HypnoFanfics

Interdit aux moins de 16 ans

Dans les rayons de Micky

Série : Queer As Folk
Création : 14.06.2009 à 14h51
Auteur : mulderbuz 
Statut : Terminée

« Ici, lancez-vous et faites-nous partager les petites histoires que vous imaginez avec les personnages de QUEER AS FOLK » mulderbuz 

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Saison 3 / episode 311: Thanks Mam...

 

Elle l'aime ce gosse au fond. Il a beau être le pire des égoïstes, le plus horripilants et irrespectueux des gamins qui l'entourent, elle ressent une profonde tendresse envers lui. Il n'a pas eu la vie facile. Elle s'en souvient parfaitement. Elle sait très bien d'où lui vient cette amertume et ce besoin de pouvoir. Avoir ses deux parents n'est pas un signe de stabilité et de bonheur familial. D'autant plus quand on sort de la fameuse norme catholique, que la figure maternelle est une fervente adepte du "notre père" quotidien et que le père joue les abonnés absents.

Elle se rappelle encore de la première fois qu'elle l'a vu. Alors que Mickael lui avait rebattu les oreilles avec le fameux nouveau arrivé en plein milieu de l'année scolaire, il l'avait ramené un soir à la maison. Il relevait déjà le menton fièrement et érigeait en porte drapeau une arrogance adolescente séduisante. Son fils avait succombé aussitôt. 

Une amitié très particulière était née, faite d'amour, de soumission, de dépendance. Et si un œil non averti voyait en son fils l'esclave d'une personnalité trop forte pour lui, elle, avait progressivement réalisé que la réciproque était vraie.

Deux caractères aux antipodes l'un de l'autre mais qui pour une raison inconnue trouvait en l'autre l'équilibre qui lui manquait. .
Un couple étrange, avec ses propres règles. Règles qu'elles avait tenté par moment de perturber, craignant que son fils ne puisse grandir et s'émanciper pour faire sa propre vie. Mais rien n'y avait fait. Inexorablement, le tandem "Micky/Brian" se reformait.

Longtemps elle avait cru que l'amour indéfectible de son fils pour la forte personnalité de Brian empêcherait Mickael de devenir un adulte responsable, et qu'il souffrirait de ne jamais obtenir ce qu'il souhaitait secrètement depuis si longtemps. Puis Ben était arrivé, réussissant à trouver sa place, sans pour autant chercher à s'opposer à Brian. Et elle avait vu l'amour de son fils pour son meilleur ami évoluer, grandir, s'apaiser.

Un ange blond n'y était pas non plus indifférent. Trois ans déjà qu'il était apparu dans leur vie à tous.
Une bénédiction au final ce gosse; quoique, l'avait-il jamais été, un gosse? Mais ça c'était encore une autre histoire.
Toujours est-il, elle avait suivi son arrivée dans le groupe, son intégration et l'impact qu'il avait eu sur chacun d'eux d'un oeil curieux.
Et contre toute attente, celui sur qui il avait eu la plus grande influence était justement celui qui semblait être l'être le plus immuable et hermétique du groupe.
Sunshine avait su trouver la faille. Il avait su lire au delà des apparences et forcer sa chance. Et progressivement, la personne bâtie de toutes pièces par Brian s'était attendrie. Pour lui.


Brian reste pour elle quelqu'un dont elle ne peut concevoir la vision de l'amour et de sa relation à autrui, mais elle constate que Justin a réussi où tous les autres avaient échoué. Même son fils. Lui donner une conscience, une raison de s'impliquer dans ce qu'il l'entoure.

Et voilà pourquoi elle se retrouve avec un plat de pâtes au thon dans les mains derrière cette porte en métal.

Parfois elle se dit que lorsqu'il l'appelle Mam, elle a vraiment hérité d'un autre fils, et elle en est heureuse.
Parce que ce qui se rapproche le plus d'une mère pour cet adulte encore adolescent, reste une serveuse à la grande gueule et à la perruque flamboyante. Et qu'elle a accepté ce rôle. Et qu'il a besoin d'elle en ce moment.


Comme d'habitude, il fait front à sa manière. Seul.
Elle le lui dit. Elle a vraiment cru que cette fois-ci serait la fois de trop, et que son non-respect des autres et de ce qu'il était allait l'emmener trop loin, qu'il ne serait plus possible de faire demi-tour.

Mais non. Le retour dans sa vie de Justin a été comme un révélateur, un garde-fou. Évidemment, il n'avait pas pu faire les choses simplement, prendre position en se retirant tout simplement du jeu, non, il a fallu qu'il joue les super-héros, agissant dans l'ombre. La manière Kinney ne s'est jamais satisfaite de la demi-mesure.  Ce moment passé tous les deux reste suspendu hors du temps. Un apparté complice presque irréel mais nécéssaire. Histoire qu'il réalise qu'il n'est pas seul. Qu'il a bien agi.


Elle le quitte doucement, le sourire aux lèvres. Il va bien. Il survivra, à ça aussi. Elle y veillera.


mulderbuz  (26.10.2010 à 16:44)

Saison 3: Episode 12: Not in a million years

 

Le cheveu filasse et sale, affalé sur le fauteuil du magasin de B.D., Hunter s’essaie à une arogance forcée. Pas facile de passer de la violence de la rue aux couleurs criardes des dessins de comics. Triste de constater que c’est le plus glauque pourtant qui reste ancré dans le réel. Il aimerait pouvoir s’enfuir et vivre les délires de ces personnages imaginaires. Mais il sait bien que la vérité ne se trouve pas dans ces pages.
Le héros est trop beau, trop spirituel, trop parfait. Mickael vit dans un monde peuplé de rêves. Il n’y a que lorsqu’on ferme les yeux qu’on peut rencontrer de tels êtres.

C'est pourquoi il reste coi et immobile quand la silhouette de Brian passe la porte et s'approche de son père de substitution. La voix est pleine d'assurance et la désinvolture qui se dégage du corps souple l'attire aussitôt.

Il ne peut s'empêcher de le provoquer, histoire de vérifier qu'il ne vient pas de s'endormir et de l'imaginer.

L'autre en face a un sourire désarmant. Mickael ne semble pas surpris de l'effet qu'il produit sur Hunter qui n'arrive pas à le quitter des yeux.
Brian.

Rage vient de prendre consistance et il sait déjà qu'il fera tout pour lui plaire, quitte à s'opposer aux quelques règles que lui imposent ses nouveaux tuteurs. Voir qu'un fantasme peut prendre forme dans ce quotidien sordide lui redonnerait presque espoir.


mulderbuz  (05.11.2010 à 09:39)

Saison 3 / Episode 4: Fuck the lord... and fuck you 

 

La nicotine n'est pas suffisante pour apaiser la fureur d'être resté assis pendant presque deux heures devant un officier qui s'évertuait à répéter inlassablement les mêmes questions. Toutes avec la même insinuation latente. Homo et pédophile; même combat.

La haine du pédé n'a rien de nouveau pour moi. Une batte dans la tête est un fait divers qui l'a gravée éternellement dans mon cerveau.  

 

Micky s'aligne sur ma colère, à sa manière, protecteur, inquiet, avec son attitude habituelle de "best friend" investi d'une mission. 

Je ne réfléchis même pas à ma prochaine destination. Mes mains tournent le volant de la Vette d'instinct. Etonnant quand on sait le peu de fois où j'ai mis les pieds ici. 

 

Cette maison à l'allure faussement résidentielle est une piteuse tentative de sortir du bourbier banlieusard dans lequel on a été élevés. On n'apprend pas dans les magazines le bon gout et l'élégance. Et quand on gratte le vernis, les coussins sur le canapé sont élimés, les fauteuils dépareillés... et le clou du spectacle culmine avec une immonde horloge suisse dans l'entrée. Une parodie à l'image de celle jouée tous les dimanches de mon enfance sur le parvis de l'église.

Sous les apparences d'une famille unie avec ses deux enfants collant parfaitement aux statistiques, sous ce fatras de conneries bien pensantes se cachait la caricature même de la bigote aveuglée par la peur de bruler en enfer en raison d'un époux colérique, ne pensant qu'aux soirées imbibées passées avec ses potes à dépenser l'argent du ménage.

L'un est désormais domicilié 6 pieds sous terre quand l'autre survit à coup de longues rasades d'alcool et de prières, scotchée sur les bancs de son église face à un prêtre à la moralité chrétienne douteuse.

Et les chats ne font pas des chiens. Preuve en est l'ainée des deux enfants qui semblent suivre les traces de sa génitrice, le notre père dominical en moins, mais prête à crucifier sans sourcillier son frère sur les dires belliqueux de son rejeton d'ado boutonneux. 

 

Tiens quand on parle du chat...

Je pénètre dans le salon pour tomber nez à nez avec notre très chère mère. Le verre de whisky ou autre boisson à la main, comme par hasard. Je me suis toujours demandé d'où me venait cette fameuse habitude de boire plus que de raison. J'ai longtemps incriminé Jack, mais à bien y réfléchir je n'avais pas le choix. Avec un tel héritage, impossible de passer sa vie sans cotoyer les Alcooliques Anonymes. Encore faudrait-il que je m'arrête un jour... 

Elle se tient au fond de la pièce avec ce regard méprisant et réprobateur qu'elle portait déjà sur moi lorsque je rentrais le soir un peu trop tard, lorsque mon pantalon ou mon blouson étaient déchirés et qu'elle tirait déjà des conclusions attives. Qu'importe que je me sois battu pour défendre l'honneur du seul ami que j'avais, qu'importe que l'heure indue ne soit que l'expression de la crainte de rentrer chez soi. Qu'importe.

J'étais l'enfant de trop, on me l'avait suffisamment répété. J'étais celui qui n'aurait pas dû être. Alors à l'époque je fuyais dans une autre maison, dans une autre famille bien loin des stéréotypes mais où je me sentais considéré et quand je me décidais à rentrer, j'arrondissais le dos et  supportais en silence. 

Enfant je ne pouvais pas me défendre. J'ai pourtant vu ma mère tenter de s'interposer entre mon père et moi. Quelques fois. Et puis rapidement aussi je l'avais vu baissé les bras. Je m'étais souvent demandé si elle pensait que je n'en valais finalement pas la peine ou si c'était pas peur de mon paternel. Quand je la regarde aujourd'hui face à moi si dédaigneuse, je ne me pose plus la question. 

Heureusement la nature avait bien fait les choses. Tel père tel fils. J'ai grandi. Physiquement. Et le paternel a soudain hésité à lever le bras, il a craint le retour de baton.

Elle, elle n'a jamais posé la main sur moi, que ce soit pour une caresse ou pour une claque. Mais sa langue a toujours été bien plus acérée et son désintérêt bien plus perfide.

Un bleu, une côte froissée, il n'y a pas mort d'homme. Mais cette impression de n'être jamais ce qu'il faut être, de ne jamais réussir à combler cette attente d'une mère pour son fils, ça c'est une blessure qui ne s'oublie pas. C'est d'un cliché, pas vrai? Pathétique. 

 

Mais fin du flash back. Vingt ans après, l'indifférence est toujours là, avec en prime une quête éperdue pour une âme perdue dans les limbes de la luxure homosexuelle. Malgré son dégout, gagner des points auprès de son tout puissant en sauvant l'être pervers que je suis devenu semble un pari encore jouable pour elle. 

Je ne sais pas ce qui me met le plus hors de moi. De constater que ma propre famille ait pu me croire capable de faire une telle atrocité ou de l'entendre généraliser cette acte répréhensible avec les personnes avec lesquelles je m'"associe", pour reprendre ses propres termes.

Par cette phrase, elle incrimine Mickael, Justin, Debbie. Toutes ces personnes qui elles m'ont accepté sans chercher à me juger ou me changer. 

 

Et sa sempiternelle litanie chrétienne s'échappe encore de ses lèvres. Tourner le dos à dieu? Et lui que fait-il d'autre lui que de nous tourner le dos en nous envoyant tous rotir en enfer? 

Je me fous de son dieu et du jugement dernier. Je me fous du devenir de mon âme. Je constate soudain que jamais je ne pourrais rentrer dans la case toute faite où ma mère voudrait m'enfermer. Je ne l'ai jamais voulu et elle, elle ne changera pas.Il est temps de clore ce chapitre. 

 

Fuck the lord... and fuck you (j'emmerde le seigneur... et toi aussi)  

 

Micky m'attend adossé contre la portière de la Corvette. Je le vois ouvrir la bouche puis la refermer soudain et reprendre sa place sur le siège passager.

C'est un homme sage. Ca lui arrive parfois.

Il a dû lire sur mon visage. Je viens en deux mots de mettre un terme à la relation la plus destructrice que j'ai jamais eu. Je viens de dire adieu aux derniers espoirs que je pouvais garder. Même si je n'en avais pas conscience.

Je l'ai déjà dit. Pathétique.


mulderbuz  (13.11.2010 à 11:13)

Saison 3 / Episode 14: Listen to me, are you listening?

 

Emmet a beau redresser la tête comme toujours, Ted semble l’entrainer avec lui. La fameuse flamme a du mal à survivre. La souffrance qui l’écrase chaque minute réduit inexorablement le peu d’oxygène qui lui permet briller.


Brian l'entraine sur la piste, lui sourit.

Un être en sursis est largement suffisant. Pas besoin d’assister à une hécatombe.
Ce n’est pas de la gentillesse, ni de l’amitié. Ce sont des mots qui ne font pas partie de son vocabulaire. Micky excepté.
Juste lui ouvrir les yeux, lui faire comprendre que mourir pour les autres n’est pas une solution.


Emmet a suivi mais ne semble pas comprendre le but d'un tel geste. Brian ne sait pas ce qu'est la pitié. Pourtant ils sont là tous les deux, face à face, leur corps bougeant en rythme du thumpa thumpa du Babylon.
Un joli couple lui dit Brian, mais le léger rire disparait dès que Ted entre dans son champ de vision, presque méconnaissable, le teint vitreux, les yeux hagards.


"To move on, forget about him, dead... soon enough".
Les mots sortent sans fioriture, bruts. Ils font disparaitre son sourire, écorchent son coeur. Il n'est pas bati pour faire face à tant de douleur. Il n'est pas Brian, un être insensible, égoïste, que rien ne peut abattre.
Il est Emmet, tendre, déchiré entre son amour pour Ted et l'horreur de le voir disparaitre dans un univers qui n'a rien de réel. Il est désemparé de constater que lui n'a pas été capable de le sortir de là. Que seule la chimie y parvient. Il voudrait rester, lui tendre la main ... Ne pas lui tourner le dos comme lui enjoint de le faire Brian.


"Let him kill you too".
Une toute petite phrase. Le pouvoir des mots est parfois imparable. Il revient vers l'autre, qui cette fois-ci ne parle plus, mais lui prend la main, la serre, fort, et lui sourit. Il peut y lire plus qu'une victoire, la sensation d'avoir fait le bon choix, l'assurance qu'il s'en sortira.
Mais pour l'instant, il n'y croit pas vraiment.


Alors, juste ancrer ses yeux dans ceux de l'autre, et se perdre, s'étourdir dans la musique, oublier le temps d'une soirée qu'il vient de tirer un trait sur ce qu'il avait de plus cher.


mulderbuz  (12.12.2010 à 13:30)

Sasion 3 épisode 07  I'm begging you...Please, help him

 

Emmett's POV 

Ce con. Il doit bien avoir une conscience, là, bien cachée...Derrière ce costume impeccable, dernière ces lunettes noires, cette voiture...Bon sang, cette voiture ! .

Toutes ces heures à tourner en rond, à marcher dans le froid , à regarder le ciel. A hésiter. Je n'ai pas peur de lui. Je n'ai jamais eu peur, jamais redouter ses remarques,ses sarcasmes, sa facilité à réduire tout en poussière, lui en premier. Mais il est doué pour éviter les conversations importantes. Pour ne vous jeter qu'un regard à la fois absent et ironique qui vous renvoie à mille lieues de ses pensées.

Trop beau pour être honnête ! Voilà ce que j'ai pensé la première fois que je l'ai vu...puis...la colère. La sienne, la mienne. Cette colère qui le fait frémir et se précipiter vers la première bouche consentante. Cette colère qui me laisse interdit parce que je ne sais jamais si je dois le haïr, le mépriser ou l'admirer.

Je sens toute cette frustration accumulée, son ambition, ses peurs...

Elles sont les miennes, aussi.

Il a dit non.

Il a osé regarder Ted et son désespoir, et il lui a dit non. Il s'en fiche. Il va le laisser ainsi, défait, perdu.

 Alors, c'est l'heure de la grande scène ?

Lorsque je pénètre enfin dans son bureau, il me jette à peine un regard. Il ne demande même pas pourquoi je suis là. Il sait. Et il est furieux. A sa manière exagérément polie et calme, il est furieux. Et son ironie en est exacerbée. Blessante. Rageuse. Il veut me faire décamper, et il use de ses armes habituelles.

Je le connais. Je sais ce qu'il pense de moi. De Teddy.

Mais surtout, il ne supporte pas la faiblesse ni les geignards. Ce qui est surprenant, compte tenu de son amitié avec Michaël !

Je crois que je vais laisser tomber. Je ne vais pas le flatter. Je ne vais même pas essayer de faire semblant.

Je vais y aller simplement. Le supplier.

Le dieu Kinney.

Pour venir le voir, j'ai choisi ma tenue avec soin, laissé au placard mes paillettes, mes couleurs, mes froufrous...j'ai gommé, un peu, tout ce qui fait de moi la folle de notre bande. Pour me rapprocher de lui. Et lorsque je ferme la porte de son bureau, il n'y a plus de différence entre nous. Face à face. Il est obligé de m'écouter. Et je vois...je vois cette tension qui ne le quitte jamais dans le mouvement soudain plus raide de ses épaules.

De très loin, avec regret, j'entends ma voix qui se brise sur les derniers mots.

Il ne s'attendait pas à mes suppliques. De la part de Teddy, oui. Mais moi...

Il ne s'attendait pas à mes larmes. Et je crois qu'elles me dégouttent autant qu'elles le mettent mal à l'aise. Je m'en veux de ne pas avoir su me contrôler.

Et tout à coup, c'est lui qui n'ose plus me regarder.

Menteur.

Tu tiens à nous. Je le sais. Enfin, je crois. J'espère...Parce que sinon, ce n'est plus la peine, hein ?

Parce que, s'il n'y a rien derrière cette belle façade, si Brian est vraiment aussi vide et froid, alors tout est perdu.

Il s'amuse à nous décevoir sans cesse. A chaque fois que je crois avoir compris quelque chose, à chaque fois que je saisis une vérité, une pensée...Tout s'arrête. Recul. Silence. Ironie. Charme. Puis, plus rien.

Je l'ai vu danser – mal – je l'ai vu rire de nous, de moi, des autres, des sots, des ridicules...je l'ai vu ivre, complètement stone – et dans ce cas-là, étonnement amical, tactile, comme délivré de ses méfiances – Je l'ai vu sourire – rarement - à Michaël, à Justin, à Vic, à Debbie.

Je l'ai vu manger, dormir, fumer...

Je l'ai vu séduire, embrasser, baiser.

Je l'ai vu prendre soin de Justin. Le tenir dans ses bras. Le laisser partir pour un autre, sans le mépriser ou le haïr.

J'ai l'impression de tout savoir de lui. Si familier, et pourtant si inconnu.

Si intensément présent, et si difficile à atteindre.

Et pourtant.

Lui et moi, nous sommes de la même race. Deux queers, deux homos, deux pédales qui ne se cachent pas, qui n'ont jamais caché qui ils sont ou ce qu'ils sont ! Cocksuckers ! C'est étrange de penser que, derrière son apparence impeccable, son charme, son assurance, il y a un gosse qui a subi lui aussi les humiliations de ses chers petits camarades et de sa chère famille.

Comme moi.

Nous avons simplement choisi un moyen différent pour survivre.

Il est devenu froid, ironique, blessant...outrageusement séduisant et conscient de l'être. Près à tout pour éviter de souffrir.

Je suis devenu tendre, ridicule, aimant.... tellement facile à blesser et fier de l'être. Près à tout pour ne pas être seul.

Deux jours plus tard, lorsque j'ai vu Teddy s'étrangler de joie, fémissant de peur, extatique...et désespéré, j'ai compris.

Brian Kinney est le plus grand menteur que la terre aie jamais porté.


tanya  (12.01.2011 à 12:37)

Saison3,Episode 4 : Le bracelet.(1ère partie)

 

Justin,malgré le danger qu'il perçoit,avance d'un pas afin de rattacher ce satané bracelet.Bien sûr, il y avait déjà l'odeur de la peau de Brian, son regard intense posé sur lui et le silence à travers duquel Justin avait etendu Brian révéler son trouble par un léger raclement de gorge, mais maintenant il avait la peau du poignet sous ses doigts.Mais il serait fort.Il ne se sentait pas fort mais il le serait.Il respecterait son propre choix, celu qu'il avait fait de partir avec ethan cette nuit au cours de laquelle il avait compris que Brian ne changerait jamais..Et là aussi, il souffrait.Oui, il souffrait de ne pas faire c demi-mètre pour se retrouver dans les bras de Brian et sur ses lèvres.Il essaya donc de se concentrer sur les noeuds à faire dans ce foutu bracelet.Le silence l'aidait.

Dans ce même moment, Brian ne pouvait pas parler.Seule la légère difficulté à dégluir avait trahi son émotion et la lutte qu'il menait pour ne pas saisir violemment Justin contre lui.Comme toujours, il était subjugué par le nuage de cheveux blonds devant lui et maintenant par les doigts de Justin sur sa peau.Encore quelques secondes et tout sera fini.L'autr partira comme cette nuit-là.Mais qu'il aille donc au diable!Pour qui se prend-il pour le faire tant douter?C'est lui, Brian Kinney, qui fait souffrir ses amants.Les roles ne peuvent pas s'inverser si facilement.La lutte est inégale.Justin ne gagnera pas.Il va le renvoyer d'un mot et il e sentira plus cette envie de faire ce demi-pas qui les sépare.

- Tu ne vas pas rejoindre ton fiancé?

Chacun a le regard de l'autre qui le brûle.Il suffirait d'un geste pour que leurs certitudes basculent.

- Si.


cinto  (18.01.2011 à 18:41)

Le bracelet (2ème partie)

 

La voix est affirmée et la détermination se révèle dans le dernier regard que justin soutiet à Brian, juste avant de lui tournerle dos pour prendre l'ecalier.

Mais une main vilente, conquérante, le retourneet son corps se colle à celui de Brian,erré par l'etreinte folle et brutale.Pas le temps de renoncer,de lutter pendant que ses lèves sont sur celles de Brian.D'ailleurs pourquoi lutter? N'était-ce pas ce qu'ils voulient tous les deux, au fond?On ne renonce pas aux baisers de Brian.Personne.

Brian avait été blessé par l "si" de justin.Il avait espéré que l'auttre s'entêteait et comme toujours lorsque la barrière de ses sentiments se dressait dans son esprit,,il avait recours à son arme favorite:le désir physique et le sexe.L'amour avait été intense brutal, chacun chehant à dominer l'autre,aant besoin de l'autre, satisfaisant le désir de l'autre.

Il n'y avait plus aucun doute pour Justin.Il suffisait juste d'être honnête avec Ethan et de lui signifier sa défite.Maintenant il se rhabillait en cherchant les mots qui le blesseraient le moins possible.Mais était-ce envisageable?

- Ethan doit savoir.Je vais lui parler et je reviens.

Et Brian a de nouveau peur,cette peur d'assumer sa certitude d'aimer.Il doit réagir vite, réinstaller sa défense,faire ce qu'il connaît le mieux, provoquer, et enfin retrouver son abri avec une réflexion ionique, cinglante, cynique qusert à cacher ses sentiments comme dit Debbie.

- Attends,ça n'urge pas.On a baisé, c'était bon, c'est tout.De tout façon, je n'avais pas d'autre coup prévu ce soir.


cinto  (18.01.2011 à 19:07)

Le bracelet (3ème partie)

Le choc est dur, rude.Et il y avait crû!Cette fois, Justin ne pardonnerait pas.il regarda brian longtemps dans es yeux espérant y déceler une étincelle de regret mais tout le monde le savait,ni excuses, ni regrets.

Il manoeuvra enfin la lourde porte sontre laquelle il tremblait tout à l'heure de son propre désir et il descendit vivement l'escalier.Il lui semblait que plus irait vte, plus il brûlerait de sa mémoire la phrase de Brian.

Il ne réalisait même pas qu'il était dans la rue, sur le trottoir, près de la voiture qu'il allait reprendre, tant il était assomé, anéanti.Il lui semblait juste avoir conscience de son prénom crié dans la nuit mais ce n'était que le souvenir de cette nuit pendant laquelle il avait failli mourir et Brian qui avait hurlé son prénom.

Brian tait pourtant là.Il avait bondu dans l'escalier et couru sur le trottoir.cette situation lui en rappelait étrangement une utre, celle de la nuit où il avait dit à justin qu'il ne croyait pas à l'amour.Même endroit, mêmes personnes, même combat.Mais quel mensonge! et il ne le savait pas.

Brian hurle le prénom de justin, le rattrappe, et justin se débat dans ses bras avec la force du désespoir.

- Ne pars pas, ne retourne pas avec lui,reste.J'ai dit n'importe quoi.Je ne veux pas vivre sans toi parce que je ne sais plus.Je suis fou de toi,tu as bouleversé ma vie.Je veux t'avoir près de moi, toujours, te toucher,te prendre dans mes bras,t'embrasser,te baiser, toi et toujours toi.Tu es l'homme de ma vie.si tu ne comprends pas que je t'aime, vas te faire foutre!

C'était bien Brian.Il ne pouvait s'empêcher d'avoir le dernier mot mais pas cette fois.

- Tu es incroyable, Brian.

Ils souriaient tous les deux dans les bras, l'un de l'autre.


cinto  (18.01.2011 à 19:24)

Episode 304   L'Innocent Aux Mains Pleines 

 

Brian est seul après avoir affronté sa mère et sa soeur

 

Les lumières des rues défilent lentement. Il sent ses mains trembler.

De colère.

De peur.

De honte.

 

Il a tout lâché. Il lui a dit ce qu'il pensait. Il l'a regardée droit dans les yeux.

Choisissant les mots le plus crus. Les plus ignobles.

Elle n'a pas scillé.

Et l'autre s'est juste remise à crier. A le menacer.

 

Alors il est partit.

 

Je ne vais pas les haïr. Je ne vais pas les haïr. Je ne veux pas les haïr.

Je vais simplement les oublier.

Les faire disparaître.

Les anéantir.

Tout arracher de ce qu'elles ont été pour moi.

Tout détruire.

Les réduire au silence à jamais.

Fracasser leur image dans les méandres de ma mémoire.

 

La maison hypocrite disparaît enfin dans la nuit.

Avec ceux qui l'occupent. La hantent.

 

Le volant est doux sous ses doigts. Rassurant. Paisible.

C'est à lui.

Il s'arrête au premier coin tranquille parce qu'il ne supporte plus le mouvement.

Il voudrait ne plus penser.

 

Je ne vais pas les haïr.

 

Il se sent bien à l'abri dans la Corvette. Caché. Rien ne peut l'atteindre.

C'est à lui.

Il voudrait ne plus penser à sa mère. Ses cheveux. Sa bouche. Sa voix.

Ses mots.

Il voudrait ne plus penser aux bons souvenirs. Avant les peurs. Avant le péché.

Avant la damnation.

Lorsque sa mère savait encore se pencher sur lui avec un sourire avant d'éteindre la lumière.

Lorsqu'elle savait encore lui parler, sans rien attendre de lui en retour.

Lorsqu'elle reconnaissait, et approuvait, son existence.

Il voudrait se souvenir si...Il voudrait savoir, être sûr que ce sont des souvenirs, et pas des rêves.

 

Je ne vais pas les haïr. Je ne vais pas les haïr.

Je ne vais pas les laisser me perdre.

Je vais simplement les laisser mourir tranquillement au fond de moi.

Et le leur faire savoir.

 

La tête appuyée contre la vitre, il sent les vibrations du moteur contre sa joue.

C'est vivant.

Presque joyeux.

Ses mains tremblent encore et ça le rend fou.

 

Il pense.

Lorsqu'il a fallu descendre jusqu'au parking, le flic sur les talons. La chemise encore défaite.

Et le regard méprisant de l'homme, juste là, dans son dos.

Il se souvient avoir eu...un doute, pendant un moment. Est-ce qu'il l'avait baisé, celui-là ?

Il avait réussi à se débarasser de la capote en la faisant glisser discrètement jusqu'au sol, avant de monter à l'arrière de la voiture.

 

Et le silence de l'autre flic. Après lui avoir dit pourquoi il était...convoqué ? Arrêté ? Interrogé ?

 

C'est la peur qu'il a ressenti à ce moment-là, une peur incrédule et poisseuse. Quelque chose d'odieux s'est niché au fond de lui-même. Un abîme profond où il s'est caché pendant quelques heures. Jusqu'à ce que Michael vienne le chercher. Cette peur... puis la honte.

Parce qu'il a tout de suite compris que ce n'était pas une blague, une erreur...que tout était vrai.

Qu'elles l'avaient désigné, condamné, exécuté. Sans regret. Sans remord. Sans excuse.

Elles ont épinglé l'homme sans foi.

L'homo.

Le pédé.

Le pervers.

Elles sont dans leur bond droit. Elles protègent l'Innocent aux mains pleines.

Leur quête est juste. Dieu les guide. Les éclaire. Divine certitude pour la mère indigne et la soeur ingrate. Pieusement fidèles à leur misérable existence. Au royaume des Aveugles...

 

Je ne vais pas les haïr. Je ne veux pas les haïr. Je ne peux pas les haïr.

Je vais simplement brûler chaque espoir. Hurler mon dégoût.

Vomir sur leurs peurs risibles.

Ecraser leur bonne conscience. Les laisser exsangues, vidées. Bannies.

Je pourrai rire d'elles. Salir leur image. Pisser sur leur Livre. Cracher sur leurs tombes.

Nier leur existence.

 

Il se redresse sur son siège. Le cuir émet ce crissement raffiné qui le réconforte toujours. Lui rend un peu de sa lucidité.

Il coupe le moteur. Mais le silence...

Le silence pèse soudain sur sa nuque ses épaules, son estomac, un poids insupportable, répugnant.

Comme un linceul.

Puis il a l'impression que tout en lui se dissoud. Se soulève. S'étrangle.

Il comprend que c'est ça, mourir.

 

Alors, posément, et sans vraiment l'avoir décidé, Brian hurle de toutes ses forces, de tout son corps, agrippé au volant, la gorge offerte. La rage, la peur, le chagrin...tout ça rebondit sur les vitres, les portières, le pare-brise, les sièges.

Personne ne l'entend.

Personne ne le voit.

 

Quand il a l'impression d'avoir épuisé toute possibilité de rechute – hurler à plein poumons dans la rue n'est pas une option recommandable, surtout en ce moment – il rallume le moteur. Ecoute ce bruit-là se répandre au fond de son être, tranquille, apaisant, parfait.

C'est vivant.

C'est à lui.

Puis il monte le volume de l'autoradio. Il ne veut surtout pas s'entendre pleurer.

 Il ne veut surtout pas les haïr.


tanya  (22.01.2011 à 11:24)

Saison 2, Episode 20 

                                           Dormir encore une fois  

 

Brian ne fumait pas dans son lit, comme il le faisait quelquefois.Il ne parvenait pas à trouver le sommeil et il savait pourquoi.Justin n'était pas là.Et Brian était terrorisé à l'idée qu'il ne revienne pas.Ainsi, toutes les nuits, ça pourrait être comme ça:il chercherait ce corps dontil avait tant besoin et il ne pourrait pas dormir...

il savait qu'il avait fait des erreurs mais il savait aussi qu'il lui fallait Justin.Il se demandait comment Justin, si perspicace, n'avait pas su lire l'amour qu'il lui portait?Justin demandait trop et Brian ne pouvait ni ne voulait lui apporter les preuves qu'il lui demandait.Justin n'avait pas compris que la plus belle des preuves résidait dans ce que Brian vivait là, maintenant, dans ce lit:il lui laissait la liberté, la liberté totale, même cellle de le faire souffrir.

Et quand Justin manoeuvra la porte,Brian comprit qu'il avait gagné encore une nuit mais qu'avant tout, il fallait rassurer Justin que la confusion des sentiments rendait malheureux et coupable.Le rassurer?alors que lui-même était mort de peur de le perdre et de le garder avec de mauvaises raisons.

Quand il vit la courte hésitation de Justin à le rejoindre,Brian ouvrit son lit et s'empressa d'approcher son corps à celui de Justin.Il l'entoura de son bras pour le garder avec lui.Maintenant il peut dormir encore une fois puisque son ange est revenu.Pour cette nuit.     

 

 


cinto  (24.03.2011 à 17:30)

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