’ai froid, je prendrai la veste.
Jack : Prends-la tout de suite. La soirée est fraîche, tu dois être fatigué. Je ne veux pas que tu choppes la crève. Je n’ai plus aucun moyen de te soigner maintenant. Rends-toi compte que j’ai utilisé ma dernière parade à la mort ce soir.
Ianto : Je ne te demande pas de me protéger de tout. Soit réaliste avec mon job, c’est inévitable. Je serais souvent blessé, ne t’énerve pas, et un jour je vais mourir.
Jack en soufflant : Je reste calme. Non, pas de colère, tu vois. Je suis sage. Je te le dis pour la dernière fois, donc tiens-le pour définitif. Je t’interdis de mourir avant que je trouve le moyen de mourir avec toi.
Ianto : Je crois que je ne pourrais pas te faire changer d’avis. Chercher ne veux pas dire que tu trouveras de toute façon.
Jack : Je peux être très déterminé quand je veux.
Ianto en souriant : C’est à moi que tu dis ça ? Comme si je ne le savais pas. Qui m’a pourchassé de ses assiduités pendant des mois avant je n’accepte un rendez-vous? Ah mais attends, c’était toi.
Jack se joignant au rire de Ianto : Tu es sûr de ça? Trêve de plaisanterie. Je veux vraiment que tu me laisses une chance de partir avec toi. Crois-tu vraiment que je pourrais continuer sans toi ?
Ianto recouvrant son sérieux : Je ne sais pas. Je t’ai vu perdre des proches et continuer. Estelle ou Gray.
Jack : Je n’ai pas perdu Gray. Je ne sais pas encore comment faire pour me faire pardonner et apaiser son chagrin. Pour Estelle, c’est différent. Bien sûr, j’étais amoureux mais elle n’était pas toi. J’ai besoin de toi. Pas seulement pour ton café et tes qualités de gestionnaire. C’est toi et c’est comme ça. Aujourd’hui, j’aurais donné mon immortalité et le reste du monde pour te sauver.
Ianto : Arrêtes de dire des bêtises. Le monde et puis quoi encore ?
Jack : Tout. Je pourrais retourner l’univers pour te retrouver.
Ianto : Promis, je n’irais pas me cacher au fond de l’univers.
Jack : Rien que pour me mettre en colère, je suis sûr que tu en serais capable. Allez va chercher ta veste, on est arrivé.

Ianto se dirige immédiatement vers le coffre. Sa veste sous le bras, il rejoint Jack à l’entrée du restaurant. Il le regarde un instant. La réceptionniste le dévore des yeux en lui mettant son décolleté sous le nez. Il ne semble même pas la remarquer. Ianto pousse la lourde porte de verre en souriant.


iantoculen  (20.09.2009 à 22:00)

Jack : …. Une table dans le renfoncement avec le pont en ligne de mire. Vous comprenez, c’est ici que je l’ai accroché pour de bon. Je voudrai reproduire l’ambiance de cette nuit là.
Ianto : Ne l’écoutez pas. Une table sur la terrasse quelque qu’elle soit fera l’affaire.

La jeune femme rougit jusqu’aux oreilles en apercevant Ianto poser une main sur l’épaule du capitaine. Elle les conduit à la terrasse, une table à l’extrémité du balcon avec le parc et le fameux pont en point de vue. Les deux hommes étouffent un rire en la regardant partir sans ajouter un mot.

Ianto : Merci, mademoiselle. Tu as intérêt à lui laisser un bon pourboire. La pauvre, elle était déjà prête à te suivre jusqu’au bout du monde.
Jack : Et pourtant je ne lui ai même pas souri.
Ianto en lui caressant la joue : Tu n’en as pas besoin. Tu sais, tu m’as eu avec ta grimace de douleur après que tu sois tombé du ptérodactyle.
Jack : Si vite ?
Ianto : A ton avis pourquoi je suis parti en courant ? Alors que je venais d’obtenir ce que je voulais.
Jack : Sais pas. Je n’y ai jamais réfléchi. A l’époque tu étais juste de la chair fraîche à me mettre sous la dent. Alors tes états d’âmes, je m’en fichais bien.
Ianto : Je te reconnais bien là, tout dans la délicatesse.
Jack : Je ne vais pas te mentir. C’est quand je me suis retrouvé attaché pendant un an sur ce foutu vaisseau que j’ai compris. C’est d’ailleurs pour toi que je suis revenu.
Ianto : Je sais et tu ne t’es pas gêné pour me le dire devant toute l’équipe.
Jack: Tu ne vas pas remettre ça sur le tapis. De toute façon après le patin post Abbadon , y avait plus rien à cacher.
Ianto: Pourtant par la suite, tu as accepté de rester discret pour me faire plaisir.
Jack : Me fâcher avec toi n’aurait servi à rien. Et en plus j’aurais fini mes soirées tout seul.

Ianto balance un coup de poing dans l’épaule blessée de Jack en étouffant un juron. Jack y répond d’un sourire en se massant l’épaule.

Jack : Tu l’as cherché, beau gosse.

Et il se penche pour embrasser les lèvres pincées par la colère de Ianto. Il les entrouvre de sa langue, souriant en sentant la résistance disparaître.

Ianto : Je pourrais encore te laisser finir la soirée tout seul.
Jack : Ouais, je vais te croire.
Ianto : Laisses-moi mes illusions.
Jack : A quoi bon? On a rien de conventionnel mais au moins on est sincère l’un envers l’autre.
Ianto : Sincère tu dis? Tu ne veux toujours pas me dire pourquoi tu as gardé l’épave des Teralites du mois dernier ?
Jack : Ce n’est pas une épave, il a juste besoin de quelques réparations. T’as pas plus important comme question à me poser ?
Ianto : Où as-tu trouvé ce truc extraterrestre ?
Jack : Je l’ai gagné au Space Poker avant d’atterrir ici au siècle dernier.
Ianto : Et tu l’as gardé tout ce temps ? Jamais tu ne l’as utilisé ?
Jack : Je le gardais pour quelque chose d’important. Je n’étais même pas sûr qu’il fonctionne.
Ianto : Pourquoi tu ne l’as pas utilisé sur Tosh ?
Jack : Il était trop tard pour elle. Le temps que j’aille le chercher, elle serait morte de toute façon. Et puis, je ….. .
Ianto : Et puis tu quoi?
Jack : Je savais que j’en aurais sûrement besoin pour toi un jour alors je ne voulais pas l’utiliser pour quelqu’un d’autre. C’est mal, je le sais. Mais ce n’est pas ta faute.
Ianto : Déjà à l’époque? Pourtant tu a attendu longtemps avant de me déclarer ta flamme.
Jack : Eh oui, déjà à ce moment-là. Moi aussi j’avais besoin de garder mes illusions. Être immortel m’a appris une chose. S’attacher à quelqu’un fait mal. Alors j’ai lutté de toutes mes forces. Peine perdue.
Ianto : Pourquoi avoir renoncé ?
Jack : C’est venu tout seul. Un jour je me suis rendu compte que tu m’étais devenu vital. Je crois peu après Tosh et Owen justement.
Ianto : Quand tu es reparti avec ton docteur ?
Jack : Peut être, je ne savais pas si tu étais sain et sauf. Et franchement c’est la seule chose qui m’obsédait à ce moment. Et quand je suis revenu, je t’ai vu. Je suis resté un moment à te regarder sans bouger. Je me suis senti apaisé immédiatement. Le sort du monde m’était bien égal. Je ne pouvais plus me mentir.
Ianto : Tu as bu ?
Jack en riant : Non, pourquoi cette question ?
Ianto : Je te trouve bien sentimental tout d’un coup.
Jack : Tu sais, je viens de me rendre compte que ces six dernier mois, tu étais en train de mourir et que tu ne me l’as même pas dit. Surtout que je ne me suis aperçu de rien. Je me sens un peu coupable.
Ianto : Y a aucune raison. J’ai bien brouillé les pistes. J’ai tout fait pour que tu ne sache rien. A ton avis pourquoi je recommençais à dormir chez moi?
Jack : A chaque fois on s’était disputé donc je n’ai pas cherché plus loin.
Ianto : Pas très perspicace, le capitaine. Je faisais en sorte de me disputer avec toi pour que tu ne trouve pas louche que je rentre.
Jack : Et pourquoi voulais-tu rentrer chez toi?
Ianto : Pour que Martha me fasse mes transfusions et qu’elle me donne son remède du Docteur.
Jack : Ah d’accord. Je retire ce que j’ai dit, on est loin d’être sincère. Je persiste, tu aurais dû m’en parler.
Ianto : Peut-être, mais c’est fini maintenant.
Jack : Comment t’en es-tu rendu compte ?
Ianto : C’est Martha. Quand elle est arrivée, elle nous a fait un bilan complet à tous et voilà. Une simple prise de sang.
Jack : Et elle ne m’a rien dit!!!
Ianto : Je l’ai menacé. Il n’y a que toi qui me crois inoffensif !
Jack avec un clin d’œil : Inoffensif ? Tu parles, j’ai en tête certaines séances de tortures.
Ianto : Des tortures moi ? Personne ne te croira.
Jack en hésitant : Ianto, il faut qu’on mette les choses au clair. Au sujet de Karen.

Ianto tique en entendant le prénom de son amie dans la bouche de Jack. Il aurait préféré oublier, annoncer sa mort à son frère sera déjà suffisamment pénible pour ne pas en rajouter.


iantoculen  (21.09.2009 à 22:05)

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Sept séries sont à découvrir cette semaine du côté des diffuseurs francophones. Allez-vous regarder...

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ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

choup37, Avant-hier à 12:26

Nouveaux sondages sur kaamelott et Doctor Who

ShanInXYZ, Hier à 02:07

Nouveau sondage sur le quartier Cat's Eyes, pas besoin de connaître la série

Luna25, Hier à 08:58

Nouveau mois sur les quartiers Legends of Tomorrow, Reign et Supernatural, n'hésitez pas à passer !

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